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Avis aux constructeurs de musées : n’est pas Bilbao qui veut, les villes qui ont réussi à se sauver de la désindustrialisation ont misé sur autre chose que l’effet Guggenheim

Publié le 06 février 2016
La seconde moitié du XXe siècle a été émaillée par une désindustrialisation d'un grand nombre de territoires en Europe et en Amérique du Nord. Les villes sont confrontées à une obligation de reconversion. Plusieurs méthodes ont été tentées, avec plus ou moins d'efficacité. Etudes de cas de plusieurs réussites.
Gabriel Zignani
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La seconde moitié du XXe siècle a été émaillée par une désindustrialisation d'un grand nombre de territoires en Europe et en Amérique du Nord. Les villes sont confrontées à une obligation de reconversion. Plusieurs méthodes ont été tentées, avec plus ou moins d'efficacité. Etudes de cas de plusieurs réussites.

Dans les années 1970, de nombreuses villes en Europe et en Amérique du Nord ont fait face à la désindustrialisation. Les activités industrielles traditionnelles ont connu un recul rapide, entraînant la disparition massive des emplois, le départ des investisseurs, la hausse de la pauvreté et une forte émigration. Chômage, pauvreté, criminalité, déclin sont le lot de ces territoires. Presque tous ont lancé des grands plans de reconversion, mais seule une petite partie a réussi.

La volonté de reproduire l'effet Bilbao

Un des exemples les plus retentissants, c'est Bilbao. Alors spécialisée dans la métallurgie et la sidérurgie, la capitale basque a été fortement touchée dans les années 1970 et 1980 par la désindustrialisation. Mais la ville a réussi une reconversion spectaculaire. De cité industrielle terne et monotone, cette ville qui compte aujourd'hui 350 000 habitants est devenue une destination touristique prisée. Une reconversion symbolisée par l'ouverture du musée Guggenheim le 17 octobre 1997.

Si ce musée n'est qu'une étape d'un plan économique beaucoup plus ambitieux, "l'effet Bilbao" est souvent avancé par des territoires pour justifier la construction de bâtiments à portée culturelle. Mais la construction de ce musée s'est inscrite dans un plan Bilbao Ria 2000 très large. Déclenché en 1991, il avait pour but de redynamiser toute la région. Le gouvernement basque, la province de Biscaye et plusieurs municipalités y ont investi 735 millions d'euros. Pêle-mêle, ce plan consiste en l'extension de l'aéroport de Sondika, le raccordement au réseau d'autoroutes européen, une fiscalité avantageuse tournée vers les nouvelles technologiques... Le tout combiné à une reconversion économique vers des activités de service et des activités industrielles à plus forte valeur ajoutée.

Le musée Guggenheim est devenu un symbole grâce à son côté spectaculaire et son succès auprès du grand public. Les touristes sont souvent plus intéressés par le bâtiment que par les collections exposées. Il accueille chaque année un million de visiteurs, et contribue à hauteur de 1,57 milliards d'euros à l'économie du Pays basque espagnol. Depuis son ouverture, il a généré 45 000 emplois directs et indirects.

De nombreuses municipalités ont voulu copier ce modèle, avec la construction de grands équipements culturels. C'est notamment le cas des grandes villes britanniques, qui ont tenté de reproduire un effet Bilbao. Elles ont construit de nouveaux bâtiments culturels et ont déclenché des politiques dans le but de favoriser le développement d'une économie créative. Le Tate, un musée d'art moderne londonien, a par exemple établi un musée sur les docks à Liverpool en 1988. Dans les années 1990 et 2000, d'autres grandes villes ont adopté ce modèle. Ainsi, le Quayside a fait son apparition à Newcastle, le Harbourside à Bristol et le Cultural Industries Quarter à Sheffield. Une politique principalement menée dans le but de changer l'image des villes. Mais l'objectif était également de pallier le déclin économique et de requalifier certains quartiers industriels et portuaires alors en friches.

Mais. La multiplication de ces projets a mené à l'épuisement du modèle. Si tout le monde a un nouveau musée génial et audacieux et de nouvelles installations culturelles, plus personne n'en a. Bilbao représente donc plus un phénomène idiosyncratique qu'un modèle universel.   

Manchester, reconnue sur le plan international comme un pôle financier

Symbole de la révolution industrielle au Royaume-Uni, Manchester, ancien foyer textile avec une importante industrie cotonnière, a accompli une reconversion économique spectaculaire. Elle a glissé de l'industrie vers une économie des services, notamment dans la finance.

D'ailleurs, les chiffres ne trompent pas. Selon un recensement de 2011, Manchester compte 503 100 habitants, soit une augmentation de 19% par rapport à 2001, alors que les recensements précédents montraient une diminution de population. C'est la plus forte hausse observée parmi les grandes villes d'Angleterre, mise à part Londres. La zone urbaine compte quant à elle plus de 2,5 millions d'habitants, ce qui en fait la seconde du pays, après celle de Londres. 

Comme pour Bilbao, cette réussite est passée par une internationalisation de la ville. Résultat obtenu grâce à des infrastructures de transport de qualité. L'aéroport en est le plus bel exemple, avec plus de 20 millions de passagers par an. 

Manchester s'est aussi tournée vers une économie de la connaissance et a transformé la région en un pôle d'excellence académique. Les deux universités de Manchester comptent ensemble plus de 60 000 étudiants, et sont réputées faire partie des meilleures dans le pays.

Le tout couplé à l'environnement britannique favorable aux sociétés, avec une fiscalité relativement faible, un soutien aux PME-PMI et une rapidité dans les procédures de création d'entreprise. Une dynamique qui a permis d'accueillir des groupes d'envergure internationale, tels que Adidas, Google, IBM, L'Oréal... La région de Manchester accueille plus de 2 000 sociétés étrangères.

Malgré tous ces aménagements sur le plan des affaires, l'image de la ville est longtemps restée dépréciée à cause de la dégradation du cadre de vie et de l'environnement provoqué par plusieurs décennies d'activité industrielle intensive. L'amélioration de l'image de la ville va donc devenir un véritable enjeu politique à partir des années 1980.

La ville mise donc sur la culture. C'est dans ce cadre qu'a par exemple été créée une antenne du célèbre musée londonien des Guerres impériales, l'Imperial War Museum North, sur les quais de Trafford en 2002.

Aujourd'hui, Manchester est considérée par une grande partie de la presse internationale et de la population anglaise comme la deuxième ville du Royaume-Uni, devant Birmingham, alors que cette ville située au centre de l'Angleterre a une population plus élevée. Un sondage datant de 2007 réalisé par la BBC place ainsi Manchester devant Birmingham et Liverpool. Mais pour beaucoup, les qualités culturelles, économiques et historiques sont des critères tout aussi importants que la population.

Baltimore : l'exemple des difficultés américaines

Baltimore est une ville du Nord-Est des Etats-Unis. Plus de 20% de la population y vit sous le seuil de pauvreté. Au cours du XIXe siècle, elle a connu une croissance très rapide, avec une économie qui reposait sur la sidérurgie, les chantiers navals, la construction de matériel ferroviaire, des raffineries de sucre et des usines de conserve. La situation sera économiquement faste jusque dans les années 1950. La crise industrielle passe ensuite par là. Dans les années 1960, de violents affrontements raciaux se produisent et une part importante de la population d'origine européenne émigre, laissant la ville majoritairement peuplée d'Afro-Américains démunis. Le port, grande force de la ville, est progressivement déclassé au cours du XXe siècle, et devient une zone squattée par les gangs. Entre 1950 et 1995, la ville a perdu plus de 100 000 emplois manufacturiers.

Une première reconversion économique va être entamée dans les années 1980, avec de grands travaux d'aménagement urbain. La ville s'engage notamment dans des travaux de construction de logements dans le centre-ville, ce qui va attirer de nouveaux résidents. Les édifices industriels sont transformés en lofts, les immeubles anciens présentant un intérêt patrimonial sont réhabilités. Avec ces nouveaux contribuables, la ville va emmagasiner de nouvelles recettes grâce aux impôts locaux. Ces aménagements sont accompagnés par l'aménagement d'espaces ludiques : cinémas, restaurants, promenades...

Mais pourtant, Baltimore reste pour l'instant une ville sinistrée. C'est une des villes les plus violentes des Etats-Unis, avec des taux de 1 417 crimes violents pour 100 000 habitants et des émeutes liées aux tensions raciales. 84% des élèves d'écoles publiques viennent de familles pauvres, et la ville comporte des quartiers où le taux de chômage est de 50%.

Les grands projets ne sont donc pas toujours la réponse.

Pas de solution miracle

La conclusion de ces études de cas ? Qu'il n'y a pas de solution miracle. Le renouveau par la culture a marché une fois, le renouveau par les grands programmes d'investissement publics donne des résultats vraiment mitigés. Ce qui semble fonctionner, et ce pas à tous les coups, c'est une politique à long terme orientée sur tous les secteurs : développement économique, développement culturel, ouverture à l'international, développement de l'enseignement supérieur… Pour les villes industrielles en reconversion, donc, il y a peut-être de l'espoir, mais le réalisme s'impose.

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