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5 mars 1946, discours de Fulton et début de la Guerre froide : 70 ans après, où en est le trio infernal Russie, Etats-Unis, Europe ?

Publié le 11 mars 2016
Les Etats-Unis et l'Europe ont gagné la Guerre froide mais ont perdu la paix. Aucune véritable normalisation des relations n'a eu lieu entre le camp occidental et la Russie depuis la fin de la Guerre froide. En conséquence, les grilles de lecture et idéologies de l'époque bipolaire continuent à s'appliquer un quart de siècle après l'effondrement de l'empire soviétique.
Florent Parmentier est enseignant à Sciences Po et chercheur associé au Centre de géopolitique de HEC. Il a récemment publié La Moldavie à la croisée des mondes (avec Josette Durrieu) ainsi que Les chemins de l’Etat de droit, la voie étroite des pays...
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Général (2S) et dirigeant d'entreprise, Jean-Bernard Pinatel est un expert reconnu des questions géopolitiques et d'intelligence économique.Il est l'auteur de Carnet de Guerres et de crises, paru aux éditions Lavauzelle en 2014. En mai 2017,...
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Florent Parmentier est enseignant à Sciences Po et chercheur associé au Centre de géopolitique de HEC. Il a récemment publié La Moldavie à la croisée des mondes (avec Josette Durrieu) ainsi que Les chemins de l’Etat de droit, la voie étroite des pays...
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Les Etats-Unis et l'Europe ont gagné la Guerre froide mais ont perdu la paix. Aucune véritable normalisation des relations n'a eu lieu entre le camp occidental et la Russie depuis la fin de la Guerre froide. En conséquence, les grilles de lecture et idéologies de l'époque bipolaire continuent à s'appliquer un quart de siècle après l'effondrement de l'empire soviétique.

Atlantico : Le 5 mars 1946, alors qu’il n’est plus Premier ministre de l'Angleterre, Winston Churchill évoquait, lors du discours de Fulton, le rideau de fer qui séparait le monde libre de l'Ouest de l'Europe de l'Est soviétique. Ce discours marque historiquement l'officialisation de l'entrée du monde dans la Guerre froide. Cette dernière durera jusqu'en 1991. 70 ans après le début de la Guerre froide, dans quelle mesure les relations entre l'Occident (Europe et Etats-Unis) et la Russie se sont –elles normalisées ? Quels sont les principaux domaines de coopération et de dialogue ?

Florent Parmentier : La tonalité offensive du discours de Churchill s’explique par le fait qu’il était en dehors des affaires depuis juillet 1945. Contraint de s’allier à l’URSS de Staline pour gagner la guerre, ce partisan de la Realpolitik n’en demeurait pas moins un anti-communiste viscéral, inquiet de la domination soviétique possible en Europe, reprenant la ligne traditionnelle des Britanniques qui ont souhaité éviter l’émergence d’une quelconque puissance hégémonique en Europe au moins depuis Napoléon. 

Cette manifestation officielle de la Guerre froide ne fait donc qu’officialiser un état de fait : les Etats-Unis comme l’Empire britannique se méfient grandement de l’URSS, à la vue notamment des développements des démocraties populaires. Alors que les Soviétiques pensent être dans leur bon droit en constituant un glacis protecteur contre l’Allemagne et les puissances occidentales, les Occidentaux constatent avec inquiétude ce qu’ils considèrent être l’appétit grandissant des Soviétiques. André Fontaine, l’ancien directeur du journal le Monde, considérait pour sa part que la Guerre froide avait en réalité commencé en 1917 dans la mesure où ce régime trouvait sa légitimité dans son hostilité aux valeurs occidentales ; le cordon sanitaire décidé par les alliés en 1919 pour bloquer l’expansion du communisme semble s’inscrire dans sa perspective. 

La date de 1991 que nous retenons comme la date de la fin de la Guerre froide est elle aussi contestée : on peut la retenir pour l’Europe avec la chute de l’URSS, mais les démocraties populaires ont commencé à s’effondrer dès 1989. En outre, on peut considérer que la Guerre froide continue en Asie, comme en témoigne l’absence de réunification entre les deux Corées, ou les tensions autour de la Chine aujourd’hui.

La Russie indépendante en 1991 a alterné plusieurs phases dans ses relations avec les Etats-Unis et les Européens : la volonté initiale de rapprochement était forte, la Russie souhaitant alors rejoindre le club des pays occidentaux. Malheureusement, l’effondrement économique et politique du pays, combiné à une politique perçue comme hostile à l’égard des intérêts russes ont gâché cette occasion historique de rapprochement à Moscou. Dès avant Poutine, la Russie a commencé à se raidir sur la question de sa puissance internationale. Les mandats de Vladimir Poutine ne sont pas non plus unanimes : le rapprochement après le 11 septembre a laissé place à une montée des tensions après la Guerre en Irak. La présidence Medvedev et l’arrivée d’Obama ont pu faire croire au redémarrage (le "reset"), mais celui-ci n’a pas résisté aux incompréhensions multiples, et encore moins à la guerre en Ukraine. 

De fait, depuis 2014, les relations ne sont pas normalisées entre les Etats-Unis et la Russie, même si des coopérations existent, en matière de contrôle des armements nucléaires, sur la question iranienne ou de lutte contre le terrorisme. 

En dépit d'une coopération sur certains dossiers stratégiques et dans la sphère économique, les relations entre la Russie et le monde occidental sont encore aujourd'hui empreintes d'une grande méfiance. Pourquoi selon vous ne parvient-on pas à sortir complètement des grilles de lecture de la Guerre froide ?

Florent Parmentier : il est certain que la Guerre dans le Donbass a ravivé un certain nombre de stéréotypes négatifs à l’égard de la Russie (et de l’Union soviétique). La personnalité de Vladimir Poutine cristallise ainsi nombre d’opposants en Europe et aux Etats-Unis, qui voient en lui l’incarnation même du despote oriental, froid, calculateur et brutal. 

La grille de lecture de la Guerre froide a du succès parce qu’elle est facile d’emploi : elle met en avant un grand récit sur l’inévitabilité de la victoire des démocraties, identifie un camp du bien et un camp du mal, et s’appuie sur des stéréotypes établis. On peut observer aux Etats-Unis combien taper sur la Russie peut être efficace : en l’absence d’un lobby pro-russe influent aux Etats-Unis, ou d’interdépendance économique forte, il est plus simple de s’attaquer sur le plan rhétorique à la Russie qu’à la Chine. L’alliance de partisans des droits de l’Homme, de porte-paroles des pays d’Europe Centrale et Orientale et de faucons au Sénat et au Congrès ne contribue pas à normaliser les relations. 

Jean-Bernard Pinatel : Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin s’écroulait et annonçait, avec la chute du régime soviétique,  la fin du condominium  soviéto-américain sur le monde. A partir de cette date et jusqu’à aujourd’hui,  le système international est dominé par une seule superpuissance, les Etats-Unis, qui mènent une stratégie globale pour conserver sans partage cette primauté en utilisant tous les moyens de la puissance à leur disposition et en premier lieu la puissance militaire et le renseignement. Quelques chiffres permettent de concrétiser cette domination[1] : le budget américain de la Défense était de 640 milliards de dollars en 2013, supérieur au total des 9 autres budgets suivants dont ceux de la Chine 188 milliards, de la Russie 88 milliards et la France 61 milliards (parité euros dollars de 2013). Quant au budget des 16 agences de renseignement américain, il est équivalent au total du budget militaire de la Russie soit 75,6 milliards de dollars[2] en 1973.

Que l’Europe se rapproche de la Russie comme la France et l’Allemagne l’ont fait après un siècle d’affrontement et trois guerres est totalement contraire aux intérêts les plus stratégiques des Etats-Unis. Les stratèges américains depuis la chute du mur en 1989 n’ont qu’une seule crainte : la création d’un grand ensemble l’Eurasie comprenant l’Europe et la Russie qui leur contesterait le leadership mondial. L'ancien conseiller national à la sécurité des Etats-Unis, Zbigniew Brzezinski, publia en 1997 sous le titre « Le grand échiquier » un livre où il soutenait la thèse que« Pour l’Amérique l’enjeu géopolitique principal est l’Eurasie ». Il explicitait ainsi sa pensée[3] : « Si l'Ukraine tombait, écrivait-il, cela réduirait fortement les options géopolitiques de la Russie. Sans l'Ukraine et ses 52 millions de frères et sœurs slaves, toute tentative de Moscou de reconstruire l'empire eurasien menace d'entraîner la Russie dans de longs conflits avec des non slaves aux motivations nationales et religieuses

Le dossier ukrainien est le plus emblématique et le plus actuel de cette volonté de réinstaller un climat de guerre froide en Europe. Entre 2002 et 2009, grâce aux câbles diplomatiques américains, que Wikileaks a dévoilé, nous savons que les Etats-Unis ont dépensé des dizaines de millions de dollars afin d'aider l'opposition ukrainienne à accéder au pouvoir[4]. Ils témoignent aussi de l’effort constant et de la volonté continue des Etats-Unis d’étendre leur sphère d’influence sur l’Europe de l’Est et notamment en Ukraine via l’OTAN. Les Etats-Unis n’ont pas cessé un seul instant de proposer à l'Ukraine de rejoindre l’OTAN , alors que Kiev est la capitale historique  de la Russie ([5]) et la Géorgie, conquise par les Tsars sur l’empire Ottoman est la patrie de Staline qui reste celui qui a gagné la grande guerre patriotique contre le nazisme.  L’Europe a heureusement refusé cette proposition  lors du sommet de l’OTAN d’avril 2008 à Bucarest.

Mais ces manœuvres appuyées par des désinformations souvent grossières ont fini par irriter en 2014 et 2015 plusieurs généraux européens et un ambassadeur français qui ont exprimé publiquement leurs doutes sur les informations publiées par les américains, l’OTAN et les autorités ukrainiennes. Le Général français Christophe Gomart, directeur du renseignement militaire[6], le général Polonais Skrzypczak,  conseiller du ministre de la Défense[7], le Général Allemand  Harald Kujat[8]  ancien chairman du comité militaire de l’OTAN et l’ancien ambassadeur de France à Moscou Jean de Glinasty[9] ont dénoncé en 2014 et 2015 les désinformations des Etats-Unis via l’OTAN et celles du gouvernement ukrainien  sur la réalité de ce qui se passe sur le terrain.

Mais si l’Ukraine est le coin que l’administration américaine enfonce avec persévérance entre l’Europe et la Russie, de  nombreux autres modes d’action ont été mis en œuvre par les Etats-Unis et son bras armé, l’OTAN depuis1991 pour réinstaller un climat de guerre froide en Europe:

- ils s’appuient sur la peur légitime qu’inspire la Russie aux pays de l’Est de l’Europe, antagonisme qui ne date pas de ce siècle mais que la France et l’Allemagne ont surmonté en deux générations ;

- ils ont envoyé en Géorgie, sous la présidence de Saakachvili,  des conseillers militaires et des forces spéciales aux portes de la Russie pour l’aider à mater les tendances autonomistes de plusieurs de ses provinces ;

- ils installent des bases militaires, déploient des systèmes d’armes et effectuent des manœuvres dans tous les anciens pays de la CEI sous couvert de lutte contre le terrorisme ;

- ils dénoncent sans relâche l’absence la liberté de la presse et les atteintes aux droits de l’homme en Russie, pays qui a renoncé à la peine de mort en 1998 mais s’abstiennent de toute critique contre  la monarchie moyenâgeuse de l’Arabie Saoudite qui décapite plusieurs centaines de leurs sujets chaque année ou contre la Turquie d’Erdogan, membre de l’OTAN, qui aide DAECH et qui tue et emprisonne ses journalistes et ses avocats et mène une véritable guerre contre la minorité Kurde de son peuple.

Last but not least, grâce à Wikileaks, il est devenu de notoriété publique que les Etats-Unis s’arrogent le droit d’espionner les dirigeants de leurs meilleurs alliés comme François Hollande et Angela Merkel. Comment ne pas penser que la connaissance des conversations les plus intimes de ces dirigeants ne donne pas au dirigeants américains un pouvoir de pression efficace sur eux ?

Aujourd’hui, tant en Allemagne qu’en France de nombreux dirigeants  politiques prennent de plus en plus conscience que nous ne partageons pas toujours les mêmes intérêts stratégiques que les Etats-Unis sur des dossiers qui intéressent directement notre sécurité. Ils sont convaincus que si l’Europe n’envisage pas de manière autonome la résolution des conflits qui menace sa sécurité elle en subira les terribles conséquences alors que les Etats-Unis, plus éloignés,  en titreront bénéfice.

En quoi cette persistance de l'idéologie et ce manque de pragmatisme vis-à-vis de la Russie empêchent la formation d'un système de sécurité global efficace ?

Florent Parmentier : Le manque de pragmatisme a conduit les Etats-Unis et l’Europe à gagner la Guerre froide, mais à perdre la paix. La Russie post-soviétique ne se considérait pas comme un pays vaincu, parce que c’est son propre peuple qui a agi pour sortir de la Guerre froide. 

Dans ce contexte, il est évident que les Européens en particulier ont à gagner à des rapports apaisés avec la Russie, en raison de la proximité géographique et de l’interdépendance économique, même si cela ne veut pas dire le faire à vil prix, ou au détriment d’un pays comme l’Ukraine. Sur les questions gazières, de l’exportation des valeurs démocratiques ou de la gestion du Printemps arabe, inclure la Russie aurait pour effet de stabiliser le système international, qui sera changé par la montée des BRICS, le renforcement de l’Organisation de la Coopération de Shanghaï et les grandes évolutions technologiques et démographiques. 

Si les Etats-Unis étaient l'hyperpuissance incontestée et incontestable de la fin de la Guerre froide au début des années 2000, ils sont désormais entrés dans un déclin relatif du fait du phénomène de rattrapage et de montée en puissance de certains pays émergents dont fait partie la Russie. Les Etats-Unis n'ont plus ni la volonté, ni la capacité, ni la légitimité d'impulser de façon unilatérale les contours de l'ordre mondial. En quoi la reconfiguration des rapports de force et la multiplication des pôles de puissance vont-elles influencer les relations entre le monde occidental et la Russie ? Cette nouvelle donne est-elle l'occasion de se défaire du poids de l'idéologie ?

Florent Parmentier : En politique internationale, les représentations perdurent souvent au-delà des effets qui les ont engendrées. Notre vision de la Russie évoluera sans doute moins vite que la réalité.

Le paradoxe essentiel de cette situation est sans doute le suivant : les stratèges russes parlent depuis les années 1990 avec envie de l’idée de multipolarité, rageant de constater l’unilatéralisme américain. Dans leur perspective, la Russie fait bien entendu partie de ces pôles qui pèseront à l’avenir, principalement autour de l’espace post-soviétique, d’où la construction de l’Union économique eurasiatique que Vladimir Poutine a mise en place en 2015. Cette volonté de puissance russe d’inspiration néo-eurasiste née des années 1990-2000 devait nécessairement engendrer un conflit de représentations avec les Etats-Unis et le mouvement néo-conservateur, ainsi que Benoît Pélopidas, Didier Chaudet et moi-même l’avions annoncé dans l’ouvrage L’empire au miroir. Stratégies de puissance aux Etats-Unis et en Russie (Droz, 2007). La guerre du Donbass est l’exemple même de la dialectique du ressentiment que nous avions décrite. 

Cependant, le postulat russe peut être questionné ; la question de la Russie en tant que puissance peut se poser à l’avenir, dans la mesure où la guerre du Donbass a fait de Moscou un repoussoir pour Kiev. D’autres pays post-soviétiques se détournent aujourd’hui de la Russie, inquiets des initiatives possibles du Président russe. La Russie pourrait très bien n’être à l’avenir qu’un partenaire junior de la Chine, si elle ne parvient pas à renouer des contacts avec les Européens, voire les Américains. A moyen terme donc, on peut imaginer que la montée en puissance de la Chine aidera probablement au rapprochement entre Européens, Américains et Russes, qui dépendra également d’autres facteurs.

Propos recueillis par Emilia Capitaine
 
 

[1] Le budget de Défense américain représentait en 2013 640 milliards de dollars, autant que le Budget réuni des 9 pays suivants : Chine 188, Russie 88, Arabie Saoudite 67, France 61, Grande-Bretagne 58, Allemagne 49, Japon 49, Inde 48, Corée du Sud 33. Source SIPRI

[3] [1] Traduit de : Zbigniew Brzezinski: « Die einzige Weltmacht – Amerikas Strategie der Vorherrschaft », Fischer Taschenbuch Verlag, pp.15/16

[4] Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondation privée à but non lucratif des États-Unis dont l'objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde[1]. La plus grande part de ses fonds provient du département d'État des États-Unis, avec approbation du Congrès. L'ancien directeur de la CIA, William Colby, déclarait en 1982, dans le Washington Post, à propos du programme de la NED : « Il n'est pas nécessaire de faire appel à des méthodes clandestines. Nombre des programmes qui [...] étaient menés en sous-main, peuvent désormais l'être au grand jour, et par voie de conséquence, sans controverse ». William I. Robinson, Promoting Polyarchy: Globalization, US Intervention, and Hegemony [archive], Cambridge university Press, 1996, 466 p., pp. 87-88.

[5] La Rus’ de Kiev est un État qui a existé sur le territoire de l'actuelle Ukraine et de la partie de la Russie occidentale. La Rus’ de Kiev constitua également la base de départ de ce qui deviendra d'abord le grand-duché de Moscovie et ensuite la Russie.

[6] Devant la commission des AE et de la défense de l’Assemblée Nationale mars 2015,le général Gomart déclare  « L’OTAN avait annoncé que les Russes allaient envahir l’Ukraine alors que, selon les renseignements de la DRM, rien ne venait étayer cette hypothèse – nous avions en effet constaté que les Russes n’avaient pas déployé de commandement ni de moyens logistiques, notamment d’hôpitaux de campagne, permettant d’envisager une invasion militaire et les unités de deuxième échelon n’avaient effectué aucun mouvement. La suite a montré que nous avions raison car, si des soldats russes ont effectivement été vus en Ukraine, il s’agissait plus d’une manœuvre destinée à faire pression sur le président ukrainien Porochenko que d’une tentative d’invasion ».

 

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Lafayette 68
- 06/03/2016 - 08:37
suite : dates de la guerre froide
Je rappelle aux auteurs que lors de ce discours de Churchill de Fulton du 5 mars 1946 , les alliés sont encore en plein procès de Nuremberg qui va durer jusqu'au 1 octobre 1946 ...relative entente mais encore entente entre les vainqueurs . C'est le discours du 12 mars 47 qui déclenche la guerre froide qu'on peut décomposer en différentes phases : 47-61 (mur de Berlin) ce sont les pires heures de la première guerre froide mais de 62 à 73 ( jusqu'au premier choc pétrolier ) il y a une certaine détente toute relative (Viet Nam ), de 74 à 85 une seconde guerre froide éclate ( missiles SS20 , Pershing 2 , Afghanistan...). La perestroika -glasnost de Gorbatchev et la politique de Reagan vont permettre une fin de cette cold war avec la chute du mur et la fin de l'URSS.(89-91)
Lafayette 68
- 05/03/2016 - 13:02
12 mars 1947
Discours de Truman , doctrine du "containment" , vrai début de la "Cold war"