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Salon de l'agriculture : et au fait, quelle responsabilité des agriculteurs eux-mêmes dans la crise agricole ?

Le Salon de l'agriculture s'est ouvert ce samedi dans un contexte de crise. En témoigne les huées à l'encontre de François Hollande lors de sa visite ainsi que le démontage du stand du ministère de l'Agriculture par quelques agriculteurs, le monde agricole ne sait plus comment se sortir du marasme. Entre concurrence européenne et erreurs de leur part, les vérités sur la question des responsabilités.

L'Etat, l'Europe et les autres...

Publié le - Mis à jour le 4 Mars 2016
Salon de l'agriculture : et au fait, quelle responsabilité des agriculteurs eux-mêmes dans la crise agricole ?

Atlantico : Alors que la crise du monde agricole français s'aggrave, tous les regards se tournent vers l'Europe et le gouvernement. Si ceux-ci sont sans conteste les premiers responsables de la violente dégradation du secteur, quelle part de responsabilité peut-on attribuer aux acteurs du monde agricole eux-mêmes dans le marasme actuel de leur secteur ?

Bruno Parmentier : Il est évidemment délicat de pointer la responsabilité dans les causes de son malheur d’une profession aujourd’hui gravement sinistrée … Pourtant tous les agriculteurs ne sont pas en crise, et même pas tous les éleveurs ; certains tirent mieux leur épingle du jeu que d’autres, preuve qu’ils ont probablement su anticiper.

Dans le poulet par exemple, les filières de poulets label en plein air, Loué, Bresse, Gers, etc. ainsi que le poulet bio se portent bien et n’ont aucunement connu les faillites bretonnes type Doux. De même dans le lait, les producteurs du fromage de Comté n’assistent pas à un effondrement de leurs prix et de leurs revenus.

En fait ceux qui souffrent le plus actuellement, ce sont ceux qui ont fortement investi pour produire de grandes quantités de produits "de base", et qui ont suivi les conseils d’industrialisation à outrance de la Communauté européenne… Ils auraient peut-être pu être plus prudents, et mieux deviner les évolutions probables des marchés européens et mondiaux…

Ils ont embrayé sur la nouvelle politique libérale européenne, qui leur promettait d’accéder à de mirifiques marchés à l’exportation, en particulier cochon en Russie et lait en Chine… Le mot d’ordre était de mieux confronter les agriculteurs au marché mondial. Et ils ont espéré gagner. Il y avait quand même une part d’optimisme dans ce pari. D’une part, dans un marché de produits de base à concurrence sauvage, on sait bien que ce sont toujours ceux qui ont les plus faibles coûts de production qui gagnent. Or en France, il est très exceptionnel que nous ayons les plus faibles coûts ! On pouvait bien se douter que pour casser les prix du lait sur le marché chinois, les néo-zélandais auraient de meilleurs armes que nous ! Ou que pour valoriser leur propre maïs et leur propre soja en le transformant en poulet de base congelé, les brésiliens pourraient produire moins cher que nous. Plus dur à imaginer, mais quand même tout aussi prévisible, à partir du moment où l’élevage de porc est devenu une activité industrielle de transformation qui n’a plus grand-chose à voir avec l’agriculture, les allemands, champions de l’organisation industrielle, dont l’opinion publique accepte sans problème les exploitations de grande taille et les unités de méthanisation, et qui ont une politique sociale moins généreuse que la nôtre, ne pouvaient que remporter la bataille du prix.

A leur décharge, ces agriculteurs n’ont jamais connu le libéralisme échevelé, puisque depuis les années 50, on a développé l’agriculture européenne de façon homogène, planifiée et cogérée. Et quand le tournant libéral a été pris, ils n’avaient pas l’expérience d’autres secteurs qui avaient été laminés, comme le textile, l’horlogerie, etc. et pouvaient croire que les choses ne se passeraient pas pareil dans l’alimentation… Pourtant, si ! Notre industrie de l’élevage de masse est donc délibérément sacrifiée sur l’autel du libéralisme européen.

Il nous reste néanmoins un des seuls créneaux sur lesquels les français sont bons, voire très bons, la qualité, les marchés de niche, le luxe, les circuits courts, etc.

De même, la foi aveugle en l’exportation, qui devait développer et renforcer nos filières d’élevage, pouvait être tempérée. On ne peut pas raisonner à l’identique pour des produits secs, facilement stockables et transportables comme le blé, les produits de luxe à forte valeur ajoutée comme le vin, et les produits périssables à haute sensibilité culturelle comme la viande de porc ou le lait. Compter comme on l’a imaginé sur les chinois pour réguler la production européenne de lait, et sur les russes pour celle de porc était quand même très hasardeux, et sur ce terrain, nombre de dirigeants agricoles se sont laissé convaincre par nos technocrates et nos politiques… Et puis voilà, la crise économique gagne l’Asie, et nous avons de profondes divergences politiques avec la Russie et tout s’écroule. En fait on pouvait tout aussi bien se dire plus raisonnablement qu’en la matière l’exportation ne pouvait qu’être une petite variable d’ajustement, mais qu’on devait fondamentalement ajuster la production européenne de viande et de lait à sa consommation intérieure, laquelle devrait sensiblement décroître dans les prochaines décennies, pour des raisons de santé publique ou d’équilibre écologique. Depuis un siècle on n’a cessé d’augmenter notre consommation de ces produits (25 kilos de viande par personne en 1930, 45 kilos en 1950, 85 kilos aujourd’hui), et la courbe commence à s’inverser : il ne serait pas étonnant qu’on en revienne à 60 kilos d’ici 10 ou 15 ans… Idem pour le lait ! Donc les politiques consistant à produire toujours plus pouvaient être critiquées, au profit de celles visant la qualité, un moindre volume, une moindre dépendance aux achats d’intrants, et une meilleure valorisation…

Certaines filières du secteur agricole bénéficient largement de la politique européenne dénoncée par un grand nombre d'autres agriculteurs qui en souffrent. S'agit-il d'une guerre fratricide entre les uns et les autres, qui ne cessera que lorsque les uns auront "tué" les autres ? 

La Politique agricole commune n’a jamais eu pour objectifs d’enrichir les agriculteurs ! D’ailleurs son résultat le plus visible a été la désertification des campagnes : lorsqu’elle débute on avait encore près de 8 millions d’agriculteurs dans nos campagnes et maintenant il n’en reste que 500 000 ! En fait il s’agissait d’une Politique alimentaire commune, une invention des urbains traumatisés par les privations des années 40 (les cartes de rationnement ont perduré jusqu’en 1949 !) pour assurer l’approvisionnement régulier et bon marché des villes. Mais osons un autre nom, il s’agit en fait d’une Politique industrielle commune, qui a permis d’assurer aux travailleurs une nourriture bon marché, et donc de limiter les hausses de salaires et de préserver la compétitivité de nos filières industrielles. En payant notre nourriture en deux fois, une partie à la caissière du supermarché, et une partie au percepteur, lequel transférait des fonds à l’Europe qui à son tour subventionnait les agriculteurs pour qu’ils continuent à livrer à leur coopérative en dessous de leurs coûts de production, nous avons permis à Renault, Peugeot, Fiat et Volkswagen de subsister dans la concurrence internationale !

 
Commentaires

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  • Par vangog - 28/02/2016 - 12:35 - Signaler un abus Cessez de pleurnicher sur le passé, Parmentier!

    Il existe des solutions modernes, et libérales aux problèmes des agriculteurs, mais l'UE doit cesser d'interférer et de perturber tous les mécanismes qui y concourent. Les paysans ont eu raison de s'opposer aux quotas laitiers, il y a trente ans, car ils savaient que leur sortie serait impossible et que cette contrainte europeiste sélectionnerait les plus forts, tout en assurant la survie des plus faibles...alors, aujourd'hui, qu'est-ce-qu'on Fait'? C'est le paragraphe qui manque à cet article pléthorique qui ressemble aux débats de l'assemblée nationale: pour éviter de prendre des décisions, ils ressassent le passé...3 décisions essentielles: s'apercevoir que le blocus de la Russie et de ses satellites est une erreur fatale pour l'agriculture européenne, et que les diplomates n'ont pas à imposer leurs lubies interventionnistes à un secteur sacrifié. 2eme décision: lorsqu'on aura des ministres de l'agriculture dignes-de-ce-nom (l'année prochaine, avec Marine Le Pen?) exiger un plan de sauvetage libéral de l'agriculture européenne. 3eme décision: exporter vers les Chinois le lait, vers l'Afrique les surplus de porcs, plutôt que d'apurer bêtement les passifs africains...

  • Par vangog - 28/02/2016 - 12:44 - Signaler un abus Ah oui, j'oubliais...

    4eme mesure urgente, que n'évoque pas du tout cet article univoque...abroger la majorité des normes et contraintes europeistes imposées aux agriculteurs...pas "libéral", ça non plus, hein! Plutôt gosplan socialiste...a la j'aille, le gosplan, et vive le commerce ( équitable) avec nos amis russes, chinois, qui, paraît-il, ont une passion grandissante pour le lait. Allez Flamby-le-menteur! Prend ta valise, oublie les cadeaux électoraux aux Tahitiens et va bosser en Chine: il n'y a pas que des centrales à vendre, mais l'agriculture française, mère de nos terroirs qui ne veulent pas devenir des mouroirs ( j'aime bien la formule, non?)...

  • Par mado83@free.fr - 28/02/2016 - 13:26 - Signaler un abus bruno Parmentier

    son article est tout à fait juste et bien documenté. Malheureusement nos politiques français et européens ne connaissent rien au monde agricole, ils sont dans le virtuel. Nos producteurs ont été balloté dans des directives qui changeaient tout le temps alors qu'il faut une stabilité dans le monde rural qui vit pour la nature et aux rhythmes des saisons..Les banques les ont incité à s'endetter pour faire tourner les usines d'engins agricoles et faire augmenter leurs productions..En Europe chacun a agi sans s'occuper des autres d'où un grand déséquilibre qui se paie maintenant.. Nos paysans ne savent plus à quel saint se vouer, ne reste que la colère.. Un peu plus FH y laissait sa culotte au salon!!

  • Par Liberdom - 28/02/2016 - 14:23 - Signaler un abus Parmentier aux patates !

    Comme d'habitude l'auteur dénonce le "virage libéral" qui asphyxie notre agriculture. Il est trop mal pensant de dénoncer les normes, les réglementations, les charges, les impôt et les taxes. C'est le système français et accessoirement l'Europe qui ont tout cassé. C'est carrément les œillères, même le bandeau voire les yeux crevés.

  • Par Ganesha - 28/02/2016 - 14:51 - Signaler un abus Infamie

    Pas mal d'informations intéressantes dans cet article. Comment ne pas être intéressé par l'évolution des chiffres de la consommation de vin en France ? Malheureusement, je retrouve à la dernière phrase de l'article, la même capitulation qui m'avait déjà mis très en colère dans l'article de mr. Sylvestre : ''faire en sorte que ceux, nombreux, qui devront cesser leur activité puissent le faire dignement et sans désespoir''. En pratique, cela veut dire quoi ? Les relocaliser dans des HLM de banlieues et leur offrir le RSA ? Tous les Français qui ont un peu de bon sens et d'amour de leur pays, savent pour qui voter en 2017. Marine ne permettra jamais une telle infamie !

  • Par Benvoyons - 28/02/2016 - 15:51 - Signaler un abus Il y a des constats justes et des complètement faux:)::)

    Les Agricultures des Pays Bas , Allemagne, posent moins de problèmes car elles sont dans une adaptation permanente. Quand les socialistes, les écologistes, la gauchiasse proposent comme modèle la ferme de 50ha :)::) vous voyez tout de suite que vos interlocuteurs sont totalement à la ramasse pour construire l'Agriculture Française de demain. Car demain même le Bio sera industriel :)::) car 74 milliards d'ici 2023 seront dépensés dans l'automatisation de l'agriculture. Bilan les fermes de 50 de 10 ha en Bio seront non rentables. Donc les pays ou l'Agriculture sera pensée avec des grandes fermes garderont leur indépendances les autres deviendront dépendants du bon choix des autres.:)::))

  • Par clint - 28/02/2016 - 15:53 - Signaler un abus Et pourquoi ne pas se mettre à l'agriculture du XXIème siècle !

    Les céréaliers, en général, n'ont pas d'énormes problèmes, au contraire. Ils ont peu été victimes des "Bové-turpitudes". Les excédents de lait ne datent pas de l'Europe, Mendès-France avait décidé de faire boire du lait dans les écoles pour éponger les excédents. Les éleveurs de porcs bretons ont fait tellement de la mauvaise qualité qu'ils ont pollué leurs rivières jusqu'aux plages et, manque de chance, l'emprise des religions ne va pas améliorer leurs productions . Quant aux Bové, aux bobos, aux "bios" qui vendent leurs légumes biscornus à prix d'or, ils font tout pour interdire les seules fermes rentables, et qui de plus garantissent, elles, des viandes de qualité, celles où, comme en Allemagne, Pologne, Espagne, etc on a de la viande saine qui ne coute pas autant que celle de nos "petites" fermes paysannes. Tant que ce pays refusera d'entrer dans le XXIème siècle, tant il glissera inexorablement vers un pays "méditerranéen" !

  • Par langue de pivert - 28/02/2016 - 17:11 - Signaler un abus

    §§§ C’est ce qu’il reste à faire pour l’élevage : produire moins, mais que du bon, que du cher, et convaincre les consommateurs, qui en achèteront moins, de le payer à son juste prix ! Et aussi, n’élever en France, que les animaux qu’on pourra nourrir avec des végétaux français ! §§§ C'est ce que je dis depuis un mois sur ce site...et ce que je fais depuis toujours ! Merci à mes parents de m'avoir appris ça !

  • Par langue de pivert - 28/02/2016 - 17:31 - Signaler un abus ☺ MDR !

    Bon courage à ceux qui veulent concurrencer - entre autres mais pas que - le Brésil, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, les States, sur le marché de la bidoche de masse ! Et qui veulent tordre le bras à M. Poutine pour qu'il lève SON embargo sur la nourriture produite en Europe ! ☺

  • Par Anguerrand - 28/02/2016 - 17:42 - Signaler un abus A Benvoyons et Clint

    Enfin des intervenants réalistes et qui n'acceptent pas le pret à penser fraçais. Les fermes en France sont beaucoup trop petites, tout le monde a hurlé sur la SEULE ferme des mille vaches en France. Paysans et consommateurs. Et encore après avoir accordé un permis ils ont refusé qu'il n'y ait que 500 vaches. Le lait serait moins bon, ah bon et pour quelles raisons? L'hygiène est assuré automatiquement, la nourriture est strictement la même ( granules aux OGM) les vaches produisent plus car elle choisissent l'heure de leur traite, parfois 3 traites, les bâtiments sont climatisés, les vaches peuvent sortir dans le champ quand elle le souhaitent, les lisiers sont transformés en méthane donc autonomes en énergie. Comme d'habitude la France avec 20 ans de retards et des milliards dépensés l'état annoncera que le système actuel de petites fermes n'est plus viable. Quel politique ou paysant aura le courage de Le dire aux agriculteurs ? On est en France, on est passé du 1 er producteur de lait au 3 eme. Idem pour le porc ou autres élevages. C'est exactement le même processus qui est arrivé aux épiciers, ils ont fermés boutiques. Sauf ceux qui ont eu le courage d'ouvir des supermarchés.

  • Par MONEO98 - 28/02/2016 - 18:43 - Signaler un abus on ne peut lutter contre la nouvelle zélande...???????????????

    lire le lien suivanthttp://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/nouvelle-zelande/presentation-de-la-nouvelle-zelande/ Remarque la mondialisation est mauvaise? ce n'est pas ce que disent les chiffres du commerce extérieur avec la NZ pourtant... nos agriculteurs, comme nos industriels paient les effets du socialisme exercé depuis la moitié des annés 70 ...par tous nos gouvernants.. Si nous avions pratiqué ce qu'ont fait les" kiwis "nous serions les leaders européens/Lire que le libéralisme est la cause des problèmes de l'agriculture française est à tomber à la renverse mais nos technocrates ne pourront jamais admettre qu'ils sont faillibles et qu'ils peuvent se tromper ;ils ont le manche du pouvoir et ne veulent pas le lâcher De toutes façons la Mondialisation existe et ne changera pas donc soit nous diminuons le poids Etatique soit nous crevons et ce n'est pas le protectionnisme qui nous sauvera A qui vendrions nous nos productions agricoles ? il y en a bien trop pour la seule consommation nationale.........

  • Par Ganesha - 28/02/2016 - 20:17 - Signaler un abus Niveau intellectuel

    Les commentateurs de droite ont pris l'habitude, malgré tout le mépris qu'on peut leur témoigner, de reproduire sans relâche leur copié-collé, nous chantant les merveilles des camps de concentration animaliers… Juste une suggestion : ils pourraient en profiter pour corriger les fautes d’orthographe ! Quant à la suggestion de reconvertir les petits commerces (et les fermes traditionnelles ?) en supermarché, cela rappelle les inscriptions que les SA peignaient sur les vitrines des commerçants juifs...

  • Par fanfoué - 28/02/2016 - 21:05 - Signaler un abus Non les "bios" ne sont pas des hurluberlus !

    Christine Lagarde avait dit en son temps : la France a vocation à luxifier ses productions. Le seul avenir pour la France c'est de produire de la qualité, pas de la merde. Vouloir égaler les pays qui pratiquent la surproduction agricole est illusoire. Notre industrie n'y est pas parvenu. Demain la bouffe sera comme tout le reste, à deux vitesses : la qualité pour ceux qui ont les moyens et qui ne veulent pas manger les insipides produits de vos "merveilleuses fermes industrielles". Cette production qui n'a plus rien de naturel (antibio, OGM, pesticides ...) sera réservé aux "crèves la faim", (bientôt 50% de chômeurs et pas qu'en France) aux sacrifiés du progrès qu'on a pas ,pour l'instant ,pris la décision d'éliminer physiquement et qu'il faudra bien nourrir (Revoyer soleil vert). Les bios ne sont pas des rêveurs ou des attardés !

  • Par Texas - 28/02/2016 - 22:40 - Signaler un abus Un peu de mal ...

    ....à imaginer qu' une ferme de mille vaches qui appartiendrait à une grande enseigne de supermarchés , produisent un Brie de Meaux sans briser les reins d' une coopérative soucieuse de qualité pour le même produit . La production de qualité est une chose , la distribution en est une autre .

  • Par Vm - 29/02/2016 - 06:48 - Signaler un abus Encore des solutions de bobos ecolos

    Monsieur Parmentier vous concevez une agriculture pour la classe à laquelle vous appartenez et qui fait ses courses uniquement boulevard Raspail et au bon marché. Évidemment la France doit se spécialiser dans le haut de gamme mais de là à prétendre que le bio et le labellisé puisse faire vivre toute l agriculture française il y a un pas. Il y a aussi une part des clients qui ne pourrait pas se payer une augmentation de 30% à 50% des prix alimentaires. Il faudrait donc importer des produits " entrée de gamme".

  • Par Benvoyons - 29/02/2016 - 09:52 - Signaler un abus Il y a toujours des gens qui ne comprenent rien à l'économie

    En effet plus tu produis cher et plus tu as de la concurrence ! Le Bio d'ici 10 ans sera industriel sans que cela casse la qualité bien au contraire. Mais c'est clair que la petite ferme Bio de 5,10,50 ha n'existeront plus. Pourquoi? Le produit Bio qui sera plus consommé avec un prix cher va attiser les agriculteurs à en faire et donc les prix vont descendre. Il faudra donc pour compenser agrandir les fermes et l'automatisation fera le reste. Les industriels ont déjà analysé cela car ils prévoient des investissements de 74 milliards d'ici 2023 en automatisation Agricole.Les pays qui ne feront pas cette nouvelle Agriculture, consommeront les produits de ceux qui ont fait cette révolution. Les gens parlent sans savoir: Un Agriculteur Bio qui vous dit que sa Vache n'est nourrie qu'à l'Herbe est un menteur! Car pour faire une vache vendable dans ses conditions il faut 4 ans:)::)) donc pas dans les capacités financières de l'Agriculteur et du prix vendu actuellement par la filière viande BIO :)::)) Donc il faut arrêter avec le foutage de gueule de ses penseurs incompétents avec leurs petites fermes avec des employés 24/24 h car ils ne connaissent rien de la vie de la NATURE :)::))

  • Par Benvoyons - 29/02/2016 - 10:15 - Signaler un abus Pour ceux qui pensent et conseillent qu'il ne faut plus manger

    de viande et poisson sont des charlatans dangereux. 1) ils disent pour éviter la souffrance animal et finalement notre corps n'en a point besoin! Problème la recherche scientifique prouve que la même souffrance existe pour la plante. Que la plante pense réfléchit communique avec ses congénères :)::)) Bien évidemment idem pour les insectes. Ces gens bien pensant jamais ils ne se remettent en cause car nous sommes à 7 milliards bientôt 10 milliards et que la non consommation animale va faire une prolifération animale qui voudra consommer aussi et sur les territoires de l'agriculture humaine :)::)) Alors il faudra abattre (souffrance animale) et ne pas la consommer car " c'est pas bien" et il faudra la donner aux autres animaux :)::)) Donc les gens disent n'importe quoi car ils ne regardent que par le petit bout de la lorgnette et surtout qu'ils pensent ( les verts , socialistes gauchiasse,)donc cette socialeconnerie qu'ils peuvent plier l'économie, la nature les hommes comme ils veulent même si cela est contre Nature :)::))

  • Par Benvoyons - 29/02/2016 - 10:25 - Signaler un abus Je pense qu'il faut un programme de diminution du nombre d'être

    Humain. Seul problème l'on commence par qui? :)::)) Moi je pense que les plus adaptés pour cette diminution qui ont de plus un profil altruisme pour assumer leur départ dans l'au delà. Les Verts les Socialistes, la gauchiasse sont donc infiniment plus préparer pour accepter cette solution. de partir pour aider les autres à rester sur terre.:)::))

  • Par MONEO98 - 29/02/2016 - 10:38 - Signaler un abus diminution du nombre des humains

    mais ça existe dans le programme des écolos les plus allumés...( y a de s bouquins aux USA sur le sujet) et c'est bien le thème du dernier bouquin de Dan Brown....non?

  • Par Benvoyons - 29/02/2016 - 10:46 - Signaler un abus MONEO98 - 29/02/2016 - 10:38 Pas lu! Mais est-il prévut de

    conserver les codes génétiques des récipients d'air l'on est jamais assez prudent! :)::))

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Bruno Parmentier

Bruno Parmentier est ingénieur de l’école de Mines et économiste. Il a dirigé pendant dix ans l’école supérieure d’agronomie d’Angers (ESA). Il est également l’auteur de livre sur les enjeux alimentaires :  "Manger tous et bien" et "Nourrir l’humanité". Aujourd’hui il est conférencier et tient un blog nourrir-manger.fr.

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