La question sera sans doute : "Voulez-vous qu’on mette les villes à la campagne car l’air y est plus pur ?" | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Environnement
La question sera sans doute : "Voulez-vous qu’on mette les villes à la campagne car l’air y est plus pur ?"
©IAN LANGSDON / POOL / AFP

Macron veut un référendum sur le climat

La question sera sans doute : "Voulez-vous qu’on mette les villes à la campagne car l’air y est plus pur ?"

Il confond démagogie et démocratie. Certainement parce que ces deux mots commencent par la même lettre.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

Voir la bio »

Le Président de la République joue gagnant. Et pour être sur de ne pas perdre il a, comme au poker, un carré d’as dans sa manche. Il avait inventé un truc sympa : une Convention citoyenne sur le climat.

150 Français tirés au sort devaient décider ce qu’il fallait, ou ne fallait pas faire, contre le Co2 qui à lui seul combine la monstruosité du nazisme et du stalinisme réunis. 150 Français tirés au sort voilà qui était très démocratique !

Pas vraiment. Sous Macron la démocratie est un concept étroitement contrôlé et sévèrement encadré. A ces Français comme vous et moi on a adjoint plusieurs dizaine d’experts, tous des adeptes de Nicolas Hulot et de Yannick Jadot. Il fallait bien guider ces ignares, ces aveugles…

Ainsi éclairée cette Convention a accouché de 146 mesures. Macron, réjouit et heureux, les a trouvé si belles qu’il veut les appliquer très vite. C’est pourquoi il va les présenter au gouvernement, au parlement et si c’est trop lent il en appellera au peuple.

Un référendum donc. Une cellule planche déjà à l’Elysée pour déterminer la question qui sera posée. Nous nous permettons quelques suggestions. 1. « Voulez-vous qu’on mette les villes à la campagne car l’air y est plus pur ? ». Là nous n’avons aucun mérite : nous nous sommes contenter de recopier Alphonse Allais.

Mais les autres sont toutes de nous. 2. « Voulez vous que les plages ne soient plus mazoutées ? ». 3. « Souhaitez-vous que les particules fines soient boutées hors de France ? ». 4. « Voulez vous que les voitures électriques soient offertes gratuitement aux Français ? ». 5. « Souhaitez-vous que la pollution disparaisse ? ».

J’ai bon là ? Avec ces questions Macron obtiendra un résultat électoral proche de ceux de la Corée du Nord : 99,99% (pour que ça fasse un peu démocratique). Toutes les mesures préconisées par la Convention citoyenne vont coûter, pour reprendre une expression chère à Macron, « un pognon de dingue ». Il serait intéressant de connaître les résultats d’un référendum où la question posée serait « Acceptez vous qu’on double vos impôts pour combattre le Co2 ?». 

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !