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Depuis l'accident de Fukushima, les normes de sûreté nucléaire ont évolué dans les centrales françaises.
© Reuters
Depuis l'accident de Fukushima, les normes de sûreté nucléaire ont évolué dans les centrales françaises.
3 ans après

Comment l'industrie nucléaire s'est adaptée à la donne Fukushima

Publié le 11 mars 2014
Le 11 mars 2011, une catastrophe nucléaire sans précédent frappait la centrale de Fukushima au Japon, remettant en cause le niveau de sûreté des installations nucléaires à travers le monde. Trois ans plus tard, les objectifs et les moyens mis en place pour assurer une meilleure sûreté des installations nucléaires sont-ils suffisants pour éviter un autre accident de ce genre ?
Francis Sorin
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Francis Sorin est Directeur du Pôle Information de la Société Française d’Energie Nucléaire et Rédacteur en chef de la Revue Générale Nucléaire.
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Le 11 mars 2011, une catastrophe nucléaire sans précédent frappait la centrale de Fukushima au Japon, remettant en cause le niveau de sûreté des installations nucléaires à travers le monde. Trois ans plus tard, les objectifs et les moyens mis en place pour assurer une meilleure sûreté des installations nucléaires sont-ils suffisants pour éviter un autre accident de ce genre ?

Atlantico : Depuis l'accident de Fukushima, les normes de sûreté nucléaire ont évolué dans les centrales françaises, quels moyens ont été mis en place pour renforcer la sûreté nucléaire ?

Francis Sorin : Il faut noter d'abord que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a procédé à un examen après l'accident de Fukushima pour donner son avis sur la situation de la sûreté des centrales nucléaires françaises. Sa conclusion a été que l'arrêt des centrales n'était pas justifié car la sûreté était correcte, mais qu'il était nécessaire de procéder rapidement à des renforcements, et cela à la lumière des enseignements tirés de l'accident Fukushima. Alors en quoi consiste cette démarche de renforcement de sûreté ? C'est essentiellement d'imaginer les hypothèses les plus extrêmes pouvant survenir sur un site, par exemple un tremblement de terre ou des inondations qui auraient comme conséquence de dégrader fortement, non pas seulement un réacteur présent sur le site, mais la totalité des réacteurs de la centrale. C'est donc un renforcement de l'hypothèse pénalisante. A partir de là, il faut ajuster les moyens de protection et de sauvegarde à cette situation extrême. Cela signifie qu'il faut protéger un noyau dur et mettre en place la Force d'Action Rapide Nucléaire (FARN).

Le noyau dur, c'est le système dans une centrale qui doit être absolument protégé pour que l'accident qui se produit n'engendre pas une issue très grave. Il faut donc sécuriser l'alimentation des deux fluides nécessaires au fonctionnement d'une centrale et de sa sûreté, ces fluides que sont l'eau et l'électricité. La protection du noyau dur représente donc un ensemble de systèmes et de mesures pour qu'un réacteur accidenté ne manque jamais d'eau ou d'électricité. Cela signifie que l'on doit par exemple aménager à coté du site, une source d'eau importante où l'on pourrait aller puiser, que l'on mette également en place des diesels de secours pour alimenter le réacteur en électricité. Ce sont ces diesels qui ont cruellement manqué à Fukushima parce qu'ils étaient détériorés.

Deuxième mesure concrète, la FARN, qui est composée de professionnels mobilisables à tout instant. Cette force doit être équipée de moyens d'interventions et de transports lui permettant d'intervenir en moins de 24 heures en soutien sur une centrale accidentée. Ces professionnels peuvent aussi, si nécessaire, remplacer les opérateurs de la centrale. Cette force est en voie de constitution, en grande partie déjà constituée. Elle va devoir faire face d'ici à 2015 à des entraînements en situations de pertes d'eau et d'électricité bien plus sévères qu'aujourd'hui. Ensuite, elle devra entre 2016 et 2019 peaufiner encore son entrainement. Et à partir de 2023, son objectif sera de garantir que même dans la situation la plus extrême, il n'y ait pas de rejet radioactif massif et durable qui nécessiterait l'évacuation des populations. Tous les acteurs de la sûreté nucléaire française poursuivent ce même objectif. Les moyens actuels sont quand même relativement adaptés pour garantir cet objectif mais il faut les renforcer encore. L'EPR, ce réacteur de nouvelle génération, a sa sûreté encore plus renforcée par rapport aux réacteurs actuellement en service. Il intègre dans sa conception cette nécessité d'éviter tout rejet massif de radioactivité.

Quels sont aujourd'hui les atouts et les faiblesses du parc nucléaire français en terme de sûreté ?

Premièrement la conception des réacteurs et de leurs équipements est d'un très bon niveau. Un autre atout, c'est la très haute qualité, reconnue aussi à l'étranger, des équipes qui pilotent ces centrales. Un contrôle extrêmement rigoureux par l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) est enfin à noter.

Cependant, tous nos réacteurs sont construits sur le même modèle avec différents paliers de puissances. Il se pourrait qu'un défaut sur un réacteur soit également présent sur les 15 ou 20 réacteurs de la série à laquelle appartient ce réacteur. Nous avons un parc de 58 réacteurs, ce qui signifie, des milliers et des milliers de vannes, de robinets, de tuyaux, de systèmes, de pompes, d'armoires électriques, et il y a évidemment des incidents. Mais l'essentiel est cependant qu'il y ai des systèmes de sauvegarde pour que ces incidents ne dégénèrent pas en accidents. Et lorsque l'on regarde le bilan de sûreté du parc nucléaire français depuis 50 ans, c'est un bilan extrêmement correct.

Est-ce que les centrales construites dans des zones à risques ont plus de risques de connaitre des accidents malgré toutes les mesures mises en place ?

Les zones à risques sont essentiellement des zones plus ou moins sismiques. Les centrales qui sont dans des zones sismiques doivent avoir des systèmes de protection renforcés par rapport à des centrales situées dans des zones non sismiques. Pour se faire, on prend toutes les mesures en se fondant non pas sur les séismes qui ont déjà eu lieu mais sur des séismes beaucoup plus forts que des séismes imaginables sur la zone. Ceci pour avoir des marges de sécurité importantes. On peut donc penser qu'en cas de séismes, les protections anti sismiques seront adaptées et pourront jouer leurs rôles. Et si l'on jette un œil au-delà des frontières sur le plan mondial, toutes les centrales ont des protections anti sismiques, certaines sont dans des zones sismiques plus fortes que nous comme au Japon, et jusqu'à présent, les centrales qui ont dû subir des séismes forts ont bien réagi. L'accident de Fukushima ne résulte pas du séisme mais du tsunami.

Qu'est ce qui différencie les centrales françaises d'aujourd'hui, des centrales japonaises d'alors ? Le cas de l'accident de Fukushima est-il unique ou prémonitoire d'autres possibles accidents ?

La caractéristique de Fukushima, c'est la conjugaison de deux phénomènes naturels d'une extrême violence, d'abord d'un séisme d'une intensité inégalée, l'un des plus forts séismes qu'est jamais connu le Japon, et un tsunami qui s'en ai suivi. La vague qui a dévasté le site de Fukushima faisait 14 mètres de haut, et il y avait une digue de protection de 6 mètres. Une deuxième cause de l'accident vient du réacteur lui-même, issu d'un modèle dépourvu des équipements de sûreté adaptés aux derniers standards de la sûreté, donc un réacteur comportant des faiblesses.

C'est pourquoi, à la question est-ce qu'un accident comme celui de Fukushima peut intervenir en France, j'ai tendance à répondre non. Un accident peut intervenir en France mais pas avec des conséquences de la même ampleur que celle de Fukushima. Parce que d'une part, il est peu probable qu'une de nos centrales ait à affronter cette combinaison de phénomènes naturels. D'autre part, nos réacteurs ne sont pas du même modèle que celui de Fukushima. Ils ont une enceinte de confinement beaucoup plus grande et beaucoup plus performante pour contenir la pression. Ils ont des recombineurs d'hydrogène, qui empêchent les concentrations d'hydrogène et les explosions. Enfin, nos réacteurs ont également aménagés dans leur enceinte de confinement, une ouverture possible pour relâcher fortement la pression et qui s'opère à travers un filtre qui piège l'essentiel de la radioactivité mais pas toute. On peut ainsi gérer les problèmes dans de biens meilleures conditions que ce qui s'est passé à Fukushima.

En France, nous ne sommes pas l'abri d'un accident grave affectant un réacteur nucléaire, mais cet accident est tout à fait improbable. Et dans le cas où cet accident surviendrait malgré tout, on peut penser objectivement que les systèmes de sauvegarde, les architectures de protection, tout cet ensemble destiné à la sûreté, limitent les conséquences de l'accident, et donc limitent les rejets de radioactivité.

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la saucisse intello
- 11/03/2014 - 23:08
Les Diesel auxiliaires...............
Ont montré que la notion "d'invulnérabilité" telle que décrite chez nous dans la norme R.G AERO 40 ne leur était pas appliquée. C'est une faute extrêmement lourde. Imaginez un grand hopital où le courant secteur saute et où les moteurs auxiliaires ne démarrent pas ou sont trés vite inopérants ! Inconcevable me direz-vous et pourtant, à Fukushima, c'est bien ce qui s'est produit. Je crains que ce pays, poussé par une population importante et une industrie dévoreuse d'énergie ne prenne des libertés avec la sureté nucléaire (accident de Tokkaï-Mura par exemple : 3 morts par ignorance délibérée des régles de sureté et besoin de produire toujours plus).
la saucisse intello
- 11/03/2014 - 23:01
Article trés bien structuré........................
Nos standards de sureté sont trés élevés et les opérateurs des C.N.P.E sont d'excellent niveau. Pas comme à Tchernobyl où les fautes humaines se sont enchainées. A Fukushima, j'ai vu une reconstitution où il semble qu'une sonde de niveau d'eau dans la cuve (ce qui est le PRINCIPAL facteur à prendre en compte dans ce type d'accident) envoyait des indications totalement contradictoires et qui, cette anomalie une fois décelée, a été l'élément déterminant du désastre. Pourquoi les simulations ne l'avaient-elles pas mis en évidence ? Là encore, petites causes=effets dévastateurs. J'ai du mal à y croire tellement c'est gros !
alain38
- 11/03/2014 - 22:56
Trop gentil avec les Japonais
Francis Sorin prend trop de précautions avec les Japonais. Ce qui différencie le parc nucléaire japonais et le n'est pas seulement le fait que nos centrales possèdent des dispositifs de sûreté supplémentaires (filtre de décompression de l'enceinte et recombineurs d'hydrogène) qui ont cruellement fait défaut à Fukushima.
C'est aussi et avant tout le fait que nous dimensionnons nos centrales pour résister à des agressions naturelles dont la fréquence est rarissime (de l'ordre de 1 fois tous les 10 000 ans). A Fukushima, des tsunamis entraînant des vagues de 20 m telles que celle qui a détruit les installations, n'étaient pas rares : on en a enregistré deux en moins d'un siècle ! Cette "impasse de conception" était connue de l'exploitant et des autorités mais rien n'a été fait pour la corriger. Il est inconcevable que cela se produise dans notre pays.