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Mais pourquoi avait-on voté en 1973 cette loi imposant à l'Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette ?

Par cette loi, il devenait interdit au Trésor français de s'adresser directement à la banque centrale. 2e numéro de notre série en 5 volets sur les 40 ans qui ont permis à l'industrie de la finance de prendre le contrôle du monde réel.

40 ans pour en arriver là

Publié le - Mis à jour le 20 Janvier 2012

Pour lire la 1ère partie de notre série sur les 40 ans qui ont permis à l'industrie de la finance de prendre le contrôle du monde réél, c'est ici :

Derrière l'enjeu du triple A, la question lancinante de l'indépendance de la BCE !

Comment sommes-nous passés, d’une société où, malgré toutes les imperfections humaines et sociales, l’économie travaillait pour l’homme, à une société où l’homme travaille pour l’économie et l’économie pour la finance ?

Au centre de ce changement de nature, il y a, en France, la loi du 3 janvier 1973. Cette loi à peu près inconnue du grand public a en effet bouleversé l’organisation de la finance, et ses rapports avec l’État, garant de l’intérêt général. En effet, cette loi, directement inspirée du système américain de la FED (réserve fédérale américaine), interdit à la Banque centrale de faire des avances au Trésor.

Dit autrement, de prêter directement à l’État de l’argent à taux zéro ou à un taux équivalent à celui qui prévaut lorsque la Banque centrale prête de l’argent aux banques.

Dès lors, en vertu de cette loi, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement. Cette loi constitue en elle-même un véritable défi à la souveraineté étatique, puisqu’elle interdit au Souverain - l’État démocratique étant l’aboutissement politique et juridique du Peuple souverain - de se donner l’argent dont il est pourtant le seul garant et seul émetteur de monnaie de base. Et elle l’oblige, pour emprunter, à passer par des tiers privés (les banques) qui lui prêtent l’argent dont il est cependant le fournisseur en dernier ressort ! Une situation déjà ubuesque en elle-même, mais qui s’est encore aggravée depuis, puisque, en volant au secours des institutions financières lors de la crise de 2008, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui aujourd’hui lui reprochent son endettement, et lui appliquent en conséquence des taux usuraires…

Comment en est-on arrivé là ? Le cas français.

Il est tout à fait permis de croire à la bonne foi du législateur. Dans l’esprit de celui-ci et des hauts fonctionnaires de l'époque, il s’agissait avant tout, après la période de reconstruction de la France de l’après-guerre, d'instituer un garde-fou afin de préserver le pays des abus passés faits sur les épargnants et les rentiers par l’inflation et les dévaluations. Car en l'absence de limitation légale au pouvoir arbitraire de l'Etat de créer de la monnaie, l'équilibre du système repose uniquement sur la volonté des gouvernements de s'imposer une discipline budgétaire. Sans cette discipline, et s'il devient systématique, le financements des déficits par simple émission monétaire est un mauvais coup porté au reste de l'économie puisque cet argent "créé" l'est sans contrepartie réelle.

En 1973, près de 30 années "d'abus" étatiques en matière de création monétaire viennent de s'écouler dans le cadre de la remise à flot de l'économie française suite aux destructions de la deuxième guerre mondiale. La France étant désormais reconstruite, il n’était plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s'étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels. D'autant qu'en plus de ces investissements lourds, ces mécanismes de création monétaire "facile" avaient souvent été utilisés pour financer le fonctionnement courant de l'Etat. Aux yeux des hauts fonctionnaires ou des législateurs de l'époque, il était à la fois utile d'encadrer les potentielles dérives de l'Etat en la matière et souhaitable de sortir d'une ère d'économie administrée.

Reste que ces bonnes intentions finirent par faire aussi le jeu du monde de la finance, celui-ci voyant bien l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système dans lequel l’État doit obligatoirement passer par lui pour emprunter. De ce point de vue, la loi de décembre 1973 fut également le fruit d'un habile lobbying bancaire visant à consolider ces "bonnes dispositions" politiques afin de "neutraliser" ceux qui auraient pu remettre en question l'argument d'un Etat trop dépensier et prompt à faire tourner la planche à billets pour continuer à s'endetter dans la mesure où en 1973, l'État français n'était quasiment pas endetté.  

Au final, comme on le sait, le nouveau système n’a bien évidemment pas empêché l’État de s’endetter ! Contrairement à ce qu’escomptaient certains, la loi de 1973 n’aura donc pas rempli son rôle de garde-fou budgétaire : l’endettement public s’est poursuivi. Et - circonstance aggravante - il a été contracté auprès de créanciers financiers privés pratiquant des rentes sur la dette. Tant et si bien que l’État est progressivement devenu l’otage d’un système financier privé.

De la sorte, avec la loi de 1973, la France changeait en réalité de monde en mettant à mort le système qui pourtant avait permis sa reconstruction et son renouveau industriel. Il faut en effet en être bien conscient : sans les avances gratuites du Trésor, l’inflation et les dévaluations, la France d’après-guerre n’aurait pas pu se reconstruire. Si la France avait choisi la finance et le remboursement des dettes, à la sortie de la Seconde guerre mondiale, elle ne se serait jamais relevée, car elle aurait croulé sous le poids du passé. Si l’intérêt supérieur de la France n’avait pas été au-dessus, des épargnants, du rentier et du système financier pour privilégier l’économie réelle, la fabrication de véritables richesses industrielles, issues pour la plupart alors des grands programmes de l’État, n’aurait pas été possible. Jamais la France ne se serait hissée à la quatrième puissance économique mondiale avant 1970, si le Général de Gaulle n’avait pas mis la finance au service de l’économie du pays.

 
Commentaires

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  • Par papy66 - 18/01/2012 - 06:26 - Signaler un abus Le pouvoir de l'argent

    Le problème c'est que nos élus de tous bords et nos économistes s'en accommodent et que pour sortir de se cercle vicieux les "tondus" sont connus d'avance et ce ne seront pas les banquiers et le monde de la finance, qui continueront à s'engraisser sur le dos du peuple et des états.

  • Par yoda - 18/01/2012 - 08:03 - Signaler un abus les imbeciles qui n'ont rien à adire sur cela.....

    sont connu ! c'est NOUS ! d'un camp comme de l'autre même chanson !!!! tout ces gens soit disant sortant de grandes écoles incapables de gérer un pays (on le constate) sont des incapables !

  • Par eli golan - 18/01/2012 - 09:18 - Signaler un abus Sort de ce corps Mélenchon !

    Spoliation de l'épargnant , haine de l'investisseur (pardon : le rentier) , mise à disposition de la richesse du pays au service de l'état et de ses dirigeants ... Et un parfum d'Ancien Régime : état souverain comme roi de droit divin par émanation de la volonté populaire comme si elle se résumait à l'état (sauf en cas de referendum si il vote mal le peuple)

  • Par Ramos - 18/01/2012 - 09:27 - Signaler un abus Est-ce un article écrit par Marine Le Pen ?

    C'est ce que développe Marine Le Pen . La seule façon de sortir la France de sa future faillite et éviter en même temps le cycle monstrueux de plans de rigueur de plus en plus mortels pour l'emploi et l'industrialisation est d'abroger cette loi. Mais la priorité semble hélas être le remboursement des prêts aux banques qui ruinent l'emploi et l'économie pour privilégier le monde de la finance.

  • Par Rhytton - 18/01/2012 - 09:52 - Signaler un abus Pompidou fut notre Woodrow Wilson français

    Wilson fut élu grâce à Rotschild en échange du Federal Reserve Act, qui signa la reconquête britannique des USA par la Finance. Au lieu d'un État responsable de sa propre faillite, vu le sens des responsabilités des élus, il semblait astucieux de recourir à des privés pour répartir le Risque... qui a été rémunéré sans objection de l'Etat! Pompidou fut DG chez Rotschild: pas de fumée sans feu...

  • Par Rhytton - 18/01/2012 - 09:56 - Signaler un abus Le ponzi's scheme, base du système de crédit anglo-saxon

    "I am a most unhappy man. I have unwittingly ruined my country. A great industrial nation is controlled by its system of credit. Our system of credit is concentrated. The growth of the nation, therefore, and all our activities are in the hands of a few men" (Wilson). Pompidou était un type bien, mais il était prof de lettres, pas expert-comptable. Comme quoi, les maths, c'est important...

  • Par Rhytton - 18/01/2012 - 10:18 - Signaler un abus @Ramos: Le Pen n'a pas inventé le beur à couper le fil...

    NDA en parle, Melenchon aussi. On peut regretter que le Parti du Crédit Social ne se soit exprimé dessus, mais je vous renvoie à L'Argent-Dette du Québécois Paul Grignon et vous verrez que Marine n'a rien inventé et instrumentalise la vérité à son avantage. La vision anglo-saxonne de la Finance n'est pas très catholique, ce n'est pas Henri VIII qui me contredira! http://vimeo.com/1711304

  • Par Syl21 - 18/01/2012 - 10:56 - Signaler un abus les conférences d'ASSELINEAU

    Bonjour, Pour ceux qui veulent plus d'information et surtout des informations sourcées, je vous recommande cette vidéo de conférance de François ASSELINEAU, Président de l'UPR: http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/10-raisons-sortie-de-l-union-europeenne

  • Par cloberval - 18/01/2012 - 11:15 - Signaler un abus Parce que la monnaie doit inspirer confiance

    et que la planche à billets ne l'inspirait pas. Jusqu’où aurions nous étés sans cette loi ? La cause de l'endettement reste le choix politique d'emprunter. Si l'état avait émis autant de monnaie que ce qu'il en a empruntée elle ne vaudrait plus rien. Historiquement les souverains battaient monnaie et étaient endettés et dépendaient des banquiers ou des "fermiers". Rien de neuf de ce côté

  • Par Aristote - 18/01/2012 - 11:25 - Signaler un abus Dette

    Pour se faire élire, les politiques promettent n'importe quoi et ne parlent pas de la facture, que d'ailleurs les électeurs ne veulent pas voir. Ensuite le choix devient inflation galopante ou surendettement de l'État. La première n'est pas mieux que le second, c'est juste qu'on a un peu oublié, surtout ceux qui sont nés après. Le problème c'est la dépense, l'achat des voix par les élus.

  • Par cloberval - 18/01/2012 - 11:28 - Signaler un abus Nous aurions sans cela de l'inflation invincible

    avec tendance galopante à qui interdirait tout développement sain et pénaliserait l'épargne. De Gaulle n'a pas financé avec la planche çà billet et a du sans cesse être très sérieux dans sa gestion monétaire et satisfaire les marchés par cela et pas par la force de la planche à billets.

  • Par cloberval - 18/01/2012 - 11:34 - Signaler un abus Dans les années 1950 mon père dépensait

    sa paye en début de mois pour pouvoir se payer les denrées primaires à meilleur compte qu'en fin de mois. Il préférait stocker des marchandises qu'avoir des économies. De Gaulle à remonté la valeur du franc par un facteur 100 pour lui donner une force "spirituelle" tellement il était devenu dérisoire

  • Par cloberval - 18/01/2012 - 11:34 - Signaler un abus Le Pen veut battre monnaie

    hé bien il faut battre Le Pen!

  • Par Ramos - 18/01/2012 - 11:37 - Signaler un abus @Rhytton

    Elle ne prétend pas avoir inventé quoi que ce soit, mais elle est la première parmi les hommes politiques français à avoir dénoncé cette mainmise de la Finance sur l'Etat. Il est vrai que Mélenchon aussi dénonce cette stupidité. Bientôt tous le dénonceront j'espère. En fait elle veut revenir au système mis en place par De Gaulle. Souveraineté de la France dans tous les domaines.

  • Par jiceco - 18/01/2012 - 11:51 - Signaler un abus loi de 73

    Pourquoi effectivement mettre en place un système qui sauvegarde l'intérêt des gens virtueux (les épargnants) ? Pourquoi empêcher l'Etat de continuer à voler ces mêmes gens virtueux comme elle le fait depuis le moyen age et l'application du droit de seigneuriage sur la monnaie ?

  • Par jiceco - 18/01/2012 - 11:54 - Signaler un abus loi de 73 (suite)

    Pourquoi mettre en place un système qui dissuade les Etats de se lancer dans des guerres devestatrices payées après coût avec leur cortège de dettes non remboursée et d'inflation pour financer la "reconstruction"? Le but des Etats est-il de déclencher des guerres pour ensuite expliquer au bon peuple combien ils ont de la chance de vivre dans un pays en reconstruction ?

  • Par jiceco - 18/01/2012 - 12:02 - Signaler un abus loi de 73 (suite de la suite)

    Certes, on n'a pas empeché le surendettement mais le système instauré en 73 créé une force de rappel connu sous le nom de "marché" ou "d'investisseurs" qui peuvent mettre en cause les décisions de l'Etat . Les marchés sont ent train de faire pour la dette ce que la démocratie devrait théoriquement faire pour les impôts : limiter la toute puissance de l'executif. Perso, je préfère ...

  • Par jiceco - 18/01/2012 - 12:05 - Signaler un abus loi de 73 (fin)

    Et c'est bien les gouvernants (l'executif) qui décident de toujours s'endetter plus, solution tellement plus confortable que la saine gestion et la prudence ... On parle souvent de l'irrationnalité des marchés. M'est avis qu'à irrationnel, irrationnel et demi ...

  • Par Jean-Francois Morf - 18/01/2012 - 12:20 - Signaler un abus Asymptote: 7 milliards pauvres +Rothschild multi-trillionaire!

    Comme au monopoly! Mais quelle folle idée des Français de nommer des banquiers à la présidence! En admiration devant les banksters!

  • Par Rhytton - 18/01/2012 - 12:27 - Signaler un abus @Ramos: OK, Lepen, Mélenchon, Meme combat!

    En passant pour le fun, "elle est la première parmi les HOMMES politiques français". La Princesse de Monaco lâcha également "Les taureaux sont des êtres humains comme les autres". Être le premier à crier au feu ne met personne dans la posture de celui qui aura éteint l'incendie, mais c'est une belle façon d'ordonner les choses: les Temoins de Jehovah sauveront le monde, ils sont preum's eux aussi!

  • Par Equilibre - 18/01/2012 - 12:42 - Signaler un abus Ca ne date pas d'aujourd'hui. Napoleon Bonaparte.

    Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence; leur unique objectif est le gain.

  • Par Equilibre - 18/01/2012 - 12:53 - Signaler un abus @Rhytton

    La démonstration de Grignon me dérange car - que je ne vois pas apparaître les taux directeurs. Ils existent quand même, ou j'ai loupé un truc. - qu'il sous-entend que la création monnétaire est LA cause de tous les problèmes, de part sa conception même. Les politiques n'y apparaissent pas. En gros, votez pour n'importe qui faisant n'importe quoi, ça ne changera rien. La mariée est un trop belle.

  • Par Rhytton - 18/01/2012 - 13:57 - Signaler un abus Le pouvoir des nombres. Vive les maths!

    les taux directeurs (TD) régulent l'activité économique et sont MÀJ quotidiennement et, à mon sens, agit seulement sur les flux et non l'augmentation de la masse monétaire. Avec l'effet multiplicateur du crédit, on crée un effet boule de neige sur tout le cycle de la création d'argent! (cf video, ratio 9 pour 1: de 1111.12$ réels à 100 000$ en argent-dette), donc oui les TD existe, mais osef.

  • Par Rhytton - 18/01/2012 - 14:12 - Signaler un abus @Equilibre

    Les TD agiSSENT et existeNT. En France, quand il y a un problème, on se focalise sur les responsables. Dans le monde anglo-saxon des affaires, on veut d'abord la solution: juré craché, la situation est moins crispante pour y arriver! Donc si vous voulez des responsables, moi je vous propose la famille royale d'Angleterre, qui s'est perdue dans son conflit avec la France en entrainant le monde avec

  • Par cloberval - 18/01/2012 - 14:29 - Signaler un abus Pourquoi l'impôt s'il suffit d'imprimer ?

    on est au bout de l(état souverain s'il nie l'économie et la finance

  • Par benj117 - 18/01/2012 - 14:33 - Signaler un abus rhytton!!

    Le Pen instrumentalise la vérite a son propre avantage!! c'est vrai que c'est pas terrible!! un bon politique, normalement, c'est: instrumentaliser le mensonge à son propre avantage, ca, c'est de la vraie politique!! mais il est vrai qu'aujourd'hui, ca marche beaucoup moins bien qu'avant, et oui avec internet tout ça!!

  • Par Rhytton - 18/01/2012 - 14:55 - Signaler un abus Comment la famille royale d'Angleterre a tout cassé.

    Henri VIII, le meme qui rompit avec le catholicisme en 1531, rétablit l'usure, pourtant interdit par la le Droit canon puis le Coran. 1690, la Royale met en lambeaux la Navy et Guillaume d'Orange, pour se refaire, signe avec un syndicat d'usuriers (dont William Patterson) la création de la Banque d'Angleterre avec un ratio de 2£ "papier" pour 1£ or. Cf Jean-Gaston Bardet, Demain, c'est l'An 2000!

  • Par Rhytton - 18/01/2012 - 15:15 - Signaler un abus @Benj117: HÉLAS! Face à Maurras, La Rocque se rhabille...

    Chacun est libre de s'approprier Jeanne d'Arc: Mitterrand avait osé en 1982, avant que Le Pen ne fasse son OPA en 1988 (cf Zemmour). Qu'on la rende aux Français! Que des élus Républicains de tous bords s'affichent ensemble au nom de l'unité nationale! Pourquoi un fond souverain de STABILITÉ quand il faut un fond de MOBILITÉ? Pourquoi plus de protectionnisme quand il faut se sortir les doigts du ??

  • Par Equilibre - 18/01/2012 - 15:16 - Signaler un abus @Rhytton

    Vous n'avez pas compris (ou pas voulu) ce que je voulais dire. Je ne cherche pas de responsables à tout pris (1973, pas 15.. comme votre com). J'affirme que, pour Grigon, tout le malheur du monde est dû à la création monétaire actuelle. Je n'aime pas la loi de 1973, mais de là à la rendre responsable de tout. Il y a les politiques, ne serait-ce que parce qu'ils l'ont accepté ou non remis en cause.

  • Par Equilibre - 18/01/2012 - 15:23 - Signaler un abus @Rhytton Pourquoi plus de protectionnisme?

    2 types de protectionnisme(entre autre) : douane et monnaie sous-évaluée. Les chinois font les deux. Si tu veux te sortir les doigts du ??, OK, mais en face ils bossent 10 h/jour pour 200 neuros et je ne sais trop combien de jours de plus que nous par an. Et ils sont tout sauf débiles. Certes, il faudrait réduire notre voilure, mais va te sortir les doigts du ?? face à eux et réussir. Bonne chance

  • Par Nico Attal - 18/01/2012 - 15:40 - Signaler un abus Dans la gueule du loup !

    L'Europe s'est mise stupidement dans l'obligation de rechercher ses financements auprès de tiers (privés ou publics) en pensant que cela contraindrait ses membres à une discipline individuelle et les dispenserait d'adopter une vision commune du développement. Mais les banquiers s'intéressent au cours terme et sont bien incapables d'assumer les risques à 20 ou 30 ans réclamés par le développement.

  • Par Rhytton - 18/01/2012 - 16:04 - Signaler un abus @Equilibre: je comprends votre scepticisme, moi aussi, au début!

    Mais vous dites ne pas chercher pas de responsables, or vous parlez des politiques... Deux sortes de gouvernance mondiale: unipolaire, à l'anglo-saxonne, ou multi-polaire. Les 35h ou la taxe Tobin ne fonctionneront pas localement, il faut les appliquer mondialement. Ce n'est pas non plus la politique de retrait du FN qui imposera à la gouvernance mondiale de suivre une seule et même règle du jeu!

  • Par a.l.l. - 18/01/2012 - 18:01 - Signaler un abus Monétarisme

    On ne doit pas faire jouer à la monnaie un rôle qu'elle ne peut pas tenir ! Elle n'est que la contre-valeur de toute la richesse produite (et à produire grâce au crédit) et détenue. On ne bouche une barque à 5 trous avec 4 bouchons de papier monnaie.

  • Par lorrain - 18/01/2012 - 19:19 - Signaler un abus amusant

    assez amusant toutes ces petites escarmouches sur les TD et autres.. le seul vrai problème a été la construction européenne, avoir essayé à 27 des institutions prévues pour 6, ça ressemble à la construction d' un avion avec 27 postes de pîlotage, tant que ça va , ça va, mais au moindre problème, tout le monde veut aller ou il veut, d'ou pas de changement de trajectoire jusqu' au crash prévu

  • Par vangog - 18/01/2012 - 21:02 - Signaler un abus La loi de 1973 n'a pas changé le fond du problème! Elle n'est

    pas en cause donc. Elle n'a fait que reporter une charge qui reposait sur tous les citoyens(inflation et baisse du pouvoir d'achat ) sur les banques (ntêrets des emprunteurs). Cela était donc plutôt juste mais sans mesurer les conséquences du défaut de paiement des états. La loi n'a rien changé, en revanche, au creusement de la dette par ces états, faible avant les 1980, très exponentiel ensuite

  • Par mich2pains - 19/01/2012 - 13:11 - Signaler un abus les "TONDUS" sont connus d'avance ?????

    Navré de vous contredire " PAPPY66" mais , je n'en mettrais pas ma main à couper ..... Combien sont , de plus en plus , les citoyens relevant de "l'Economie Souterraine" ....ceux qui se sont retirés de la liste des contribuables sur le revenu , ceux qui se débrouillent de mieux en mieux , au Black , et qui n'ont plus rien à rembourser aux prétendants de la Haute finance .....La GRECE , à méditer !

  • Par Rhytton - 19/01/2012 - 13:41 - Signaler un abus @Vangog: plutôt d'accord avec vous

    La loi de 73 est tel le nucléaire, enfer ou paradis selon un style de gouvernance qui ne requiert que l'excellence. Erreur funeste que d'avoir élu ceux qui nous ont promis plus de protection sociale dans un système de crédit! A l'extrême(-droite), demander encore plus de protectionnisme ou un retrait de l'Euro, et le loup se jette sur la brebis qui s'éloigne du troupeau. http://vimeo.com/35310343

  • Par elcondor - 19/01/2012 - 13:52 - Signaler un abus Preuve tout de même que la France peut évoluer

    Tient, on lit des articles communistes maintenant sur Atlantico? Je plaisante...mais ce genre d'argument (banque centrale prêteuse) , tout comme la taxe Tobin, on toujours été défendu par l'extrême gauche. Voilà que maintenant, à droite, on y pense aussi, alors que voici peu on raillait ces idées. Preuve tout de même que la France peut évoluer

  • Par Rhytton - 19/01/2012 - 14:13 - Signaler un abus @Elcondor : James Tobin était un libre-échangiste

    Il regrettait d'ailleurs que son idée de taxe soit reprise par des antimondialistes (qui ont eu la ruse de se rebaptiser alter!). Les idées n'appartiennent à aucun parti, c'est notre intention d'usage qui les rendent honnêtes ou pas. Mais si on suit votre façon de voir, on peut estimer que c'est un juste retour des choses!

  • Par Jean-Francois Morf - 19/01/2012 - 19:58 - Signaler un abus 1945-1975: les 30 glorieuses 1975-2012: les 37 piteuses!

    Voilà ce que cela rapporte de croire aux mensonges des monétaristes de l'école de Chicago! Voila 20 ans que la banque centrale du Japon BoJ déflate son taux directeur à 0%, et cela n'a pas créé l'hyper-inflation prédite en tel cas par l'école de Chicago! La BoJ a aussi créé presque autant de monnaie que la FED, et cela n'a pas non plus créé l'hyper-inflation prédite par les monétaristes menteurs!

  • Par Rhytton - 19/01/2012 - 22:38 - Signaler un abus @Jean-Francois: HA HA HA (c'est un ara qui rit)

    Vous devriez faire remarquer également que le Japon a une dette nette estimé à 170% du PIB (France: 85%). Sans oublier que le service de la dette vaut 25% du budget (France:10%). Plus la catastrophe de Fukushima: 250 milliards de dollars, rien que ça. Pire: la population aura baissé de moitié dans 30 ans, avec plus de 30% de seniors. Plus on passe tard à la caisse, plus la note est salée. Seppuku!

  • Par castrofidel - 20/01/2012 - 13:45 - Signaler un abus Pompidou-Giscard

    Douloureux sans doute pour l'auteur de l'article de préciser que cette loi s'appelle la loi "Pompidou-Giscard", deux hommes de gauche bien connus ! Des rappels historique sur les liens de Pompidou avec les banques privées ici :http://democratie.exprimetoi.net/t69-finances-loi-pompidou-1973-l-article-104-du-traite-de-maastricht

  • Par Florent Aste - 20/01/2012 - 16:36 - Signaler un abus Vive JL Shaffhauser

    Les articles que j'ai lu de vous aujourd'hui sont excellents, continuez. Personne ne simplifie et ne presente les problemes aussi clairement. Bravo.

  • Par jloncle - 20/01/2012 - 22:58 - Signaler un abus dans quelles poches tombent les intérets?

    Qui peut croire que c'est pour le bien de la nation que ces messieurs les politiques ont réalisé ce tour de passe-passe qui nous coute des milliards? Montrez moi un seul homme politique dans le besoin? Qui manipule les valises de billets et d'ou viennent elles? Qui se sert au passage et servilement renvoie l'ascenceur vers les banques et le systéme financier qui nous tue? On crie bien fort, mais..

  • Par Prospero - 21/01/2012 - 16:37 - Signaler un abus Ça c'est d'l'Atlantico, Coco !

    Monsieur Schaffhauser, qui longtemps lutta de front contre le Communisme façon Soviets, s'avoue mûr désormais pour souscrire aux conceptions de M. Jacques Généreux en votant, héroïque, digne et sincère, pour le Front de Gauche.

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Jean-Luc Schaffhauser

Jean-Luc Schaffhauser, Consultant international est Président de l’Académie européenne, ancien Délégué Général du Fonds Capec, Secrétaire Général du Forum démocratique qui  vient de de se constituer en France et qui regroupe des intellectuels de gauche et de droite ainsi que des responsables de la société civile.

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