En direct
Best of
Best of du 30 novembre au 6 décembre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Quand les masques tombent : et Greta Thunberg assuma au grand jour la réalité de son idéologie

02.

Grève du 5 décembre : COUP DE STUPÉFACTION !

03.

L'hydrogène, combustible parfait pour remplacer le pétrole ? Pourquoi ce n'est pas si simple...

04.

L‘industrie automobile française face à la plus grande crise de son histoire

05.

Pourquoi les seniors doivent absolument se préoccuper d’ingérer suffisamment de vitamine K

06.

PISA : l’école primaire, cette machine à fabriquer de l’échec

01.

Quand les masques tombent : et Greta Thunberg assuma au grand jour la réalité de son idéologie

02.

Réchauffement climatique : respect des engagements ou pas, les températures pourraient grimper de 3°C d'ici la fin du siècle

03.

Abus de droit ? Le CSA de plus en plus contestable

04.

Retraites : mais que se passera(it)-t-il sans réforme ?

05.

Grève du 5 décembre : COUP DE STUPÉFACTION !

06.

L'hydrogène, combustible parfait pour remplacer le pétrole ? Pourquoi ce n'est pas si simple...

ça vient d'être publié
pépite vidéo > France
Violences
L'IGPN ouvre une enquête après la diffusion d'une vidéo montrant deux policiers frapper un manifestant à terre le 5 décembre
il y a 6 heures 23 min
pépites > International
Drame
Pakistan : les autorités enterrent l'enquête sur les centaines de femmes chrétiennes vendues à des Chinois
il y a 7 heures 35 min
pépites > France
Autre mouvement de protestation
Prix du gazole : des blocages routiers organisés dans toute la France
il y a 8 heures 51 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Léonard 2 Vinci" : Une étonnante fresque, qui magnifie le grand Léonard, et le "9ème art"

il y a 10 heures 2 min
décryptage > Politique
Perdus

Après le ratage des Gilets jaunes, la droite impuissante sur la réforme des retraites

il y a 12 heures 21 min
décryptage > International
Election présidentielle américiane

Joe Biden, fantôme poids plume d'Obama ?

il y a 13 heures 42 min
décryptage > France
Et pendant ce temps-là...

Les infos importantes que la crise des retraites vous a probablement fait zapper

il y a 13 heures 59 min
décryptage > Politique
Bonnes feuilles

Le jour où de Gaulle est tombé sous le charme de Jackie Kennedy

il y a 15 heures 24 min
décryptage > France
Bonnes feuilles

Le débat public peut-il se passer des Libéraux ?

il y a 15 heures 24 min
décryptage > France
Il n'est pas trop tard

Contre la pensée bourgeoise – celle du politiquement correct – osons être révolutionnaires !

il y a 15 heures 25 min
pépite vidéo > People
Plus de peur que de mal
Miss Univers : Maëva Coucke chute pendant le défilé en maillot de bain
il y a 6 heures 50 min
pépites > Politique
Friends will be Friends
Mise en examen de François Bayrou : Emmanuel Macron continuera à échanger avec lui
il y a 8 heures 20 min
light > Société
Inégalités
Brest : les urinoirs retirés à la gare sous pression d'une association féministe
il y a 9 heures 7 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"L'A-Démocratie. Volet 1: Elf, la pompe Afrique" : un des plus grands scandales politico-financiers de la fin du XXème siècle

il y a 10 heures 7 min
décryptage > Politique
Vrai combat

Fini de rire, la République s'attaque à la Haine

il y a 13 heures 23 min
décryptage > Politique
Pour une nuit, pour la vie ?

L'Insoumis (Jean-Luc Mélenchon) veut se pacser avec l'Insoumise (Marine Le Pen). Et l'Humanité s'étrangle d'indignation

il y a 13 heures 53 min
rendez-vous > People
Revue de presse people
La guerre Filipetti /Piketty repart; Gad Elmaleh retrouve l’amour avec Léna (4 ans de plus que son fils), Cyril Hanouna reperd Emilie; Brigitte Macron a peur pour sa famille; Louane enceinte jusqu’aux dents; Jenifer Aniston passe Thanksgiving avec son ex
il y a 14 heures 27 min
décryptage > Sport
Bonnes feuilles

Le sportif, ce nouveau héros de temps de paix

il y a 15 heures 24 min
décryptage > International
Bonnes feuilles

Elections 2020 : les enjeux du combat face à Donald Trump

il y a 15 heures 24 min
décryptage > Economie
Paroxysme

Services publics paralysés et pression fiscale record : tous les symptômes d’une faillite programmée du système français

il y a 15 heures 25 min
© REUTERS/J.P. Moczulski
Peter Piot a co-découvert le virus Ebola en 1976
© REUTERS/J.P. Moczulski
Peter Piot a co-découvert le virus Ebola en 1976
Sombre ambiance

L'homme qui a découvert Ebola prévient dans une interview choc : "je crains maintenant une inimaginable tragédie"

Publié le 09 octobre 2014
Peter Piot a co-découvert le virus Ebola en 1976 au Zaïre, l'actuelle République démocratique du Congo (RDC). Il vient de donner une interview alarmiste à The Guardian : en voici les grandes lignes.
Rédaction Atlantico
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Atlantico.fr
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Rédaction Atlantico
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Peter Piot a co-découvert le virus Ebola en 1976 au Zaïre, l'actuelle République démocratique du Congo (RDC). Il vient de donner une interview alarmiste à The Guardian : en voici les grandes lignes.

Le virus Ebola n'en finit plus de semer la panique. Depuis sa réapparition il y a quelques mois, la fièvre hémorragique fait des ravages : le virus a en effet  fait 3 439 morts sur 7 492 cas diagnostiqués, a annoncé vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Liberia est le pays le plus touché, avec 2 069 morts, la Guinée en compte 739 et la Sierra Leone 623. Huit cas mortels ont par ailleurs été recensés au Nigeria. Il s’agit de loin de la plus grave épidémie d’Ebola en près de 40 ans d’histoire de la maladie.

Le virus Ebola a été découvert pour la première fois en 1976 dans le nord de la République démocratique du Congo, alors appelé Zaïre : le premier cas a été identifié par le médecin belge Peter Piot, de l'Institut de médecine tropicale d'Anvers. A l'époque, il avait immédiatement mis en garde contre les risques épidémiques de cette maladie, qui allait finalement toucher 318 personnes et en tuer 280. Aujourd'hui, Peter Piot est beaucoup plus alarmiste : dans un entretien à The Guardian, il assure qu' "il ne s'agit plus d'une simple épidémie, mais d'une catastrophe humanitaire". 

"Depuis le mois de juin, il est devenu clair pour moi qu'il y avait quelque chose de fondamentalement différent dans cette épidémie par rapport à celle de 1976. C'est à ce moment-là que Médecins Sans Frontières a sonné l'alarme. J'ai donc commencé à avoir vraiment peur" affirme-t-il au quotidien britannique. Si normalement, il convient de placer en quarantaine les individus infectés, force est de constater que cette mesure n'a pas suffi à empêcher le virus de se propager. Pour cet ancien directeur d’Onusida (de 1995 à 2008) et aujourd’hui directeur de l’Ecole d'hygiène et médecine tropicale de Londres, cela s'explique parce que "depuis le début, il existe un certain nombre de facteurs défavorables". "Certains des pays concernés sortent à peine de terribles guerres civiles, beaucoup de leurs médecins avaient fui et leurs systèmes de soins de santé se sont effondrés. Au Liberia, par exemple, il n'y avait que 51 médecins en 2010, et beaucoup d'entre eux sont morts avec l'arrivée d'Ebola" assure Peter Piot à The Guardian.

Selon lui, le fait que cette épidémie soit réapparue dans la région frontalière (très densément peuplée) entre la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria a forcément contribué à la catastrophe. "Dans cette région, les populations sont extrêmement nomades, il était donc beaucoup plus difficile de retrouver ceux qui avaient été en contact avec les personnes infectées. Les morts dans cette région sont traditionnellement enterrés dans les villes et les villages où ils sont nés, de nombreux cadavres hautement contagieux ont été déplacés entre les frontières. Le résultat a été que l'épidémie s'est rapidement propagée dans des lieux différents" explique le médecin au Guardian. 

Si, lors de sa découverte, le virus se concentrait essentiellement dans des petits villages, pour la première fois, il a atteint de grandes métropoles telles que Monrovia ou Freetown. Ce qui inquiète particulièrement Peter Piot : "dans les grandes villes - et notamment celles où il y a d'immenses bidonvilles - il est pratiquement impossible de retrouver ceux qui ont été ou pu être en contact avec des personnes malades". Le médecin est d'ailleurs très préoccupé par la situation au Nigeria : "Si la fièvre hémorragique venait à se répandre dans des mégalopoles aussi grandes que Lagos ou Port Harcourt, ce serait une catastrophe inimaginable".

Interrogé par The Guardian afin de savoir si nous avions totalement perdu le contrôle de l'épidémie, la réponse de Peter Piot est sans appel : "J'ai toujours été un éternel optimiste mais je pense que désormais nous n'avons pas d'autres choix que de tout tenter, je dis bien tout. (…) Cela apparaît évident pour tout le monde qu'il ne s'agit plus seulement d'une épidémie mais bien d'une catastrophe humanitaire. Nous n'avons pas seulement besoin de personnel de santé mais aussi d'une excellente logistique, de camions, de jeeps et de denrées alimentaires. Une telle épidémie peut déstabiliser des régions entières. (…) Je n'avais jamais imaginé qu'une situation aussi calamiteuse puisse arriver un jour".

A l'heure actuelle, l'essentiel des cas recensés se trouvent en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone ; des personnes infectées ont aussi été signalées au Nigeria, au Sénégal de même qu'aux Etats-Unis, où un homme en provenance du Liberia a été diagnostiqué mardi et se trouve à présent dans un état critique. De plus, une infirmière française contaminée lors d'une mission de Médecins sans Frontières au Liberia a été rapatriée et soignée avec succès à l'hôpital Bégin de Saint-Mandé, près de Paris. En Grande-Bretagne, un patient britannique contaminé lors d'une mission humanitaire en Sierra Leone a été soigné après avoir été hospitalisé dix jours dans un hôpital de Londres. Dès lors, des chercheurs estiment à 75% le risque de voir le virus de la fièvre Ebola atteindre la France d'ici vingt jours, à 50% pour la Grande-Bretagne. Un risque pandémique que n'élude pas Peter Piot.

"Il y aura certainement des malades atteints d'Ebola en provenance d'Afrique qui se rendront en Europe ou aux Etats-Unis dans l'espoir de recevoir un traitement. Et il se pourrait même que certaines personnes infectées décèdent. Toutefois une épidémie en Europe ou en Amérique du Nord serait rapidement mise sous contrôle" certifie-t-il. En revanche, ce médecin se dit "plus préoccupé par les nombreuses personnes venant d'Inde et travaillant dans le commerce ou l'industrie en Afrique de l'Ouest. Il suffirait qu'un seul d'entre eux soit infecté et se rende en Inde au cours de la période d'incubation du virus puis, une fois qu'il tombe malade, se rende dans un hôpital public" pour que la situation devienne totalement hors de contrôle.

Peter Piot parle même de scénario "apocalyptique" car Ebola change en permanence son patrimoine génétique. Plus il y a de personnes qui contractent le virus, plus il est probable que celui-ci mute et accélère ainsi sa propagation. Un véritable cercle vicieux... C'est pourquoi il préconise la multiplication des essais de médicaments expérimentaux. "Mais, nuance-t-il, nous ne devrions certainement pas compter que sur ces nouveaux traitements. En effet, pour la plupart des malades, ils arriveront trop tard. Ils ne serviront essentiellement qu'en cas de nouvelle épidémie". En attendant, il estime, comme le disait Louis Pasteur en son temps, que "ce sont les microbes qui auront le dernier mot".

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (8)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Ganesha
- 18/10/2014 - 04:52
Boites de Conserve
Cela fait des jours que cet article figure parmi ''les plus lus'', et pourtant, il ne nous apprend pas grand chose... La principale information récente, c'est qu'il semble y avoir eu des dysfonctionnements, (ou un piège inconnu ?), dans les hôpitaux de divers pays et que plusieurs infirmières ont été contaminées...Et elles ont pris l'avion, ou assisté à des réunions publiques sur Ebola pendant les premiers jours de leur maladie ! Certains d'entre-vous ont-ils déjà commencé à acheter les stocks de boites de conserve qui leur permettront de s'enfermer un mois chez eux ?
Outre-Vosges
- 17/10/2014 - 02:28
Bravo @Benino !
Je me rappelle que dans les années 1950 je pouvais lire une rubrique du Figaro qui s’intitulait : « Le Figaro donne ici des nouvelles que l’Humanité refuse à ses lecteurs » ; de la même façon nous pouvons trouver dans Atlantico des commentaires (comme celui de @Benino) qui auraient été censurés ailleurs ; pour l’instant on ne va pas jusqu’à y publier des articles dans le même sens mais c’est déjà un début. Quelle différence avec Les Dernières Nouvelles d’Alsace, jadis organe de la bonne bourgeoisie protestante alsacienne mais aujourd’hui étroitement soumises à la bien-pensance de gauche : chaque fois qu’une nouvelle risque de provoquer chez les lecteurs des réactions intelligentes, nous y voyons surgir l’avertissement : « Les commentaires sont clos. »
Haddock36
- 16/10/2014 - 09:05
Inimaginable tragédie
A force d'utiliser des adjectifs outranciers, notre langage ne veut plus rien dire. La population du continent africain approche le milliard et l'Ebola, si l'on en croit les chiffres fournis par la presse, a fait jusqu'à présent moins de 10000 victimes. Rappelons que la peste noire au XIV ième siècle avait décimé la moitié de la population européenne; nous en sommes très loin pour ce qui est de l'Afrique.