Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Vendredi 09 Décembre 2016 | Créer un compte | Connexion
Extra

L’élection présidentielle de 2017 est-elle bien partie pour se jouer autour de la question de l’Etat islamique et des angoisses identitaires françaises ?

Par sa propagande cruelle et grandiloquente, l'Etat islamique cherche à gagner la guerre des esprits sur les sociétés occidentales. Il pourrait même devenir la question centrale de la prochaine présidentielle. Jérôme Fourquet et Alain Vergier, qui préparent actuellement une publication aux éditions de la fondation Jean Jaurès sur ce sujet, se sont intéressés aux effets des attentats sur l'opinion.

Peur nationale

Publié le - Mis à jour le 27 Février 2015
L’élection présidentielle de 2017 est-elle bien partie pour se jouer autour de la question de l’Etat islamique et des angoisses identitaires françaises ?

Atlantico : Aujourd'hui l'Etat islamique, et plus généralement le salafisme djihadiste, est une menace qui semble perçue comme globale, dépassant les frontières et les nationalités. En France, le phénomène s'invite partout, y compris dans les petits villages qui sont confrontés au départ de Français vers la Syrie. Au sein de l'opinion publique comment cette menace est-elle perçue ?

Jérôme Fourquet : Ce que l'on constate c'est qu'un véritable basculement s'est produit en termes de représentation de la notion même de terrorisme.

Jusqu'à une époque relativement récente, qui disait terrorisme, disait "terrorisme d'Etat", "filières organisées", "réseaux", "attentats à la bombe ou attaques sur les réseaux de transport". Des choses qui apparaissaient comme relativement spectaculaires. C'est pour cela qu'un sondage que nous avions réalisé pour Atlantico, au lendemain des tueries perpétrées par Mohammed Merah à Toulouse, montrait que seul un Français sur deux estimait la menace terroriste élevée. C'était un score relativement bas dans ce baromètre, mis en place au lendemain du 11 septembre 2001. Comment expliquer cet étrange paradoxe ? A l'époque, une majorité de Français décodait les attaques de Merah comme le fait d'un déséquilibré, d'un loup solitaire fou-furieux, et n'associait pas ça au registre du terrorisme. Les choses ont basculé quelques mois plus tard, en septembre 2012, quand la cellule de Torcy a été démantelée : on a eu la jonction entre deux visions, des réseaux un peu plus structurés que le cas d'un individu isolé mais sur des modes d'action de "basse intensité" (une grenade jetée sur une épicerie cacher). Petit à petit le sentiment s'est installé que cela constituait le nouveau visage du terrorisme, un terrorisme diffus, assez présent sur le territoire et composé de petits groupes. Cette image-là s'est installée dans le pays, provoquant un changement du regard porté sur la menace terroriste. On passe d'un réseau organisé à des individus beaucoup plus disséminés.

Lire également : Les Français ne sont plus que 46% à faire confiance à l’exécutif pour lutter contre le terrorisme, contre 51% au moment des attentats de janvier

Le deuxième changement de nature, en termes de perception, concerne l'ampleur du phénomène. Avant on parlait de réseaux organisés mais très peu nombreux, isolés et structurés, aujourd'hui il s'agit plutôt d'une foule d'individus non-organisés mais répartis sur l'ensemble du territoire. En lien avec tout cela, le fait que ces individus sont plus ou moins connectés avec ce qui se passe à l'étranger, avec l'idée que pour quelques centaines, voire dizaines, d'euros, ils peuvent prendre un avion pour Istanbul afin de rejoindre la frontière et de s'enrôler dans les rangs de djihadistes, et puis revenir ensuite. Il y a l'idée d'un système mondialisé, avec, d'un côté internet pour "s'auto-radicaliser", de l'autre des trajets en avion à prix abordables, rendus possibles grâce à la disparition des contrôles aux frontières, qui permettent une circulation très aisée et rapide. Ce basculement commence à l'automne 2012 et est accentué par toute une série de révélations qui montrent l'ampleur du phénomène des filières djihadistes en France et qui sont relayées par la presse. Après, on bascule au cours de l'année 2013 puis 2014 sur les chiffres officiels qui indiquent que cela concerne 300 personnes, puis 500, puis 1000 Français partis combattre ou qui sont en transit. On voit bien que cela ne ressemble plus à quelque chose comme Action Directe ou comme les attentats du métro Saint-Michel dans lequels seule une dizaine d'individus, une trentaine grand maximum, étaient concernés. Maintenant on passe à un terrorisme de masse.

Le profil des personnes concernées évolue aussi fortement. Ce ne sont plus seulement des personnes issues de l'immigration de la 2eme ou de la 3eme génération mais des jeunes qui peuvent venir de familles non-musulmanes et converties, et qui viennent de partout en France : par exemple l'histoire de la fameuse filière de Lunel ou de ce jeune normand reconnu comme l'un des égorgeurs de l'Etat islamique. On se dit alors que le phénomène ne concerne pas seulement les Minguettes à Vénissieux ou les cités chaudes du 93. A cela s'ajoute un traitement médiatique très important autour de ces questions-là, qui tout à coup change totalement le regard porté sur la menace terroriste. De nombreux cas sont repris dans la presse locale, montrant que des villes petites et moyennes peuvent être également touchées et cela choque. Ce ne sont plus seulement les grandes villes et les banlieues, ni seulement les gens issus de l'immigration. Les profils peuvent d'ailleurs être très jeunes, garçons comme filles, avec des cas de lycéennes de 14 ans qui sont parfois arrêtées de justesse à l'aéroport avant de s'embarquer pour ce genre de destination. Tout cela a fait évoluer le regard sur la menace terroriste, accompagné de ce qu'on pourrait qualifier "d'effet stéréo", c'est-à-dire qu'on parle de ce qui se passe ici chez nous et là-bas sur le terrain, parfois par des gens qui viennent de chez nous. On a l'impression d'un va-et-vient, depuis plusieurs mois déjà, car ces deux aspects de la menace terroriste saturent les écrans.

Alain Vergier : Lors de notre étude, nous nous sommes particulièrement intéressés aux milieux populaires. Dans cette partie de la population, il y a aujourd'hui un impact très fort de la question islamiste car cela résonne avec leur expérience quotidienne, en tout cas pour ceux qui sont dans des situations de confrontation avec d'autres communautés. Des confrontations qui sont de plus en plus affirmées. Le phénomène de confrontation culturelle était auparavant vécu de façon assez locale, en banlieue ou dans des zones périurbaines. Aujourd'hui, cela prend une autre ampleur, c'est-à-dire que le phénomène est généralisé à l'ensemble du territoire français. Pour cette partie de la population, l'apparition fracassante du djihad, à travers les vidéos mais aussi le fait qu'on en parle énormément, met aujourd'hui un nom, "l'islam", sur tout un ensemble de choses ressenties qui désignent des problèmes quotidiens mais aussi des problèmes d'une tout autre échelle, nationale et transnationale (violences, guerres, atrocités commises à l'étranger). Pour ces personnes aujourd'hui, le terme "islam" lie toutes ces choses et crée une sorte d'unité entre ce qui se passe en Syrie et ce qui se passe en France, d'abord dans les banlieues mais aussi dans n'importe quel village. L'impression est qu'il ne s'agit pas d'un déferlement qui vient de l'étranger, mais d'un phénomène immanent qu'on pourrait retrouver chez tout le monde, dans n'importe quelle ville en France, chez des musulmans, des non-musulmans ou des convertis. Pour eux, il y a quelque chose qui vient des Français, de personnes qui sont françaises d'origines non-musulmanes, et cela provoque une sorte d'envahissement de la problématique par tous les pores de la peau de la nation et du territoire. Cela donne une impression de submersion dangereuse qui apparaît de toute part, et qui est délocalisée des banlieues et qui, dans l'imaginaire de ce public, s'est répandue en France à la manière d'une contagion généralisée.

On est passé d'une identification du terrorisme "traditionnel", passant par des réseaux organisés, à une réalité plus complexe qui peut apparaître n'importe où et n'importe quand, à l'arme blanche, sans organisation ni préparation complexes. Il y a là une transformation très forte et qui revêt deux aspects. Premièrement, le terme "islam" permet de nommer l'ensemble des griefs qu'une partie de la population française peut avoir vis-à-vis des musulmans, ce qui rappelle ce qui était reproché auparavant "aux Noirs et aux Arabes". Deuxièmement, l'idée est que cela se répand et n'est plus localisé ici où là dans certaines zones. Cela renvoie à un sentiment de très grande perte de contrôle de la part de l'Etat. A la lumière de cela, des questions subsidiaires réapparaissent : celle de la porosité des frontières par exemple. L'idée est donc que la France est sous le coup d'une menace, potentiellement extrêmement violente et très difficilement identifiable et maîtrisable.

Le phénomène islamiste, avec l'EI comme porte-drapeau, monopolise une bonne partie de l'attention. A l'approche des présidentielles de 2017, pourrait-il constituer un des grands thèmes de la campagne ? Quels en sont les signes précurseurs ?

Jérôme Fourquet : Il faut décortiquer les choses mais l'on constate que cela se joue à plusieurs niveaux. Le premier est celui de la menace terroriste en tant que telle, François Hollande a annoncé hier au dîner du Crif que les 10.000 militaires déployés en France le resteront. Cette déclaration faite devant une partie des représentants de la communauté juive de France illustre le climat sécuritaire qui plane et se fait pesant. Tant sur le front intérieur qu'international, on est d'ailleurs en train de préparer les esprits à la possibilité d'actions ciblées en Libye, on voit que le porte-avions Charles de Gaulle a été mobilisé dans le Golfe persique, que les budgets de l'armée ont été sanctuarisés pour faire face à un renforcement des dispositifs dans le Sahel, etc. On voit que la question militaire et sécuritaire, habituellement peu traitée dans les campagnes, sera présente. On peut penser que ce climat de bruits de bottes et de menaces terroristes perdurera, entretenu par l'huile que jette sur le feu les experts en communication que sont les gens de Daech.

Le deuxième niveau d'analyse est de se poser la question si tout cela ne participe pas à une installation encore plus importante dans le débat public de la thématique de l'identité. Si l'on va jusqu'au bout de la logique, on aboutit aussi à un questionnement sur la place de l'islam dans notre société et donc sur la façon qu'a la société française de se représenter elle-même, sur les problèmes que posent, à de multiples niveaux, le fait que nous soyons entrés dans un modèle multiconfessionnel et multicuturel. Pendant des années il y avait une chape de plomb sur ce sujet. Au lendemain des attentats de janvier certaines personnes ont affirmé qu'il fallait nommer les choses. Cela dépasse de très loin la simple question du terrorisme et forme un continuum débouchant sur un climat très particulier qui s'installe. Quand Manuel Valls parle "d'apartheid" dans certaines banlieues, cela a un très lointain rapport avec Daech, sauf qu'en disant qu'il faut re-fabriquer du vivre-ensemble, qu'il y a des territoires perdus de la République où la laïcité ne s'applique plus et où les fondamentalistes s'implantent, il a des paroles très fortes. A voir si les actes suivent derrière. Tous ces sujets-là s'invitent au cœur du débat. Cela rejaillit avec des débats sur la politique de la ville ou sur l'enseignement de la laïcité dans les écoles. Rappelez-vous, avant les attentats le débat scolaire portait sur la disparition des notes, on a totalement changé de sujet désormais. Cela remonte à la surface et ces évènements accélèrent les choses mais tout cela était déjà en gestation depuis longtemps. Je ne dis pas que les questions de réduction des déficits, de pouvoir d'achat ou de chômage ne seront plus au cœur des préoccupation des Français, mais à côté de ces thématiques classiques, il y a tout un contexte sécuritaire et identitaire qui s'affirme de plus en plus. C'était déjà latent et émergent depuis plusieurs années, avec des moments d'accentuation et des phases de relâchement, là on a franchi un nouveau cap.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par winnie - 25/02/2015 - 07:18 - Signaler un abus Tout ca grace,

    Au laxisme succesif de différents gouvernements qui élection après élection voyaient monter le FN et se contentaient et se contentent toujours dé dire qu'ils ont compris et que c'est la faute du chômage et blabla bla et blabla bla. Pourquoi nient ils les problèmes et ne veulent ils pas changer de politique ?

  • Par ALAIN B - 25/02/2015 - 07:37 - Signaler un abus et oui

    Winnie tout à fait d accord avec vous.... Malheureusement MLP est la seule alternative pour notre pays. Rendez vous compte si le FN premier parti de France était autant invité sur les plateaux TV que UMPS à quel niveau il sera..

  • Par vangog - 25/02/2015 - 09:30 - Signaler un abus @winnie et @Alain B vous avez un vrai bon sens français...

    mais les Medias gauchistes ne dressent pas seulement un blocus face à Marine Le Pen, mais à tous les dirigeants FN qui ont plus de choses à dire et plus de solutions que tous ces ecolo-régressifs qui squattent les Medias: Bay,Phillippot, Briois, Arnautu, Saint Just, Gollnisch ne sont jamais invités dans les débats où des politiciens du passé et journalistes biberonnés à la pensée unique ne font que stigmatiser le FN...les Francais lucides se disent alors: "si ceux qui échouent aussi lamentablement ont peur du FN, cela signifie que le FN a raison!" Et ils ont raison de penser cela...

  • Par arcole 34 - 25/02/2015 - 09:58 - Signaler un abus AUX GROUPIES DE MLPS

    Vous ne devez pa

  • Par arcole 34 - 25/02/2015 - 10:01 - Signaler un abus AUX GROUPIES DE MLPS

    Vous ne devez pas souvent regardez les chaine TV et tout particulièrement les chaines que vous haîssez tant , en effet quand il ne s'agit pas de MLP , c'est son papa , quand ce n'est pas ce dernier c'est MMLP la petite fille voire l'amant de MLP voire Florian . En fait il n'y pas plus pires aveugles que vous ou sourds dans la mauvaise fois

  • Par vangog - 25/02/2015 - 11:06 - Signaler un abus @arcole 34 Le fait d'entendre commenter MLP

    par ses opposants ou des journaleux n'est pas un cadeau qu'ils lui font. Les Français préfereraient l'entendre en direct, plutôt que d'entendre Flamby débiter ses poncifs en direct, tous les deux jours...

  • Par langue de pivert - 25/02/2015 - 11:54 - Signaler un abus Lâchez la "bête" !☺

    E.I. et les islamistes c'est rien ! Du caca de chien ! C'est quand même pas la troisième guerre mondiale ? J'étais plus inquiet au pire de la guerre froide ! Si on faisait la somme des dégâts de toutes sortes (humains, économiques, matériels...) des islamistes ces 40 dernières années en occident on obtiendrait même pas l'équivalent d'un mois d'un des deux derniers conflits mondiaux...déclenchés par ce même occident ! Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas s'en préoccuper ni que ce problème n'existe pas, mais qu'il faut le remettre à sa juste place ! La racaille mahométane est à donf face à des démocraties molles pleines de beaux principes qui s'interdisent beaucoup de choses ! Le jour ou elles comprendront - probablement sous la pression des peuples - qu'il est temps de siffler la fin de la récré, la peste verte sera éradiquer en quelques mois définitivement ! Quand la "bête" qui a déclenché 2 guerres mondiales en même pas 1/2 siècle va se réveiller ça va faire très mal !

  • Par Anguerrand - 25/02/2015 - 12:06 - Signaler un abus Oui mais MLPS est une traître et une menteuse

    et certains lui font encore confiance! Traître aux Valeurs de la droite de son père, elle soutient la CGT, la grève des cheminots, et Syriza . Menteuse par ce soutien à Syriza qui bien sur, ne pourra pas faire son programme n'ayant pas un € en caisse. MLP veut faire la même politique de gauche, et les FN qui s'expriment ici nous expliquent comment MLP pourra mettre en œuvre son programme économique la France étant en déficit chronique ( -4%) même la Grèce à un budget en équilibre. Vous croyez à la retraite à 60 ans qu'elle promet, rêvez le notre pays ne peut même plus financer la retraite à 62 ans, vous pensez nécessaire les fonctionnaire qu'elle veut recruter pour réouvrir TOUS les services publiques dans un pays qui a déjà 1,5 millions de fonctionnaires en trop par rapport à nos concurrents, rêvez le aussi, elle ne le fera pas bien entendu. MLP si elle était élu, le serait par dépit que l'on peut comprendre, mais j'espère qu'un homme de vraie droite émergera d'ici 2017 pour ne pas choisir entre la peste ou le choléra.

  • Par chrisbord - 25/02/2015 - 12:35 - Signaler un abus Trop tard

    le vers est dans le fruit ! Maintenant a qui faire confiance ? Vous savez les promesses électorales n'engagent que ceux qui .....? Mais nous n'entendons personne s'étonner des violences contre les blancs ou les chrétiens en général . Et de plus tous les journaux et la presse en général est "sponsorisée" donc sous la coupe du "fric", qui croire ?

  • Par Benino - 25/02/2015 - 12:46 - Signaler un abus Psychose...

    Au prochain attentat, surtout s'il est commis dans un endroit populaire, comme une grande surface, la folie va gagner la médiatique... Et la panique est mauvaise conseillère.

  • Par celajun - 25/02/2015 - 12:53 - Signaler un abus Encore l'IFOP

    Il faut arrêter avec les manipulateurs de cette agence para-gouvernementale. Ce sont des manipulateurs pas des sondeurs.

  • Par cloette - 25/02/2015 - 13:22 - Signaler un abus Les invitations des medias

    On invite MLP et son père et sa nièce et Filippot tout simple ment car ils attirent de l'audience et des parts de marché . En revanche on n'invite pas les économistes non approuvés pas la ligne européenne comme ( au hasard Sapir ) ou qui que ce soit qui contesterait un ordre établi dans un domaine quelconque . En résumé on invite qui accroche le public, on évite qui fait peur et n'est pas assez connu pour les parts de marché. De même pour les événements , on ignore ceux qui dérangent sans rapporter, partant du prin cipe que ce qui existe passe à la télé, et si ça ne passe pas c'est que ça n'existe pas. De même pour le culturel, on n'hésitera jamais à abrutir les masses si ça plait et on mettra la culture sous le boisseau car il ne manquerait lus qu'on éduque les gens pour qu'ils deviennent capables de comprendre , non mais ....

  • Par C3H5.NO3.3 - 25/02/2015 - 13:39 - Signaler un abus apartheid ?

    Not' bon premier miniss a donc prononcé le mot. Il s'est trompé. C'est colonisation qu'il aurait du dire. Quand un peuple allogène envahit une contrée qui n'est pas la sienne et y impose sa religion, sa culture et sa langue, c'est colonisation, qu'il faut dire, pas apartheid.

  • Par C3H5.NO3.3 - 25/02/2015 - 13:41 - Signaler un abus @anguerrand

    L'Homme Providentiel que vous espérez, ce ne sont pas les urnes qui vous le fourniront, mais les combats de la guerre civile.

  • Par C3H5.NO3.3 - 25/02/2015 - 13:44 - Signaler un abus @langue de pivert

    +1 Je pense cependant que le boulot va commencer ici, et pas là-bas.

  • Par lal - 25/02/2015 - 16:34 - Signaler un abus lal

    si nous continuons de laisser des musulmans s'installer en France ,nous allons simplement au delà d'une guerre civile,ceux qui qui ne le voie pas doivent vivre dans un monde bien priviiègé.

  • Par l'enclume - 25/02/2015 - 16:35 - Signaler un abus Mort de rire

    Pour vangog, un peu de lecture : http://www.frontnational.com/le-projet-de-marine-le-pen/

  • Par langue de pivert - 25/02/2015 - 16:39 - Signaler un abus @C3H5.NO3.3

    Possible ! ☺

  • Par Anouman - 25/02/2015 - 19:17 - Signaler un abus Angoisse identitaire

    Je ne crois pas que les gens soient angoissés. C'est plutôt de l'énervement et de la frustration face à des gouvernements qui se suivent et font semblant de ne rien comprendre au film. Après l'énervement il y aura peut-être la rage, ce qui n'est pas souhaitable, mais ce n'est pas de l'angoisse.

  • Par bjorn borg - 26/02/2015 - 04:25 - Signaler un abus Réalisme quand tu nous tiens !

    C'est vrai que Marine a viré un peu à gauche sous l'influence de son cher Philippot. Pour les vrais patriotes, il eut fallu conserver la ligne Marion/Chauprade/ Jean-Marie Le Pen/Gollnisch à la déviance actuelle. L'UMP ne sait plus si elle existe encore! La juppe ratisse très large jusqu'à l'UMP en passant par toute le gauche qui votera Juppé. Je prévois un duel Juppé/ Marine pour la grande élection. La droite forte n'existe toujours pas par la faute de l'UMP qui pratique le ni-ni. Les électeurs de ce parti devraient émigrer vers le FN. J'aime beaucoup ce que cloette a écris dans cette file.

  • Par cadi67 - 26/02/2015 - 08:25 - Signaler un abus Plafond de verre

    Je ne sais pas qui est Alain Vergier. Ceci dit, concernant le seuil de résistance du Front National, je suis assez d'accord avec lui. Concernant le plafond de verre de M Fourquet, mmm... C'est bien son institut qui, entre autre nous avait annoncé un second tout Chirac Jospin en 2002. Ce qu'il y a de fabuleux en France, c'est que ceux qui se plantent sont encore et encore sollicités pour nous faire part de leurs analyses tronquées.

  • Par Anguerrand - 26/02/2015 - 09:53 - Signaler un abus À bjorn borg

    Je suis d'accord avec vous sur la ligne politique du FN. Dire que MLP à " viré un peu à gauche " c'est peu dire quand on voit qu'elle a présenté des CGT aux élections, soutenu la grève SNCF, et soutenu Syriza d'extrême gauche. Quand a la France forte, elle est majoritaire à l'UMP ( 60% environ) et les 2 leaders viennent du FN. Leur politique est proche de celle du FN mais sans une politique économique de gauche. De toute façon 2017 est encore bien loin... Je crains que dans le cadre d'une politique électorale, MLP aura du mal à soutenir sa politique de gauche après 5 ans de socialisme dans le cadre d'un face à face.

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 26/02/2015 - 10:32 - Signaler un abus Le seul désaccord entre Fifille et Mélanchouille .......

    Pour répondre précisément à l'article : comment pourrait-il en être autrement alors que c'est le seul point de divergence entre "Fifille" et "Mélanchouille". Leur programme économique est totalement identique, et basé sur la même supercherie: "demain on rase gratis" et surtout "plus c'est gros plus ça a des chances de passer". Alors comme ce n'est pas là dessus qu'ils peuvent se battre, il ne leur reste que l'Islam qui de fait devient le sujet du moment... Ce qu' adorent nos journalistes à la recherche de sensationnel ..!

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Jérôme Fourquet

Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.

Voir la bio en entier

Alain Vergier

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€