En direct
Best of
Best of du 23 au 29 mai
En direct
ça vient d'être publié
pépites > International
Vers une nouvelle guerre froide ?
Donald Trump annonce que les Etats-Unis mettent fin à leur relation avec l'Organisation mondiale de la santé
il y a 3 heures 23 min
pépite vidéo > Insolite
Visage humain
Covid-19 : une entreprise indienne propose des masques avec la photo du visage des clients
il y a 4 heures 40 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Moura, la mémoire incendiée" d'Alexandra Lapierre : épique, palpitant, et romanesque en diable

il y a 7 heures 15 min
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand les couleurs éclatent et quand les sportives rayonnent : c’est l’actualité des montres en mode prairial
il y a 8 heures 21 min
pépites > Justice
Secret des sources
Affaire Geneviève Legay : suspension à Nice d'un policier soupçonné d'avoir renseigné Mediapart
il y a 9 heures 32 min
pépites > Economie
Inquiétudes pour l'emploi
Renault a l’intention de supprimer 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France
il y a 10 heures 23 min
décryptage > International
Mirage ?

Face à la crise économique violente et les critiques, Riyad accélère son projet de ville pharaonique "NEOM"

il y a 12 heures 32 min
décryptage > France
Atout pendant le confinement

Risques du télétravail : les techniques des négociateurs antiterroristes au secours des chefs d’entreprise sur la sellette

il y a 13 heures 4 min
décryptage > Santé
Méthode efficace

Radioscopie des armes rhétoriques des discours anti-establishment à la Raoult

il y a 13 heures 51 min
décryptage > Science
Crew Dragon

Premier vol de SpaceX: le lancement qui risque de révolutionner le voyage spatial

il y a 14 heures 19 min
pépite vidéo > Media
Scène surréaliste
Emeutes à Minneapolis : des journalistes de CNN ont été arrêtés en plein direct
il y a 3 heures 58 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Le vieil homme qui vendait du thé. Excentricité et retrait du monde dans le Japon du XVIIIe siècle" de François Lachaud : le confinement volontaire d’un sage japonais, plein de surprises et de poésie

il y a 6 heures 56 min
pépites > Politique
Lyon
Elections municipales : LREM retire son investiture à Gérard Collomb
il y a 7 heures 48 min
Embellie pour le commerce
Les Galeries Lafayette à Paris vont pouvoir rouvrir dès ce samedi 30 mai
il y a 8 heures 49 min
pépites > International
Tensions maximales
Mort de George Floyd : nouvelle nuit d’émeutes à Minneapolis, un commissariat a été incendié
il y a 9 heures 59 min
pépite vidéo > Consommation
Grands magasins
Les images de la réouverture du Printemps Haussmann à Paris
il y a 11 heures 22 min
décryptage > Politique
État gadget

Inciter à faire du vélo plutôt que d’empêcher qu’on les vole : SOS fonctions régaliennes disparues

il y a 12 heures 48 min
décryptage > Media
Internet Protocol Television

L’IPTV, nouvelle vache à lait des mafias européennes

il y a 13 heures 31 min
décryptage > France
Roman national ?

Réouverture du Puy du Fou : oui mais que pensaient les Chouans des Noirs et des Arabes ?

il y a 14 heures 7 min
décryptage > France
Table des négociations

Démocratie sociale: monde d’après ou pas, le gouvernement conserve les mêmes travers

il y a 14 heures 44 min
© Reuters
© Reuters
L'indéboulonnable

Négociations sur la fonction publique : les constats désabusés d’un maire sur les dérives au sein des collectivités territoriales

Publié le 16 mars 2015
Alors que Marylise Lebranchu organise actuellement des concertations pour penser à l'avenir de la fonction publique en France, Christian Demuynck revient sur les effets pervers du statut des fonctionnaires et des coûts aberrants qu'il peut engendrer pour les collectivités.
Christian Demuynck est Maire de Neuilly-Plaisance (93) depuis 1983. Il s'intéresse notamment aux questions liées à l’éducation, la jeunesse et la sécurité. Rapporteur au Sénat du projet de loi relatif au Service Civique en 2010, Christian Demuynck...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Christian Demuynck
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Christian Demuynck est Maire de Neuilly-Plaisance (93) depuis 1983. Il s'intéresse notamment aux questions liées à l’éducation, la jeunesse et la sécurité. Rapporteur au Sénat du projet de loi relatif au Service Civique en 2010, Christian Demuynck...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alors que Marylise Lebranchu organise actuellement des concertations pour penser à l'avenir de la fonction publique en France, Christian Demuynck revient sur les effets pervers du statut des fonctionnaires et des coûts aberrants qu'il peut engendrer pour les collectivités.

Atlantico : Vous avez adressé une lettre à François Hollande, "Réformez pour économiser", dans laquelle vous pointez du doigt l'emploi à vie des fonctionnaires, qui "n'est plus tenable" pour les finances des villes. Quel constat faites-vous à partir de votre expérience de maire ?

Christian Demuynck : Dans le cadre de la préparation budgétaire, j’ai demandé à ce que soit établie une liste des personnels dans les services dont on pourrait se passer. Cela représente environ 10 % des effectifs rattachés à la mairie de Neuilly-Plaisance. Ces personnes ont un emploi garanti à vie, or pour des raisons diverses et variées, elles fournissent un travail très limité. Nous ne disposons d’aucun moyen de les obliger à travailler. Par ailleurs, beaucoup d’autres personnes, qu’elles soient fonctionnaires ou non, sont véritablement au service de la population et des élus. Mais comme nous sommes contraints au plan budgétaire, pour parvenir à réaliser des économies nous n’avons d’autre choix que de remercier des contractuels pourtant d’une grande qualité. Ce parce que nous ne pouvons pas nous débarrasser de ceux qui plombent le budget communal.

J’estime qu’il faudrait avoir la possibilité, sous réserve d’établir des critères précis qui empêcheraient les dérives, de signifier à certains que, puisqu’ils ne s’investissent pas dans la fonction publique, la mairie ne peut pas les garder. Il faut faire comme dans le privé. Actuellement, nous sommes obligés de suivre à la trace ces 10 % de personnels inutiles pour nous assurer qu’ils fassent au moins le tiers de ce qui leur est demandé.

Quelles différences relevez-vous entre les contractuels et les 10% de personnels inutiles ?

10% de personnels inutiles, cela signifie que les autres travaillent. Certains font des heures supplémentaires gratuites, d’autres sont corvéables à merci les weekends lorsqu’il y a des chutes de neige… Ce sont des gens totalement investis dans le service à la communauté. Les 10% que nous avons identifiés passent leur temps à réfléchir à la meilleure manière de ne rien faire. Cela oblige les chefs de service à vérifier chaque jour que le travail a été fait, et lorsqu’il n’a pas été fait les moyens de rétention sont très limités. C’est la raison pour laquelle j’ai mis en place un système de primes pour ceux qui travaillent, mais il est vrai que nous ferions des économies considérables si nous étions en mesure de les remercier. D’ailleurs la simple possibilité de les remercier les inciterait à fournir un travail satisfaisant. C’est dommage d’en arriver là pour un nombre d’agents relativement limité.

Cela veut-il dire qu’il y a des défaillances dans la sélection des profils au moment de l’embauche ?

Je dis toujours que les titularisations affaiblissent les défenses immunitaires. Tant qu’une personne n’est pas titulaire elle n’est presque jamais absente, et lorsqu’elle le devient son taux d’absentéisme augmente de manière sensible. Pas pour tous, mais de manière statistique c’est le cas. La certitude d’avoir un emploi à vie ne donne pas forcément envie de s’investir si on n’a pas le courage de le faire. Nous avons des contractuels efficaces et investis, que nous sommes obligés de faire partir.

De quelle manière l’inefficacité de ces 10% affectent-elles vos concitoyens ?

Si je réussissais à remercier tous ces agents qui posent problème, je n’aurais plus besoin de trouver d’économies ailleurs. Les services continueraient de fonctionner, les contractuels seraient gardés, nous n’aurions pas de difficultés d’investissement et de fonctionnement. Nous aurions donc un budget équilibré sans avoir besoin de trouver des économies dans les moindres recoins. Au final, cela diminue l’offre de services aux habitants.

Quelles autres pesanteurs étatiques pèsent sur le budget de votre ville ?

Lorsque la mairie passe un marché public, les tarifs sont fixés pour un certain nombre d’années. Prenons l’exemple de la fourniture d’essence et de gazole : nous nous sommes aperçu que le marché passé nous permettait de faire des économies sur le gazole, mais nous en faisait perdre beaucoup sur l’essence. Or nous n’avons pas la capacité d’aller dans une autre station-service, précisément parce que le marché public a été signé avec cette société. A partir du moment où c’est dans l’intérêt de la collectivité, plutôt que de prendre de l’essence là où elle est plus chère, il faudrait avoir la possibilité d’aller se fournir dans une station-service moins chère. Le marché public ne tient pas compte de la baisse des prix, nous sommes donc bloqués par les conventions signées avec la compagnie pétrolière en question.

Mardi 10 mars la ministre Marylise Lebranchu a tenu une réunion d'étape avec les organisations syndicales sur la réforme de la fonction publique. Quel regard portez-vous sur les orientations prises par la ministre de la fonction publique ?

On peut difficilement savoir ce qui va en ressortir au bout du compte car les syndicats sont arcboutés et ne veulent pas changer grand-chose. A la moindre tentative, nos syndicats, plutôt que de trouver des solutions qui arrangeraient tout le monde, notamment en matière budgétaire, font blocage.

Notre gouvernement a une popularité particulièrement faible : autant qu’il en profite pour mettre en place les réformes nécessaires. C’est le moment de réformer, sinon nous ne réussirons pas à faire d’économies.

Lorsque vous demandez à François Hollande de "faciliter les licenciements dans le public", ne craignez-vous pas de parler à un mur ?

Si j’étais à sa place, avec la notoriété qu’il a, je n’hésiterais pas à faire des réformes. Il ne peut pas tomber plus bas, et il pourrait éventuellement en retirer un gain de notoriété in finie lorsque les effets se feront sentir. Je rappelle qu’il n’est pas question de faire n’importe quoi, mais s’il était possible de faciliter les licenciements, beaucoup d’agents qui ne font rien s’investiraient beaucoup plus. Ceux qui ne veulent pas partiraient, et cela permettrait aux collectivités de faire des économies. A l’échelle de la France, ce serait considérable.

Vous faites-vous le porte-parole officieux d’autres maires ?

A chacun de faire les déclarations qu’il veut, mais je sais que lorsque je discute avec d’autres maires, ils ont tous une proportion à peu près équivalente d’agents qui posent des problèmes. Il faut trouver une solution.

Si la droite revient au pouvoir en 2017, pensez-vous qu'elle sera prête à révolutionner la fonction publique dans le sens que vous indiquez dans votre lettre ?

Je ne le pense pas. Nous avons affaire, à gauche comme à droite, à une gestion des orientations qui est décidée par des énarques. Ils sont tous éloignés des réalités, élus dans des arrondissements confortables de Paris. Il nous faudrait quelqu’un qui n’appartienne pas à cette sorte de confrérie, qui décide de réformer.

L’Etat me demande de faire des aménagements périscolaires à hauteur de 450 000 euros, mais il faut bien que les trouve quelque part. On nous ajoute des charges et on nous demande de faire des économies sans nous en donner la possibilité. C’est totalement irrationnel.

Que faudrait-il faire ?

Entre maires de droite et de gauche nous arrivons à trouver des consensus. Il faut dépasser les clivages sur un certain nombre de sujets. Certains maires de gauche peuvent considérer qu’ils n’ont pas de problèmes avec une partie de leurs agents, mais ceux qui ne se voilent pas la face vous diraient la même chose que moi. Les solutions à trouver bénéficieraient aux citoyens, car ce sont leurs impôts qui servent à payer les agents municipaux inutiles.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Texas
- 17/03/2015 - 08:44
Mouvement inverse
Une dynamique inverse est plutôt à l' ordre du jour : en ces temps de crise et de reformes cosmetiques , il est assez insolite de voir des trentaines de " Maisons de la Solidarité et de l' Insertion " fleurirent par département , ouvertes à tous , " gratuites " et peuplées de " psychologues évaluateurs de l' allocation ".. , voitures de fonctions aux armoiries du Conseil General ....et tout le Toutim . Laisser couler .
tubixray
- 16/03/2015 - 14:23
Le jour ou la gauche ....
.... s'attaquera au statut des fonctionnaires, la mondialisation, le libéralisme et le capitalisme trembleront !
Dormez tranquille, rien d'ici 2 ans .
eltarzan
- 16/03/2015 - 12:59
Pas de budget pas de fonctionnaires !
Les Suisses et les Américains procédent ainsi ! Leur pays ne sont pas mal gouvernés et leur dynamisme économique est mois frustrant à vivre.

On ne peut pas attendre grand chose de Mme LEBRANCHU car son premier fait d'arme c'est de supprimer la journée de carence des fonctionnaires pour l'arrêt maladie ! Elle en glorifie en plus : ça ressemble à un toutou qui ramène une balle à son maître.

Il faut peut-être rétablir un service civique politique où un jeune a l'obligation de s'inscrire dans une partie politique comme tout citoyen a l'obligation d'aller voter même s'il vote blanc. Pareil pour les syndicats. Tout manquement sera symboliquement sanctionné d'une amende .