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Bonnes feuilles

Les "mardis du terrorisme": quand Barack Obama a discrètement suivi l'héritage de Georges Bush

Publié le 27 décembre 2014
C'est l'un des lieux les plus secrets de la planète, témoin de nombres de décision historique. Alors qu'il avait promis une rupture avec les méthodes de l'administration Bush, Barack Obama va en réalité développer considérablement la guerre secrète anti terrorisme mise en place par son prédécesseur. Extrait de "Les secrets de la Maison Blanche" de Nicole Bacharan et Dominique Simonnet (2/2). aux Editions Perrin.
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Nicole Bacharan est historienne et politologue, spécialiste de la société américaine et des relations transatlantiques.Elle a co-écrit avec Dominique Simonet  "11 septembre le jour du chaos" (Perrin, à paraître le 18 août 2011).Son prochain livre est Le...
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Journaliste, écrivain et théoricien de l'écologisme, Dominique Simonnet est l'auteur de nombreux essais et romans.  Avec Nicolas Bacharan, il a également signé deux essais sur les Etats-Unis aux Editions Perrin: "11 septembre, le jour du chaos",...
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C'est l'un des lieux les plus secrets de la planète, témoin de nombres de décision historique. Alors qu'il avait promis une rupture avec les méthodes de l'administration Bush, Barack Obama va en réalité développer considérablement la guerre secrète anti terrorisme mise en place par son prédécesseur. Extrait de "Les secrets de la Maison Blanche" de Nicole Bacharan et Dominique Simonnet (2/2). aux Editions Perrin.

Sur l’écran de la Situation Room, dans l’aile ouest de la Maison Blanche, s’inscrivent les photos de plusieurs visages, accompagnées d’une brève biographie, une présentation qui ressemble à celle d’une équipe de foot ou de la dernière promotion d’une grande école. Certains profils semblent être ceux de très jeunes gens.

— Quel âge ont-ils ? demande Barack Obama en scrutant les images. S’ils utilisent des enfants, maintenant, on est dans tout autre chose !

Ce 19 janvier 2010, ils sont quinze nouvelles têtes sur la Kill List, la liste des prochaines mises à mort, quinze nouvelles cibles proposées au Yémen, des individus soupçonnés d’appartenir à al-Qaida que le président va peut-être décider d’éliminer.

C’est ainsi que chaque semaine, le mardi après-midi, le président des États-Unis organise l’une des réunions les plus secrètes et les plus insolites de la Maison Blanche, à laquelle assistent, les uns sur place, les autres par vidéoconférence, les principaux responsables des agences de renseignement et de la lutte antiterroriste. Le but de ces « Mardis du terrorisme », comme les ont surnommés les initiés, est de mettre à jour la liste des individus à tuer quelque part sur la planète, au Yémen cette fois-ci, mais aussi au Pakistan, en Afghanistan, en Somalie. Le nombre des pays ciblés par ces opérations spéciales n’est pas limité, et celles-ci sont menées la plupart du temps sans la collaboration des gouvernements concernés. Au cours de la réunion, on examine donc les biographies des suspects, leur pouvoir de nuisance, ainsi que les grandes lignes du plan destiné à les liquider, ce qui sera fait généralement par un missile lancé depuis un drone, lui-même télécommandé des États-Unis. C’est une guerre qui ne dit pas son nom et qui n’a pas été déclarée, une guerre clandestine, sans frontières, sans fronts, sans armées et, souvent, sans combattants. Une guerre « non conventionnelle », comme on la qualifie par euphémisme, sans précédent dans l’Histoire, dont le président est le commandant en chef assumé : c’est lui qui approuve – ou non – les noms sur la liste, et délivre explicitement le permis de tuer.

Rien ne pouvait laisser supposer que Barack Obama, l’ancien professeur de droit constitutionnel si pointilleux sur le respect des lois et des principes démocratiques, reprendrait, et même développerait considérablement, la guerre secrète initiée par George W. Bush après le 11-Septembre. Personne ne pouvait imaginer qu’il inventerait ce macabre rituel hebdomadaire. Pendant sa campagne électorale de 2008, il avait répété vouloir en finir avec les méthodes de son prédécesseur, la guerre qu’il avait qualifiée de « stupide » en Irak, les abus de pouvoir, les tortures, les détentions illégales au camp de Guantanamo, toutes ces entorses à la loi et à la morale justifiées au nom de la lutte contre le terrorisme. Pourtant, dès les premiers jours de sa présidence, en janvier 2009, mesurant le poids de sa responsabilité pour garantir la sécurité des Américains, le nouvel élu est passé sans restriction de l’autre côté du miroir. Quand Michael Hayden, directeur de la CIA de George W. Bush (Obama le remplacera quelques semaines plus tard), l’a informé des attaques de drones prévues en Afghanistan contre des habitations villageoises où étaient réfugiés des membres d’al-Qaida, le jeune président a donné l’autorisation de poursuivre. Plusieurs civils qui n’étaient pas visés par les opérations ont été tués. Ils avaient juste eu le tort de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Au fil des mois, Barack Obama a formalisé ce type d’intervention et établi des protocoles à suivre au cours de nombreuses réunions avec Leon Panetta, son nouveau directeur de la CIA, et John Brennan, son omniprésent conseiller pour l’antiterrorisme. Ce dernier, vieux routier de la CIA, organise les traques depuis son bureau, au sous-sol de la Maison Blanche, et prépare les listes pour le président. Le Top 50 des personnes ciblées est ajusté au fil des réunions. Il faut parfois plusieurs séances du mardi pour qu’un nom soit approuvé. Certains sont retirés de la liste si leur pouvoir de nuisance s’avère moins important qu’on ne le croyait. Les innombrables drones d’observation, qui sillonnent à haute altitude les zones sensibles, et les dizaines de milliers d’agents de renseignement dissimulés dans le monde fournissent une multitude de données qui permettent d’établir le niveau de dangerosité des personnes surveillées. Quelquefois, il n’est pas besoin d’avoir été identifié précisément pour être désigné comme cible : tout individu masculin en âge de combattre se trouvant dans une zone d’activité terroriste peut être considéré comme suspect, et donc susceptible d’être abattu. C’est la justification des attaques menées au Yémen examinées ce 19 janvier 2010. En langage des services secrets, on appelle cela une TADS : Terrorist Attack Disruption Strike (frappe pour contrecarrer une attaque terroriste). Afin de ne pas être embarrassé par les questions de détention, on ne fait généralement pas de prisonniers.

La CIA prend nombre d’initiatives seule (les assassinats sont décidés au niveau de sa direction), mais Barack Obama a tenu à garder pour lui la décision finale dans les cas où on ne peut garantir que des civils ne soient pas tués au cours de l’opération. C’est donc le président lui-même qui signe les assassinats ciblés au Yémen, en Somalie, et certaines des attaques en Afghanistan et au Pakistan jugées les plus risquées384. Il tient à en assumer la responsabilité morale.

Extrait de "Les secrets de la Maison Blanche" de Nicole Bacharan et Dominique Simonnet, aux Editions Perrin. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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Texas
- 27/12/2014 - 13:40
L' Administration Obama ..
....n' a pas que des " réussites " avec l' ObamaCare , elle a aussi des " échecs " dans l' augmentation des frappes de drones . Ou serait-ce plutôt le contraire ? . Ssssh ...politiquement incorrect !