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Brexit : et pourquoi pas, après tout ?
Publié le 21 avril 2019
Le départ des Britanniques serait triste, bien sûr, mais l'Union européenne s'en remettrait. Mieux, elle pourrait s'en trouver renforcée.
Hugues Serraf est journaliste et écrivain. Son dernier roman : Deuxième mi-temps, Intervalles, 2019  
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Le départ des Britanniques serait triste, bien sûr, mais l'Union européenne s'en remettrait. Mieux, elle pourrait s'en trouver renforcée.

Je l'ai déjà écrit ici, je le pense d'ailleurs toujours, une Grande-Bretagne qui demanderait la déchéance de sa nationalité européenne ne s'en tirerait sans doute pas si mal en solo. A l'inverse de la France qui, livrée à elle-même, aurait plus tendance à se replier sur sa petite planète ronchonne qu'à regarder vers le grand large, notre voisine du dessus n'a pas besoin qu'on la harcèle pour rester en phase avec son siècle.

Cela ne veut pas dire que j'ai envie de les voir filer à l'anglaise, les Rosbeefs – bien au contraire. Pour un tas de raisons qui ne vous regardent pas, le Royaume-Uni est un peu mon deuxième pays et ça me gonflerait de le voir larguer les amarres même si, au plan pratique, ça ne changerait sans doute pas grand-chose à mes rapports avec lui : je continuerais à prendre l'Eurostar en montrant ma carte d'identité à des douaniers plus courtois que les nôtres et à changer mes euros pour des livres en débarquant à Saint-Pancras. Rien de nouveau sous le soleil.

Pour autant, leur départ permettrait peut-être au reste du gang de se souvenir du projet initial de l'UE, qui est précisément la raison pour laquelle le Brexit est d'actualité : la perspective d'une " entre États-membres. Les Britanniques ne sont d'ailleurs pas les seuls à ne voir dans l'Europe qu'une opportunité commerciale et à s'effrayer de sa dimension politique. L'élaboration d'une procédure de sortie pourrait donc tout à fait "profiter", dans la foulée, à la palanquée de nations intégrées en pilote automatique depuis 1973 et au moins aussi peu Bruxello-compatibles qu'Albion ; ce qui ne serait pas du luxe...

Débarrassées des surnuméraires (lesquels pourraient toujours rejoindre la Suisse et la Norvège, voire la Turquie, dans l'AELE en restant bons amis), les pionniers de 1957, sans doute avec l'Espagne et deux ou trois autres, se remettraient au boulot. A la construction d'une véritable union économique, bien sûr, mais aussi d'une union politique, diplomatique, fiscale, légale, militaire et tout le toutim, comme on dit en Volapük.

Car c'est peut-être le statut déjà spécifique des Britanniques, cet espèce de dedans-dehors intenable, ce pied sur le frein permanent, qui est devenu le principal problème de l'UE (avec ces élargissements absurdes s'entend, ne chargeons pas trop le ferry tout de même).

Alors, le Brexit, franchement, pourquoi pas...

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