En direct
Best of
Best of du 12 au 18 octobre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Les musulmans persécutés en France ? La réalité par les chiffres

02.

Privatisations : On pourra acheter des actions de la FDJ mais ça ne sera pas le loto

03.

Quand Eric Zemmour déclare que les homosexuels "choisissent leur sexualité"

04.

La politique est un sport à 28. Et à la fin, c’est la Grande-Bretagne qui gagne

05.

Comment Poutine a réussi à subtiliser le Moyen-Orient au nez et à la barbe des Etats-Unis

06.

L'arrestation du fils d'El Chapo entraîne des affrontements violents entre la police et le cartel de Sinaloa

07.

Cosmic Crisp, la nouvelle pomme américaine qui part à l’assaut du monde

01.

L'Atlantide enfin localisée ?

01.

Brexit : pas si fou, Boris Johnson supprime la quasi-totalité des droits de douane à l’entrée du Royaume-Uni

02.

Omar Sy, Pascal Boniface, Rokhaya Diallo, pourriez-vous regarder la photo d'Havrin Khalaf, violée et assassinée par les supplétifs d'Erdogan ?

03.

Privatisations : On pourra acheter des actions de la FDJ mais ça ne sera pas le loto

04.

La famille d’Ophelie Winter a trouvé un moyen de lui parler, Laura Smet de forcer Laeticia Hallyday à négocier, la fiancée de Cyril Lignac de le voir sans ses enfants (à elle); Triple baptême en Arménie (mais sans Kanye) pour les enfants de Kim Kardashian

05.

Comment Carlos Ghosn a été expulsé de la tête de Renault en quelques heures

06.

A Londres, des militants du mouvement Extinction Rebellion auraient été payés 450 euros par semaine

01.

Emmanuel Macron saura-t-il éviter le piège tendu par les islamistes (et aggravé par les idiots utiles du communautarisme) ?

02.

Voile : toutes celles qui le portent ne sont pas islamistes, mais aucune ne peut décider seule de sa signification

03.

Ressusciter LR : mission impossible pour Christian Jacob ?

04.

Les musulmans persécutés en France ? La réalité par les chiffres

05.

Omar Sy, Pascal Boniface, Rokhaya Diallo, pourriez-vous regarder la photo d'Havrin Khalaf, violée et assassinée par les supplétifs d'Erdogan ?

06.

L’islamo-paranoïa des défenseurs auto-proclamés des musulmans français

ça vient d'être publié
pépites > Europe
Catalogne
Grève générale : très forte mobilisation des indépendantistes catalans dans les rues de Barcelone
il y a 12 heures 10 min
pépites > Justice
EI
La justice française a émis un mandat d'arrêt international contre Abou Bakr al-Baghdadi
il y a 13 heures 11 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Surface" d'Olivier Norek : la découverte d’un corps disparu depuis 25 ans relance "une affaire classée"

il y a 14 heures 13 min
pépite vidéo > International
Culiacan
L'arrestation du fils d'El Chapo entraîne des affrontements violents entre la police et le cartel de Sinaloa
il y a 15 heures 17 min
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand on fait mieux que le superlatif et quand on s’illumine comme une éclipse : c'est l’actualité des montres en veille de Brumaire
il y a 16 heures 24 min
pépites > France
Casse-tête budgétaire
L'Assemblée nationale valide la suppression de la taxe d'habitation
il y a 17 heures 9 min
pépites > France
TER
Un mouvement social "inopiné" à la SNCF perturbe la circulation
il y a 17 heures 34 min
décryptage > Société
Bonne gouvernance

Pour sortir (enfin) de la crise des services publics

il y a 20 heures 1 min
rendez-vous > France
Géopolitico-scanner
Destin méditerranéen, immigration, communautarisme, délinquance : Marseille sans fatalisme mais sans langue de bois, entretien avec un homme politique qui monte, Bruno Gilles
il y a 20 heures 37 min
décryptage > Economie
Règle commune

Taxation des multinationales : l’OCDE fait un petit pas sur un très grand chemin

il y a 21 heures 6 min
pépite vidéo > International
Meilleur président ?
Donald Trump ironise sur le bilan d'Emmanuel Macron sur la question du chômage
il y a 12 heures 36 min
light > Politique
Lettre ouverte
Yassine Belattar décide de démissionner du Conseil présidentiel des villes
il y a 13 heures 45 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Avant que j'oublie" de Anne Pauly : un magnifique roman sur le deuil

il y a 15 heures 3 min
pépites > Justice
Blanchiment aggravé
Patrick Balkany condamné à 5 ans de prison et à 10 ans d'inéligibilité, 4 ans de prison ferme sans mandat de dépôt pour son épouse Isabelle
il y a 15 heures 51 min
pépites > Terrorisme
Lutte antiterroriste
Un projet d'attentat "inspiré du 11 septembre" a été déjoué en France
il y a 16 heures 40 min
décryptage > Société
Laïcité

Sur le voile, Jean-Michel Blanquer a dix longueurs d’avance sur Emmanuel Macron

il y a 17 heures 24 min
décryptage > Media
L'art de la punchline

Un 17 octobre en tweets : Jean-Sébastien Ferjou en 280 caractères

il y a 18 heures 33 min
décryptage > France
Effets

Loi alimentation : le gouvernement persiste malgré les effets pervers

il y a 20 heures 26 min
décryptage > Europe
Brexit

La politique est un sport à 28. Et à la fin, c’est la Grande-Bretagne qui gagne

il y a 20 heures 48 min
décryptage > Consommation
Non on ne vous parle pas d’Apple

Cosmic Crisp, la nouvelle pomme américaine qui part à l’assaut du monde

il y a 21 heures 36 min
La (relative) disparition

Qui est Karlie (...Marx) ? La France communiste zombie

Publié le 19 juin 2015
Le PCF a progressivement perdu le soutien des classes populaires et s’est électoralement effondré. Pourtant, il subsiste une réelle empreinte de l'idéologie communiste, une influence certaine, sur nos décideurs politiques, notre système économique et sociétal, et notre Histoire.
Stéphane Courtois est un historien et universitaire.Il est directeur de recherche au CNRS (Université de Paris X), professeur à l'Institut Catholique d'Études Supérieures (ICES) de La Roche-sur-Yon, spécialiste de l'histoire des mouvances et des régimes...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Pascal Cauchy est professeur d'histoire à Sciences Po, chercheur au CHSP et conseiller éditorial auprès de plusieurs maisons d'édition françaises.Il est l'auteur de L'élection d'un notable (Vendemiaire, avril 2011). 
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Stéphane Courtois
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Stéphane Courtois est un historien et universitaire.Il est directeur de recherche au CNRS (Université de Paris X), professeur à l'Institut Catholique d'Études Supérieures (ICES) de La Roche-sur-Yon, spécialiste de l'histoire des mouvances et des régimes...
Voir la bio
Pascal Cauchy
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Pascal Cauchy est professeur d'histoire à Sciences Po, chercheur au CHSP et conseiller éditorial auprès de plusieurs maisons d'édition françaises.Il est l'auteur de L'élection d'un notable (Vendemiaire, avril 2011). 
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le PCF a progressivement perdu le soutien des classes populaires et s’est électoralement effondré. Pourtant, il subsiste une réelle empreinte de l'idéologie communiste, une influence certaine, sur nos décideurs politiques, notre système économique et sociétal, et notre Histoire.

Atlantico : Quelle persistance de l'inconscient communiste peut-on encore observer aujourd'hui, en France ? Pourquoi observe t-on cette empreinte ?

Pascal Cauchy : Il faut, en préalable, faire une différence entre l'héritage du PCF et l'idéologie marxiste ou "communiste" qui, à la fin du XXème siècle, en France, n'ont plus les mêmes rapports à la société et à son  évolution. 

Depuis les années 1990, l'influence du PCF est réduite aux  acquêts. Le magister du parti de Maurice Thorez et de Georges Marchais a disparu, ou presque. Son assise électorale a fondu comme la peau de chagrin de Balzac. Non pas que les classes populaires aient disparues, mais leurs supports politiques ont trouvé d'autres assises.

Deux phénomènes sont à observer. Tout d'abord la radicalisation idéologique qui se produit  en France dans les années 1990. Le triomphe du libéralisme / libertaire de gauche issu des années 60 , venues des Etats Unis, matinées de marxisme psychologisant, ont triomphé. L'avenir du monde n'est plus dans le prolétariat majoritaire, mais dans l'addition de causes minoritaires. A partir de là, nous assistons à la criminalisation de l'idée de Nation, le rejet du peuple, ( il devient le  "beauf", le "Dupont la joie raciste"), c'est le temps de SOS Racisme, le second septennat de Mitterrand, le temps des places à prendre et de l'argent facile pour qui est plus militant qu'ouvrier. Le PCF n'est plus dans la course en France et l'URSS a disparu. L'héritage communiste est alors assuré par la génération 68 (le trop fameux "baby boom"), arrivée aux affaires, dans la presse, à l'université et même dans les organes d'entreprises (communication, etc.), son projet n'est plus la lutte des classes mais la promotion des "différences" et des "minorités". Cette promotion s'accompagne d'un discours particulièrement violent, il s'agit d'exterminer un adversaire construit de toute pièce (nation, peuple, etc.). Là on retrouve la rhétorique léniniste mais à contre-emploi.

Stéphane Courtois : Le communisme continue de peser sur l’inconscient français non pas au titre de l’idéologie communisme, dont le mythe s’est largement effondré entre 1989 et 1991, mais au titre de l’idéologie révolutionnaire dont la France demeure profondément pénétrée. Le problème, comme le proclamait Clemenceau en 1891, c’est que « la révolution est un bloc ». Un bloc qui mélange dans la même séquence la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et la Terreur, la guillotine et le génocide des Vendéens en 1793)1794. Tant que l’on n’aura pas clairement dissocié ces deux séquences totalement contradictoire de la Révolution, les communistes continueront de aire peser le spectre d’une révolution radicale dont Jean-Luc Mélenchon a été le porteur lors de l’élection présidentielle de 2012. Et qui dit révolution radicale dit impossibilité de réformer le pays.

A quel point la France a t-elle été marquée par l'esprit de la Résistance ? Par quels moyens les communistes ont t-ils tenté de faire main basse sur cette histoire ? Ont t-il réussi ? Comment cette idéologie impacte t-elle durablement notre récit national et notre vision de l'Histoire ? 

Pascal Cauchy : La Résistance  est, curieusement, devenue un enjeu politique pour la gauche alors que celle-ci n'en n'a  ni le monopole, ni les lauriers. Là aussi, il s'agit d'un kidnapping du "résistancialisme", comme certains résistants appelaient dans les années cinquante la tentative du PC de monopoliser la lutte  patriotique contre l'Allemand. La gauche liberale / libertaire tente de récupérer cette histoire.  Il ne faut pas oublier qu'elle a prospéré lors du durcissement idéologique des années 90 qui virent les derniers procès de l'épuration (Barbie, Touvier, Papon) qui furent de véritables tribunes politiques plus que  juridiques, Il y avait  des places à prendre et de la notoriété à gagner. Surtout cette gauche  n'avait participé à aucune guerre. 

Le PCF fut trop absent de ces affaires, il perdit même les gains possibles de la publicité  faite autour du couple "Aubrac" dont la promotion reste politiquement intéressante à défaut d'être historiquement fondée. La propagande résistancialiste du PCF a donc été, elle aussi, captée par d'autres.

Il est évident que notre vision de la Seconde Guerre mondiale, écrite officiellement,  ne correspond en rien à celles des européens ou du monde en général. Elle vise à décridibiliser un peu plus le patriotisme des Résistants et de limiter la guerre mondiale à un clochemerle qu'il sera facile, le cas échéant, de ridiculiser. Autre exemple où le PCF perd la main, l'histoire de la Première armée française où les communistes furent nombreux à s'engager et dont "l'histoire" ne retient que "les indigènes" si minoritaires. 

Stéphane Courtois : A la Libération, le PCF est devenu un parti extrêmement puissant, à la fois parce qu’il disposait de nombreux groupes armés (les FTP), qu’il bénéficiait d’un formidable prestige dû à sa participation à la résistance depuis juin 1941 et qu’il était associé à l’URSS, à l’Armée rouge et à Staline qui étaient alors tenus pour les principaux vainqueurs de Hitler. En se présentant comme le parti le plus patriote et comme le « parti des fusillés » — il revendiquait 75 000 fusillés alors que les chiffres les plus récents évoquent environ 1 500 —, le PCF a su construire sa puissante mythologie de la Résistance, en « oubliant » au passage son comportement antipatriotique de septembre 1939 à juin 1941 et sa dissolution par le gouvernement de la République en septembre 1939. Grâce à sa capacité de propagande et à sa discipline, le PCF a imposé son récit, au détriment des autres — gaullistes, socialistes, catholiques, et même juifs. Ce n’est qu’à partir des années 1980 que cette mythologie a commencé à se désagréger en raison de l’ouverture des archives et du travail des historiens.

Comment cette histoire avec le communisme influence t-elle les réflexes et les raisonnements des décideurs politiques ? Quelle influence le communisme conserve t-il sur cette sphère politique ?

Pascal Cauchy : Le PCF n'a plus aucune influence intellectuelle. Par contre, le pseudo communisme libéral libertaire triomphe.  Désormais  les élus sont obligés de s'incliner devant des poncifs où l'émotion est en concurrence avec les dogmes "minoritaristes".  Il est certain que l'indigence intellectuelle s'ajoute à la frilosité politique, c'est une définition de la démagogie. La décision de la municipalité de Tourcoing d'annuler un concert de féministes "de gauche" au prétexte de sauvegarder la paix sociale après trois jours de quasi insurrection montre bien l'absence de colonne vertébrale idéologique. On est loin du choix du maire communiste d'Ivry en 1980 de lancer les bulldozers contre la construction d'une cité de transit pour travailleurs émigrés, choix totalement justifié à l'époque mais dont la gauche socialiste anticommuniste fit un geste "raciste". 

Restent quelques sédiments, mais peu crédibles, dans la sphère universitaire où les places ont été monnayées depuis vingt ans. La publication récente aux PUF d'un "que sais-je ?" sur le communisme montre que la tentative d'avoir le monopole du savoir n'est pas morte. La multiplication de subventions publiques vers les éditions de cette  mouvance seraient également à observer.

Stéphane Courtois : A la Libération et jusqu’à la fin des années 1970, le PCF a considérablement pesé sur les décideurs politiques qui craignaient à la fois sa puissance électorale — le PCF a été le premier parti en 1946 avec plus de 28% des voix —, sa puissance municipale et sa puissance syndicale. En période de guerre froide, en particulier au moment du plan Marshall en 1947-1950, ils redoutaient, à juste titre, que le PCF soit le relai de la volonté soviétique de ruiner ce plan de reconstruction du pays. En 1981, la victoire de François Mitterrand et des socialistes a été pour le PCF un coup très dur dont il ne s’est pas remis, d’autant que la chute du Mur de Berlin en 1989 et l’implosion de l’URSS en 1991 ont achevé de ruiner le mythe communiste. Néanmoins, les décideurs, de droite comme de gauche, continuent d’avoir une sorte de révérence pour les communistes, en particulier en raison de leur participation à la Résistance. Comme le montre par exemple la mise en exergue par Nicols Sarkozy du jeune Guy Moquet fusillé par les Allemands comme otage.

 

De quelle manière l'idéologie communisme influence t-elle le syndicalisme français ? Quel poids le PCF a t-il dans le rapport de force entre syndicats, employeurs et gouvernement ? Et dans le dialogue social ? Pourrait-on de nouveau observer une année 1995 bis avec un pays bloqué pendant trois semaines ? 

Pascal Cauchy : La présence politique du communisme est aujourd'hui très réduite. IL reste un communisme municipal (la grande conquête de 36 et de 45) mais les dernières élections ont montré une quasi mort clinique de celui-ci. Dans le syndicalisme, là aussi l'influence directe du PCF n'est plus évidente. Il reste quelques bastions mais qui doivent plus  à la tradition de luttes et  l'héritage social qu'à la prégnance d'un PCF influent. Les ports, la SNCF, les messageries sont encore des bastions. Mais il s'agit davantage de défendre des "acquis sociaux" (des avantages matériels)  que d'être l'avant garde d'un modèle social. La SNCF est moribonde avec ses prix les plus élevés d'Europe, son réseau élitiste réservé au TGV, des trains "populaires" (utilisés par ceux qui travaillent et paient  cher leur transport) dans un état calamiteux, dangereux et hors de prix. Le combat des cheminots n'est plus pour le service public. Dans l'éducation nationale, le grand  désordre actuel fragilise l'édifice dont beaucoup pressentent l'effondrement, celui de l'ascenseur social; les syndicats sont désemparés. Il suffit de retrouver les déclarations d'Henri Krasucki contre le collège unique sous Giscard pour comprendre le fossé entre un communisme qui défendaient l'intérêt populaire et une petite bourgeoisie arrivée aux affaires, qui veut être promoteur d'une égalité "des chances" selon ses propres normes.  

Stéphane Courtois : Dès 1920, Lénine avait exigé que les futurs communistes français combattent le syndicalisme réformiste, symbolisé à l’époque par la CGT réformiste qui venait d’obtenir du gouvernement la journée de 8 heures de travail par jour, et le noyautent soit pour s’en emparer soit pour le détruire. N’étant pas parvenu à détruire la CGT, les communistes créèrent leur centrale syndicale, la CGT unitaire, qui pratiquait le syndicalisme « de lutte de classe ». En 1945-1946, les communistes réussirent à s’emparer de la direction de la CGT et y imposèrent ce type de syndicalisme de lutte de classe qui, à la différence des syndicats dans les pays de social-démocratie — Allemagne, Suède, etc. —considère les entreprises comme l’ennemi à abattre, refuse toute négociation et tout accord et privilégie systématiquement « la lutte » — grève, sabotage, manifestations etc. L’exemple caractéristique est la grève de 3000 conducteurs de locomotives qui en 1995 ont bloqué le pays pendant trois semaines pour empêcher toute réforme de leur régime spécial de retraite.

 

D'une fenêtre économique, quels grands ensembles ou grandes entreprises ont-ils été capturés par le communisme ? Qu'en est-il aujourd'hui ? Quel bilan peut-on aujourd'hui tirer entre communisme et économie ?

Pascal Cauchy : Dans le domaine économique nous sommes dans une totale confusion. Le communisme voulait la disparition de la propriété privée et la collectivisation des moyens de production. Le néo communisme du régime actuel est très loin de cela. Le communisme nouveau est "sociétal" selon le mot à la mode. Il s'occupe davantage de la vie privée que des conditions de travail et de production. Montebourg n'avait pas que des mauvais côtés.

Dans les négociations et les chantiers actuels le communisme (marxiste) n'a rien à voir. La catastrophe annoncée dans le secteur hospitalier ne doit rien à un dogmatisme syndical mais davantage à un problème de compétence des autorités en la matière. La récente faillite de la banque du Crédit municipal de Paris n'est pas la conséquence exclusive d'employés dont les syndicats seraient des groupes de pressions incontournables mais l'objet de décisions politiques et administratives calamiteuses.

On peut évoquer certains "think tanks" économiques dont la plupart des membres sont payés par l'état et qui diffusent un discours "keynésiens" (comprendre de "gauche"). Il s'agit de réseaux d'influences qui fonctionnent en  circuit fermé. Il n'est pas certains que la  pensée de Marx y soit dominante, c'est une question d'intérêts et de rentes personnelles. Cependant l'information économique est, aujourd'hui, très ouverte. On peut difficilement imaginer un décideur prendre uniquement ses sources dans une officine française. 

Reste la question de l'économie associative. La prolifération de ce type d'acteurs est dangereuse à plus d'un titre. Economiquement ce secteur est par définition non rentable et à la charge du contribuable. Politiquement il est hors contrôle, toujours prêt à user du chantage moral sur les élus. On  est loin de la contre société communiste ou catholique du siècle précédent où le militantisme et le dévouement savaient se distinguer du cynisme et le drapeau de la cause à défendre ne masquait pas la rente de situation.  

Stéphane Courtois :  De 1945 jusqu’à aujourd’hui, la force du PCF a certes résidé dans le contrôle quasi absolu de ses municipalités et donc dans son socle électoral dans les milieux ouvriers et populaire — qui est aujourd’hui très affaibli —, mais aussi dans sa puissance syndicale, essentiellement concentrée dans le secteur public et parapublic, qui lui a longtemps permis de menacer le fonctionnement du pays à travers le blocage d’EDF/GDF, de la SNCF, des ports, de la télévision et de la presse écrite — comme l’a montré le violent conflit avec le groupe Amaury à propos du Parisien. Le PCF a sans cesse combattu l’économie de marché et milité pour la nationalisation de l’économie, provoquant de nombreux blocages qui persistent aujourd’hui.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Les musulmans persécutés en France ? La réalité par les chiffres

02.

Privatisations : On pourra acheter des actions de la FDJ mais ça ne sera pas le loto

03.

Quand Eric Zemmour déclare que les homosexuels "choisissent leur sexualité"

04.

La politique est un sport à 28. Et à la fin, c’est la Grande-Bretagne qui gagne

05.

Comment Poutine a réussi à subtiliser le Moyen-Orient au nez et à la barbe des Etats-Unis

06.

L'arrestation du fils d'El Chapo entraîne des affrontements violents entre la police et le cartel de Sinaloa

07.

Cosmic Crisp, la nouvelle pomme américaine qui part à l’assaut du monde

01.

L'Atlantide enfin localisée ?

01.

Brexit : pas si fou, Boris Johnson supprime la quasi-totalité des droits de douane à l’entrée du Royaume-Uni

02.

Omar Sy, Pascal Boniface, Rokhaya Diallo, pourriez-vous regarder la photo d'Havrin Khalaf, violée et assassinée par les supplétifs d'Erdogan ?

03.

Privatisations : On pourra acheter des actions de la FDJ mais ça ne sera pas le loto

04.

La famille d’Ophelie Winter a trouvé un moyen de lui parler, Laura Smet de forcer Laeticia Hallyday à négocier, la fiancée de Cyril Lignac de le voir sans ses enfants (à elle); Triple baptême en Arménie (mais sans Kanye) pour les enfants de Kim Kardashian

05.

Comment Carlos Ghosn a été expulsé de la tête de Renault en quelques heures

06.

A Londres, des militants du mouvement Extinction Rebellion auraient été payés 450 euros par semaine

01.

Emmanuel Macron saura-t-il éviter le piège tendu par les islamistes (et aggravé par les idiots utiles du communautarisme) ?

02.

Voile : toutes celles qui le portent ne sont pas islamistes, mais aucune ne peut décider seule de sa signification

03.

Ressusciter LR : mission impossible pour Christian Jacob ?

04.

Les musulmans persécutés en France ? La réalité par les chiffres

05.

Omar Sy, Pascal Boniface, Rokhaya Diallo, pourriez-vous regarder la photo d'Havrin Khalaf, violée et assassinée par les supplétifs d'Erdogan ?

06.

L’islamo-paranoïa des défenseurs auto-proclamés des musulmans français

Commentaires (15)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Texas
- 17/06/2015 - 08:38
Très interessant...!
Communistes historiques dans les monopoles de transport , Gauche Socialo-libertaire dans l' Education , la Presse et les Editions , ou comment contrôler le réseau de neurones d' une Nation .
vangog
- 15/06/2015 - 01:11
Jusqu'aux années 80...
Les communistes imposaient leur discours, grâce à un entrisme efficace dans les principales institutions et une intelligentsia de bonne qualité intellectuelle. Après les années 80 et l'exercice du pouvoir partagé, cette intelligentsia s'est appauvri intellectuellement et a dû être compensée par un entrisme décuplé. Dès lors, le pouvoir s'est reparti entre socialistes et communistes, après des luttes de pouvoir effrénées: les syndicats étaient à 50% CfDT la socialo, à 50% CGT coco...la SNCF était conquise par les cocos, alors qu'EDF était le fief des socialos etc...cette technostructure corrompue et corruptrice est, aujourd'hui, au bout du rouleau, car les Français réclament une Démocratie saine et représentative du peuple, et des institutions non plombées par des médiocres: Éducation, Justice, encadrement de la Santé, Médias, associations, syndicats...les Français s'aperçoivent (un peu tard) de l'œuvre dévastatrice de la gauche...la question qui reste posée est: ces institutions pourront-elles être décontaminées par le gauchisme, sans une remise en cause profonde?...
gwirioné
- 15/06/2015 - 01:08
La France aux ordres d'un cadavre
C'était le titre du dernier ouvrage de Maurice Druon, qui dénonçait la présence active de la défunte URSS dans les orientations de notre société. Un parfait exemple de la prégnance toujours actuelle de cette idéologie totalitaire est celle de la réforme de l'Education Nationale voulue par Peillon, fils de l'ex-directeur de la "Banque commerciale pour L'Europe du Nord", courroie de l'Urss et pourvoyeuse du PCF. Mais personne n'a osé contrer ainsi Peillon, et Belkacem poursuit le boulot, en "idiote utile" comme disait le camarade Lénine.