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Publié le 31 octobre 2015
En 1992, le psychologue américain Richard Noll proposa de renommer ce phénomène fétichiste qui consiste à boire du sang, en "syndrome de Renfield" en hommage au personnage de Dracula du roman de Bram Stoker (1897). Il isola 4 stades du syndrome de Renfield, parmi lesquels le vampirisme clinique qui consiste à boire le sang d'autres êtres humains.
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En 1992, le psychologue américain Richard Noll proposa de renommer ce phénomène fétichiste qui consiste à boire du sang, en "syndrome de Renfield" en hommage au personnage de Dracula du roman de Bram Stoker (1897). Il isola 4 stades du syndrome de Renfield, parmi lesquels le vampirisme clinique qui consiste à boire le sang d'autres êtres humains.

Le mythe vampirique n'est, contrairement à ce que l'on croit, pas si étranger à la réalité. Car s'ils ne ressemblent pas aux stéréotypes cinématographiques et qu'ils ne possèdent aucun super pouvoir, les vampires existent bien. Dans les années 1990, le psychologue et auteur américain Richard Noll proposa de renommer ce phénomène fétichiste qui consiste à boire du sang, en "syndrome de Renfield," en hommage au personnage de Dracula dans le roman de Bram Stoker (1897). Il isola 4 stades du syndrome de Renfield.

Les 4 stades du syndrome de Renfield

Selon lui, le premier stade intervient surtout durant l'enfance à la suite d'un accident mineur comme une coupure ou une égratignure, au cours duquel l'enfant découvre et apprécie le goût du sang. Mais il peut également subvenir à l'âge adulte au terme d'un grave accident. Une personne baignant dans son sang peut se surprendre à avoir envie d'y goûter. Cette première étape peut alors conduire à l'auto-vampirisme qui consiste à boire son propre sang. Le troisième stade (pas nécessairement inévitable) consiste à boire du sang animal et plus particulièrement celui d'animaux domestiques tels que des chats ou des chiens. C'est ce qu'on appelle la zoophagie. Enfin, le stade le plus connu est le vampirisme clinique (ou sanguinaire) qui consiste à boire le sang d'autres êtres humains.

Bien souvent, les personnes atteintes de vampirisme clinique sont conscientes de ce qu'elles font, mais ne peuvent pas s'en empêcher, le sang s'apparentant dans un tel cas à une drogue. Le vampirisme clinique peut notamment animer la folie de tueurs en série, ou encore conduire certaines personnes à voler des plaquettes de sang dans les hôpitaux. Considéré comme une sorte de maladie mentale, le vampirisme clinique peut être associé à des tendances sadiques, nécrophiles ou à la schizophrénie.

Le vampirisme, une addiction comparable à la drogue 

Pour autant, beaucoup de personnes peuvent souffir de vampirisme clinique, de la même façon qu'elles peuvent tomber dans l'anorexie ou la boulimie. John Edgar Browning a découvert ce syndrome lorsqu'il était étudiant en doctorat à l'Université d'État de Louisiane. Pensant d'abord, comme beaucoup de monde précise-t-il au Washington Post, que ces gens étaient fous, il s'est aperçu en découvrant leur univers qu'il s'agissait de personnes tout à fait normales. C'est dans une boîte de nuit que John Edgar Browning rencontra "son" premier vampire, qui l'invita à assister aux réunions de l'Association des Vampires de la Nouvelle Orléan (NOVA). Loin des bandits sanguinaires surnaturels enracinés dans les mythes (Dracula, Twilight...), l'étudiant découvrit au terme de 5 ans d'études, une toute autre réalité de ce qu'il avait toujours connu des vampires au travers des romans fantastiques et du cinéma.

"Jusqu'en 2009, la seule facette des vampires que je n'avais pas abordée était celle des vrais vampires," a expliqué John Edgar Browning, actuellement en stage à l'Institut de technologie de Géorgie. "Je pensais jusque là ce que beaucoup pensent : qu'ils doivent être fous et qu'ils ont trop lu de fictions sur les vampires [...] Mais très vite, je me suis rendu compte qu'ils n'étaient pas plus fous que la moyenne". Selon le site de l'Alliance des Vampires d'Atlanta (AVA), au moins 5 000 personnes se définiraient comme étant de véritables vampires et une cinquantaine vivrait à la Nouvelle-Orléans, d'après John Edgar Browning. La rareté avec laquelle est observé le syndrome de Renfield à cause des tabous qui l'entourent, rend difficile de quantifier le nombre exact de personnes touchées.

Les vampires, ces êtres comme tous les autres

John Edgar Browning explique que les symptômes du vampirisme se manifestent lorsqu'une personne goûte du sang pour X raison et qu'elle se sent physiquement "drainée". Elle découvre alors par inadvertance que le sang lui procure une dose instantanée d'énergie. Si certains en font une réelle obsession, d'autres en revanche le vivent comme un véritable calvaire. Comme pour les alcooliques, un vampire dit "confirmé" ou "mature", se fait souvent le professeur des plus jeunes, de ceux qui découvrent leur addiction pour le sang. En moyenne, les vampires ont besoin de deux à trois doses par semaine, parfois plus. L'addiction est telle qu'ils ne peuvent s'en empêcher et qu'ils n'ont aucun mal à en conserver dans leur frigo pour en ajouter à leurs plats ou à leur thé.

Selon D.J. Williams, sociologue à l'Université d'État de l'Idaho, aucune preuve n'a été trouvée pour attester que ces vampires souffriraient de troubles psychiatriques. John Edgar Browning lui, brise les tabous et estime que le dégoût ressenti face à ce phénomène est lié à une idée préconçue cultivée dans les sociétés civiles. Ce dernier encourage notamment la communication entre les personnes souffrant du syndrome de Renfield et les autres, afin que les mentalités s'adaptent. Il insiste notamment sur un élement important : beaucoup de vampires sont des personnes normales, mariées, avec un emploi et des enfants, à qui ils cachent cette pratique.

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zouk
- 31/10/2015 - 10:46
Vampirisme
Rien ni personne ne nous fera croire qu'il ne s'agit pas de troubles relevant de la psychiatrie lourde