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Le pape Jean Paul II sera canonisé ce dimanche.
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Le pape Jean Paul II sera canonisé ce dimanche.
Saint homme

Le pape dont le charisme avait fini par masquer le vrai visage : Jean-Paul II, le grand politique

Publié le 26 avril 2014
Neuf ans seulement après sa disparition, Jean-Paul II est à la veille d'être canonisé. Retour sur son action déterminante, qui a façonné l'Europe de la seconde moitié du XXe siècle.
Nicolas Diat est considéré comme un des meilleurs spécialistes du Vatican.  
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Neuf ans seulement après sa disparition, Jean-Paul II est à la veille d'être canonisé. Retour sur son action déterminante, qui a façonné l'Europe de la seconde moitié du XXe siècle.

Jean-Paul II, qui s'apprête à être canonisé ce dimanche, a profondément marqué la deuxième moitié du XXe siècle. Dans quelle mesure son vécu dans la Pologne communiste l'a-t-il inspiré ? Quel rôle a-t-il ensuite joué dans la chute de l'empire soviétique ?

Nicolas Diat : La négation des libertés fondamentales par la dictature communiste en Pologne a durablement marqué Jean-Paul II. Voilà un homme qui a lutté pendant des décennies contre un régime dictatorial. La spécificité spirituelle de la Pologne a également joué. Là-bas, l’Eglise est toujours restée une force et une puissance de résistance. Elle n’a jamais abdiqué. Jean-Paul II est donc par nature un résistant.

Une fois élu pape en 1978, il poursuit cette résistance de manière inlassable. Pour lui, il ne fait pas l’ombre d’un doute que le mur qui divise l’Europe en deux doit tomber. C’est d’autant plus impressionnant qu’à l’époque personne n’y croyait. Tout le monde avait acté la permanence des  régimes soviétiques. Mais lui demeure convaincu que c’était la résistance spirituelle qui permettrait de briser le mur.

Le symbole le plus éblouissant de cette lutte reste ses premiers voyages en Pologne, alors que le régime communiste est toujours en place. L’onde de choc est considérable auprès de la population et des dirigeants; Brejnev comprend tout le danger qu’il représente. Si Jean-Paul II est aujourd’hui le héros de la nation polonaise, et si personne ne le surpasse, c'est tout simplement parce qu'il a permis à tout un peuple de comprendre que la liberté était en marche. Il incarnait physiquement cette liberté tant désirée.

Staline avait lancé : « le pape, combien de divisions ? » Quelles étaient les forces politiques de Jean-Paul II, ses relais sur le terrain ?

Il y a bien évidemment Solidarnosc, qu’il a littéralement porté avec Lech Walesa. Un syndicat libre, pour la nomenklatura communiste, constituait une hérésie ! Et son autre arme, c’était les mots. "N"ayez pas peur", avait-il dit le jour de son intronisation. La phrase, qui depuis a été énormément reprise, fut à l’origine destinée aux Polonais et à toutes les populations recluses derrière le Rideau de fer. Puis, quelques années après, il reçoit Mikhaïl Gorbatchev au Vatican... L'ancien ennemi numéro un est accueilli avec tout le protocole qui sied à une visite d’Etat, mais nous sommes après la chute du mur de Berlin... Des deux, on voit bien qui est le gagnant !

Cette chute du Rideau de fer était-elle une fin en soi pour lui ? Avait-il une vision pour la suite ?

Sa déception a été forte. Il imaginait que la chute du communisme donnerait naissance à un grand souffle spirituel en Europe, alimenté par les ex-républiques soviétiques qui en seraient le poumon. Cette réunification spirituelle de toute l’Europe n’a pas eu lieu. Très vite, Jean-Paul II constate que les peuples privés de liberté pendant tant d’années n’avaient plus de préoccupations spirituelles. La course à la consommation a conduit à une crise extrêmement grave de l’Eglise dans ces pays. Ses derniers voyages en Pologne tranchent avec ceux du début; alors que dans la première décennie de son règne, le successeur de Pierre compte sur la foi de son peuple pour retrouver la liberté, il dénonce ensuite avec force les progrès du matérialisme et d'une forme de crise de la religion.

Par la suite, même affaibli, a-t-il continué de jouer un rôle politique ?

Le cœur de son pontificat se situe dans les premières années. Les dernières sont marquées par la maladie, la souffrance et un affaiblissement de plus en plus difficile. Il restera aussi comme le pape qui n’a pas voulu démissionné, contrairement à Benoît XVI, qui fut son principal collaborateur. Mais, même si la mémoire individuelle passe, la mémoire collective retiendra pour longtemps l'héritage de ce pape proprement hors du commun.

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Commentaires (5)
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Le gorille
- 27/04/2014 - 09:36
Forfait
pavé777
Si j'arrive à suivre au début, malgré la raillerie sous-entendue, je ne comprends guère l'histoire du forfait...
Car, si j'en crois votre parallélisme, le forfait n'a pas été résilié... bien au contraire : de 12 il est passé à 1,2 milliard d'abonnés au réseau, qui Lui téléphonent tous les jours, et en reçoivent des réponses....
Vous remarquerez sa puissance : il répond tout seul à tout le monde en même temps et avec une réponse particularisée pour chacun et sans cacophonie, ni diaphonie ni interférences... même Big Brother, adulé par NSA, n'y arrive pas !
Le gorille
- 27/04/2014 - 09:28
Phare dans la tempête
Pour le pape, il ne s'agit d'être fin politique pour complaire au monde, mais d'être un phare puissant et qui ne s'éteigne pas.
Evidemment, on apprécie d'autant plus un phare que l'on est en pleine tempête et en pleine nuit...
Teo1492, je vous laisse faire l'application idoine..
Le gorille
- 27/04/2014 - 09:24
Affaire des personnes
Teo1492 : hélas ! ce n'est pas le pape qui commande votre propre spiritualité ! Il est exemple, c'est vrai, et quel exemple !...
Mais voilà, gravir un chemin montant, malaisé, rocailleux et seul, alors que, sans spiritualité, on se vautre en bonne compagnie sur un tapis volant au ras d'une autoroute, le choix est vite fait...