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Qui envoie qui aux Européennes : petite sociologie des candidats par parti

Publié le 25 mai 2014
Le Parlement européen ne ressemble pas, dans son fonctionnement, à un Parlement national qui aurait doublé de volume. C'est pourquoi de petits inconnus peuvent y jouer un rôle de premier plan, et d'anciens ministres, s'y ennuyer ferme...
Olivier Costa
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Olivier Costa est directeur de recherche au CNRS au Centre Emile Durkheim de Bordeaux et directeur d’études au Collège d’Europe. Il a publié avec Nathalie Brack Le fonctionnement de l’Union européenne aux Editions de l’Université de Bruxelles, 2°...
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Le Parlement européen ne ressemble pas, dans son fonctionnement, à un Parlement national qui aurait doublé de volume. C'est pourquoi de petits inconnus peuvent y jouer un rôle de premier plan, et d'anciens ministres, s'y ennuyer ferme...

Atlantico : Les candidats aux élections européennes de 2014 avaient jusqu'à vendredi 2 mai pour officialiser leurs candidatures. Dans le Grand Est sur la liste Nouvelle donne, on retrouve en tête de liste, Isabelle Maurer, cette chômeuse qui avait tenu tête à Jean-François Copé en octobre dernier lors de l'émission "Des paroles et des actes". Et la tête de liste du Parti socialiste dans cette circonscription est incarnée par Edouard Martin, le syndicaliste de Florange. Que révèlent ces deux candidatures de la sociologie des candidats aux élections européennes ? A-t-elle particulièrement évolué pour cette élection ?

Olivier Costa : On ne peut comprendre ces choix qu’en soulignant trois caractéristiques des élections européennes.

En premier lieu, c’est un scrutin de liste : contrairement à ce qui prévaut pour les élections législatives en France, il est possible de faire élire au Parlement européen des candidats qui n’ont aucune expérience politique et même aucune notoriété. Choisir un personnage médiatique comme Isabelle Maurer ou Edouard Martin est donc possible.

En deuxième lieu, les européennes – en France du moins – sont des élections dont l’enjeu et l’objectif sont mal cernés par les citoyens et qui font l’objet d’usages par les partis qui sont sans rapport avec le fonctionnement de l’Union européenne. Elles servent, en autre, à faire entre en politique des novices, qu’il s’agisse de personnes de la société civile ou de militants prometteurs.

Enfin, les européennes mobilisent peu les citoyens et les médias, et suscitent peu d’efforts de la part des partis politiques lors des campagnes. Nombre d’entre eux limitent leurs dépenses au strict minimum, et se constituent un trésor de guerre grâce aux remboursements dont ils bénéficient à l’issue du scrutin. Pour compenser ce faible investissement, ils ont recours à des « coups » médiatiques – dont la nomination des personnes dites de la société civile – qui feront parler de leurs listes à moindre frais.

Ces trois facteurs font que le Parlement européen compte dans ses rangs, depuis sa première élection directe en 1979, de nombreux députés dépourvus d’expérience politique – alors qu’on n’en compte quasiment pas à l’Assemblée nationale, et encore moins au Sénat.

Comment ces candidats s'insèrent-t-ils dans le microcosme bruxellois ? 

Le Parlement européen est une institution particulière.

Rappelons qu’elle rassemble des députés de 28 pays, issus de cultures politiques très diverses, qui se connaissent peu. Il n’y a donc pas de classe politique européenne à proprement parler. C’est aussi une assemblée relativement jeune – par voie de comparaison avec nombre de parlements nationaux – et dont les pouvoirs, le mode de fonctionnement et la composition évoluent sans cesse. C’est aussi une assemblée issue d’un scrutin proportionnel, favorable à la représentation de petits partis et formations marginales, voire un peu fantaisistes. C’est enfin une assemblée qui est marquée par un très fort renouvellement de ses membres après chaque élection.

Pour toutes ces raisons, le protocole et les traditions ne sont pas très pesants au Parlement européen, et les hiérarchies sociales et politiques peu importantes. Les députés jeunes, dépourvu d’expérience politique ou ayant des profils un peu atypiques ne sont pas moqués ou déconsidérés. Ils peuvent, s’ils désirent s’impliquer et s’ils montrent des compétences, accéder à des postes à responsabilité et jouer un rôle important dans le fonctionnement de l’assemblée. Des députés comme la chanteuse Nana Mouskouri ou le pilote Ari Vatanen n’ont pas fait que de la figuration au Parlement européen.

Inversement, des élus dotés d’une expérience politique de premier plan n’y trouvent pas toujours leur place. Souvent ils quittent le Parlement européen assez rapidement faute d’avoir le sentiment d’être suffisamment considérés ; ce fut le cas de Valéry Giscard d’Estaing ou de Claude Cheysson. D’autres, comme Michel Rocard, y sont restés plus durablement, mais ont du faire la preuve pour cela de leurs capacités et de leur sérieux. Enfin, certains élus jouent un rôle clé au Parlement européen, mais sont inconnus en France ; c’est le cas de Joseph Daul, président sortant du groupe PPE, ou de Pervenche Bérès.

Vincent Peillon, ancien ministre de l'Education nationale, est lui aussi tête de liste dans le Sud-Est. Relativement aux candidats mentionnés précédemment, il présente un tout autre profil. Ce profil reste-t-il majoritaire au sein du parlement ?

Oui. Ce profil est majoritaire, et l’est de plus en plus. Pendant longtemps les hommes et femmes politiques de premier plan ont un peu dédaigné le Parlement européen. Mais les choses ont changé.

Le Parlement européen a vu ses pouvoirs se renforcer continuellement, au fil de la modification des traités. C’est aujourd’hui une assemblée particulièrement puissante, du point de vue de son influence sur les lois européennes, de sa capacité à contrôler la Commission ou de son rôle de forum. Le statut et les moyens de travail des députés européens ont aussi évolué, et sont aujourd’hui tout à fait appréciables, comparables à ce qu’ils sont en France.

Ces évolutions ont accru l’intérêt des responsables politiques français pour le Parlement européen. Le fait que les alternances deviennent quasi systématiques à l’Assemblée nationale a renforcé cet intérêt, puisqu’après chaque élection législative de nombreux députés sortants sont en mal de mandat. On peut faire la liste, parmi les candidats aux européennes cette année, des députés qui ont perdu leur mandat en 2012.

La seule limite de l’implication des responsables français de premier plan vis-à-vis du Parlement européen est l’absence de perspectives en termes de carrière politique. On peut faire carrière au sein du Parlement européen, y conquérir des positions de pouvoirs. Toutefois, alors qu’un député national peut espérer devenir ministre ou sénateur, prendre la tête de son parti, ou être nommé à quelque fonction publique très enviable, il n’y a pas de débouché de ce type à l’échelle de l’Union. Même les commissaires ne sont que très rarement choisis dans les rangs du Parlement européen et il n’y pas de poste accessible aux anciens députés européens dans les institutions européennes. Les hommes et femmes politiques de premier plan hésitent donc à s’investir réellement au Parlement européen, et abandonnent souvent leur poste en cours de mandat pour revenir dans le jeu politique national.

En fonction des profils des différents candidats, quels sont les projets politiques qu'ils seront amenés à porter ?  

Le fonctionnement du Parlement européen se distingue par le caractère très technique des dossiers dont il traite et par des mécanismes de division du travail très poussés. Les députés européens ne sont donc pas appelés à porter de grands projets, à faire de grands discours, mais à s’investir dans des processus législatifs et budgétaires complexes. Le Parlement européen n’est, par ailleurs, pas régi par une coalition politique stable, mais par des accords majoritaires sans cesse renégociés : les députés ne sont donc pas là pour porter un projet politique à proprement parler, mais pour essayer de peser, chaque jour, sur les normes qu’ils élaborent.

Ceci explique que les députés qui n’ont pas forcément un profil politique très fort peuvent jouer un rôle important, en s’investissant dans un secteur. Cela vaut aussi pour les novices ou les élus issus de la société civile. Inversement, les tribuns sont souvent frustrés, car la prise de parole est très contrôlée et les effets de manche n’ont pas vraiment leur place au Parlement européen.

C’est, en fait, moins le profil sociologique des députés qui joue un rôle important dans leurs activités que leurs orientations partisanes. Les élus des partis plus ou moins pro-européens (PS, UMP, UDI, Verts, une partie des communistes…) ont vocation à prendre une part active dans le fonctionnement du PE, sous différentes formes. Ceux des partis eurosceptiques et extrémistes, qui siègent dans des groupes marginalisés ou parmi les élus non-inscrits, ne se veulent pas, ou ne peuvent pas être impliqués dans le travail du Parlement européen. En outre, les règles de fonctionnement écrites et non écrites de l’assemblée limitent drastiquement leur capacité à se faire entendre ou à faire obstacle à la délibération.

Quel parti envoie quels types de candidat ?

Il y a quatre grandes catégories de députés européens : des leaders de premier plan (José Bové, Rachida Dati, Marielle de Sarnez, Brice Hortefeux, Jean-Luc Mélenchon…), des spécialistes de la chose européenne (D. Cohn-Bendit, Alain Lamassoure, Joseph Daul, Pervenche Berès…), des élus de terrain et des novices de la politique. Les élus de terrain ont bénéficié de la régionalisation du scrutin depuis 2004, qui rend utile la sélection de candidats jouissant d’un bon ancrage local. Les partis profitent aussi du mode de scrutin de liste pour faire entrer en politique des novices, qu’il s’agisse de membres du parti désireux d’exercer un premier mandat (Virginie Rozière) ou de personnes issues de la société civile (Edouard Martin). Les partis ont des approches différentes de la sélection de leurs candidats.

Pour les partis qui n’ont pas ou peu de représentants au parlement français (Verts, FN, Front de gauche), la tendance est d’envoyer leurs leaders siéger au PE. A défaut de pouvoir être parlementaires à l’échelle nationale, ils deviennent parlementaires européens, avec parfois un faible intérêt pour ce mandat. Les Verts et les partis du centre font exception, en raison de l’importance qu’ils accordent aux enjeux européens : leurs leaders sont souvent bien impliqués dans le fonctionnement du PE, ce qui n’est pas du tout le cas au FN, et pas toujours à l’UMP ou au PS.

L’UMP et le PS sont dans une situation particulière dans la mesure où ils se servent des élections européennes comme variable d’ajustement des cycles de la vie politique nationale. Concrètement, elles leur permettent de recaser des battus ou des ministres sortants, ou d’éloigner des personnes dont la présence n’est plus souhaitée à l’échelle nationale.

En fonction de la stratégie de sélection des candidats des partis, quelle influence cela a-t-il pour chacun des groupes en termes d'influence au Parlement ? 

Le degré d’implication des quatre catégories de candidats est très variable.
 
Pour les leaders de premier plan, qu’ils siègent au PE parce qu’ils n’ont pas d’autre choix (petits partis) ou parce qu’ils ont été battus ou éloignés de Paris (grands partis), il est généralement faible. Tout le monde sait que Jean-Luc Mélenchon, Vincent Peillon ou Brice Hortefeux ne brillent pas par leurs activités au PE. Les spécialistes de la chose européenne – qui sont parfois aussi des responsables politiques d’une certaine envergure – sont logiquement très impliqués. Les élus de terrain et les novices en politique ont des degrés de mobilisation variables, mais ils sont souvent assez actifs. Au PE, les députés de bonne volonté peuvent en effet avoir rôle important même s’ils n’ont pas une grande expérience politique et siègent pour la première fois. Tout dépend de leur compétence et des efforts qu’ils sont prêts à consentir.
 
Au total, l’influence des députés français au PE pourrait être bien meilleure, en raison du grand nombre d’entre eux qui siègent à Strasbourg par défaut, sont très impliqués dans la vie politique nationale ou locale, et ne rêvent que d’une chose : quitter le PE pour un mandat national.
 

Les profils des candidats français sont-ils différents relativement aux candidats des autres pays ?  

D’une manière générale, non. En revanche, l'implication des députés français est souvent moindre que celles de leurs pairs. En France, le Parlement européen suscite plus d’intérêt que par le passé, mais il reste perçu comme une institution de second ordre alors que dans certains Etats, siéger au PE est plus prestigieux – et plus avantageux – que de siéger au parlement national. Les députés européens français jouent ainsi un rôle limité dans le fonctionnement des partis ou dans les médias, alors qu’ils y jouissent d’un grand prestige dans d’autres Etats.

C’est pour cela que les responsables français de premier plan qui siègent au Parlement européen le font souvent par défaut.

Il s’agit, d’une part, d’élus de petits partis (Front National, Front de Gauche, une partie des Verts, LCR, LO et CPNT à une époque) qui peinent à être représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat. Le mode de scrutin des européennes leur est plus favorable; ils tirent donc profit des avantages matériels, des moyens humains et de l’immunité qui découlent de leur mandat européen, mais ne l’exercent guère.

Il s’agit, d’autre part, de recasés de la vie politique nationale : des responsables dont on ne veut plus à l’échelle nationale ou qui ont été battus lors d’élections locales ou nationales, et dont l’objectif est reconquérir au plus vite un mandat à l’échelle locale ou nationale.

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vangog
- 25/05/2014 - 14:10
"Un petit parti, le Front National"?...
attendez ce soir, M. Costa, pour émettre vos jugements à l'emporte-pièce...
La vie politique française évolue au rythme de la globalisation, c'est à dire très vite, et les analystes politiques français biberonnés à la pensée unique, ont, de plus en plus, trois ou quatre trains de retard...
Pour essayer de freiner le train de la globalisation qui les a laissés sur le quai de la gare, ces politologues nous font des analyses dignes de syndicalistes "il faut distinguer entre... et entre...", mais sont très loins de la réalité.
Les opportunistes, qu'ils soient des associatifs ou des syndicalistes ultra-gauchistes sans représentativité, ou des politiciens sans avenir (gauche et droite archaïque confondue) recherchent les institutions les plus laxistes et les moins représentatives, pour accueillir leur indignation à géométrie variable et leur inutilité.
La technocratique UE est là pour ça!
Pour atteindre le fauteuil doré sur tranche des apparatchiks Européens, rien de compliqué!
Il suffit d'utiliser le marchepieds des médias, déjà noyautés par les petits soldats propagandistes de la gauche archaïque, qui se feront un plaisir de promouvoir coups de gueule, ultra-médiatisation et enfumage