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Scrutin crucial

Élections Européennes : petit portrait-robot de la future tête de liste LR

Une tribune de Renaud Muselier, député européen et président LR de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Renaud Muselier

Renaud Muselier

Renuad Muselier est député européen et président LR de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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C’est la prochaine grande échéance politique : les élections européennes de 2019 seront un moment très important pour la vie politique française. Pour l’Europe bien sûr mais également et surtout pour la France tant le poids des décisions européennes est fort et structurant pour l’avenir de notre pays. Pour ma famille politique, les Républicains, l’enjeu sera également de taille. Dès à présent, il s’agit pour nous de déterminer, après l’échec cuisant de 2017, quelle sera notre identité politique sur ce sujet capital.

Nous l’avons vu lors des élections présidentielles puis législatives de l’an dernier, l’Europe est un vrai marqueur politique. L’échiquier politique a été coupé en deux parties distinctes autour de cette question. La victoire d’Emmanuel Macron a intégré une démarche résolument pro-européenne. Face au front hostile mené par le Front national et les Insoumis, il fallait d’ailleurs une affirmation sans concession en faveur du projet européen.

Pour notre famille politique, ignorer les leçons de ces scrutins reviendrait à se saborder une nouvelle fois. Nous ne pouvons pas aborder les élections européennes en choisissant encore le camp de ceux qui ne savent pas s’ils sont favorables à l’Europe ou non. L’indécision est un poison et l’incertitude est mortelle. Aussi, si notre famille politique en arrivait à désigner comme tête de la liste nationale un eurosceptique, nous commettrions une faute politique majeure et historique.

Notre force réside justement dans le fait que nous pouvons en même temps, selon l’expression consacrée, être partisan d’une France forte dans une Europe forte. Être à la fois patriote et européen car ces deux ambitions, ces deux projets n’ont rien d’incompatibles. Laissons aux anti-européens leur créneau mortifère, dénué de vision.

Souvenons-nous d’autant plus que la faiblesse de La République En Marche est justement de n’avoir aucune prise avec la question européenne. Au Parlement européen, Emmanuel Macron est un orphelin. Ses partisans sont incapables de constituer un groupe « macroniste » ou même de s’affilier à l’un des groupes déjà existant. Sans parler du refus net du Parlement européen de voir naître des listes transnationales aux prochaines européennes, grand cheval de bataille du Président Macron. On le voit, la dimension européenne du chef de l’Etat est davantage intellectuelle et philosophique tant elle ne s’appuie pas sur des femmes et des hommes ancrés dans la réalité européenne. Si la macronie n’existe pas en Europe, avec qui La République En Marche siègera-t-elle au Parlement européen ?

A l’inverse, nous avons chez les Républicains un véritable vivier de compétences et de connaissances du fonctionnement, des disfonctionnements et des atouts de l’Union européenne. Ce sont cette connaissance et ces compétences qui constituent notre chance pour l’Europe de demain.

Il est donc temps pour nous de dresser le portrait-robot d’une future tête de liste pour les élections européennes et de déterminer un positionnement et un projet clairs et ambitieux pour l’avenir de l’Europe et de la France.

Le changement du mode de scrutin des élections européennes a surtout rebattu les cartes en en faisant une élection nationale qui tournera autour du programme européen des uns et des autres. Nous devons prendre les devants !

La droite européenne via le Parti populaire européen, qui est aujourd’hui la première formation politique en Europe, devra dans tous les pays porter une ambition européenne forte, la seule qui nous 2 permettra de redonner du sens au projet de construction européenne auquel nous tenons. Pour remporter l’adhésion populaire, plus que des slogans simplistes des euro-béats et des eurosceptiques, nous devrons faire preuve de pédagogie et d’inventivité.

Le PPE se réunira à Helsinki le 8 novembre 2018 afin d’élire son candidat qui mènera la campagne des élections européennes et prendra ensuite la tête de l’exécutif européen en cas de victoire. Les Républicains, deuxième formation politique au sein du PPE, doivent résolument et sans ambiguïté apporter leur pierre à l’édifice.

Les seules alternatives qui existent aujourd’hui sur l’échiquier politique européen se situent entre le fédéralisme funeste des libéraux européens représentés par Guy Verhofstadt, et les europhobes du Front national et de la France Insoumise. C’est donc à la future tête de liste LR d’incarner une voie centrale, grâce au PPE, sur la scène européenne afin de faire avancer les principes cardinaux de la droite républicaine: une Europe qui protège, respectueuse de nations fortes et au service de la souveraineté des peuples.

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