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Europe : les trois questions qui affolent les milieux d’affaires et auxquelles François Hollande ne répond pas...

Cinq jours après la décision des Britanniques de quitter l'Union Européenne, l'inquiétude n'est pas retombée. Les milieux d'affaires sont plongés dans l'incertitude la plus totale et il n'y a rien de pire pour des investisseurs.

Atlantico Business

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Europe : les trois questions qui affolent les milieux d’affaires et auxquelles François Hollande ne répond pas...

Tout le monde prend son temps et personne ne dit ce qu'il pense vraiment. François Hollande se limite à des intentions de réformes et des généralités qui laissent la porte ouverte à toutes les hypothèses les plus floues.

Moins d'une semaine après le vote des Britanniques qui ont donc décidé de quitter l'Union Européenne, l'incertitude la plus totale règne sur le calendrier et les modalités de ce divorce. Et il n'y a rien de pire pour des investisseurs et des hommes d'affaires que de travailler avec un horizon complètement bouché.

Les Etats-majors des grandes entreprises ou des grandes banques sont bien évidemment sur les dents parce que pour une entreprise, toutes les situations de crise méritent qu'on les étudie pour y répondre. Ce qu'ils ne peuvent pas faire parce que les pages sont blanches.

Les grandes entreprises et les grandes banques ont tous des questions mais n'ont pas de réponses. Plus grave, les membres de l'Union Européenne ne sont pas d'accord entre eux.

1e série de questions : Faut-il un divorce rapide ou un divorce qui dure longtemps ?

En Grande-Bretagne, au moment de la campagne et juste après les résultats, les militants les plus déterminés n'avaient aucune hésitation. Il fallait quitter l'Union Européenne très rapidement, quitter Bruxelles, quitter le parlement et engager très vite des négociations avec les partenaires. Quelques jours plus tard, le climat a changé. Au fur et à mesure que les Anglais découvrent, l'ampleur du chantier, les perspectives, ils déchantent et tergiversent. Bref, le plus tard possible sera le mieux. Certains imaginent déjà que les Anglais pourraient changer d'avis. Juridiquement ça serait gérable, mais politiquement c'est inacceptable. Ce désordre dans les programmations a créé un trouble violent sur les marchés.

Du côté des partenaires européens, on est aussi perdu. Beaucoup, dont la France, sont partisans d'un divorce ultra rapide. François Hollande serait de ceux là, du moins au niveau des intentions. Pas question de tolérer une période transitoire pendant laquelle la Grande Bretagne pourrait négocier tous les avantages possibles sans les obligations correspondantes. Une période qui va donner des idées aux autres pays et nous entraînerait dans une Europe chamboulée sans axe, ni boussole. Donc pour beaucoup il faut aller très vite.

Pour d'autres en revanche, il faut garder son calme et réfléchir, c'est la position allemande qui veut préserver les positions économiques pour la Grande Bretagne comme pour l'Allemagne.

Les hommes d'affaires n'ont aucun à priori. Ils veulent simplement savoir ce qui va se passer. A court terme ou à long terme, peu importe.

A paris, il semble que la gouvernance voulait aller très vite mais sur la question de Calais par exemple, Emmanuel Macron hier en visite dans le Nord a plutôt tempéré, ce qui a mis Xavier Bertrand en colère et l'a amené à dénoncer les contradictions qu'il pouvait y avoir avec l'Elysée.

2 série de questions : Quelles relations entre la Grande Bretagne libérée de l'Union Européenne et ses principaux partenaires ?

Du côté anglais, on espère un contrat proche de celui qui relie la Suisse à l'Union Européenne et bien que les demandes n'aient pas été formulées on comprend que la city de Londres voudra conserver ses activités de centre de compensation de l'euro et disposer du fameux passeport européen qui permet, à partir de la Grande Bretagne, de travailler sur la totalité du grand marché.

 
Commentaires

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  • Par Deudeuche - 28/06/2016 - 07:21 - Signaler un abus Plan B

    Silence et chant des cigales.

  • Par Ganesha - 28/06/2016 - 08:18 - Signaler un abus Sagesse Populaire

    Les hommes d'affaire(s) ont des ''états d'âme'' au sujet du Brexit ! Mais, est-on allé au Bois de Boulogne demander à ces dames ce qu'elles en pensent ? Quelles sont les discussions qui animent les vestiaires des éboueurs de la Ville de Paris ? Les clodos et les SDF qui dorment sur nos bancs publics se sentent-ils menacés ? La ''Sagesse Populaire'' est souvent beaucoup plus instructive que les magouilles des riches et puissants...

  • Par Piwai - 28/06/2016 - 09:40 - Signaler un abus liberaux malgres eux... n'importe quoi!

    Faux! Parmis ceux qui veulent moins d'Europe, il y a une majorité qui souhaite plus de liberalisme a l'anglaise! A commencer par les eternelles oubliés: tous les entrepreneurs, petits et grands qui ne sont pas dans la capitalisme de conivence. Ce qui est en train de ce passer est tres grave, le RU devrait rejoindre l'AELE avec la suisse, la norvege et l'islande automatiquement et nos gouvernement devrait etre en train d'etudier la liquidation pure et simple de la comission et la sortie ordonné de l'Euro... Mais non, les allemands veulent preserver leur 4 ieme reich et la France veux continuer a s' endetter en euros garantis par les allemands... Ces socialistes sont entree dans une logique punitive pour dissuader les forces centrifuges. On peut deja parrier que c'est effet inverse qui va se produire, les peuples en ont assez du dictat de leurs elites contre leurs votes, l'absence de democratie en Europe nous mene doit vers la violence des peuples. Le seul avznir possible de l'Europe est un grand marche unique d'Etat souverains sur leur monnaies, leurs fiscalité et leur frontiere: la croissance reviendra avec une concurrence entre les Etats pour attirer investisseurs et entrepreneurs

  • Par zouk - 28/06/2016 - 10:29 - Signaler un abus Brexit, suite

    Manoeuvres dilatoires de D. Cameron, il cherche à faire chanter le reste de l'Europe: article 50 ? ou non? Son but est d'obtenir un statut privilégié qui perpétue les avantages extorqués à l'Europe depuis 1976, ne nous laissons plus tromper! Tous les avantages, sans les contraintes: pour commencer pourquoi ne présente-t-il pas le résultat du referendum à la ratification de la Chambre des Communes? Chantage.

  • Par viandapneu - 28/06/2016 - 12:37 - Signaler un abus Hollande qui veut aller vite

    Hollande qui veut aller vite et ne laisse aucune place à l'indécision !!...Je me pince pour y croire. Quant au fond de l'article, je suis toujours surpris de lire que les pro-européens (ou qui se définissent tels, p

  • Par viandapneu - 28/06/2016 - 12:37 - Signaler un abus Hollande qui veut aller vite

    Hollande qui veut aller vite et ne laisse aucune place à l'indécision !!...Je me pince pour y croire. Quant au fond de l'article, je suis toujours surpris de lire que les pro-européens (ou qui se définissent tels, p

  • Par pmo64160 - 28/06/2016 - 14:00 - Signaler un abus Une vaste manipulation

    Les anglais n'ont qu'un seul objectif : avoir ''complètement le beurre et l'argent du beurre'' à savoir toites les conditions pour un maximum de business et aucune emmerde. Il mettent la manique pour retirer les marrons du feu en fine. Et le pire est qu'ils vont y arriver en jouant sur la division , la faiblesse et la bêtise des pays continentaux . Des pays comme la Pologne ou bien les états baltes leurs sont favorables. De plus il ne faut pas oublier qu'ils continuent à être le bras armé des USA , en particulier pour les accords commerciaux transatlantiques . Oui c'est l'occasion de tout remettre à plat sur un périmètre plus restreint que les 27 avec une politique migratoire claire , affichée et assumée qui ne soit plus uniquement au service du business à l'anglaise tel qu'on le connait . le départ de GB est la meilleure chance pour enfin consolider l'europe .

  • Par jurgio - 28/06/2016 - 15:54 - Signaler un abus Plan B de M. Hollande

    « Après le Brexit, la France devrait aller encore mieux ! » L'Imposteur n'est pas là pour les réponses mais pour des promesses.

  • Par langue de pivert - 28/06/2016 - 16:42 - Signaler un abus On se calme ! Des faits. Rien que des faits ! ☺

    Pour le moment il ne s'est rien passé. Les Anglais on fait un sondage d'opinion dans leur pays et sont toujours dans l'Europe ! Ils avaient un pied dedans et un pied dehors. Depuis dimanche c'est le contraire ! Ça change quoi ? RIEN ! La £ a baissée provisoirement, la bourse fait du yo-yo, les Brits ont perdu des AA(A), le ciel est bleu et les oiseaux chantent. Les financiers sont des bipolaires hystéros ! Qu'ils prennent de vacances. Ça va les détendre. Les Grecs et maintenant les Brits : ça gave à la fin tout ce cirque pour rien !

  • Par Deneziere - 28/06/2016 - 17:32 - Signaler un abus Pour le coup, ce n'est pas Hollande le problème

    Mais c'est qui à la fin vos "milieux d'affaire" M. Sylvestre ? Ce qu'on demande à Hollande, en l’espèce, c'est de jouer collectif avec les plus gros des fondateurs (Allemagne et Italie) afin de (1) limiter le pouvoir de nuisance des anglais et de les dissuader d'employer des tactiques dilatoires en s'accrochant à l'UE, et (2) préempter le "temps de parole" des alliés de l'Angleterre (Pologne en premier lieu). C'est exactement ce qui se fait en ce moment. Carlos Ghosn et l'usine Nissan de Sunderland, on verra plus tard si on a le temps.

  • Par toupoilu - 28/06/2016 - 19:31 - Signaler un abus Mais il n'y a pas besoin de plan B,

    Avec le retour vers le national, ce que vont vivre les britanniques, C'EST LA NORME.

  • Par toupoilu - 28/06/2016 - 19:45 - Signaler un abus Et on voit bien la petite musique qui se met en place vers

    plus de fédéralisme, et la c'est moi qui me demande si les électeurs qui soutiennent cette évolution sont bien conscient que par exemple gérer la politique migratoire en commun, avec une Allemagne en pleine dénatalité et aux objectifs diamétralement opposés aux nôtres, on l'a bien vu dans l'affaire des migrants, n'est pas forcement dans l’intérêt des électeurs français, et en particulier de ceux d'atlantico, si prompt a s'offusquer (avec raison) de la déferlante musulmane. N'ayons pas peur, nous sommes un grand pays, faisons nos propres choix, et arrêtons ce délire collectiviste.

  • Par vangog - 28/06/2016 - 21:03 - Signaler un abus La Suisse, la Norvège, la Suède, l'Islande...

    parviennent à prospérer ( bien mieux que l'UE), avec des accords bilatéraux hors de l'UE, Pourquoi un pays sortant de l'UE n'y parviendrait pas, lui aussi? Les technocrates europeistes sont tellement imbibés de socialisme qu'ils croient qu'aucun retour en arrière n'est possible, les normes et réglementations édictées par leurs longs soins étant trop compliqués pour être défaits...et pourtant, il suffit de vouloir pour le pouvoir! D'ailleurs, ces pays n'ont qu'à faire des copie-coller de leurs accords bilatéraux, et, mieux ( et cela serait le pire pour l'UE) s'allier entre pays libéraux et former une zone de libre-échange, mais sans technocrates ni ecolo-socialistes, le Reve, quoi!

  • Par Leucate - 29/06/2016 - 01:15 - Signaler un abus @vangog -

    Bref, annulation de Maastricht et retour au Marché Commun. Après on verra pour reconstruire quelque chose de cohérent sur des bases solides.

  • Par vangog - 30/06/2016 - 00:51 - Signaler un abus @Leucate entièrement d'accord!

    C'était une époque de prospérité inégalée, avant que le Bilderberg et les ecolo-trotskistes ne prennent le pouvoir...

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Jean-Marc Sylvestre

Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.

Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.

Il est aussi l'auteur du blog http://www.jeanmarc-sylvestre.com/.

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