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Jusqu'à trois ans, selon l'Académie des sciences, la consommation d'écran n'est recommandable qu'avec précaution.
© Reuters
Jusqu'à trois ans, selon l'Académie des sciences, la consommation d'écran n'est recommandable qu'avec précaution.
Pour y voir plus clair

Les enfants de moins de 3 ans et les écrans : s’y retrouver parmi les études contradictoires

Publié le 31 octobre 2014
Smartphones, tablettes, télévision : les écrans sont omniprésents dans notre environnement mais utilisés dès le plus jeune âge, ils peuvent avoir des conséquences à long terme sur la capacité de concentration. Jusqu'à trois ans, selon l'Académie des sciences, la consommation d'écran n'est recommandable qu'avec précaution.
Serge Tisseron
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Serge Tisseron est psychiatre, docteur en psychologie et psychanalyste, chercheur associé HDR à l’Université Paris VII.Il a réalisé sa thèse de médecine sous la forme d’une bande dessinée (1975), puis découvert le secret de la famille de Hergé...
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Smartphones, tablettes, télévision : les écrans sont omniprésents dans notre environnement mais utilisés dès le plus jeune âge, ils peuvent avoir des conséquences à long terme sur la capacité de concentration. Jusqu'à trois ans, selon l'Académie des sciences, la consommation d'écran n'est recommandable qu'avec précaution.

Atlantico : Les études scientifiques qui s'intéressent au risque que représente l'exposition aux écrans apparaissent souvent comme étant contradictoires. Ainsi, selon les préconisations de l'Académie américaine de pédiatrie, les "enfants ne devraient pas être exposés aux écrans avant l'âge de deux ans". En Allemagne, c'est plutôt l'âge de 6 ans qui est avancé par les psychologues spécialistes des enfants, alors qu’il est de 3 ans en France. De quoi est-on sûr concernant l'impact d'une exposition des enfants aux écrans sur leur développement ?

Serge Tisseron : Il faut avant tout faire une distinction entre les différents écrans, qui comportent des risques et des recommandations qui leurs sont propres.

Concernant la télévision, nous avons la certitude qu’une trop grande consommation avant l’âge de deux ans conduit à des troubles de l’attention, de la concentration ainsi qu’une baisse de performance en mathématiques. Également, et depuis une étude longitudinale réalisée par Pagani, on sait qu'une consommation importante d'écran dans la petite enfance provoque un risque plus grand d’être constitué en victime ou en bouc-émissaire par ses camarades. En effet, l’enfant se constitue en spectateur du monde et pas en acteur du monde, car la télévision est un écran non interactif.

En France, et après plusieurs réunions en concertation avec le CSA, l’avis qui a prévalu est qu’il ne faut pas de télévision avant l’âge de trois ans. pour les tablettes tactiles, nous n'avons pas assez de recul pour évaluer avec certitude leurs effets. Le principe de précaution prévaut donc, et dans l’avis de l’Académie des sciences de 2013, nous disons que les tablettes tactiles peuvent être un support de jeu partagé avant trois ans à condition que cela se fasse accompagné d'un adulte, sur des périodes courtes, et de manière complémentaire aux autres jeux partagés entre parents et enfants. En effet, il est essentiel que l'enfant ait la pratique des jeux traditionnels dans lesquels il manipule des objets ayant un poids, un volume, une consistance, une odeur, etc. Et ensuite, il s'agit d'éviter de donner l'impression à l'enfant que son parent préfère la tablette aux autres jeux, car l'enfant voudrait alors la tablette ou le smartphone non pas pour lui-même, mais à cause de l'intérêt qu'il a vu l'adulte y porter. 

Qu’est-ce que l’on craint alors concernant les tablettes et les smartphones ?

Tout d'abord, comme avec la télévision, le jeune enfant n'a aucune notion de la réalité des représentations qu'il manipule. Un avion en bois est un objet qui a un poids et un volume. Une image d'avion sur un écran n'est rien du tout pour un jeune enfant qui n'a pas la représentation d'un avion. En outre, comme avec la télévision, il est éloigné d'activités qui impliquent tous ses sens, dont on sait qu'elles sont essentielles à cet âge. Avec la télé, le monde est réduit à ce que l'enfant voit et entend. Avec la tablette, il s'y ajoute un toucher d'effleurement, mais les autres sensibilités tactiles ne sont pas sollicitées, et l'enfant ne peut ni porter l'objet à la bouche, ni le flairer. De plus, comme ces tablettes tactiles fournissent en continu des images, des sons et des couleurs intenses, on peut craindre que cela détourne l'enfant de tâches ne s'accompagnant pas de la même intensité. En d’autres termes, si l’enfant est trop habitué à agir dans ces conditions qui ne se retrouvent que très peu dans la vie, les apprentissages auxquels il sera confronté plus tard, dans lesquels il lui faudra persévérer, comme apprendre à écrire, lui paraîtront beaucoup plus austère, moins stimulants et intéressants. Il pourra s’en décourager très vite.

Enfin, le dernier problème des tablettes, c’est que le temps n’y existe pas. En effet, il y a bien souvent une possibilité de revenir en arrière sur les actions effectuées que l’on ne retrouve pas lorsque l’enfant joue par exemple avec des cubes en bois qu'il ne peut jamais mettre deux fois exactement de le même façon. La perception du temps, caractérisée par la non réversibilité des actions, peut donc en être biaisée.

Plusieurs applications ciblent justement les enfants de moins de deux ans. A-t-on pu établir un nombre d'heures limite d'exposition pour ces enfants ? Comment éviter les écrans dans un monde où ils sont omniprésents ?

On ne peut que se réjouir que l'académie américaine de pédiatrie s'oppose au discours mensonger des fabricants de tablettes qui trompent les parents. En revanche, le problème de l’Académie de pédiatrie, c’est leur choix de communication. C'est un peu: "On va énoncer les dangers et les gens changeront s'ils en ont envie". Bien sûr, c'est important que les scientifiques communiquent sur l'état des savoirs, mais la consommation précoce et excessive d'écran n'est pas seulement une cause de difficultés à venir pour les enfants, c'est aussi le reflet de difficultés que les parents rencontrent dans un monde où ils sont sans repères éducatifs et où les écrans sont omniprésents. C'est pourquoi il est tout aussi important de donner des conseils de bonne pratique. D'ailleurs, depuis 1999 que l'Académie américaine tire la sonnette d'alarme, la consommation d’écrans aux Etats Unis n'a pas cessé d'augmenter et elle atteint sept heures et demie par jour. L'Académie américaine devrait s'interroger sur l'efficacité de ses messages. C'est pourquoi l'avis de l'Académie des sciences, en France, a choisit un autre politique, axée sur la recommandation de bonnes pratiques. Il est trop tôt pour en mesurer l'impact.

Judy Deloach, chercheur en psychologie à l'université de Virginie a mis en évidence que ces enfants pouvaient commettre des erreurs d'échelles. Ainsi, il est possible qu'un enfant confonde un jouet "voiture" avec une vraie. Quel peut être l'impact de cette non-dissociation entre l'objet symbolique et la réalité ?

Mesurer des différences entre de très jeunes enfants qui utilisent des tablettes et d'autres qui ne les utilisent pas ne constitue qu'une recherche préliminaire. L'important, c'est de savoir comment ces différences pourront structurer durablement ou non le monde de ces enfants. Et pour cela, il faut des études longitudinales, comme celle de Pagani pour la télévision. Le rapport biaisé au temps et l'habituation à des environnements hyper stimulants me paraissent a priori plus susceptibles de laisser une trace durable, mais seule de nouvelles recherches pourront le dire.

2, 3, 6 ans... Pourquoi existe-t-il autant de divergences dans les recommandations, le développement des enfants est-il unique à chacun ?

En définitive, il y a moins de divergences entre les études que dans leurs manières de les traduire en recommandations. La principale pour moi est l’étude de Pagani qui prouve que les enfants ayant beaucoup regardé la télévision avant trois ans souffrent à dix ans des difficultés dont j’ai parlé plus tôt. Les Américains recommandent de ne pas laisser les enfants regarder la télévision avant deux ans. Nous partons des mêmes recherches, mais entre deux et trois ans, l'évolution des enfants est inégale, et il faut éviter que les parents se disent "ça y est, il a deux ans, on peut le mettre devant la télé". Nous avons rajouté un an par précaution, soit trois ans. Mais encore une fois, pour moi, il ne faut pas se contenter de dire aux parents qu'il ne faut pas mettre leurs jeunes enfants devant un écran. Il faut encourager partout la mise en place d'activités qui s'opposent aux effets délétères des écrans, et montrer aux parents tout ce que leurs enfants vont gagner, et tout qu'ils vont gagner eux-mêmes, à développer d'autres activités ensemble.

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