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Quand les djihadistes s’identifient à une communauté musulmane chaleureuse et mythiquement homogène pour se démarquer de la société froide dans laquelle ils vivent

Publié le 25 juillet 2015
L'ouvrage suit les méandres de le phénomène de radicalisation, en se concentrant sur l'islam radical, tout en soulignant que ce n'est pas le seul registre qui combine l'action violente et une vision idéologique extrémiste. Farhad Khosrokhavar propose une interprétation des phénomènes de radicalisation jihadiste en Europe et dans le monde arabe et se conclut sur une analyse d'un nouveau type de radicalisation, celui qui résulte de l'afflux des jeunes Européens vers la Syrie.Extraits de "Radicalisation" de Farhad Khosrokhavar, aux éditions de la maison des sciences de l'homme (1/2).
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L'ouvrage suit les méandres de le phénomène de radicalisation, en se concentrant sur l'islam radical, tout en soulignant que ce n'est pas le seul registre qui combine l'action violente et une vision idéologique extrémiste. Farhad Khosrokhavar propose une interprétation des phénomènes de radicalisation jihadiste en Europe et dans le monde arabe et se conclut sur une analyse d'un nouveau type de radicalisation, celui qui résulte de l'afflux des jeunes Européens vers la Syrie.Extraits de "Radicalisation" de Farhad Khosrokhavar, aux éditions de la maison des sciences de l'homme (1/2).

Dans les nouvelles formes de radicalisation, l’effet de la communauté imaginaire d’appartenance est fondamental : en s’identifiant à une « néo-oumma » (communauté musulmane chaleureuse et mythiquement homogène, dont il appelle l’existence de ses voeux), le jihadiste tente de se démarquer de la société froide dans laquelle il vit, où l’anomie (non-appartenance à un groupe conférant l’identité) va de pair avec la stigmatisation et l’insignifiance sociale.

Mon point de vue se rapproche d’une sociologie des acteurs au sein d’une mondialisation où l’individu radicalisé se comporte selon une triple orientation :

 

– en tant qu’individu humilié : c’est le cas des jeunes des banlieues en France ou des quartiers ghettoïsés en Grande-Bretagne, ou des jeunes Palestiniens humiliés par Israël, mais aussi des jeunes éduqués du Moyen-Orient, souvent de formation scientifique, qui ne trouvent pas de travail ou qui se sentent écartés par des régimes autoritaires… Qu’ils soient des classes inférieures ou des classes moyennes, ces individus reprochent au système de les enfermer dans l’insignifiance, de les humilier en les marginalisant politiquement et économiquement ;

– en tant qu’individu victimisé : l’humiliation, la frustration, l’exclusion sociale et économique et le racisme sont vécus dans une structure imaginaire qui donne à l’individu l’impression mi-réelle mi-fictive d’être sans avenir, de faire face à des portes closes, bref, un sentiment de ghetto intériorisé. Ceux qui subissent passivement cette situation peuvent basculer dans la délinquance ou la violence individuelle, mais ceux qui s’insurgent et entendent agir le font en idéologisant leur expérience intérieure et en élargissant leur haine contre les « non-musulmans » par l’adoption d’une vision jihadiste, l’islam proposant une alternative activiste que les idéologies d’extrême gauche ne sont plus à même de fournir ;

– en tant que membre d’un groupe agressé, la « néo-oumma », qui n’a pas d’équivalent dans les communautés musulmanes historiquement constituées (la oumma musulmane), ce sentiment d’appartenance faisant surmonter à l’individu sa stigmatisation et le pourvoyant d’une identité nouvelle. Born again (« régénéré »), il voit s’inverser son statut vis-à-vis de la société dont il devient l’ennemi implacable : alors qu’il était de statut social inférieur – en tant qu’immigré ou fils d’immigré, en tant que Palestinien confiné dans des quartiers étouffants à Gaza, ou en tant qu’Égyptien vivant dans des quartiers malsains –, il devient le héros de l’islam qui se décline désormais comme « religion des opprimés ». Vis-à-vis du monde extérieur qu’il entend combattre, il assume le statut de « héros négatif » : plus il sera craint, détesté et rejeté par ce monde peint en noir, plus il en tirera gloire. Il est désormais héros pour ceux qui partagent son credo et ennemi public numéro un pour les autres. La dimension narcissique s’adjoint à la dimension « rationnelle » par le biais des médias et de sa propre expérience de « héros médiatique » : il sera connu du monde entier, il sera grandi et magnifié par les médias qui sont pourtant du côté de l’adversaire. Un Mohamed Merah porte une camera autour du cou pour filmer ses actes et les faire diffuser sur les chaînes de télévision dans le monde entier ; un Moussaoui fait un discours cruel de nature à insulter les familles des victimes du 11 septembre devant le tribunal en mai 2006, sachant pertinemment qu’en soulevant l’indignation des Américains et en noircissant son image, il augmente du même coup sa notoriété mondiale.

Cette dimension de « star négative » est fondamentale dans la subjectivation de ceux qui se radicalisent de nos jours, en particulier les jihadistes, mais aussi quelqu’un comme Anders Breivik, le terroriste norvégien d’extrême droite auteur des tueries du 22 juillet 2011. Breivik a fait de la « publicité » autour de son idéologie en distribuant électroniquement, le jour même des attaques, un document où il prônait son « conservatisme culturel », son ultranationalisme, son islamophobie, son antiféminisme, son « nationalisme blanc » et son sionisme, s’opposant au multiculturalisme, à « l’Eurabia » et aux musulmans qui devraient être expulsés d’Europe pour préserver la chrétienté. Il a envoyé son Manifeste 2083 de 1 518 pages – rédigé en anglais et non en norvégien, pour être accessible au monde entier – à plus d’un millier de personnes, ainsi que de nombreux billets sur le site web document.no, l’ensemble allant dans le sens de l’information et de la séduction mondialisées. Pour lui, les attentats s’inscrivaient dans le cadre de la publicité autour de son projet pour une nouvelle Europe.

Ces trois dimensions s’inscrivent dans le contexte de la globalisation et les personnes radicalisées les ont parfaitement intériorisées. L’action et sa couverture médiatique mondiale sont désormais indissociables, la dimension symbolique d’information, mais aussi d’intimidation et de fascination, et la mise en condition de l’adversaire par le choc des images (éveillant le sentiment de la toute-puissance de l’acteur) allant de pair avec la brutalité de l’action : le sujet radicalisé agit autant pour faire des « dégâts » que du « bruit » pour la cause.

Extraits de "Radicalisation" de Farhad Khosrokhavar, aux éditions de la maison des sciences de l'homme, 2015. Pour acheter ce livre, cliquez ici

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