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Publié le 28 juillet 2014
Après avoir été le directeur administratif et financier de la PME Majencia, spécialiste français du mobilier et de l'aménagement de bureaux, Vincent Gruau a racheté l'entreprise avec un fonds pour la sortir de l'ornière. Il a par la suite essayé de racheter 5 entreprises mais n'a pu en sauver que deux à cause... des pouvoir publics. Interview.
Vincent Gruau
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Vincent Gruau est PDG de Majencia, leader français dans le domaine du mobilier de bureau.
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Après avoir été le directeur administratif et financier de la PME Majencia, spécialiste français du mobilier et de l'aménagement de bureaux, Vincent Gruau a racheté l'entreprise avec un fonds pour la sortir de l'ornière. Il a par la suite essayé de racheter 5 entreprises mais n'a pu en sauver que deux à cause... des pouvoir publics. Interview.

Atlantico :  Vincent Gruau, en tant que dirigeant de Majencia, leader français dans le domaine du mobilier de bureau, vous exprimez le sentiment que les pouvoirs publics se trompent de réalité en mettant en œuvre une politique de création d'emploi au détriment de la préservation de ceux déjà existants. Plus globalement et en tant qu'acteur du terrain, quelles sont selon vous les difficultés que traversent les entreprises moyennes en France aujourd'hui ?

Vincent Gruau : Quand on observe la situation de l’emploi et du chômage en France, et en particulier son évolution depuis 30 ans, c’est réellement une urgence et une priorité nationales qui n’ont pas échappé aux dirigeants politiques, mais face à laquelle les mesures sont inadaptées ou sans effet. Créer des emplois semble une nécessité mais cela ne peut se décréter, sauf à inventer des solutions aidées ou des emplois publics qui ne vont pas dans le sens de la réduction de la dette publique. C’est effectivement sauver les emplois existants qui devrait mobiliser les pouvoirs publics. D’abord parce que la destruction d’emplois existants va beaucoup plus vite que de la création de nouveaux emplois, ensuite parce que c’est toujours moins complexe et plus efficace de sauver que de créer. Enfin, parce que ce sont les entreprises qui ont la capacité de créer des emplois, pas les pouvoirs publics sauf à subventionner des emplois, ce qui n’est pas une solution pérenne, ou créer des emplois publics, ce qui n’est pas une voie souhaitable.

Opérant dans un secteur du mobilier sinistré où ce sont près de 15% des 50.000 emplois qui ont disparu depuis 15 ans et autant des 4.400 entreprises qui composent les industriels de ce marché parmi lesquels une société par semaine est confrontée à un dépôt de bilan, j’ai récemment proposé aux pouvoirs publics la reprise de 5 entreprises en difficulté pour sauver près de 300 emplois et préserver des savoir-faire en France. Alors que rien ne m’y oblige, si ce n’est la conscience citoyenne et les convictions de responsabilité sociétale de Majencia, j’étais prêt à prendre ce risque dans le contexte actuel, sans avoir les moyens financiers de financer le redéveloppement de ces entreprises qui ont connu un défaut pour des raisons de trésorerie. Je demandais aux pouvoirs de prêter, et non de donner, des fonds dont le montant était équivalent aux prestations chômage des collaborateurs menacés. Cela me semblait être un bon calcul : il suffisait que ces entreprises "vivent" au moins une année supplémentaire pour que l’Etat face une opération blanche, même en cas de nouvelle défaillance. Cependant, je n’ai obtenu aucun soutien, aucun intérêt de qui que ce soit pour mener à bien ce projet et je me suis limité, sans aucune aide et de façon autonome à ne reprendre que deux entreprises et sauver un peu plus de 50 emplois.

Tant que les pouvoirs publics raisonneront sur la création et non la sauvegarde des emplois, sur les secteurs high-tech, bio-tech, et autre secteurs dits innovants, et non aussi sur des industries traditionnelles qui portent l’essentiel des emplois en France, sur les PME qui sont effectivement primordiales mais en oubliant les ETI (Entreprises de taille intermédiaire) qui sont les entreprises qui ont la plus forte capacité à se développer, à recruter, à exporter, je pense que nous nous fourvoyons et prenons de gros risques d’atteindre un point de non retour.

En effet, les ETI souffrent. A l’instar des classes moyennes en France, elles sont confrontées à toutes les contraintes et n’ont droit à rien ou pas grand chose. En matière de financement par exemple, il existe une kyrielle d’outils pour les PME et absolument aucune solution publique pour les ETI. Même chose pour les subventions et autres aides qui sont nombreuses et variées pour les PME, c’est d’ailleurs une jungle indescriptible pour ces entreprises qui n’ont souvent pas les moyens humains pour identifier tout ce à quoi elles pourraient avoir accès, ce qui conduit à des budgets publics qui ne sont jamais consommés alors que, sous couvert de réglementations européennes contraignantes qui n’ont pourtant pas l’air de poser de problème en Allemagne, les ETI n’ont droit à rien. Il ne faut donc pas s’étonner, puisque c’est le sacrosaint exemple, qu’il y ait environ 12.000 ETI outre-rhin contre seulement 4.500 en France. Même au Royaume-Uni, il y a deux fois plus d’ETI que dans l’Hexagone. L’accompagnement du financement et du développement des ETI devrait être une priorité absolue, plutôt que de nouvelles contraintes ingérables et excessivement coûteuses comme la pénibilité, les réglementations environnementales, l’interférence publique dans le dialogue social au sein des entreprises, les éco-organismes… Tout est basé sur une suspicion de la part de l’Administration vis-à-vis des entreprises et non sur la confiance. On ne développe pas avec des contraintes mais par la motivation et la reconnaissance.       

Qu'attendez-vous concrètement des services publics ?

Qu’ils nous considèrent comme des alliés et non des suspects. Ce hiatus public-privé est d’un autre temps comme la lutte des classes ou cette dichotomie surannée et dépassée entre l’ouvrier et le patron, l’oppressé et l’oppresseur ! Pourquoi un contrôle URSSAF, fiscal ou de l’Inspection du Travail devrait être parfois mené comme si nous étions des délinquants ? La grande majorité des chefs d’entreprise et des entrepreneurs tirent beaucoup plus de satisfaction à voir leur société se développer, à recruter, à gagner de nouveaux marché, à investir, à innover… plutôt que de soi-disant se verser des gros salaires, des dividendes, viser des plus-values...

Il faut que nous travaillions en confiance, car nous avons de nombreux objectifs communs et sommes tous des citoyens qui voulons voir réussir notre pays et notre économie. Baisser les charges qui pèsent sur le coût du travail, c’est pour être compétitif et nous développer et non pour distribuer des dividendes. Réviser le Code du travail et simplifier les contrats et les modalités de licenciements, c’est pour apporter plus de fluidité et redonner confiance aux chefs d’entreprise pour qu’ils recrutent plus facilement et naturellement au lieu de renoncer ou de chercher à ne surtout pas dépasser 40 salariés, c’est dramatique pour l’emploi. Même si c’est politiquement incorrect de dire qu’il faut simplifier les procédures de licenciement pour mieux embaucher, c’est pourtant la vérité.

Il faut que les pouvoirs publics libèrent des fonds pour financer les entreprises et notamment les ETI, même en difficulté. La majorité des sociétés en difficulté aujourd’hui, dans le contexte de crise actuel, le sont essentiellement pour des raisons de manque de trésorerie ponctuel et majoritairement pas parce qu’elles sont sur un marché dépassé, parce qu’elles ont des produits inadaptés ou parce qu’elles sont en pertes structurellement.

Enfin, les pouvoirs publics devraient plus dialoguer avec les entreprises et les entrepreneurs et non organiser des espèces de tables rondes où le seul objectif est de se justifier ou chercher à nous convaincre plutôt que d’être à l’écoute et se mettre dans un mode de co-construction. Nous avons tous à y gagner et nous progresserions très vite en matière de confiance et de compréhension de part et d’autre.

Votre entreprise, qui était en croissance continue depuis 2005, a dû enregistrer une baisse d'activité de 9% entre 2012 et 2013, et une stagnation à ce jour. En quoi les deux gouvernements confrontés à la crise économique n'ont-ils pas réagi comme il aurait fallu ?

Les entreprises, globalement, ont étonnamment bien résisté à la crise jusqu’en 2011, ceci pouvant varier selon leur taille, leur situation financière et leur secteur. Mais, notamment faute de trésorerie, 4 ans de crise est une période trop longue pour résister. La capacité de résilience des entreprises, notamment celles qui ne sont pas assez internationales, a été rompue. C’est typiquement ce qui nous est arrivé même si, comme la majorité des entreprises, nous avons su réagir très vite car, heureusement, les délais de réaction et de décision sont rapides dans la plupart des entreprises, contrairement au temps public. Le problème essentiel des gouvernements et de l’Administration en général est lié aux temps de réactions qui sont trop longs, aux mesures qui sont trop tardives et pas assez ambitieuses quand elles ne sont pas inadaptées.

Les mesures d’urgence qui ont été prises vis-à-vis de certaines banques et de certains grands groupes industriels ont été plutôt efficaces car très ciblées et pragmatiques. Cela n’a pas été le cas pour les PME et les ETI et pour l’ensemble de ce qui constitue le tissu économique. Par exemple, des mesures tout à fait louables même si leur mode de mise en œuvre est dogmatique comme la gestion des déchets liée à ce qu’on appelle la "Responsabilité Elargie des Producteurs", a été mise en place au plus mauvais moment pour certains secteurs où les entreprises marquaient déjà des signes de faiblesse. Un autre exemple : des fonds ont été constitués pour refinancer les entreprises, certains ne sont toujours pas alloués alors que nous manquons de moyens. Pour terminer, une part importante des achats publics est faite auprès d’entreprises étrangères ou concernent des produits qui ne sont pas fabriqués en France, avec l’argument des règles européennes. Ce devrait être une priorité gouvernementale et pour tous les pouvoirs publics de recourir à des biens exclusivement fabriqués en France. Il en va de notre économie, de nos entreprises, de nos emplois.

En quoi le CICE, dont l'objectif est de réduire le coût du travail pour préserver les emplois, ne sera-t-il pas suffisamment efficace selon vous ?

A ce stade, c’est concrètement une bonne mesure, efficace et dont les proportions sont adaptées. Le problème c’est que sa pérennité ou sa substitution par un mécanisme équivalent durable est indispensable et nous ne savons pas réellement aujourd’hui ce qu’il en adviendra. En outre, la méthode et le vocabulaire sont malhabiles car l’opinion publique, voire certains agents publics, restent convaincus qu’il s’agit d’un cadeau fait aux entreprises, notamment avec le terme de crédit d’impôt alors qu’il s’agit bien de réduire des strates de charges qui n’ont fait que se cumuler et se fossiliser depuis des décennies. Ensuite, les modalités de paiement sont on ne peut plus complexes puisqu’au lieu d’en bénéficier immédiatement comme une charge supprimée, il faut payer les charges, déclarer la baisse de charge, se la faire pré-financer par la BPI avant d’encaisser les fonds par l’Administration puis rembourser l’avance reçue…

Pour terminer, et de façon plus stratégique, le bénéfice du CICE n’est pas assez ciblé pour servir des objectifs économiques et sociaux. Il est par exemple absolument inutile d’en faire bénéficier les entreprises publiques puisque cela reste de l’argent public ! Par ailleurs, il est primordial d’en faire bénéficier, peut-être en modulant un impact plus important, les entreprises portant des emplois industriels. C’est bien les emplois industriels qu’il faut privilégier car ils sont par nature délocalisables, et historiquement sont ceux qui constituent le paysages des emplois en régions et dans des bassins où les reconversions sont complexes et ne concernent pas toujours les mêmes profils de compétences.

Depuis 1980, la France a perdu plus d’un million d’emplois industriels, dans le même temps le chômage a augmenté dans les mêmes proportions, alors que les emplois de services sont plutôt stables mais ont évolué en migrant vers les villes. C’est donc bien l’emploi industriel, les entreprises qui produisent des biens et les PME et ETI sur lesquels il faut concentrer attention, efforts et soutien.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (1)
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2bout
- 28/07/2014 - 14:27
Deux remarques :
1) Un emploi subventionné n'est viable que pendant la durée de la subvention. a) il n'est pas pérenne. b) il ne présente pas un solde économique positif. Mais le plus important lorsqu'un emploi est subventionné, ce n'est pas d'augmenter la dette publique, c'est que cela génère une distorsion entre deux emplois, l'un pérenne, l'autre subventionné, qui entraînera à terme la nécessité de subventionner les deux emplois.
2) Déjà évoqué, le fait de soumettre à la CSG à hauteur de 10% le capital social et les comptes associés implique que l'investissement dans "l'emploi" a au préalable de tous les autres risques pris, a un rendement négatif de 1.55% par an (la mesure idéologique la plus absurde qu'ait pu prendre le gouvernement Hollande depuis deux ans), ce qui tendra systématiquement à réduire la trésorerie disponible pour une entreprise. Et lorsque les risques se conjuguent avec succès, alors les dividendes distribués sont amputés par de nouvelles charges sociales. Ceci a toujours la même conséquence : l'investissement immobilier reconnu sur et profitable à long terme continuera d'attirer les capitaux disponibles.