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On ne peut pas rire de tout... avec tout le monde
Mais pourquoi l'Allemagne d'Angela Merkel se laisse-t-elle mener par le bout du nez par la Turquie du si peu démocrate Recep Tayyip Erdogan ?
Publié le 04 mai 2016
La vidéo d'un comique, Jan Böhmermann, qui se moquait violemment du président turc Recep Tayyip Erdogan a obligé la justice, guidée par la main de sa chancelière, à appliquer une loi obsolète pour faire comparaître le plaisantin. L'affaire a pris de l'ampleur, au point que l'on peut se demander aujourd'hui quel drôle de jeu de dupe se joue entre ces deux dirigeants.
Henri de Bresson a été chef-adjoint du service France-Europe du Monde. Il est aujourd'hui rédacteur en chef du magazine Paris-Berlin.
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Roland Hureaux a été universitaire, diplomate, membre de plusieurs cabinets ministériels (dont celui de Philippe Séguin), élu local, et plus récemment à la Cour des comptes.Il est l'auteur de La grande démolition : La France cassée par les réformes...
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La vidéo d'un comique, Jan Böhmermann, qui se moquait violemment du président turc Recep Tayyip Erdogan a obligé la justice, guidée par la main de sa chancelière, à appliquer une loi obsolète pour faire comparaître le plaisantin. L'affaire a pris de l'ampleur, au point que l'on peut se demander aujourd'hui quel drôle de jeu de dupe se joue entre ces deux dirigeants.

Atlantico : Angela Merkel a donné le feu vert à la justice de son pays pour qu'elle poursuive l'humoriste Jan Böhmermann, le comique qui avait s'était moqué de du président Recep Erdogan dans une vidéo. Si le procès n'aboutira certainement pas, ne doit-on pas voir dans cette manœuvre grossière une certaine fébrilité de la chancelière allemande vis-à-vis de son homologue turc ? 

Henri de Bresson : Jusqu’où peut aller la satire ? On s’est longtemps posé la question avec Dieudonné et son antisémitisme en France. La question fait aujourd’hui débat en Allemagne après la dernière provocation d’un spécialiste du genre, le présentateur de télévision Jan Böhmermann. S’interrogeant lui-même sur ce que la satire permet, celui-ci s’est fendu dans son émission nocturne "Neo Magazin Royale", sur la chaine publique ZDF, d’un texte hautement diffamatoire pour le président turc Erdogan pour expliquer … que ce texte sortait précisément de la satire et ne saurait être acceptable par la justice. Ce sera donc à celle-ci de juger de la nature de son humour, après la décision de la chancelière Angela Merkel d’autoriser formellement le président turc à porter plainte, comme le veut un article oublié du code pénal allemand sur la diffamation à l’encontre d’un dirigeant étranger. Dans le même élan, celle-ci a annoncé que l’article serait supprimé de la législation, ce qui reviendra à laisser désormais la justice gérer directement ce genre de cas. Elle a fait valoir que l’Allemagne était un état de droit, et que la plainte de M. Erdogan serait traitée dans ce cadre… contrairement à ce qui se passe en Turquie.

Roland Hureaux : Je parlerais plutôt de servilité que de fébrilité.

Il  y a eu deux sketches : dans le dernier, l'humoriste Jan Böhmermann a volontairement  joué les provocateurs   en disant « M. Erdogan, il y a des fois où l’on fait en Europe des choses qui ne sont pas autorisées. Il y a d’un côté la liberté artistique, la satire. Et de l’autre, il y a la critique diffamatoire, c’est un terme juridique. C’est interdit en Allemagne. Cela peut être poursuivi. Voilà un exemple de  quelque chose que l’on ne peut pas faire en Allemagne : dire  « Il frappe les petites filles », « il a vraiment un petit pénis », « ce qu’il préfère c’est niquer des chèvres et écraser des minorités, tout en regardant des pornos pédophiles ».

Voyez la nuance : il n'a pas dit qu'il   disait tout cela  d'Erdogan, mais "si je le dis de quelqu'un  ", c'est de la diffamation. Il a administré au président turc une leçon de doit allemand en quelque sorte.

Mais cela était une réponse  à  la réaction d 'Erdogan qui n'avait pas supporté qu'un mois plus tôt,  l'humoriste critique la restriction  des libertés en Turquie, la répression des Kurdes, son soutien à Daesh , qui sont  bien réels et sont de l'ordre de la critique politique , pas de la diffamation.   Si  l'Europe n'a pas le droit  de critiquer  une dictature qui s'installe à sa porte, où va-ton ?

Néanmoins, le premier sketch de Jan Böhmermann avait suscité une convocation de l'ambassadeur par le ministre des affaires étrangères, ce  qui pour le coup témoignait de la fébrilité du gouvernement  turc.

Je pose une question : la réaction du gouvernement  allemand aurait-elle été la même si avaient été mis en cause Poutine, Obama , Hollande ou  tout autre chef d'Etat ?  Et je ne vous parle pas des  torrents d'injures que notre grande presse   a déversés  presque quotidiennement sur  Assad, sans vérification des faits allégués.

La réaction de l'humoriste , comme celle du Spiegel  , hebdomadaire de référence allemand, lequel parle d'Erdogan comme de  "notre épouvantable ami" pourrait témoigner d'une prise de conscience de l'opinion allemande devant l'incroyable influence qu'exerce  aujourd'hui  Recip Erdogan sur Angela  Merkel.

Je vous rappelle qu'en octobre dernier, elle était allée  le soutenir  à quelques jours  d'un scrutin législatif difficile pour lui et  que c'est  à cette  occasion qu'elle lui a promis trois  milliards , la réouverture des   négociations d'entrée de  la Turquie dans l'Union européenne et surtout l'entrée  sans visa des Turcs sur le territoire européen. Ces promesses  sont devenues , sans  que personne en Europe   s'y oppose, la position de négociation de  l'Union européenne dans la dernière rencontre le 20 mars et tout cela a été concédé , sans contrepartie sérieuse sur la question des  migrants  -   avec 3 milliards  de plus en prime.

Je pose une question : si on partageait ces 6 milliards donnés au gouvernement turc entre tous  les candidats à la migration, la plupart n'accepteraient -ils pas de rentrer chez  eux ? A tout le moins pourraient ils se rembourser de l'investissement considérable qu'ils ont fait en payant les passeurs.

Et puisque  nous  sommes dans les chiffres,  je rappelle qu'un vol  Istamboul-Berlin coûte 170 €. Alors je pose une  question : ou Merkel est prête à accepter les migrants et alors elle  n'a qu'à leur envoyer un visa pour qu'ils prennent  ce vol à bon marché,  ou bien elle ne  les veut pas et qu'on ne les laisse se pas payer  des milliers  d'euros à des passeurs pour prendre la  mer au péril de leur vie !  Par l' ambigüité de  sa position Angela Merkel se rend  complice d'une immense escroquerie dont ces pauvres gens sont les victimes.

En outre, ce sont les gouvernement français  et belges qui devraient s'alarmer   des faiblesses de Merkel pour Erdogan dans la mesure où Erdogan soutient Daesh lequel  a déclaré la guerre à la France et à la Belgique. Le roi de Jordanie  a même laissé entendre  que c'était Erdogan  qui envoyait des djihadistes en  Europe [1]. Mais M. Hollande dit qu'l n'y a aucune divergence entre lui et Merkel sur ce sujet !



[1] David Hearst, Middle East Eye, March 25, 2016.

 

Angela Merkel cède-t-elle à une pression interne (la population d'origine turque étant très importante en Allemagne) ou défend-elle ses intérêts, entre crise des migrants et influence allemande en Europe de l'Est, domaines dans lesquels la Turquie joue un rôle de plus en plus important ?

Henri de Bresson : Angela Merkel pouvait-elle faire autrement ? Devant le tollé général, le conseil des ministres allemands s’est divisé sur la décision à prendre, les ministres du parti social-démocrate faisant savoir qu’ils n’auraient peut-être pas pris la même décision, tout en reconnaissant que celle-ci n’était pas simple à prendre. Erdogan, dont la répression des Kurdes et de la presse est vivement dénoncée en Allemagne, se fait un malin plaisir ces derniers temps pour prendre la chancelière à contre pied. Il avait récemment exigé des excuses publiques, par la voie diplomatique, pour protester contre la mise en cause de sa répression de la presse dans une chronique diffusée par la chaine 3 SAT. Le chef de l’Etat turc joue sur le besoin des Allemands et des Européens de trouver un accord avec lui pour fixer en territoire turc, moyennant finance, les réfugiés de Syrie, d’Afghanistan et en général du Proche Orient et ralentir leur afflux vers l’Europe. On sait que Mme Merkel a été à la pointe des négociations de l’Union européenne avec Ankara pour proposer cet accord, se faisant critiquer par ses partenaires à la fois pour accepter trop de réfugiés, puis pour faire cavalier seul dans la recherche d’une solution autre que de laisser s’entasser les réfugiés derrière des frontières barricadés. 

Roland Hureaux : Je mesure mal  la pression interne que peut exercer Erdogan sur Merkel. Il est vrai qu'il y a plusieurs millions de Turcs en Allemagne, dont certains ont la nationalité allemande et ont donc le droit de vote. S'agit-il d'une pression électorale ? Mais  tous  les Turcs n'aiment pas Erdogan, notamment les Kurdes qui sont très nombreux en Allemagne. Ce peut être aussi un chantage discret aux attentats. Même si l'on ne croit pas ce que dit le roi  de Jordanie , c'est  un fait que l'Allemagne été à ce jour épargnée  par les attentats sanglants. Elle  n'a eu droit qu'à  des attentats à la pudeur !

Je note aussi que lors de sa tournée électorale auprès des Turcs émigrés, en octobre,  Erdogan a insulté sans aucune vergogne  la France à Strasbourg - sans que personne réagisse pour le coup - , et l'Europe à Bruxelles, mais pas l'Allemagne !

Je ne sais pas par ailleurs de  quelle influence allemande en  Europe de l'Est vous  parlez  car l'ouverture  de Merkel à l'égard des migrants et donc sa complaisance vis à vis   d'Erdogan lui valent au contraire un net refroidissement   de   ses relations avec la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie, la Hongrie et sans doute les Etats balkaniques.

En revanche, l'influence économique de l'Allemagne  en Turquie  est grande et Merkel tient sans nul doute à  la préserver, sous la pression du patronat. C'est un peu pareil en France.

N'est-ce pas dangereux pour l'Europe que sa représentante la plus influente subisse de façon aussi évidente la pression Turque ? N'est-ce pas la preuve une fois de plus que Angela Merkel a décidé de faire cavalier seul ?

Henri de Bresson : L’Allemagne ne fait que payer les pots cassés de l’incapacité des Occidentaux, Etats Unis en tête, à adapter leur relation avec la Turquie avec leurs principes de défense des droits démocratiques. Ce n’est pas nouveau. Depuis que la Turquie est entrée dans l’Alliance atlantique en 1952, et est devenue un élément clé du dispositif de sécurité occidental aux portes de l’Europe, ces principes ont été régulièrement bafoués, par les dictatures militaires turques d’abord, par le régime Erdogan ensuite. Mais le réalisme a toujours prévalu, aux Etats Unis, en Allemagne et ailleurs, sur toutes les campagnes de dénonciation. La dérive fondamentaliste et dictatoriale d’Erdogan a conduit à bloquer les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, sans pourtant les stopper totalement. Face aux critiques, il ne cesse de multiplier les provocations,  cherchant à s’attirer le soutien des courants nationalistes et fondamentalistes turcs. L’Allemagne, son principal partenaire en Europe, a toujours été sa cible privilégiée. Il est venu y tenir de véritables meetings pour appeler l’importante communauté turque à refuser son intégration dans la société allemande. Son double jeu en Syrie à l’égard de Daesh et des Kurdes n’est pas très différent.  

Roland Hureaux : Bien entendu que c'est très dangereux ! L'avenir de l'Europe se joue  peut-être là. Cette affaire d'humoriste a même le mérite de servir de révélateur à des choses beaucoup plus graves.

Je considère que l'accord du 20 mars entre l'Union européenne (conduite par Merkel) et l'Allemagne est un marché de dupes où beaucoup a été promis à la Turquie sans véritable engagement de sa part. Si cet accord venait à rompre, ce ne serait pas forcément une catastrophe, ou plutôt cela n'aggraverait pas la catastrophe où nous nous trouvons.

Le point essentiel est le départ de migrants de la côte d'Asie mineure vers la Grèce. Erdogan a promis de faire un effort pour les retenir mais le flux continue. Personne en Europe n'a osé mettre en cause la responssablité directe d'Erdogan dans l'organisation de ce flux. C'est comme si nos migrants de Calais partaient vers le Royaume-Uni et que le gouvernement français disait au gouvernement britannique qu'il allait faire un effort pour les retenir mais qu'il n'était pas sûr d'y arriver. Or la Turquie, dans sa partie occidentale, n'est pas si arriérée pour qu'un gouvernement aussi autoritaire que celui d'Erdogan n'ait pas le moyens de contrôler les départs.

Ce qu' il faut préciser aussi au sujet de l'accord du 20 mars, c'est que la Turquie ne s'est nullement engagée à reprendre les migrants refoulés  mais à les remplacer par d'autres qui auraient davantage le profil de vrais réfugiés. Et cela à hauteur de 72 000 seulement alors que ce sont plus d'un million qui sont passés.

J'ajoute que les réfugiés qui transitent par les îles grecques ne sont pour l'essentiel pas les réfugiés officiels des camps de la frontière turco-syrienne, reconnus par les Nations-Unies, qui viennent en Europe, parce que ceux-là n'ont pas le moyens de payer les passeurs mais d'autres qu'on va chercher au Liban en avion et du Liban en Syrie en bus, sans compter tous ceux qui viennent d'autres pays : Afghanistan, Irak, etc.

Je précise aussi que ce trafic est organisé par la mafia turque qui est notoirement proche des services secrets turcs et sans doute d'Erdogan lui-même.

Mais Erdogan n'est pas seulement quelqu'un qui laisse ses amis organiser des trafics lucratifs. Il est aussi un idéologue proche, voire membre des Frères musulmans qui, il y a vingt ans, prêchait la conquête de l'Europe par l'islam : "Les minarets seront nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées seront nos casernes et les croyants seront nos soldats". Il ne le dit plus mais rien ne laisse supposer qu'il ne le pense plus. Depuis longtemps, il ne songe qu'à venger les défaites essuyées par les Sultans ottomans devant l'Europe chrétienne à Lépante et à Vienne ou encore la perte des Balkans au XIXe siècle. L'envoi de centaines de milliers d'émigrants est, pour lui, l'un des moyens de préparer une revanche. 

Quand je vous dis que se joue là l'avenir de l'Europe, je ne pense pas seulement à la question de l'islamisation, je parle aussi de notre survie comme terre de liberté et comme Etat de droit : l'incident de l'humoriste Jan Böhmermann démontre que plus la population européenne sera mélangée, plus nos libertés ancestrales seront restreintes. On observe déjà cela, même en France.

L'accord de Bruxelles comporte aussi le libre accès des Turcs en Europe, qui doit être exécutoire au 1er juin. Même si cette disposition est soumise à des conditions nombreuses (à la demande de Hollande qui pour une fois a servi à quelque chose), la pression qui s'exerce du côté de Bruxelles pour une ouverture totale de l' Europe aux Turcs, fait craindre qu'on ne tienne pas compte de ces conditions. Ou alors qu'Erdogan considère que puisque l'Europe ne tient pas parole, il n'est pas non plus lié et ne redouble l'envoi de migrants. 

Faut-il alors renégocier l'accord du 20 mars ?

Roland Hureaux : Non. Si l'Europe veut vraiment cesser de courber l'échine vis-à-vis d'Erdogan, qui, je le rappelle, veut sa mort, elle n'a qu'une  seule chose à faire : lui dire de manière unilatérale, haut et fort, que si le flux des migrants entre la Turquie et la Grèce ne cesse pas immédiatement (comme il a cessé entre la France et l'Angleterre), tous les avantages liés à son statut de pays candidat (ouverture des marchés, subventions) seront suspendus. Pas besoin de négocier.

Et pour aller jusqu'au bout du problème turc, il faudrait ajouter cette autre condition que la Turquie cesse de soutenir Daech qui est, je vous le rappelle, notre ennemi mortel. Les amis de nos ennemis... Je ne vous fais pas un dessin.

En échange, nous pourrions concéder de cesser de soutenir, comme certains voudraient le faire à Bruxelles, la dissidence kurde.

 

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Atlantica75000
- 22/04/2016 - 21:12
Trop bon, trop c...
Ce qui est hallucinant, c'est que l'Europe avait tous les moyens de faire pression sur ce pays : beaucoup ignorent que depuis des années, la Turquie reçoit des fortunes au titre de "pré-adhérent" ! Et lorsqu'on parlait de sa bonne santé financière et des investissements d'industriels tels que Peugeot, etc., c'était en grande partie grâce à cette manne. Aucun journal n'a jamais cru bon d'en informer le bon peuple.
Bref, il y avait largement de quoi imposer des mesures de rétorsion. Ce type ne croit qu'aux rapports de force. Comme l'a écrit Renaud Girard dans un édito du Figaro, Erdogan sait qu'il a en face de lui une Europe divisée, fragile et ...naïve !
kaprate
- 19/04/2016 - 12:29
@zouk
Tout à fait d'accord avec vous. Le califat, si il renait sera à Istanbul et non en Syrie. Et bien sûr, le calife "naturel" est bien plus vraisemblablement le politique et vicieux Erdogan que l'illuminé et spectaculaire Al-Baghdadi dont Erdogan ne fera qu'une bouchée ou qu'il mettra à sa botte quand il le décidera. Il faudrait vraiment que les dirigeants européens réalisent bien que c'est probablement avec le futur chef de leurs ennemis, qui s'y voit déjà et qui parlait il n'y a pas si longtemps de se venger de l'occident, qu'ils sont en train de négocier et auquel ils présentent un visage faible et désuni.
cloette
- 19/04/2016 - 12:13
 Merkel
N'a pas une tête à se laisser mener par le bout du nez , c'est voulu !