En direct
Best of
Best of du 11 au 17 janvier
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Mais pourquoi les pêcheurs chinois découvrent-ils autant de petits sous-marins espions dans leurs filets ?

02.

L’arme à 3 coups qui pourrait porter Ségolène Royal vers 2022

03.

Les taux d’intérêt vont rester durablement très bas ... mais au profit de qui ?

04.

Baisse des ventes mondiales d’automobiles : comment Renault est parvenu à limiter la casse même sans Carlos Ghosn

05.

Pourquoi, contrairement aux apparences, l'Iran a gagné face aux Etats-Unis

06.

Ce que “l’amitié” entre Donald Trump et Bernard Arnault révèle de la manière dont l’Europe a échappé au pire de la guerre commerciale. Sans que rien ne soit gagné...

07.

Le taux du Livret A à 0,5% : une règle nouvelle sans « coup de pouce » ? Qu’aurait donné l’ancienne ?

01.

Succès du lait d’amande : les abeilles ne disent pas merci aux bobos bio

02.

Quand certains médicaments changent drastiquement nos personnalités dans l’indifférence totale de l’industrie pharmaceutique et des autorités sanitaires

03.

Arretmaladie.fr permet d’obtenir un arrêt maladie en 3 minutes sur internet mais déclenche la colère de la sécurité sociale. Sauf que...

04.

Epidémie de gastro-entérites : tout ce qu’il faut savoir pour éviter d’attraper le norovirus

05.

Chine : un virus mystérieux inquiète les autorités chinoises. Et désormais l'OMS

06.

L’arme à 3 coups qui pourrait porter Ségolène Royal vers 2022

01.

Ce boulevard qui devrait s’ouvrir au RN… mais ne s’ouvre pas tant que ça

02.

"Des profondeurs de nos cœurs" : un livre qui ébranle l'Eglise

03.

Jeanne Balibar (« Les Misérables ») veut qu'on enseigne les mathématiques en arabe !

04.

Ce duel nationaux/mondialistes auquel s’accrochent Marine Le Pen et Emmanuel Macron alors qu’il n’intéresse pas vraiment les Français

05.

« Voulez-vous que l'air soit plus pur ? » : le référendum que Macron ne peut pas perdre !

06.

Quand certains médicaments changent drastiquement nos personnalités dans l’indifférence totale de l’industrie pharmaceutique et des autorités sanitaires

ça vient d'être publié
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Petit guide des multiples moyens employés par Facebook pour vous traquer en ligne
il y a 1 heure 28 min
décryptage > Science
Evolution stellaire

Betelgeuse superstar : voilà pourquoi nous pourrions bientôt voir apparaître une supernova dans notre ciel

il y a 2 heures 10 min
décryptage > Economie
Âge d'or

Voilà pourquoi l’âge d’or qu’ont représenté les années 2010 pour les riches ne devrait pas se poursuivre dans la décennie qui vient de s’ouvrir

il y a 2 heures 23 min
pépites > Politique
A torts ou à raison ?
Violences policières : Sibeth Ndiaye défend les forces de l'ordre
il y a 13 heures 57 min
pépites > Politique
"10, 9, 8... boum"
Donald Trump raconte l'élimination du général Qassem Soleimani par les forces américaines
il y a 16 heures 23 min
rendez-vous > Science
Atlantico Sciences
Proxima Centauri c : y a-t-il une superterre à 4,2 années-lumière du Soleil ? ; Bételgeuse : sa baisse de luminosité décryptée par Sylvie Vauclair
il y a 20 heures 18 min
décryptage > International
Fiche de lecture

Goliath : le livre choc sur la manière dont les citoyens occidentaux ont organisé la dangereuse impuissance des démocraties (et la surpuissance des géants du web)

il y a 21 heures 43 min
décryptage > Culture
Atlantico Litterati

Daniel Pennac, rêveur sacré

il y a 21 heures 47 min
décryptage > International
Disparition passée inaperçue

Avec la mort du sultan d'Oman, quel avenir pour la diplomatie conciliatrice au Moyen-Orient ?

il y a 21 heures 48 min
décryptage > Société
Bonnes feuilles

Attentat de Charlie Hebdo, entraves à la laïcité : vers le rétablissement du délit de blasphème ?

il y a 21 heures 50 min
décryptage > Santé
Sans (aucun) risque ?

Retrait de médicaments : pourquoi la France ne devrait pas avoir peur de vivre une épidémie d'addiction aux opioïdes à l’américaine

il y a 1 heure 42 min
décryptage > Atlantico business
Atlantico-Business

Les taux d’intérêt vont rester durablement très bas ... mais au profit de qui ?

il y a 2 heures 18 min
décryptage > Société
Multi-facettes

Politique, sociale ou purement criminelle, la violence s’impose partout en France. Est-il encore possible d’échapper à la spirale infernale ?

il y a 2 heures 40 min
light > Politique
Une nouvelle vie
Royaume-Uni : le prince Harry et son épouse Meghan Markle renoncent à leur titre d'altesse royale
il y a 15 heures 28 min
pépites > Politique
Numéro 1
Municipales 2020, Paris : Anne Hidalgo prend la première place
il y a 18 heures 52 min
décryptage > Tribunes
De nouveaux enjeux

Les étranges voeux d’Emmanuel Macron pour l’environnement en 2020

il y a 21 heures 1 min
décryptage > Economie
Un constructeur qui tient la route

Baisse des ventes mondiales d’automobiles : comment Renault est parvenu à limiter la casse même sans Carlos Ghosn

il y a 21 heures 46 min
décryptage > Politique
On a besoin de lui !

M'jid el Guerrab (plus connu sous le sobriquet de "l'homme au casque") va-t-il reprendre du service auprès de Ségolène Royal ?

il y a 21 heures 48 min
décryptage > International
Contre-intuitif

Pourquoi, contrairement aux apparences, l'Iran a gagné face aux Etats-Unis

il y a 21 heures 49 min
décryptage > Santé
Bonnes feuilles

Système de santé en France : les dérives de la gestion administrative et du manque d’engagement et de courage du pouvoir politique

il y a 21 heures 51 min
© Reuters
© Reuters
Bis repetita

Face à l’État islamique, les États-Unis ressortent la stratégie du containment des cartons de la Guerre froide

Publié le 06 octobre 2014
Pour tenter d'éradiquer la menace djihadiste en Irak, les États-Unis emploient la stratégie du containment, utilisée contre l'URSS lors de la Guerre froide.
Quentin Michaud est journaliste spécialisé dans les questions de défense et de stratégie. Il a été formé à l'Ecole de guerre économique.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Quentin Michaud
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Quentin Michaud est journaliste spécialisé dans les questions de défense et de stratégie. Il a été formé à l'Ecole de guerre économique.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Pour tenter d'éradiquer la menace djihadiste en Irak, les États-Unis emploient la stratégie du containment, utilisée contre l'URSS lors de la Guerre froide.

Atlantico : Les ambitions de la coalition menée par les Etats-Unis peuvent être séparées en deux : éradiquer la menace djihadiste en Irak, et l'affaiblir en Syrie. Dans quelle mesure peut comparer ce dernier objectif à la stratégie du containment pratiquée par les Etats-Unis pendant la Guerre froide ? En quoi ce concept consistait-il ?

Quentin Michaud : Les ambitions sont différentes en Syrie et en Irak mais elles sont complémentaires. L'objectif de toucher les implantations stratégiques djihadistes se remplit de la même façon. En Syrie, les Etats-Unis n'ont aucune solution politique à proposer et ils ne peuvent se permettre d'afficher quelconque forme de coopération avec le régime de Bachar Al Assad. En Irak, les bombardements laissent la place aux Peshmergas ou à l'armée irakienne. Ces deux protagonistes se battent pour des intérêts divergents. Là aussi, la solution n'est donc pas optimale.

Comme au temps de la guerre froide, les Etats-Unis sont effectivement dans une stratégie de containment face au djihadisme en Syrie et en Irak, c'est-à-dire de mobiliser tous les moyens politiques, économiques, diplomatiques ou militaires disponibles pour contenir une menace. Même si le contexte est complètement différent et qu'il est difficile de faire un parallèle sur ces deux époques totalement antagonistes, il est intéressant de comparer quelques points d'analyse.

Au début de la guerre froide, les Etats-Unis n'étaient pas engagés militairement de façon directe contre l'URSS. Les deux blocs s'affrontaient indirectement. Souvent, le soft power américain permettait de contrecarrer les actions d'influence et de contre-influence soviétiques en Europe ou sur d'autres continents. Aujourd'hui, c'est le hard power, la puissance dure américaine qui est à l'oeuvre pour détruire les implantations des djihadistes en Syrie et en Irak en répondant à un appel à l'aide de ces deux pays.

Face à  un ennemi plus insaisissable que du temps de l'ère soviétique, cette stratégie de l'endiguement est-elle plus difficile à mettre en place ?

Cette stratégie est plus complexe à mettre en oeuvre sur le terrain pour différentes raisons. L'ennemi est mobile, il s'adapte en permanence pour éviter d'être repéré par les drones ou les avions de reconnaissance. Ce ne sont plus de longues colonnes de pick-up qui se déplacent pour traverser la frontière mais des petits groupes extrêmment bien armés disposant des ressources suffisantes en vivres et en munitions pour se battre en totale autonomie.

Autre problème pour les pays occidentaux intervenant en Syrie et en Irak : ils sont malgré eux dans une position budgétaire très difficile limitant leur force de frappe. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les armées britanniques et françaises disposent de moyens aériens ultra-modernes qui peuvent être utilisés uniquement de façon ponctuelle. Leur coût d'utilisation sont exorbitants face à des budgets militaires en baisse

D'ailleurs, la stratégie du containment avait-elle été payante pour les Etats-Unis, ou sont-ce davantage les événements historiques que les actions de soutien militaire qui ont contribué à faire chuter l'ennemi soviétique ?

Quelques actions de guérilla et de contre-guérilla ont permis aux Etats-Unis d'accroître leur influence en Europe de l'est, avant la chute du Mur de Berlin. Des échecs existent aussi comme ce fut le cas dans la baie des cochons en 1961. Mais l'URSS a été globalement mise en échec par un essoufflement de sa machine militaire. L'idéologie soviétique n'a pas suivi également l'évolution des moeurs de la population en ex-URSS. Quelques jours avant la chute du Mur, des responsables du Kremlin ne croyaient pas à l'éclatement du bloc soviétique avant plusieurs années.

De nos jours, le contexte est complètement différent. Cette stratégie visant à contenir voire à anéantir l'écheveau du terrorisme au Moyen-Orient exacerbe le risque terroriste sur le sol des pays impliqués dans ces opérations militaires. Jamais le risque d'un attentat terroriste ne semble avoir été aussi important en France. Les conséquences de notre lutte contre Daesh, surnommé aussi Etat islamique, peuvent donc être très concrètes et immédiates.  
 
Le soutien opérationnel apporté à des groupes tels que l'armée syrienne libre en Syrie ou les Peshmergas en Irak par des livraisons d'armes, de la formation et du partage de renseignement reste limité. Les avancées sur le terrain sont plutôt du côté des djihadistes qui asseoient leur zone d'influence aussi bien dans la région syro-irakienne que sur notre propre sol. Le djihadisme 2.0 est une arme qui embrigade beaucoup de jeunes aujourd'hui par la seule force des réseaux sociaux. Les Etats semblent bien démunis face à ce phénomène très inquiétant, malgré une mobilisation totale des services de renseignement.

Plus globalement, la coalition donne-t-elle le sentiment d'avoir élaboré une réelle stratégie ? L'histoire a-t-elle démontré qu'il était nécessaire de suivre une certaine philosophie de guerre pour l'emporter ?

Avons-nous réellement changé de stratégie ou nous sommes-nous simplement adapté à l'urgence de la situation pour tenter d'y répondre purement et simplement par la voie militaire ? Depuis le 11 septembre 2001, la machine de guerre américaine s'est essoufflée à contenir des foyers terroristes en Afghanistan et en Irak. Plus récemment, c'est en Libye et au Mali que les pays occidentaux, dont la France en tête, ont du intervenir pour tordre le cou à toute volonté de dresser un Etat islamique.

Demain, ce sera peut-être au Nigeria, en Libye ou en Egypte qu'il faudra à nouveau engager des opérations aériennes pour refouler une menace encore en pleine mutation. Au sol, le travail des militaires est toujours le même de devoir « finir le travail ». Mais cela n'a visiblement pas suffit comme on le voit aujourd'hui au Mali, où plusieurs phénomènes de résurgence de la menace terroriste sont apparus depuis la fin de l'opération Serval. L'Histoire montre surtout que nous n'avons pas encore assez de recul pour mesurer toutes les conséquences de ces récentes interventions militaires et que l'horizon s'annonce sombre et complexe.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Mais pourquoi les pêcheurs chinois découvrent-ils autant de petits sous-marins espions dans leurs filets ?

02.

L’arme à 3 coups qui pourrait porter Ségolène Royal vers 2022

03.

Les taux d’intérêt vont rester durablement très bas ... mais au profit de qui ?

04.

Baisse des ventes mondiales d’automobiles : comment Renault est parvenu à limiter la casse même sans Carlos Ghosn

05.

Pourquoi, contrairement aux apparences, l'Iran a gagné face aux Etats-Unis

06.

Ce que “l’amitié” entre Donald Trump et Bernard Arnault révèle de la manière dont l’Europe a échappé au pire de la guerre commerciale. Sans que rien ne soit gagné...

07.

Le taux du Livret A à 0,5% : une règle nouvelle sans « coup de pouce » ? Qu’aurait donné l’ancienne ?

01.

Succès du lait d’amande : les abeilles ne disent pas merci aux bobos bio

02.

Quand certains médicaments changent drastiquement nos personnalités dans l’indifférence totale de l’industrie pharmaceutique et des autorités sanitaires

03.

Arretmaladie.fr permet d’obtenir un arrêt maladie en 3 minutes sur internet mais déclenche la colère de la sécurité sociale. Sauf que...

04.

Epidémie de gastro-entérites : tout ce qu’il faut savoir pour éviter d’attraper le norovirus

05.

Chine : un virus mystérieux inquiète les autorités chinoises. Et désormais l'OMS

06.

L’arme à 3 coups qui pourrait porter Ségolène Royal vers 2022

01.

Ce boulevard qui devrait s’ouvrir au RN… mais ne s’ouvre pas tant que ça

02.

"Des profondeurs de nos cœurs" : un livre qui ébranle l'Eglise

03.

Jeanne Balibar (« Les Misérables ») veut qu'on enseigne les mathématiques en arabe !

04.

Ce duel nationaux/mondialistes auquel s’accrochent Marine Le Pen et Emmanuel Macron alors qu’il n’intéresse pas vraiment les Français

05.

« Voulez-vous que l'air soit plus pur ? » : le référendum que Macron ne peut pas perdre !

06.

Quand certains médicaments changent drastiquement nos personnalités dans l’indifférence totale de l’industrie pharmaceutique et des autorités sanitaires

Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires