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Au-delà des chiffres

Pourquoi la déflation et l’inflation modèlent notre quotidien bien au-delà de ce que nous en percevons

Publié le 12 juillet 2014
Inflation et déflation ne sont pas que des chiffres, ni seulement des variations à la hausse ou à la baisse des prix. Ce sont également des indicateurs qui impactent durablement le comportement des agents, principalement sur une notion clé de l'économie : l'incitation à la prise de risques.
Nicolas Goetzmann
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Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.fr. Il est l'auteur chez Atlantico Editions de l'ouvrage :
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Inflation et déflation ne sont pas que des chiffres, ni seulement des variations à la hausse ou à la baisse des prix. Ce sont également des indicateurs qui impactent durablement le comportement des agents, principalement sur une notion clé de l'économie : l'incitation à la prise de risques.

Dans la lignée des concepts flous, les notions d’inflation et de déflation tiennent une bonne place. Si l’on veut bien écarter les situations extrêmes d’une forte inflation ou d’une dépression, quelle pourrait être la différence entre une baisse des prix de 2% et une hausse des prix de la même envergure ? Pas de quoi bousculer une charrette à priori, mais la différence est pourtant significative. Suffisamment pour influer jusqu’à la mentalité même d’un pays.

Il s’agit de l’expérience qu’a pu faire le Japon au cours de ces quinze dernières années, et dont le pays est en train de s’extirper. Un constat qui a pu être fait par le nouveau président de la holding Suntory et conseiller du Premier inistre Shinzo Abe, Takeshi Niinami, lors d’une présentation tenue devant le Press Club national japonais.

"Les personnes qui étaient compétentes en termes de restriction des dépenses étaient promues. Les preneurs de risques étaient punis." " Pendant plus d’une décennie et demie de déflation au Japon, la formule du succès économique était simple : réduire les coûts". Mais selon Takeshi Niinami, le vent est en train de tourner au Japon, les "preneurs de risques" reprennent du poil de la bête.

Car une déflation lente a des effets lourds sur un pays, sur une économie, aussi imperceptibles soient-ils. Une déflation signifie que le cycle de baisse des prix est en marche, que les prix de l’année prochaine seront plus faibles que ceux d’aujourd’hui et que les salaires suivront le même rythme. De cette perspective négative nait la mentalité du déclin. Que le pouvoir d’achat ne soit pas impacté importe peu, ce que la population voit, c’est une feuille de paye dont les chiffres diminuent année après année. Le sport national devient la chasse aux dépenses, la chasse aux abus, la chasse à tout, et la chasse à la prise de risque. Le sacre de la comptabilité.

Le phénomène majeur concerne l’investissement. Quel peut être l’intérêt d’un investisseur à placer son argent dans une économie promise au déclin ? Si ce dernier garde son argent, son pouvoir d’achat se verra gonfler par la baisse des prix. La prise de risque devient inutile voire dépourvue de sens. Et depuis son entrée en crise au début des années 90, l’investissement s’est écroulé au Japon.

 

 

 

 

 

 

 

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La corrélation avec la baisse des prix est parfaite, après le choc de 1990, l’inflation japonaise fut entrainée dans une spirale négative jusqu’au moment où, en 1997, la déflation prit place. C’est précisément à ce moment que l’investissement amorça, logiquement, sa chute la plus sévère. A partir de ce moment, c’est une vision purement comptable de simple réduction des coûts qui prend le pouvoir au sein des entreprises, une vision économique de boutiquier.

Et cette baisse des investissements produit des conséquences lourdes, comme le rappelle l’économiste Diego Comin 

"Les deux aspects frappants de la stagnation japonaise des années 1990 sont sa  sévérité et surtout sa persistance. Pendant la période 1983-1991, la productivité  globale des facteurs a cru à un rythme respectable de 2.4 % par an. Il chuta à  0.2 % entre 1991 et 2000 (…). Pourquoi les années 1990 furent-elles une décennie  perdue pour le Japon ? (…) bien que les chocs n’aient pas été persistants, les  investissements des entreprises et des entrepreneurs japonais n’ont pas permis d’améliorer les technologies et les méthodes de production, ce qui a entraîné des  mécanismes de propagation de la crise sur le long terme. Ces mécanismes de propagation sont centraux pour comprendre la persistance de la faiblesse de l’économie car le modèle néoclassique prévoit une reprise rapide lorsqu’un choc  se termine. Bien sûr, ces mécanismes ne sont pas propres au Japon."

An exploration of the Japanese Slowdown during the 1990s ». Columbia University. Février 2009.

La faiblesse de l’investissement, comme conséquence de la pression déflationniste, vient écraser le potentiel de long terme du développement économique du pays. Une situation qui est justement en train de prendre place en Europe aujourd’hui, notamment en France. Depuis 2008, les investissements des sociétés non financières y sont parfaitement stables, affichant même une légère baisse de 0,44% au cours de ces 6 années de crise. Une situation qui est une promesse de faiblesse économique à long terme. Cette configuration est à mettre en perspective avec la baisse progressive de l’inflation en France. Avec une inflation sous-jacente, c’est-à-dire extraite de ses éléments les plus volatils, qui s’établit à un niveau de 0,12% annualisé pour le mois de juin 2014. C’est encore la mentalité du déclin et la politique de boutiquier qui prennent le dessus sur l’innovation et la conquête de nouveaux marchés.

Si une forte inflation est également un repoussoir pour les investissements, une inflation positive reste absolument nécessaire. Celle-ci permet d’inciter les acteurs économiques à faire un choix entre investir et ne rien faire. Lorsque la déflation pousse à l’inaction, l’inflation pousse à la prise de risque. Le retour du balancier permet aux investisseurs de retrouver le gout du risque. Comme le rapporte le Wall Street journal suite à l’intervention de Takeshi Niinami "L’émergence de l’inflation est en train de changer la mentalité des entreprises japonaises, la marée est aujourd’hui à la faveur des preneurs de risques et de l’innovation".  Si l’Europe veut se prémunir contre les "mécanismes de propagation de la crise" sur le long terme, il va peut-être falloir réagir un jour face au risque de déflation.

Pour lire le Hors-Série Atlantico, c'est ici : "France, encéphalogramme plat : Chronique d'une débâcle économique et politique"

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (1)
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2bout
- 12/07/2014 - 20:41
Que d'efforts Mr Goetzmann,
Un papier entier sans faire culpabiliser la BCE même si on devine qu'un seul paragraphe supplémentaire vous aurez amené à en faire référence. Le manque d'investissement dans les entreprises est lié aux politiques gouvernementales. Comparez simplement la différence qu'il peut y avoir entre le coût du m² en Allemagne et en France. Analysez ce que signifie la nature du patrimoine de nos Ministres. Vous vous intéressez beaucoup au Japon, quel est le prix d'un studio à Tokyo ? Un placement immobilier produit de l'emploi au moment de sa construction mais beaucoup moins pour son entretien, le contraire d'un placement dans une entreprise commerciale. Malheureusement, les politiques fiscales en France conduisent à investir dans la pierre plutôt que dans l'Economie. A cela, vous ajoutez une logique paritaire du conflit entre représentants sociaux et la situation française pourrait s'éterniser de manière dramatique.