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Grand Stade de Lille : Martine Aubry et Michelle Demessine prochainement convoquées par la justice ?

Selon un rapport de la PJ du 10 décembre 2013, la maire (PS) de Lille, ex-présidente de la Communauté urbaine et la sénatrice (PC) du Nord, ancienne présidente de la commission Grand Stade sont susceptibles d’être mises en cause pour usage de faux. Vont-elles être entendues par la juge d’instruction ? Après 18 mois d’enquête, l’hypothèse n’a rien d’absurde

Du pain, des jeux... et des gros sous ?

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Info Atlantico
Grand Stade de Lille : Martine Aubry et Michelle Demessine prochainement convoquées par la justice ?

Le Grand Stade de Lille. Crédit Reuters

  • Après la mise en examen de deux fonctionnaires de la Communauté urbaine, l’audition des politiques n’est plus à exclure
     
  • Un mystère toujours pas dévoilé : pourquoi la Communauté urbaine a-t-elle choisi Eiffage pour la construction du Grand Stade  de préférence à Norpac, pourtant beaucoup moins cher ? 
     
  • La maire de Lille Martine Aubry et la sénatrice Michelle Demessine, sollicitées pour répondre aux questions d’Atlantico.fr n’ont pas donné suite
     
  • Sans la pugnacité d’Eric Darques, qui traque les dérives des élus depuis des années dans la région Nord-Pas-de-Calais, jamais une information judiciaire n’aurait été ouverte sur le Grand Stade
     
  • Me Joseph Breham  qui n’hésite pas à s’opposer au procureur de Lille,  souhaite que l’information judiciaire soit étendue à des faits de favoritisme.
  • Et réclame l’audition de plusieurs élus. De toutes tendances confondues.
     

Le parquet de Lille va –t-il ouvrir une information judiciaire pour favoritisme dans l’affaire du Grand Stade  qui vient de connaître une accélération avec la mise en examen -pour faux- de deux fonctionnaires de la Communauté urbaine ? Le temps pour les politiques de fournir des explications à la doyenne des  juges  du Tribunal  de Lille, Fabienne Atzori, qui instruit depuis le 1er octobre 2012, ce dossier ultra- sensible, est-il venu ? L’hypothèse n’a rien d’absurde si l’on en croit  le rapport de la Direction interrégionale de la Police judiciaire daté du 10 décembre 2013. 

Ce dernier écrit en effet, que, outre Vincent Thomas, ex-chef du projet du Grand Stade et Stéphane Coudert, ancien  directeur du projet du Grand Stade, les deux fonctionnaires épinglés, Michelle Demessine, sénatrice (PC), ex- présidente de la commission Grand Stade et Martine Aubry,  présidente de la Communauté urbaine (PS)  - du  18 avril 2008 au 18 avril 2014- pourraient  éventuellement "se voir reprocher  des faits d’usage de faux". Prudent toutefois, l’auteur du document conclut : "Il restera à apprécier de l’opportunité de la délivrance d’un réquisitoire supplétif dans le cadre des faits  pouvant relever de la qualification d’octroi d’avantage injustifié (favoritisme) , faits pouvant être envisagés dans le cadre des recueils d’informations et pièces, effectués lors de nos investigations."  A la clé, des questions capitales : pourquoi  les élus de la Communauté urbaine ont-ils confié, in fine, la construction du Grand Stade à Eiffage de préférence à Norpac ( Bouygues),  pourtant moins cher de 108 millions d’euros. (440 millions d’euros pour Eiffage, 332 pour Bouygues) ? Pourquoi le rapport  favorable à Norpac, daté du 23 janvier 2008, ne l’était plus le 1er février ?  Pourquoi n’a- t-il pas été transmis  aux élus ? 

Pour comprendre une affaire  qui inquiète  en raison des  scandales qui  ont plombé le PS régional, un retour en arrière s’impose. Nous sommes le 17  mars 2006. Une commission d’élus de la Communauté urbaine  présidée par Pierre Mauroy choisit  le site qui doit abriter le Grand Stade de Lille : ce sera  "La Grand’ Borne" qui se trouve sur les communes  de Villeneuve d’Ascq et Lezennes. Le 17 mars,  c’est un stade d’une capacité de 50 000 places qui est retenu.  Début 2007,  trois groupements se déclarent candidats : 1- Eiffage 2-  Norpac ( Bouygues) 3- Vinci. Dès lors, tout s’accélère. Le 15 juin, les entreprises montrent maquettes et vidéos à la Communauté urbaine. Le 21 décembre 2007, les candidats remettent leurs offres finales. A l’issue d’une analyse qui se déroule les 14, 15, et 16 janvier 2008,   Norpac arrive en tête suivi d’Eiffage et de Vinci. Une synthèse de 9  pages  atterrit  bureau de la communauté urbaine le lundi 21 janvier 2008. Le 23 janvier, Norpac est choisi.  Tout semble réglé. Survient alors un coup de théâtre lors  d’une  nouvelle délibération qui se déroule le 1er février 2008. C’est Eiffage qui est retenu.  Exit Norpac !  Troublant...

 
Commentaires

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  • Par Justice Sociale et Solidarité - 13/06/2014 - 14:19 - Signaler un abus Au trou...

    ...Tartine Aubry !!!!

  • Par Benvoyons - 13/06/2014 - 14:56 - Signaler un abus Ben quoi! il fallait bien payer les frasques de DSK

    La différence entre Eiffage et Bouygues cela représente 10 années de trous du cul au moins! Carlton Rouge !

  • Par Benvoyons - 13/06/2014 - 15:11 - Signaler un abus Ben quoi! il fallait bien payer les frasques de DSK

    La différence entre Eiffage et Bouygues cela représente 10 années de soirées "suce pets" au moins! Carlton Rouge !

  • Par FIGAROCB - 13/06/2014 - 18:53 - Signaler un abus FINANCEMENT CACHÉ DES PARTIS POLITIQUES ?

    Cela ressemble étrangement à d'autres affaires !!!!! voyez du coté de l'UMP dernièrement par exemple ! Cette fois ci c'est le PS Voila pourquoi, dans l'affaire "bygmalion" le PS est fort discret envers l'UMP !!! Faut les comprendre ces gens la : comment pourraient-ils s'offrir le luxe dans lequel ils vivent tous sans payer l'ISF ? CHERCHER L'ERREUR !!!!

  • Par cloette - 13/06/2014 - 19:15 - Signaler un abus Pas froid aux yeux

    Il y avait le soutien de M Aubry aux fameux Guerini marseillais, l'histoire du compte de bulletins de vote (mais elle n'est pas la seule certes ) ....de toute façon on le sait la France est mal classée à l'international en matière de corruption, elle vient après l'Urugay (20ème) , en étant 23 eme

  • Par assougoudrel - 13/06/2014 - 22:50 - Signaler un abus Ils sont beaux

    les partis républicains. Rejetons illégitimes de politiciens douteux, véreux et mafieux depuis plus 30 années. La honte de la France. Quand je pense que tous ces pourris étaient présents pour les 70 ans du débarquement avec leurs gueules faux cul. Quand est-ce que les français vont se réveiller, afin de les virer à coups de pieds au derrière?

  • Par jlm30 - 13/06/2014 - 23:00 - Signaler un abus comme d'hab.

    Responsable mais jamais coupable. On pari qu'elle s'en sort les cuisses propres ?

  • Par vangog - 14/06/2014 - 00:01 - Signaler un abus EIFFAGE, grand financier du PS...

    ...et des parties fines de Strauss-Kahn, afin que le marché du grand stade de France lui soit attribué...en échange de quelques centaines de millions d'Euros de rétrocessions...partis dans les comptes à Singapour de Cahuzac et cie.... Selon Dalongeville, l'affaire Cahuzac n'était que le début d'une longue série policière, où on allait s'apercevoir des financements occultes des fédérations et du PS, grâce aux marchés du matériel médical, grâce aux marchés du BTP, grâce à... G. Dallongeville (ancien Maire PS d'Henin-Beaumont, un an de prison...): "L’entreprise de BTP Eiffage: Bientôt, on fera le lien avec Martine Aubry et l’attribution du marché du Grand Stade de Lille à Eiffage. Certains faits sont troublants..." Oui, cent millions pour assurer la réélection des pourris du PS, cela ne se refuse pas... La machine à confettis va fonctionner à plein régime, à l'approche des prochaines Présidentielles, lorsque les patriotes rendront leur pouvoir au peuple de France...

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Gilles Gaetner

Gilles Gaetner est journaliste d'investigation chez Atlantico. Il a été journaliste aux Echos, à la Vie française, au Point et de 1986 à 2009, rédacteur en chef adjoint à l'Express, chargé de l'investigation.

 

Il est l'auteur de La République des copains (Flammarion, 2005), Réglements de comptes pour l'Elysée et La Manipulation Clearstream dévoilée (Oh! Editions, 2006, avec Jean-Marie Pontaut), et La République des imposteurs (L'Archipel Editions, 2014).

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