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Éducation

"Il faut plus de professeurs hommes, pour que les petits garçons aient un modèle masculin"

Publié le 10 septembre 2011
Lancé en Angleterre par David Cameron après les émeutes de Londres, le débat autour de la place trop grande des femmes dans le corps enseignant rebondit en France : l'entourage de Nicolas Sarkozy serait favorable à ce que davantage d'hommes figurent parmi les enseignants. Pour plus d'égalité et davantage d'autorité...
Natacha Polony
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Natacha Polony est directrice de la rédaction de Marianne et essayiste. Elle a publié Ce pays qu’on abat. Chroniques 2009-2014 (Plon) et Changer la vie (éditions de L'Observatoire, 2017).
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Lancé en Angleterre par David Cameron après les émeutes de Londres, le débat autour de la place trop grande des femmes dans le corps enseignant rebondit en France : l'entourage de Nicolas Sarkozy serait favorable à ce que davantage d'hommes figurent parmi les enseignants. Pour plus d'égalité et davantage d'autorité...

Atlantico : Il y a-t-il trop de femmes professeurs dans l'éducation nationale ?

Natacha Polony : Je pense clairement que le fait qu'il y ait une très grande majorité de femmes dans l'enseignement primaire pose un problème. Surtout dans une société où l'on multiplie les familles monoparentales, on a des familles où les enfants vivent la plupart du temps avec une seule femme, leur mère. Une référence masculine serait saine pour eux, notamment pour les garçons. On voit que ce sont eux qui souffrent le plus de la structure actuelle de l'école. Ce sont eux qui ont le plus de risques d'échec scolaire. Ils ont du mal à s'adapter à un cadre qui ne leur offre pas de modèle. Les enfants fonctionnent par modèle, et ont besoin de s'identifier à leur maître pour le respecter.

Le rapport maître-élève est fondamental dans le processus d'apprentissage. Le fait que dans leur scolarité ils puissent rencontrer des hommes, serait très sain pour qu'ils puissent intégrer très tôt que l'école est un lieu d'autorité, qui est fait pour eux et que le savoir peut être incarné par les hommes. C'est important dans la construction identitaire des petits garçons.


Faîtes-vous une distinction entre le primaire et le reste du système éducatif ?

Dans le secondaire le problème se pose moins. C'est le primaire qui s'est très très largement féminisé lors des dernières décennies. C'est très tôt que le rapport à l'école se construit et c'est donc très tôt qu'il faut veiller à cela. Si on pouvait avoir plus d'hommes dans l'enseignement primaire, et qu'ils ne soient pas dans une position "maternante", mais une position d'autorité, avec la distance que cela peut constituer, ce serait positif.


David Cameron, qui a lancé ce débat après les émeutes de Londres, a évoqué la nécessité d'augmenter dans les classes le nombre d'enseignants masculins qui disposent de "force et de sensibilité"...

Ce n'est pas une question de force. Si on utilise ces mots là, on envoie un signal extrêmement négatif et l'on va se retrouver avec des cris de vierges effarouchées. Ce qu'il faut expliquer, c'est qu'on a dans beaucoup d'écoles des petits garçons qui estiment que le bon élève est un bouffon, qu'à partir du moment où on lit des bouquins on est une gonzesse. Ces garçons là ont besoin de respect, de quelqu'un à qui ils vont pouvoir s'identifier et qui va pouvoir leur montrer que le savoir c'est quelque chose de viril.

Quiconque a eu des enfants sait que l'éducation se fait aussi par les modèles qu'incarnent les adultes. Ces petits garçons ont besoin de modèles, qui soient autres que les caïds qu'ils rencontrent à l'extérieur. Et un petit garçon aura plus de mal à s'identifier à une maîtresse qu'à un maître, c'est normal.


Quand Luc Chatel dit que la féminisation de l'enseignement correspond à une "évolution de la société", vous en pensez quoi ?

Évidemment que cela correspond à l'évolution de la société ! Mais on sait très bien que les métiers qui se féminisent se paupérisent. Cette évolution marque donc la paupérisation du métier de professeur. On peut l'expliquer parce que l'on est dans une société qui se moque complètement du savoir. Ce qui est valorisé dans notre société, c'est la puissance financière, la puissance médiatique ... Il y a du mépris pour les métiers de l'enseignement qui se traduit par le fait que les meilleurs ne choisissent pas ces métiers là.


Et s'il y avait plus d'hommes, cela revaloriserait vraiment le métier d'enseignement ?

C'est parce qu'on revaloriserait ce métier qu'il y aurait plus d'hommes ! Le fonctionnement inconscient des choix de carrière se fait de façon très claire : les hommes vont se diriger vers des métiers plus valorisés socialement alors que les filles accorderont moins d'importance à cette dimension là. Les femmes vont de leur côté choisir des métiers qui leur donnent plus de temps pour s'occuper de leurs enfants. Cela explique la féminisation de l'enseignement.

Il faut lutter contre cela parce qu'il y a un enjeu de société. Nous devons construire une société dans laquelle les maîtres sont des modèles, une incarnation du respect par l'ensemble de la société. L'école ne doit pas trop pencher du côté maternant. L'hyperféminisation a un rôle dans le rapport qui se construit entre les maîtres et les élèves et j'estime que les enfants n'ont pas besoin de ce côté maternant jusqu'à un âge avancé. Très tôt on peut introduire une dimension de distance et d'autorité.


Ce débat ne se repose-t-il pas sur les stéréotypes de la masculinité autoritaire et du féminin trop laxiste ?

Ce n'est pas une question de stéréotype, c'est une question de construction psychologique des enfants. Je ne dis pas que les femmes ont moins d'autorité, mais je déplore que l'école est un endroit où l'on materne les enfants. Ce n'est pas la faute des femmes : même les hommes sont incités à être maternant, à ne pas trop traumatiser nos chérubins.


Vous n'avez donc pas peur que ce débat renforce les stéréotypes ?

Il faut rétablir plus de distance et d'autorité à l'école, et ça peut être fait par des femmes. Et il faut plus d'hommes pour que les petits garçons se construisent grâce à un modèle qui valorise le savoir. Ce sont deux éléments concomitant et nécessaires pour reconstruire une école qui permette aux garçons de réussir. L'échec scolaire actuel des garçons est un véritable problème.

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Commentaires (35)
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- 13/09/2011 - 06:57
Ce que ne dit pas assez l'auteur...
....c'est que le pb existe surtout au niveau des écoliers mâles issus de l'immigration maghrébine et d'Afrique noire ! Ce son eux qui posent pb. Quant à l'éducation nationale, elle est tellement gangrénée par l'idéologie qu'il n'y a pas grand chose à en tirer. Les profs de gauche sont les premiers à mettre leurs enfants dans le privé....
Redmonde
- 12/09/2011 - 19:20
GAUCHO-NIAISERIES
Ca m'étonne de Polony qu'elle donne dans ces gaucho-niaiseries: chouchouter les garçons en fait des chochottes.
Quand j'étais au lycée, tous mes profs étaient des hommes sauf un, personne ne se souciait d'avoir + de profs femmes pour que les filles aient des role models.
Ca ne m'a pas empêché d'être bonne élève et d'aller en fac. Polony veut favoriser les nuls et donne dans laculture de l'excuse
laurentso
- 12/09/2011 - 09:55
@ L'impertinent
Que vient faire "le politiquement correct" là dedans ? C'est un débat de société comme un autre, point barre. Il est vrai que quand on voit des parents se plaindre parce que leur pauvre chéri à été puni par la maîtresse, on se dit que les descendants de Françoise Dolto ont du boulot ! Néanmoins, il me semblait que depuis quelques années, cette remise en cause de l'autorité des instits s'estompait.