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La recherche avance sur les cas de personne qui s'automutilent.
© Reuters
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Automutilation, un espoir de traitement grâce aux avancées des neurosciences sur la compréhension des causes

Publié le 17 octobre 2014
Alors que les personnes sujettes à l'automutilation étaient jusqu'à récemment considérées comme des êtres désireux d'en finir avec la vie, les dernières études sur le sujet permettent de mieux comprendre la relation entre douleur physique et émotionnelle. De nouveaux traitements pourraient ainsi être trouvés.
Jean-Paul Mialet
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Jean-Paul Mialet est psychiatre, ancien Chef de Clinique à l’Hôpital Sainte-Anne et Directeur d’enseignement à l’Université Paris V.Ses recherches portent essentiellement sur l'attention, la douleur, et dernièrement, la différence des sexes.Ses...
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Alors que les personnes sujettes à l'automutilation étaient jusqu'à récemment considérées comme des êtres désireux d'en finir avec la vie, les dernières études sur le sujet permettent de mieux comprendre la relation entre douleur physique et émotionnelle. De nouveaux traitements pourraient ainsi être trouvés.

Atlantico :  Dans un corpus d'études récentes, des chercheurs américains en neurosciences et en psychiatrie ont mis en évidence la relation qu'il y avait entre douleur physique et douleur "émotionnelle", voire "morale" au niveau du cerveau. Elles solliciteraient des régions communes du cerveau. Cette découverte ouvre une nouvelle voie dans la recherche de traitements des personnes sujettes aux auto-mutilations. Dans quelle mesure les neurosciences peuvent-elles expliquer le besoin qu'ont certaines personnes de s'automutiler pour aller mieux ?

Jean-Paul Mialet : J'ai rencontré tout au long de mes consultations beaucoup de cas d'automutilations, et celles-ci n'étaient jamais dans des intentions suicidaires. Elles correspondent plutôt à la recherche d'une sensation douloureuse, à travers laquelle les personnes concernées ressentent un sentiment d'existence. C'est donc davantage une façon de sentir son corps.

La souffrance est un moyen de se sentir exister doublé d'une intention symbolique de châtiment à son égard. Beaucoup de ceux que j'ai connus qui pratiquaient l'automutilation étaient aussi des abandonniques, c’est-à-dire des individus qui ont le sentiment qu'ils n'ont pas l'amour de ceux desquels ils voudraient être aimés. Bien souvent et malheureusement, ceux qui sont abandonniques et qui ne sentent pas le soutien effectif dont ils ont besoin éprouvent le besoin de remplacer les caresses par de la souffrance. C'est une manière de faire vivre leur corps, de lui donner une capacité de perception normalement ressentie par la caresse, et qui est réveillée par la douleur.

La dimension de culpabilité s'explique quant à elle car ces personnes se sentent coupables de ne pas être aimées. Les autres n'en sont pas responsable, c'est bien eux qui le sont. J'évoque là des comportements qui s'enracinent dans une enfance où on s'est perçu comme quelqu'un qui n'a pas pu ou su se faire aimer par ses parents, et ils n’ont pas la capacité d’envisager la perspective inversement, et de se dire alors "ce sont mes parents qui n’ont pas su m’aimer".

Dans les années 1980, le psychologue Wendy Lader avait déjà mis à mal l'idée commune selon laquelle les personnes sujettes à l'automutilation avaient également des intentions suicidaires. Comment alors, si ces dernières n'ont pas comme objectif de mettre fin à leur vie, peut-on expliquer ce besoin de l'automutilation ?

Je me rappelle d’une patiente qui me décrivait ses automutilations par lacération profonde. Elle m’expliquait un de ces épisodes où le contexte générateur était une dispute épouvantable avec son père, qui l’avait mise dans un état de souffrance morale terrible, d’abandon effroyable, et une impression totale ne pas réussir à se faire reconnaître par lui. Pour autant, ce n’était pas du tout quelqu’un de déprimé. Elle a ensuite elle-même décrit la satisfaction causée par la lacération, en disant que cela l’avait "soulagée". En fait, la douleur physique venait occuper la douleur morale.

D’autres exemples illustrent ce phénomène : quand un déprimé contracte une maladie douloureuse sur le plan physique, cette dernière lui allège sa souffrance morale et il peut même guérir de sa dépression. Il est donc clair que la douleur physique permet de détourner l’attention sur la douleur morale, la concentration douloureuse vers une douleur physique moins pénible que la douleur morale.

Les neurosciences l’expliquent en montrant que les centres de traitements douloureux comportent des afférences émotionnelle, et pas seulement somatiques. Ils ne traitent pas uniquement les messages de douleurs provenant du corps mais également ceux d’informations émotionnelles. D’ailleurs, pour bien exprimer que la distinction n’est pas si nette au niveau cérébrale, c’est que la douleur physique entraîne également une douleur émotionnelle. Les deux sont extrêmement liés. De même, certains patients souffrent de dépression masquée, c'est-à-dire que les douleurs physiques cachent une souffrance morale. Les rhumatologues ont l’habitude de ces douleurs physiques qui disparaissent avec des antidépresseurs.

Aux Etats-Unis, près de 20% des femmes et 14% des hommes ont déjà eu recours à l'automutilation. D'un point de vue théorique, si cette sensation d'apaisement est confirmée par les neurosciences, par quelle raison peut-on expliquer qu'il n'y ait pas plus de personnes recourant à cette solution ?

On parle ici des automutilations en général, mais il y a des formes très variées qu’on pourrait qualifier de relativement bénigne : des gens qui se grattent jusqu’au sang, ceux qui se rongent les ongles jusqu’à la chair, voire ceux qui s’arrachent les cheveux… Les autres plus graves sont des lacérations, faites au cutter par exemple. Les premiers ressemblent à des tics, des réflexes agressifs, alors que les deuxièmes ressemblent effectivement à de l’autodestruction, mais il ne s’agit pas du tout d’une volonté suicidaire. Au total, l'automutilation sous une forme ou une autre concerne sans doute plus de personnes que les chiffres avancés dans cette étude.

Pour répondre à votre question, quand on recourt à l’apaisement physique, c’est qu’il s’agit d’une douleur morale. Nous connaissons tous des souffrances morales et émotionnelles, mais leur acuité n’est pas telle qu’elles poussent à requérir à la douleur physique. Les personnes dotées de cette composante abandonnique souffrent beaucoup plus que la moyenne.

Une autre psychologue, Joseph Franklin, met en évidence une différence de perception de la douleur entre les personnes habituées à l'automutilation et les autres (lire ses publications ici). Il est d'ailleurs étonnant de voir qu'une plus grande sensibilité à la douleur morale conduit de facto à une sensibilité moindre concernant les douleurs physiques. Comment expliquer cette désensibilisation du corps ? 

Je pense qu’il s’agit là aussi d’une question d’attention. La douleur morale s’accompagne d’une sorte de concentration sur sa souffrance qui rend moins attentive à la souffrance physique. On sait que les déprimés ont une diminution de leur sensibilité douloureuse physique, et je pense que d’une façon générale, ceux qui sont en proie à une plus grande souffrance morale sont donc moins sensibles aux souffrances physiques, qui émanent des récepteurs nociceptifs du corps. La douleur physique provient de récepteurs nociceptifs, présents dans la peau ou ailleurs, et préviennent le cerveau lorsque ceux-ci perçoivent un changement. Cette perception est certainement atténuée quand l’esprit est détourné par une douleur morale. On a du mal à penser que la douleur morale puisse envahir une personne au point d’absorber la conscience de son physique, mais c’est le cas.

Peut-on aller jusqu'à parler d'une dissociation inconsciente entre ce dernier et la conscience ? Comment cela peut-il se traduire en termes neurologiques ?

Il faut considérer que dans certains états, la conscience est complètement occupée par la douleur morale, la souffrance morale, et que donc les signaux perceptifs ne parviennent pas à la conscience avec leur pleine intensité car celle-ci est orientée vers la douleur morale. On sait qu’un footballeur ne sentira son entorse qu’après le match, tant son attention est orientée vers la victoire de son équipe. Pourtant, les signaux physiques existent.

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