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Cas d’école

"Phobie scolaire" : pourquoi il est si difficile de diagnostiquer la profonde souffrance de certains enfants à l’école

Publié le 04 mars 2016
Crises d’angoisse, maux de ventre, vomissements… Submergés par la peur, certains enfants et adolescents se rendent malades à la simple idée de mettre un pied à l’école. Un phénomène dont la qualification, "phobie scolaire", fait débat au sein de la communauté scientifique.
Béatrice Copper-Royer est psychologue clinicienne spécialisée dans l'enfance et l'adolescence et l'auteur de l'ouvrage traitant de la phobie scolaire "Peur du loup, peur de tout" (Albin Michel).
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Crises d’angoisse, maux de ventre, vomissements… Submergés par la peur, certains enfants et adolescents se rendent malades à la simple idée de mettre un pied à l’école. Un phénomène dont la qualification, "phobie scolaire", fait débat au sein de la communauté scientifique.

Atlantico : Marie-France Le Heuzey, psychiatre à l’hôpital Robert Debré où elle anime une consultation spécialisée dans les troubles en lien avec l’école, explique que : "La phobie scolaire, tout comme celle de l’ascenseur ou de l’avion, n’existe pas. C’est un abus de langage. Quant au refus scolaire, terme utilisé par les anglo-saxons, il ne semble pas plus adapté. Les jeunes que je vois en consultation ne refusent pas d’aller à l’école, ils n’arrivent pas à y aller, ce qui est différent. Voilà pourquoi je préfère dire plus simplement qu’ils sont malades de l’école, et en rupture scolaire." Pouvez-vous m'expliquez plus précisément le sens de cette critique ?

Béatrice Copper-Royer : Je pense que c'est avant tout une question de terminologie.

 

Je simplifie car c'est un peu plus compliqué, mais il existe trois grandes "familles" de phobie : les phobies simples (par exemple les pigeons ou les araignées), les phobies sociales (la peur de parler en public ou la grande timidité) et l'agora phobie, qui est la peur des grands espaces (la peur de conduire sur l'autoroute, de traverser un pont...).

 

Marie-France Le Heuzey pense sans doute que l'impossibilité pour un enfant d'aller à l'école ne rentre dans aucune de ces trois catégories officielles de phobie.

 

Pourquoi l'existence de "la phobie scolaire" est-elle contestée par certains spécialistes ?

Christophe Guigné : Ce terme est contesté par les spécialistes car il n'est pas reconnu comme une vraie catégorie de maladie psychique par le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) et la classification internationale des maladies (CIM). Mais il y un débat, car cette phobie est bien reconnue officiellement comme trouble mental par La classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent (CFTMEA).

 

Ensuite, c'est un phénomène récent, qui a émergé dans les années 2000. Entre 2001 et 2008, il y a eu une explosion du nombre de cas : je suis passé d'un cas par an à 40 voire 50 enfants diagnostiqués comme souffrant de "phobie scolaire" sur un département de 150 000 élèves. Même si le nombre de cas déclarés s'est stabilisé depuis 2010 environ, beaucoup ont qualifié cette nouvelle maladie psychique "d'effet de mode", remettant en doute son existence.

 

Enfin, comme le démontre l'étude que j'ai conduite (voir ci-dessous en fin d'article), il y a un vrai problème de diagnostic, car les symptômes d'enfants diagnostiqués comme souffrant de "phobie scolaire" varient énormément d'un patient à l'autre. Certains enfants sont très angoissés uniquement à l'école, d'autres sont angoissés partout, dans une grande surface ou dans un bus. Dans ce cas, l'enfant souffrira plutôt d'une phobie sociale que d'une phobie scolaire. Autre exemple, des enfants souffrent du fait de quitter leurs parents, pas d'aller à l'école en tant que tel. Cela arrive notamment plus chez les enfants de mères célibataires ou issus de familles très unies. L'enfant ne souffre ici pas tellement de "phobie scolaire" mais plutôt de "problème de liens".

 

Le mot "phobie scolaire" est encore je pense un grand sac dans lequel chacun met un peu ce qu'il veut.

 

Pour vous, quelles sont les preuves que "la phobie scolaire" existe bel et bien ?

Béatrice Copper-Royer : Même si la catégorie "phobie scolaire" est contestée, il n'en reste pas moins vrai que l'enfant qui ne peut pas aller à l'école souffre d'une très forte anxiété qui le conduit à éviter de se confronter à une situation qu'il redoute, alors qu'il n'y a pas de danger dans la réalité, ce qui est le propre de la phobie.

 

Chez le phobique, quel qu’il soit, la peur du danger supposé entraîne l'évitement qui va venir renforcer la peur... C'est un cercle vicieux.

 

Comment définiriez-vous le terme de "phobie scolaire" ?

Béatrice Copper-Royer : "Phobie scolaire", "anxiété scolaire", "refus scolaire anxieux" sont autant de dénominations derrière lesquelles se trouve la même manifestation : "une peur intense de l’école, qui conduit l’enfant à éviter systématiquement de s’y confronter". Plus concrètement, on peut dire que la phobie scolaire est l'impossibilité pour un enfant de franchir le seuil de l'école, car cette situation suscite chez lui une angoisse intense. Il ne peut l'affronter et l'évite radicalement.

 

Christophe Guigné : A mon sens, la "phobie scolaire" qualifie un problème de santé encore très vaste et assez flou. Plus qu'une catégorie précise de maladie psychique, je dirais que c'est plutôt un terme qui permet d'englober tous les enfants qui ont des problèmes d'intégration à l'école, avec, ce qui est très important de souligner, une "souffrance psychique" établie.

 

Existe-t-il un traitement type pour ce genre de troubles psychologiques, comme on pourrait traiter une dépression ou l'anorexie par exemple ?

Béatrice Copper-Royer : Chez l'enfant qui ne peut pas aller à l'école, il faut chercher les causes qui nourrissent son anxiété.

 

A l'école, d'abord. Un enseignant ? Des moqueries ? La peur de l'échec ? Un trouble spécifique d'apprentissage ? L'ennui ?...

 

A l'extérieur, ensuite. Une anxiété liée à l'environnement familial ? Conflits ?  Maladies ? Dépression d'un parent ? Rivalité avec un frère ou une sœur ?

 

Ou alors cela peut s'inscrire dans un contexte plus largement pathologique comme une dépression de l'enfant.

 

C'est seulement après avoir clairement mis à jour le "pourquoi" que l'on orientera la prise en charge qui peut allier psychothérapie, traitement médical et parfois dans les cas les plus sévères, hospitalisation.

 

Christophe Guigné : Non, comme personne n'est d'accord sur la définition, il n'existe aucun traitement spécifique et protocolaire à suivre en cas de diagnostic de "phobie scolaire". Et c'est très souvent une petite facette d'un problème psychique beaucoup plus large (dépression, phobie sociale, ect...). Donc chacun traite le problème à sa sauce, si j'ose dire.

 

A mon niveau, j'ai par exemple mis en place une structure d’aide à la réinsertion pour les enfants diagnostiqués comme souffrant de "phobie scolaire", qui propose par exemple de faire rentrer l'enfant à l'école quelques minutes après la sonnerie si c'est le phénomène de groupe qui l'angoisse, ou encore de prévenir les professeurs de ne pas faire passer l'enfant au tableau car cela déclenche chez lui des crises de panique. Nous allons aussi très bientôt ouvrir à ces enfants une classe spéciale, ou il n'y aura que des activités et plus de cours classiques.

 

Mais le grand changement est que le corps enseignant a pris conscience du problème, et ne le traite majoritairement plus en obligeant l'enfant malade à aller à l'école coûte que coûte, même si certains psychiatres donnent encore des conférences pour expliquer qu'il ne faut surtout pas convertir l'enfant aux cours à domicile par exemple.

 

 

 

 

 
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Pourquoi-pas31
- 01/03/2016 - 13:51
Entourés de protections parentales,
certains enfants sont incapables de faire face aux difficultés des relations à l'extérieur du cocon familial.
zouk
- 01/03/2016 - 12:31
Phobie scolaire?
Ellle semble ne pas exister. Serait-ce un effet secondaire de la dégradation de l'enseignement primaire? Je ne me souviens d'aucun camarade de primaire manifestant de tels rejets, nous bénéficions alors de véritables instituteurs/institutrices pour qui l'enseignement était une vocation, presqu'un sacerdoce.