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Macron anti-social… mais sans opposition : et si la diversité ethnique et culturelle était venue à bout de l’égalitarisme à la française ?

Les enquêtes d’opinion ne cessent de montrer que les Français trouvent la politique menée par le président injuste et pourtant, aucun opposant n’en bénéficie vraiment. La clé du mystère pourrait se trouver dans la thèse développée par des universitaires d’Harvard sur l’impact de l’immigration sur les modèles sociaux des pays développés.

Bouleversement

Publié le - Mis à jour le 13 Juin 2018
Macron anti-social… mais sans opposition : et si la diversité ethnique et culturelle était venue à bout de l’égalitarisme à la française ?

Atlantico : Trois économistes, Philippe Aghion, Philippe Martin et Jean Pisani-Ferry ont rédigé une note critiquant l'absence de dimension sociale de la politique économique d'Emmanuel Macron, et ce, malgré leur soutien initial au candidat LaREM. Une situation qui vient encore conforter l'image d'un « président des riches » qui colle au résident de l'Elysée. Pourtant, malgré l'érosion de la popularité d'Emmanuel Macron dans les sondages, ce contexte ne semble pas profiter à l'opposition. Comment expliquer un tel paradoxe ?

Faut-il voir ici la réalisation de ce qu'annonçaient deux économistes de Harvard, Alberto Alesina et Edward Glaeser, dans leur livre Combattre les inégalités et la pauvreté et qui expliquaient dans le courant des années 2000 que « la fragmentation raciale est le meilleur prédictif des dépenses sociales », en indiquant que la poussée de l'immigration en Europe pourrait produire une érosion du soutien aux politiques de redistribution largement perçue comme étant destinées à ces populations immigrées, ne bénéficiant pas d'un même niveau de solidarité que pour le reste de la population ?

Christophe Boutin : Un an après son élection, une partie de la gauche qui a soutenu Emmanuel Macron dans sa conquête du pouvoir est effectivement déçue. Après les critiques qui portaient sur la politique en matière d’immigration, venues notamment de Terra Nova, celles sur la politique environnementale, ou celles encore considérant que « Jupiter » en faisait quand même beaucoup dans la recherche de verticalité, sans compter les désarrois de militants laïques peu sensibles au discours des Bernardins comme à l’organisation d’un Islam de France, voici la critique de la politique sociale du gouvernement, portée par les trois économistes que vous citez, qui ont tous trois contribué à la préparation du programme économique du candidat Macron.

S’ils reconnaissent l’existence de mesures sociales (du dédoublement des classes de CP dans les quartiers défavorisés à la réforme de l’apprentissage), ils estiment aussi, par exemple, que la réforme de l’assurance-chômage est nettement en-dessous des ambitions affichées, et, c’est effectivement l’image du « Président des riches » qui se profile, d’un Président qui en tout cas, n’aurait pas su tenir le cap défini par le candidat : « la lutte contre les inégalités d’accès ».

Mais l’explication qu’ils donnent de cette erreur de cap est intéressante en ce qu’elle répond, partiellement au moins, au paradoxe que vous évoquez, le fait que l’affaiblissement d’Emmanuel Macron ne profite pas à la droite. Selon nos trois économistes en effet, « beaucoup des soutiens du candidat expriment la crainte d’un recentrage à droite motivé par la tentation d’occuper le terrain politique laissé en friche par un parti Les Républicains en crise ».

Cette tentation est normale : tactiquement, Emmanuel Macron entend faire l’alliance au centre la plus large possible, ne laissant sur ses marges que le RN et un LR diminué autant que possible, et FI à gauche, tablant sur l’incapacité du PS à renaitre de ses cendres. Pour cela, il lui faut maintenir cette politique qui débuta par le recrutement au gouvernement de personnalités LR et se continue avec le jeu subtil qui consiste à se servir des troubles sociaux pour faire trembler l’électorat de droite et se donner à bon compte une image d’autorité. À force d’entendre la gauche de la gauche hurler que Macron est de droite, quand ce n’est pas Jean-François Copé le susurrer avec gourmandise ur les plateaux de télévision, une partie de la droite finit par le croire.

 Le dernier sondage de l’observatoire politique Elabe - Les Echos-Radio Classique le montre clairement. 55% des Français ne font « plus confiance » à un Président, très en baisse auprès des anciens électeurs de Marine Le Pen (-9 points à 15%) ou de Jean-Luc Mélenchon (-5 points à 22%) et même de ses propres électeurs (-4 points, 83% de confiance encore quand même), mais il progresse chez les anciens électeurs de François Fillon (+4 points à 55% de confiance). Par ailleurs, autre point important, si Emmanuel Macron a plus que jamais la confiance des CSP+ (60%, +6 points), elle s’effondre dans les classes moyennes (35%, -14 points). Ainsi, si le Président perd des points, c’est auprès d’un électorat qui, quand il n’est pas de gauche, n’arrive pas à être fidélisé par la droite LR, divisé qu’elle est entre des tendances bien peu compatibles sur certains plans et notamment sur ses deux conceptions du libéralisme.

Si tant est que l’on puisse retenir sur ce point les analyses des deux économistes américains que vous citez, ce serait en imaginant un Macron machiavélien, supposant que, de toute manière, sa faiblesse en termes de politiques sociales dénoncée par les trois économistes français ne lui serait pas préjudiciable, car elle serait plus facilement acceptée dans une France ethniquement divisée. Mais la perte de confiance constatée autant à gauche qu’au RN ou auprès des classes moyennes, permet me semble-t-il de relativiser cet hypothèse. Certes, l’individu est effectivement, et les études sociologiques le démontrent, naturellement plus enclin à aider ceux qui lui sont « proches » ou « lui ressemblent », mais de multiples critères de proximité existent, géographiques, sociaux, entrecroisés ou se substituant les uns aux autres selon les cas, et rien n’indique de manière claire que le critère ethnique ait pesé.

Eric Deschavanne : Le paradoxe que vous évoquez est assez facile à expliquer. L’étiquette « président des riches » est populiste (au sens où le « populisme » désigne une critique sociale et politique qui oppose les élites et le peuple, les riches et les pauvres, ou encore les « gros » et les « petits », les « puissants et les misérables, etc.). Or les populistes, en France, sont divisés : entre le populisme de FI et celui du FN, il n’y a pas d’alliance politique possible. De même, sur le plan social, il existe une myriade de catégories sociales qui éprouvent un sentiment de vulnérabilité, de précarité, d’inquiétude ou de frustration, mais il n’y a pas d’horizon pour une « convergence des luttes ». Entre le cheminot cégétiste, le chômeur victime de la désindustrialisation, le paysan en faillite, l’intello urbain précaire, le rural qui subit la désertification des campagnes, le jeune de banlieue qui s’estime victime de relégation sociale et culturelle, il n’existe pas de terrain commun. Il n’y a pas de front social commun ni même d’idéologie critique commune.  La mise en cause de la mondialisation économique n’y suffit pas. Deux orientations critiques contradictoires sont possibles : l’orientation internationaliste, qui entend fédérer les courants anticapitalistes, minoritaires dans chaque pays, et l’orientation nationaliste, qui voit dans la dénonciation du libre-échange le moyen d’associer la critique du capitalisme et le rejet de l’immigration. L’accord ne peut se réaliser que négativement, sur l’opposition au réformisme libéral - toute tentative de réforme de l’Etat (perçu comme le dernier rempart contre les effets de la mondialisation libérale) étant unanimement dénoncée comme une régression sociale. 

On peut se demander pourquoi l’insatisfaction et l’indignation ne débouchent pas sur une revendication sociale et politique structurée et relativement unifiée, comme a pu l’être naguère la revendication socialiste, structurée autour de la question ouvrière.  Mai 68 fut le dernier grand mouvement social : il s’est constitué non seulement sur une unité de temps, mais aussi sur une unité de lieu (l’usine) et sur une unité d’action (la lutte des ouvriers contre les patrons), ainsi d’ailleurs que sur une unité idéologique (la lecture marxiste, ou à tout le moins « socialiste », quelle que soit la tendance) de la question sociale. Une telle structuration unifiée de la protestation sociale semble désormais hors de portée. Pourquoi ? Vous évoquez l’une des réponses possibles. Les vagues migratoires des dernières décennies ont joué leur rôle. Elles ont en premier lieu contribué à briser « l’unité populaire » : il y a désormais plusieurs « peuples », que l’on peut opposer les uns aux autres. La question identitaire s’est superposée, sinon substituée à la question sociale. A la périphérie des grandes villes, le communautarisme a remplacé le communisme. Deuxième point : La solidarité repose sur l’homogénéité culturelle, qui constitue la condition de la confiance envers le compatriote dont on ne peut se sentir proche par les liens familiaux, de voisinage, ou par le métier. Multiculturalisme et solidarité sociale, autrement dit, ne vont pas bien ensemble. 

Troisième point : Le consentement à l’immigration et au multiculturalisme requiert en outre, au plan idéologique, la crédibilité du libéralisme économique. L’idéologie social-démocrate, qui fut longtemps dominante en Europe, notamment en France, promet la redistribution des richesses et la création de nouveaux droits sociaux. Avec une immigration non maîtrisée et non choisie, qui se traduit par une importation de la misère, l’immigré en vient à être perçu davantage comme un ayant-droit supplémentaire que comme un contributeur, ce qui génère quasi-mécaniquement une réaction politique protectionniste. L’acceptation de l’immigration est nécessairement plus aisée dans une société où le destin social est exclusivement l’affaire de la responsabilité individuelle, à condition toutefois que la promesse libérale garantissant à chacun le pouvoir de s’insérer et de réussir par le travail soit à peu près tenue. 

Cela dit, l’immigration est loin d’être l’unique facteur qui interdit l’unification et la structuration de la protestation sociale. Celle-ci est principalement incarnée en France par les syndicats de fonctionnaires, voire par les étudiants, ce qui la décrédibilise quelque peu dans un contexte où le niveau de la dépense publique, très élevé, génère des tensions fiscales et où la gestion de l’Etat est mise en question. Par ailleurs, qu’on le déplore ou non, l’ouverture de l’économie a plombé la conception classique de la politique sociale associant redistribution de la richesse et relance keynésienne de l’économie par le développement de la demande. 

 

Selon un sondage publié par Elabe, Institut Montaigne, les Echos, 40% des Français jugent les dépenses sociales trop élevées lorsque celles ci sont prises dans leur globalité, mais sont considérées trop faibles prises individuellement, notamment pour la vieillesse, les retraites, la pauvreté, ou encore la santé. Ce résultat ne montre-t-il pas justement une forme de paradoxe entre ce qui perçu au niveau global et les aides prises une par une ? Que révèle ce paradoxe ?

Christophe Boutin : 40% des Français jugent en effet le niveau des dépenses sociales trop élevé, 32% pensant qu’il est « juste comme il faut » et 28% le trouvant « pas assez élevé ». On a donc 60% de nos concitoyens qui ne souhaitent pas diminuer ces dépenses de 5 points supérieures à la moyenne européenne, et si 50% estiment qu’elles pèsent trop sur la dette, et ne permettent pas d’investir, 49% pensent eux que cela permet de maintenir notre fameux modèle social français.

 
Commentaires

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  • Par vangog - 12/06/2018 - 08:41 - Signaler un abus Le paléo-marxisme a la vie dure!

    Avant sa chute finale, il ne cesse de se recomposer, pour tenter de faire oublier ses échecs aux benêts: frondegauchisme, macronisme, égalitarisme...le point commun de tous ces mutants pervers? L’ultra-liberalisme! ...ces trois économistes, qui soutenaient déjà la politique ultra-liberale de Flamby-le-menteur, ne comprennent pas pourquoi leur gourou Macron-l’enfumeur est encore plus ultra-libéral que Flamby?...parceque le socialisme vrai n’est pas viable, excepté dans les fantasmes faisandés de certains anciens-combattants qui ne savent pas que le mur de la honte socialiste est tombé...avant élections-piège-a-cons, le socialisme a toujours dû séduire le capitalisme de connivence pour enfanter ce monstre vulgaire qu’est l’ultra-libéralisme. Depuis Mitterrand-l’hypocrite, la gauche française se vautre dans cette fange, dont ces trois économistes parviennent difficilement à sortir la tête...pourtant, ils l’aiment, cette fange!

  • Par guy bernard - 12/06/2018 - 10:00 - Signaler un abus ajustement des comptes

    Macron n'est pas anti-social, il rétablit simplement les comptes sociaux dans l'objectif d'aligner les régimes. l'alignement public / privé coûte à peu près 35 Milliards (36), et les fonctionnaires subiront une hausse des prélèvements de l'ordre de 5 M ; il reste donc 30 M à trouver, ce qui correspond a l'objectif de réduction des prestations versées au privé. c'est donc un ajustement des comptes pour presenter une comptabilité sincère et véritable et conforme au principe d'Egalité.

  • Par edac44 - 12/06/2018 - 10:10 - Signaler un abus Vous avez dit "Macron anti social" mais si pour une fois,

    Les dépenses pour la protection sociale représentaient plus d'un tiers du PIB en France (34,3%), qui détient le record européen !... Cela ne s'est pas arrangé depuis avec une immigration incontrôlable et incontrôlée !...

  • Par edac44 - 12/06/2018 - 10:12 - Signaler un abus Vous avez dit "Macron anti social" mais si, pour une fois

    Il avait raison ??? http://bit.ly/2t1LLiG

  • Par Ganesha - 12/06/2018 - 11:05 - Signaler un abus Précieuses Ridicules

    Quel charabia ! Avec leurs commentaires alambiqués sur des sondages bidons, Mrs Boutin et Deschavannes se sont manifestement inspirés des ''Précieuses Ridicules'', mais ils n'ont absolument pas l'humour et la drôlerie de Molière, et cet article est carrément illisible ! Ce qui semble clair, c'est, qu'un an après l'élection de Macron, les français ''s'en prennent plein la gueule'' ! Ils se rendent compte qu'après avoir élu Sarko et Hollande, ils sont aujourd'hui gouvernés par une troisième pourriture, qui continue à appliquer consciencieusement la même politique libérale ! Comment allons-nous voter dans onze mois, lors de la prochaine échéance électorale ? Personnellement, je suis assez optimiste : je constate que les peuples européens se réveillent les un après les autres !

  • Par Ganesha - 12/06/2018 - 11:08 - Signaler un abus Avenir

    Pour faire un pronostic un peu plus précis, et donc, légèrement plus risqué, je pense tout de même assez évident et incontestable que si Mélenchon ne change pas radicalement sa position sur l'immigration, il va être balayé ! Quant au ''club du quatrième âge'' d'Atlantico, les ''fans de Wauqier'', il leur reste moins d'un an pour ''bâtir des plans sur la comète'', et rêver de ''lendemains qui chantent'' !

  • Par kelenborn - 12/06/2018 - 11:13 - Signaler un abus Ah la la

    Et il faut aller chercher des spécialistes d'Harvard!!! Cela fait des mois que j'écris la même chose: le socle macronien a été "acheté" ( comme à Rome on achetait le peuple avec la "sportule et les jeux", par l'endettement et l'euro fort.Le second, obtenu grâce aux excédents allemands , permet de payer son essence moins cher, ses fringues à bas prix et même à tamalous d'aller se griller le cul dans les pays exotiques : merci Macron !Le premier permet de payer des fonctionnaires ( y compris la quatrième fonction publique cad celle des associations - 1M de personnes) et de verser des aides sous formes diverses et variées: l'alternative mélenchonienne c'est...le Venezuela, l'alternative frontiste, c'était un protectionnisme qui .....n'avait plus d'industrie à protéger! Acheter français: quoi? des godasses, des jeans ? venant d'où car les Peugeots sont fabriquées surtout ailleurs! Le montage va fonctionner aussi longtemps qu'une crise financière ou politique ( l'explosion de l'euro ne viendra pas y mettre fin) Il est rongé aussi lentement par la mise à l'écart des sentiers de la croissance du continent européen mais quand leur fille sera bonne à pékin ou serveuse à Delhi , (suite)

  • Par kelenborn - 12/06/2018 - 11:17 - Signaler un abus suite

    Macron ne sera plus à l'Elysée Et...Ganesha a quelquefois raison : les retraités, même saignés par la CSG sont protégés jusqu'à présent de la crise ce que ne sont pas les ouvriers de Whirpool! Maintenant...comme Ganesha est la toute la journée, s'il n'est pas retraité (ce que l'on peut supposer au regard de ses tirades) c'est qu'il est contrôleur à la SNCF ou qu'il bosse au ministère de la culture!

  • Par Ganesha - 12/06/2018 - 12:24 - Signaler un abus Kelenborn

    Je ne prétends pas être plus jeune que la moyenne des abonnés d'Atlantico ! Ma principale différence, c'est que je n'ai jamais possédé la moindre action ou obligation ! Quant à mes comptes en banque, ils sont en dessous du niveau, en principe, légalement garanti, lorsque surviendra le ''Big One'', le prochain séisme financier ! La frustration qu'il faut accepter, c'est sur un site tel que celui-ci, les chances de convaincre un autre ''commentateur régulier'' sont très minces ! J'ai connu, il y a environ cinq ans, le site Rue 89, lorsqu'il indiquait pour chaque article, le nombre de lecteurs. Ils étaient souvent souvent 100 fois plus nombreux que le nombre commentaires ! Et, en plus, ils avaient la possibilité d'émettre, malgré tout, une opinion sur chaque réaction, en cliquant sur un + ou un moins (like/dislike). En fait, ce sont bien les lecteurs que nous devons chercher à convaincre, en leur apportant des arguments. Quant aux ''libéraux'' de ce site, leur radotage sénile est le plus souvent tellement minable, qu'ils se déconsidèrent par eux-mêmes !

  • Par JCA - 12/06/2018 - 15:21 - Signaler un abus Vivement un "président des pauvres"

    Les quatre principales causes de la relative pauvreté en France sont le chômage, les familles monoparentales, la diversité ethnique et la concurrence des pays à faible prix de revient. Au lieu de s'attaquer aux causes de la pauvreté, nos économistes-fonctionnaires proposent toujours une plus forte redistribution: dans le pays où les impôts et les dépenses publiques sont déjà les plus élevés au monde avec des déficits budgétaires et commerciaux qui nous placent en queue du peloton européen, nous devons investir et créer des richesses avant d'augmenter nos dépenses. Imaginons qu'un jour nous essayions de ne plus être le champion mondial des impôts. Dans un pays où plus de la moitié des personnes ne paie pas d'impôt, toute réduction ne pourrait évidemment que profiter aux "riches". Je plains notre "président des riches" condamné à augmenter indéfiniment nos impôts pour échapper aux imprécateurs de gauche.

  • Par kelenborn - 12/06/2018 - 15:40 - Signaler un abus mais enfin Ganesha

    Je suis loin de partager la totalité de vos idées mais il m'arrive d'être d'accord et je le dis. Combien de lecteurs? Grande interrogation, en tout cas le nombre de commentateurs doit être plus près de 50 que de 100. A quelques exceptions près, on a des gens qui beuglent de manière pavlovienne! J'en viens parfois à me demander si Vangode n'est pas un anthropoïde fabriqué par Merdiafart pour discréditer la "fachosphère" car se pisser dessus en débitant autant de conneries tout en se faisant chier dessus seule une machine peut résister . Bon, cela étant, je ne me suis jamais fait censurer ici et pourtant je n'y vais pas de main morte! Agoravox est une poubelle à blaireaux et Louseur, en dehors de Levy , c'est la lévitation de la pensée! Alors...mais c'est vrai que j'aimerais bien que les braillards aillent se taper du vrai con de bobo sur twitter et notamment les # ! Ca c'est plus courageux et plus efficace! Eux, au moindre coup de canon ils seraient réfugiés dans leurs taupinières

  • Par kelenborn - 12/06/2018 - 15:46 - Signaler un abus Ah j'ajoute

    Je disais que le "Panem et Circenses " macronien c'était l'endettement et l'euro fort: il faut y ajouter la pression fiscale: si on virait de la fonction publique territoriale ceux qui ne foutent rien et si on cessait d'empiffrer les associations où l'on place les petits copains abimés par le suffrage universel et où les dirigeants se tapent des salaires mirobolants! Pendant que la SPA fait pleurer sur le sort des toutous, Sangnier son président gagnait plus de 13 000 euros nets! par mois et...ne parlons pas du défunt Crozemarie que les vers ont bouffé! Mais....ça ferait combien de chômeurs en plus?

  • Par kelenborn - 12/06/2018 - 15:53 - Signaler un abus Héhé

    un groupe "bobolandisé" de députés macroniens s'indigne: la France devait accueillir l'Aquarius! Bravo l'Espagne! RTL qui rapporte l'ire des bobos accompagne ( voir en dépèches) la nouvelle d'un sondage: "la France devait elle accueillir l'Aquarius" Répnse NON: 86%!!! salaud de peuple! même la fachosphère a envahi RTL doit bougonner Joffrin Mouchard assis sur ses chiottes !

  • Par 2bout - 12/06/2018 - 17:24 - Signaler un abus On se rappelle ici de cette époque révolue,

    plus précisément « Ce temps béni de la Keynésie ! », où il suffisait de laisser filer la dette, plus présentablement dire que l'on investissait pour les générations futures pour créer un semblant de quelque chose de relance. Et de bonnes cuites en gueules de bois, la France s'était si bien habituée à son déclassement qu'ils sont nombreux à souhaiter aujourd'hui refermer les frontières et revenir à ce régime alimentaire, afin de patauger certes, mais de patauger entre nous.

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Christophe Boutin

Christophe Boutin est un politologue français et professeur de droit public à l’université de Caen-Normandie, il a notamment  publié Les grand discours du XXe siècle (Flammarion 2009)  et co-dirigé Le dictionnaire du conservatisme (Cerf 2017).

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Eric Deschavanne

Eric Deschavanne est professeur de philosophie.

A 48 ans, il est actuellement membre du Conseil d’analyse de la société et chargé de cours à l’université Paris IV et a récemment publié Le deuxième
humanisme – Introduction à la pensée de Luc Ferry
(Germina, 2010). Il est également l’auteur, avec Pierre-Henri Tavoillot, de Philosophie des âges de la vie (Grasset, 2007).

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