Atlantico : Jean-Luc Mélenchon a dépassé la barre des 10% d'intentions de vote dans les sondages et a réuni des milliers de personnes ce dimanche à Paris. Ce succès est-il réel ou bénéficie-t-il surtout du "storytelling" des médias pour qui ce "moment Mélenchon" s'inscrit dans une campagne où les rebondissements sont nécessaires ?
Christian Delporte : Si l’on s’en tient aux sondages, Jean-Luc Mélenchon progresse, mais à un rythme très lent. Sur la longue durée, il a moins gagné que François Bayrou, par exemple. Prenez Opinionway : en novembre, ils étaient tous les deux à 7% d’intentions de vote ; dans la dernière enquête, Jean-Luc Mélenchon se situait à 10% et François Bayrou à 13%. Mais, c’est vrai, le leader du Front de gauche a marqué des points ces trois dernières semaines. Sa surmédiatisation soudaine tient à plusieurs facteurs. L’intérêt pour la campagne décroît, nous disent toutes les enquêtes. Les Français sont sceptiques, perdus au milieu des promesses quotidiennes qui brouillent les messages d’ensemble des candidats. Du coup, le franc-parler, les mots simples et forts, les symboles ravivés (la Bastille) rafraîchissent la campagne.
A gauche, où on a envie d’en découdre avec Nicolas Sarkozy, il ravive les repères, avec d’autant moins de risques que Jean-Luc Mélenchon a annoncé la couleur : il se ralliera à François Hollande au second tour. Mais il y a aussi une part de calcul. A droite, on a tout intérêt à faire monter Jean-Luc Mélenchon pour garantir à Nicolas Sarkozy d’arriver en tête du premier tour. Quant aux médias, ils voient en Jean-Luc Mélenchon l’homme qui réveille la campagne, brise les codes et attise les audiences, plombées par des débats trop techniques. On ne fait pas de l’information avec des trains qui arrivent à l’heure : avec Jean-Luc Mélenchon, le spectacle et l’inattendu sont assurés.
Cette séquence Mélenchon survient après les Unes sur Nicolas Sarkozy qui succédaient à un intérêt pour Hollande lui-même survenu après une mise en avant de Marine Le Pen. L'opinion évolue-t-elle aussi rapidement ? Ou sont-ce les médias qui nourrissent la campagne ?
Les « séquences » sont un classique de campagnes de plus en plus longues. Jamais les journaux ne vendent mieux que durant une présidentielle. Pour cela, il faut entretenir la flamme du public. Le journalisme, c’est d’abord du récit, et un bon récit est fait de rebondissements. Un résultat prévu d’avance est une source d’ennui collectif. On a d’abord eu « Marine » et le 21 avril à l’envers, puis « Hollande, l’irrésistible », enfin « Sarkozy, l’increvable ».
On a failli assister à une séquence Bayrou, vite avortée tant il était loin de Nicolas Sarkozy en intentions de vote. Car, si le nouvel épisode ne se traduit pas dans les sondages, on l’abandonne vite. Les enquêtes d’opinion (sans doute 300 dans cette campagne) alimentent le récit au jour le jour. Les sondeurs jouent le jeu en fournissant des chiffres à un demi-point près, une absurdité scientifique lorsqu’on sait que la marge d’erreur pour un candidat annoncé à 25 ou 30% est de +/- deux ou trois points. En fait, il faut observer les sondages sur la durée. L’opinion se cristallise lentement, généralement entre mi-janvier et mi-mars.
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Pas moi personnellemnt en tous cas, et je suis du reste sur la même longueur d'onde que Mélenchon par rapport à la Chine, en revanche son message par rapport à la Russie me semble inaudible, pourriez vous m'éclairer svp , (-àmoins qu'il ne soit ici aligné sur les USA?-)
Non, mais ils a compris qu'il fallait tourner la page. Pas vous, vous êtes encore coincé en pleine guerre froide.
c'est sûr que ce n'est pas Méluche et ses comparses qui l'a fait tomber!
c'est sûr que ce n'est pas Méluche et ses comparses qui l'a fait tomber!
Vangog, lisez le programme du Front de Gauche, ça vous évitera de raconter des bêtises. Le Mur de Berlin est tombé, le monde a changé, mais vous vivez toujours dans votre monde fantasmé de la guerre froide et de la chasse au rouge.
du passé. nationalisations, fermeture des frontières, chasse aux riches, fonction publique pléthorique... toutes ces mesures du Socialisme vrai ont été essayées avec toutes les variantes possibles et ont toujours amené un appauvrissement et un asservissement de la population. A part cet aveuglement de la Social-démagogie, Mélenchon est très sympathique et talentueux, autant que l'étaient Staline et Hitler à leurs "jeunes" débuts...
J'aimerais bien que Méluche "ne croie pas un mot de ses conneries" hélas je suis persuadé -et c'est dramatique- que, loin d'être un cynique, c'est un naïf qui croit encore au Grand Soir et aux "lendemains qui chantent", aprés tout ce que nous savons de l'Histoire des 19éme et 20éme siècles, c'est impardonnable, il risque d'entrainer ses troupes et le pays dans une spirale infernale.
Ne vous fâchez pas, je remarque seulement que sur ce forum beaucoup d'intervenants ont des comportements pavloviens, et qu'à la lecture de certains thèmes, ici la mise en cause de Mélenchon, on met la barre à gauche toute. Chez d'autres ce sera la barre à droite toute après une allusion à M.Le Pen.
La vérité c'est que les programmes de l'un comme de l'autre sont inapplicables, que leurs auteurs en ont parfaitement conscience à moins d'être de complets imbéciles, ce qu'ils ne sont ni l'un ni l'autre.
Que des jeunes qui portent un t-shirt de Che Guevara aient une vision romantique d'un passé qu'ils n'ont pas connu passe encore, mais qu'une bande de vieux ahuris (voir les photos de la manif) entretiennent leurs erreurs de jeunesse par haine de la réalité, c'est plutôt désespérant. Mélenchon lui-même ne croit pas un mot des conneries qu'il raconte, alors pourquoi le défendre ?
qui s'inscrit dans la continuité idéologique des massacreurs de la Terreur , de la guerre de Vendée, de la guerre d'Espagne,des preneurs d'otage de la Commune, des criminels Bolcheviks puis staliniens, puis Viet Minh, maoistes, FLN, castristes. Qu'un tel personnage ait une telle popularité en France aujourd'hui en dit long sur l'état de décrépitude de ce pays.
Le problème c'est que le programme de Mr.Mélenchon est dangereux.
D'ailleurs, dans l'histoire, tout le monde sait tres bien que les régimes communistes ont été les pires de tous. Et de nos jours totalement iréalisables et dangereux. Un grand homme politique tres connu disait "Les Verts et l'extrème gauche sont bien plus dangereux que le Front National"..
@golvan
Les frontistes et autres sarkozystes, dont les programmes économiques et sociaux n'ont ni queue ni tête et changent entre le petit-déjeuner et le dîner, braillent comme des veaux et appellent à la chasse aux communistes comme au MacCarthysme de la grande époque à la moindre vue d'un drapeau rouge. Dès lors, pourquoi se priverait-on pour défendre le seul candidat dont le programme est réaliste, applicable, cohérent et ne change pas chaque matin ?
Vous vous trompez d'article: pour les m2 c'est l'article de Stéphane Courtois.
Je suis surpris du calcul que vous faites: 1 personne par m², j'ai beau regarder les images, je ne vois pas comment vous faites pour ne voir qu'une personne par m², il y en a plus trois ou quatre, ils étaient serrés comme des sardines là dedans... En revanche, sur les 40 000m², il faut probablement déduire la scène et les camions! Quoi qu'il arrive, c'est le record de présence à un meeting politique cette année, on est loin des 40 à 50 000 de NS à Villepinte (qui n'a "que" 37 500 places assises)...
moi c'est jure, des que j’émarge au même niveau que M. Melanchon je m'inscris a son parti (il est a combien de smig par moi déjà?!!
Les journalistes se sont aperçus que FH était, ,à leur goût , un peu fade . Il fallait donc du piment. Et comme le monde médiatico-journalistico-intellectuel français, mais surtout parisien , cherchait un autre cheval présidentiel il ont opté pour MELENCHON dit LA MELUCHE. Il ne pouvait pas jouer la pouliche MLP, pas assez classe pour ce microcosme et puis surtout représentante de la France réelle et non pas bobo.
Après avoir écrit un post sur l'article de Stéphane Courtois sur Mélenchon ce matin j'embraye sur celui-ci. C'est amusant comme les sus-nommés ne peuvent s'empêcher de défendre Mélenchon alors qu'ils brailleraient comme des veaux si l'article concernait Marine Le Pen.
Tous les deux sont des bonimenteurs sans aucun programme économique crédible. Tous les deux sont des démagogues prêts à tous les mensonges pour exister. Peut-être avec une mention spéciale pour Mélenchon qui est un politicien professionnel enrichi benoîtement par trente années de mandats divers et qui ose se présenter comme un homme neuf, partisan du partage. Un menteur qui ose haranguer des ouvriers dans des usines où il n'a jamais mis les pieds, tout comme Sarkozy et Hollande d'ailleurs, mais avec ce petit supplément de l'escroc tellement sympathique. On peut finasser sur la notion de désistement puisqu'effectivement le deuxième tour ne comporte que deux candidats mais chacun sait que plus le score de Mélenchon sera élevé et plus il pourra négocier son ralliement pour poursuivre sa paisible carrière de politicien blanchi sous le harnais des compromis: un minable escroc.
Il faudra que vous m'expliquiez comment on peut se désister dans un scrutin où il n'y a que deux candidats au deuxième tour.
Il attise les haines contre qui ? Quelles propagandes violentes ? Connaissez-vous le sens du mot "facho" ? Et quel rapport entre Mélenchon et votre "soutien" aux Juifs de France ? Et quel rapport avec Hollande ? Et quand allez-vous apprendre à écrire en bon français ?
"Jean-Luc Mélenchon a annoncé la couleur : il se désistera pour François Hollande" : il a TOUJOURS dit qu'il ne se "désisterait" pas, puisqu'au contraire il se présente aux élections !!! Chevènement s'est "désisté" pour Hollande, Morin s'est "désisté" pour Sarkozy, mais Mélenchon, lui, sera présent au 1er tour.
Au 2è tour, s'il n'est pas présent, Mélenchon fera comme la gauche a toujours fait : il portera sa voix sur le candidat de gauche le mieux placé - ce que fera aussi Hollande si c'est lui qui est dans ce cas. Mais ça ne veut pas du tout dire que l'un ou l'autre se "désiste".