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Bonnes feuilles

Éloge de la bonne éducation : comment être sûr de bien recevoir ses invités

Publié le 15 juin 2014
Il faut aujourd'hui considérer le savoir-vire comme un chef-d'oeuvre en péril, car la politesse est mal vue, voire condamnée au nom d'une certaine morale. Extrait du livre "Nouveau savoir-vivre - éloge de la bonne éducation", de Ghislain de Diesbach, publié aux éditions Perrin (2/2).
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Il faut aujourd'hui considérer le savoir-vire comme un chef-d'oeuvre en péril, car la politesse est mal vue, voire condamnée au nom d'une certaine morale. Extrait du livre "Nouveau savoir-vivre - éloge de la bonne éducation", de Ghislain de Diesbach, publié aux éditions Perrin (2/2).

Il existe de nombreuses façons de recevoir, mais il en est peu qui rendent l’invité parfaitement content de ses hôtes et, ce qui est plus rare encore, assez content de soi. L’art de recevoir varie suivant les latitudes, les climats et les traditions, mais il est un principe qui, lui, ne doit pas souffrir d’exceptions, quels que soient les pays ou les classes sociales : il faut avoir le constant souci d’être agréable à ses invités, de les recevoir pour leur plaisir et non pour le sien, de ne pas les attirer chez soi pour la puérile vanité d’avoir reçu cent personnes d’un coup ou d’avoir eu tel illustre personnage à sa table.

La femme d’un ex- ministre de la IVe République, s’apercevant un beau jour qu’elle ne connaissait pas Cocteau, téléphona sur-le-champ à l’un de ses amis, très lié avec l’écrivain, pour le prier de le lui amener à déjeuner. Le ministre avait eu l’occasion de rendre quelque service à Cocteau ; celui-ci n’osa pas se dérober et se rendit à cette invitation qui ressemblait plutôt à une convocation. Il arriva donc, résigné à plaire et prêt à tirer le feu d’artifice que les maîtresses de maison attendaient de lui. La femme du ministre ne lui en laissa pas le loisir. A peine eut-il risqué quelques mots sur une affaire qui occupait alors tout Paris et à laquelle il était mêlé, que la dame le coupa et la lui expliqua en détail. On aborda un autre sujet. Elle lui reprit la parole pour déclarer que c’était là un sujet sans intérêt. Il voulut parler d’art, de littérature : chaque fois la maîtresse de maison l’interrompit pour parler d’elle, de ses talents, de ses expériences, si bien que Cocteau, réduit au silence et furieux de se voir tenu pour rien, prétexta un rendez-vous oublié pour partir avant même que l’on eût servi le café.

A la fin du XVIIIe siècle, le duc de La Rochefoucauld-Liancourt, émigré aux Etats- Unis, remarquait déjà que nombre d’Américains prospères invitaient les étrangers, non par intérêt pour ceux-ci, même illustres, mais pour étaler leur luxe en argenterie, cristallerie ou vins rares et leur montrer ainsi qu’ils les valaient bien, du moins pour les manières.

A travers les vicissitudes de l’Histoire et les caprices de la mode, un art de recevoir s’est lentement élaboré qui emprunte autant à l’étiquette de l’Ancien Régime qu’à des usages venus de l’étranger ou à des modes passagères. Porté à son point de perfection à la veille de la guerre de 1914 dans ces somptueuses demeures décrites par André de Fouquières ou Gabriel-Louis Pringué, il n’a fait depuis lors que décliner. Les bouleversements sociaux engendrés par les deux dernières guerres mondiales ont amené la disparition complète d’un certain genre de réceptions, la raréfaction des autres, mais cela n’empêche pas que quelques règles subsistent sans lesquelles toute réunion ne serait qu’une foire d’empoigne, toute soirée, une effroyable épreuve pour ceux qui sont reçus.

De même que l’art de la guerre fut jadis codifié, celui de recevoir obéit à des lois qui en adoucissent l’inhumanité. Songe- t-on sans effroi à ce que serait un cocktail parisien, vers neuf heures du soir, si les invités n’avaient pas le respect de certains impératifs de décence et de retenue ? En quelques circonstances – comme l’incendie du Bazar de la Charité – le vernis de la bonne éducation fond comme neige au soleil et l’homme du monde le plus policé retrouve la férocité des instincts primitifs.

Il y a un demi-siècle, dans une conférence faite à l’université des Annales, Boni de Castellane, orfèvre en la matière, donnait d’utiles conseils aux maîtresses de maison pour la bonne tenue de leurs réceptions ou l’éclat de leurs fêtes. La plupart de ces recommandations sont périmées, car on ne voit plus guère de ducs ou de grands financiers allant accueillir un prince héritier à la portière de sa voiture, un flambeau d’argent à la main, tandis qu’une impressionnante théorie de valets de pied, en livrée de gala, se déploie sur le grand escalier.

Avant de recevoir, il faut d’abord savoir pourquoi l’on reçoit. Les raisons peuvent être aussi nombreuses que variées : pour rendre des politesses, pour faire des avances à une personne que l’on veut ensuite solliciter, pour s’attirer les bonnes grâces d’un personnage important, pour tenter de marier sa fille, pour montrer sa nouvelle maison de campagne ou l’appartement que l’on vient de se faire installer par un décorateur en vogue. On invite aussi pour montrer le grand homme qui vous honore de son amitié, l’illustre étranger rencontré au hasard d’un voyage, le nouvel amant ou la dernière maîtresse en titre. On invite pour se disculper d’être avare, on invite pour étaler sa fortune ou faire taire les bonnes langues qui vous soupçonnent d’avoir fait de mauvaises affaires. On invite enfin par ennui, par désoeuvrement, pour donner un sens – ou plutôt un emploi du temps – à son existence, pour occuper des soirées trop longues, des week-ends pluvieux…

Combien est préférable à toutes ces raisons celle que donna Boni de Castellane lorsque le préfet de la Seine lui demanda pourquoi il tenait tant à louer le Pré Catelan, pensant que c’était pour y donner une fête en l’honneur d’un souverain étranger ou quelque gala de bienfaisance. « Non, lui répondit Boni, c’est simplement pour mon plaisir… » ! Il aurait pu ajouter : « Et celui de mes invités », car peu d’hommes surent autant que lui allier le faste au bon goût, transformant ces grandes réceptions un peu trop solennelles, où s’ennuyait déjà le monde de Proust, en de véritables féeries qui, au début du XXe siècle, rappelaient les fastes du XVIIIe.

Il ne suffit pas de vouloir recevoir, il faut en avoir les moyens. Rien ne serre davantage le coeur que le spectacle offert par de pauvres gens qui, galvanisés par l’espoir de briller un instant, s’arrachent à leur médiocrité quotidienne et font feu de tout bois pour donner une réception où tout est mesuré : la superficie du salon, l’abondance de la table, la qualité des vins. On sent que tout a été calculé, depuis le nombre des bouteilles de champagne – s’il y en a – jusqu’à celui des chaises, empruntées à des voisins compatissants. Dans ces cas désespérés il vaut mieux rester chez soi et laisser les autres chez eux.

Beaucoup de gens, trop étroitement logés, préfèrent recevoir chez des amis, possesseurs d’hôtels particuliers ou de vastes villas, mais la plupart se contentent de louer les salons de quelque cercle élégant – comme ceux du Jockey, de l’Automobile Club, voire de l’Interallié – à moins qu’ils ne se contentent, notamment pour les réceptions de mariage, des salons du Ritz, du Crillon ou de la Maison des Centraux. Tout cela peut être de très bon ton, ce n’est jamais de très grand genre.

Ce qu’il faut éviter surtout, lorsqu’on reçoit, c’est d’entasser le maximum de personnes dans le minimum d’espace et de pousser le chauffage au point d’en faire un bain turc, ce que les maîtresses de maison appellent une « grande lessive », avant l’été, notamment pour rendre des politesses, et que les victimes, elles, nomment une « grande tuerie ». Il arrive que des gens s’y évanouissent ou tout simplement en meurent. Un soir que cela s’était produit dans un important cocktail, le cadavre avait été enroulé dans un tapis avant qu’on vint en prendre livraison pour l’emmener à la morgue…

Extrait du livre "Nouveau savoir-vivre - éloge de la bonne éducation", de Ghislain de Diesbach, publié aux éditions Perrin, 2014. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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