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Espagne, Irlande, Portugal… les pays européens seraient-ils devenus ingouvernables ?

Publié le 13 mars 2016
Le système électoral proportionnel en vigueur en Espagne et en Irlande explique en partie l'impossibilité actuelle de gouverner dans ces deux pays. C'est d'ailleurs précisément l'absence d'un tel système qui empêche la France d'être confrontée à une situation similaire, d'autant plus que les politiciens inspirent moins de méfiance en Irlande ou en Espagne que dans l'Hexagone.
Raul Magni-Berton est actuellement professeur de science politique à Sciences Po Grenoble. 
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Le système électoral proportionnel en vigueur en Espagne et en Irlande explique en partie l'impossibilité actuelle de gouverner dans ces deux pays. C'est d'ailleurs précisément l'absence d'un tel système qui empêche la France d'être confrontée à une situation similaire, d'autant plus que les politiciens inspirent moins de méfiance en Irlande ou en Espagne que dans l'Hexagone.

Atlantico : Plus de deux mois et demi après les élections législatives, l’Espagne est toujours sans gouvernement et de nouvelles élections seront organisées au mois de juin. En Irlande, suite aux élections législatives de février, le gouvernement de coalition a perdu sa majorité et aucun vainqueur ne s’est distingué. Le pays semble désormais se diriger vers des mois de gouvernement intérimaire. En quoi le régime politique de ces pays favorise-t-il ce genre de blocage ? Au-delà de cet aspect technique, pourquoi ces pays deviennent-ils ingouvernables ? 

Raul Magni-Berton : Avant l'Espagne et l'Irlande, on avait assisté il y a quelques années à une Belgique sans gouvernement et, au Canada, une absence de majorité depuis longtemps. En fait, il y a deux raisons à cette montée de gouvernements instables ou de non-gouvernements. La première est liée à une montée des voix pour des partis non-gouvernementaux. Cela est généralement attribué à la mondialisation. De façon un peu schématique, quand la marge de manoeuvre des gouvernements décroît, les partis au gouvernement tendent à se ressembler et les citoyens vont voir ailleurs. La deuxième raison - qui explique que cela arrive dans ces pays en particulier - est liée à leur système électoral plutôt proportionnel, même s'il n'est pas le même. Le système français, s'il était un peu plus proportionnel, mènerait vraisemblablement aussi à une situation semblable. 

En ce qui concerne la gouvernabilité, dans les discours politiques, la "gouvernabilité", c'est-à-dire la capacité à prendre rapidement des décisions, est souvent considérée comme souhaitable. Mais, dans les études empiriques, rien ne confirme une telle idée. Ce serait même plutôt le contraire : les systèmes qui donnent plus de pouvoir au Parlement par rapport au gouvernement - comme les Pays Bas ou la Suède - fonctionnent mieux économiquement et politiquement. Et les rares expériences d'absence de gouvernement - comme la Belgique récemment - ont été plutôt associées à une bonne croissance et à un bon équilibre budgétaire. Alors, certes, deux ou trois réformes en profondeur et consensuelles seraient souhaitables. Mais une grappe de réformes, peu discutées et peu acceptées, conduisent à des situations regrettables. Des lois qui changent tout le temps empêchent les citoyens de faire des investissements à long terme parce qu'ils ne connaissent pas l'état futur de la législation. Pour cette raison, il faut suivre de près les expériences de nos voisins parce qu'elles peuvent devenir une source d'inspiration pour nous.

L’Irlande et l’Espagne sont sur la voie de la reprise économique : l’Irlande a connu une croissance de 7,5% de son PIB en 2015 et l’Espagne de 3,5%. Par ailleurs, dans ces deux pays, le chômage a diminué depuis l’éclatement de la crise. Pourquoi, alors que les indicateurs montrent une amélioration de la situation économique, les gouvernements en place ont-ils été désavoués ?

Dans une situation économique mauvaise, le gouvernement perd des voix au profit de l'opposition. Or, ce n'est pas ce qui s'est passé dans ces pays où le parti au gouvernement a perdu moins de voix que l'opposition n'en a gagné, parce qu'il restait, en fin de compte, le premier parti, et parce que les voix se sont tournées vers des partis tiers. Comme je le disais, ce phénomène n'est pas tant lié à la crise économique, qu'à la mondialisation. 

Sans aucun doute, en tout cas, ces dynamiques de croissance ne s’arrêteront pas dans les temps à venir. 

Les impasses politiques espagnole et irlandaise sont-elles révélatrices d'un phénomène plus général dans l'ensemble des pays d'Europe (rejet des partis traditionnels, défiance vis-à-vis des élites politiques, refus de l'austérité économique, etc.) ? 

Comme je le disais, ce ne sont pas des impasses politiques, mais cela révèle malgré tout un péhnomène de rejet des partis traditionnels. Selon moi, ce sont d'excellentes nouvelles politiques. Les partis qui comptent commencent à être plus nombreux, et les débats politiques, boostés par la concurrence, sont de meilleure qualité. Je me permet de noter, au passage, que les politiciens inspirent moins de méfiance en Irlande et même en Espagne, qu'en France.  

Y-a-t-il un risque qu’une situation de crise institutionnelle du même type se produise au Portugal et en Italie ? 

Au Portugal, il y a une situation qui pourrait ressembler à celle de l'Espagne. Récemment, les partis de gauche alternatifs ont amélioré leurs scores et la situation semble progressivement s'éloigner du bipartisme traditionnel au sein de ce pays. Mais pour le moment, le pays reste fondamentalement bipartisan. 

En Italie, c'est le contraire qui arrive. De fait, avec l'arrivée du Mouvement 5 étoiles, le système n'est plus bipartisan, et le troisième parti n'est pas enclin aux négociations de coalition. Par conséquent, l'Italie aurait déjà dû être dans la situation que vous décrivez si elle n'avait pas un système électoral à la chambre des députés qui assure la majorité à la coalition qui arrive première. Une situation de relatif blocage peut arriver par contre du coté du Sénat, qui est actuellement la chambre haute, qui a le plus grand pouvoir en Europe. C'est pour cette raison que le gouvernement italien actuel souhaite affaiblir le Sénat.

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clint
- 13/03/2016 - 21:15
Et si ça concernait particulièrement les pays catholiques ?
L'église ayant de moins en moins de pouvoir les pays habitués à un "droit canon" prégnant seraient ils déstabilisés sans leurs repères ?
Ganesha
- 13/03/2016 - 15:15
Belle Époque
L'auteur de cet article est tellement craintif qu'il n'ose même pas les nommer : le problème qui se pose dans ces trois pays, c'est celui qui se poser au plus tard en 2017 en France : les ''souverainistes'' deviennent le premier parti dans leur pays, mais ils n'ont pas, à eux seuls, la majorité pour gouverner. En France, le PS s'est littéralement suicidé avec son Front Républicain aux Régionales. En Espagne, par contre, les socialistes refusent d’être le ''parti-croupion'' qui permette à la droite de Rajoy, notoirement corrompue, de rester en place. La fausse alternance PS-Ripoublicains a fonctionné avec ses équivalents dans toute l'Europe depuis trente ans. Mais cette ''Belle Époque'' est terminée !