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En France, les enseignants coûtent
plus cher qu'en Allemagne...
et sont moins bien payés

L'Education nationale offre d'importantes opportunités pour réduire les dépenses publiques. En comparant les situations française et allemande, on se rend compte que les dépenses sont moins bien réparties en France. L'exemple allemand propose ainsi de nombreuses pistes d'économies.

Mammouth et tour de Rhin

Publié le

Si la France ramenait sa dépense publique par élève au niveau allemand, cela représenterait une économie de 11,1 milliards d’euros par an

En valeur absolue, la France et l'Allemagne consacrent à peu près les mêmes montants à leur système éducatif, un peu plus de 70 milliards d'euros par an. Mais la France compte 1,65 millions d'élèves de moins que l'Allemagne (14,05%). Il s'ensuit que, rapporté à chaque élève, la France dépense 1103 euros de plus que l'Allemagne (7 084 euros contre 5 981). Cela représente au total un surcoût de 11,1 milliards d'euros.

C'est dans le secondaire que l'écart est le plus important : la France dépense 3 370 euros de plus par élève (+63,68%).

Rapporté au PIB par habitant, un élève du secondaire en « consomme » à lui seul près d'un tiers en France contre 16% en Allemagne. 

Dans le primaire, la dépense publique par élève est de 5 223 euros en France contre 4 577 euros en Allemagne (soit 646 euros). Ce qui représente une économie potentielle de 2,92 milliards d'euros.

 

Avec des salaires inférieurs de 34,3% à l'Allemagne en moyenne, ce n'est pas la rémunération des enseignants français qui coûte cher

Constatant un tel écart dans les dépenses, on pourrait s'attendre à que les enseignants français perçoivent un meilleur salaire que leurs voisins d'outre-Rhin... Ce n'est pas le cas, loin de là ! S'il convient de rappeler qu'un enseignant français travaille 11,55% en moyenne de moins que son collègue allemand, force est de constater que le salaire moyen en France, primaire et secondaire confondus, est de 31 021 euros par an contre 47 214 euros en Allemagne (-34,3%).

Il faut ajouter que le salaire moyen de l'enseignant tutoie péniblement le niveau du PIB par tête en France (97% pour le primaire, 105% pour le secondaire) – avec pourtant une formation supérieure de 5 ans et un investissement en temps et capital correspondant –, alors qu'en Allemagne, il représente 155% pour le primaire et 175% pour le secondaire – avec des avantages sociaux comparables à ceux des enseignants français.

Dans le primaire, le salaire annuel moyen est de 29 461 euros en France, contre 42 178 en Alllemagne – soit 12 717 euros de moins (-30,15%).

 

Mais avec le même nombre d'enseignants par élèves, la France économiserait 1,75 milliards d'euro par an

Ce n'est donc pas, on vient de le voir, dans la rémunération des enseignants qu'il y a des excès de dépenses...

Il faut chercher d'autres causes. Et d'abord peut-être leur nombre. En moyenne, la France compte 14,25 élèves par enseignant, l'Allemagne, 15,48. Si la France appliquait le même ratio, elle économiserait un peu plus de 56 300 postes – soit 1,748 milliard d'euros de rémunérations par an.

 L'un des signes du sous-investissement français dans le primaire est marqué par le chiffre suivant : il manque près de 22 000 postes d'enseignants dans le primaire pour atteindre le même nombre d'élèves par enseignant qu'en Allemagne (18 contre 19,9).

 

L'essentiel des dépenses est ailleurs : les coûts de structure et d'administration représentent 19,9 milliards d'euros de plus par an qu'en Allemagne

Mais ce qui gonfle sérieusement la facture, ce sont les dépenses hors masse salariale enseignante. En effet, seuls 30,7% des dépenses publiques françaises d'éducation sont consacrées aux salaires des enseignants, contre 51% en Allemagne. Les « autres » dépenses représentent 4 907 euros  par  élève  en  France  contre 2 932 en Allemagne – soit 1 975 euros de plus. Rapporté aux 10 millions d'élèves français, cela représente une dépense de 19,9 milliards d'euros par an.

 
Commentaires

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  • Par HR - 10/02/2012 - 09:21 - Signaler un abus Déficit

    "les coûts de structure et d'administration représentent 19,9 milliards d'euros de plus par an qu'en Allemagne" Et bien bravo, vous avez commencé avec le plus gros budget de l'Etat français. Continuez, et vous trouverez comment la bureaucratie française gaspille 100 milliards d'euro par an, entièrement payés par des emprunts en sacrifiant ainsi les futures générations.

  • Par Nanard10 - 10/02/2012 - 09:32 - Signaler un abus c'est l'ensemble de toutes les administration publique

    qui est à revoir le surcoût de notre fonction publique représente au moins 70% de notre dette actuelle http://ecofrance.free.fr/SIVECA/

  • Par sam84 - 10/02/2012 - 09:36 - Signaler un abus Les Français savent que toutes les administrations

    sont gérés en dépit des principes de gestion élémentaires L'administration génère des planques pour nombres de fonctionnaire Des emplois d’administratif de haut et moyen niveaux totalement inutile ou faisant doublon,mais qui permettent aux heureux bénéficiaires,de substantiel salaires et retraites en fin de carrière Comme par hasard ces planqués du système ont un passés riche de syndicaliste ou d'engagement politique

  • Par incassable - 10/02/2012 - 10:18 - Signaler un abus Etude intéressante mais manque de perspective

    Ces chiffres sont très intéressants et révélateurs, mais: - le temps passé à l'école est bien moindre en Allemagne. L'école française permet aux enfants d'y rester de 8h30 à 16h30, voire 18h, et d'y manger le midi. En Allemagne on y est de 8h à 13h et on n'y mange pas. Les cantines ont surement un impact non négligeable sur le temps passé à organiser et contrôler. - En Allemagne l'école maternelle n'est ni systématique ni gratuite. Quel est le coût en nounous et autres organismes de garde pour les familles allemandes ? Beaucoup de "Kita" sont gérées par l'église, qui perçoit une part de l’impôt sur le revenu, prenez-vous ce montant en compte ? - Il est sur que des écoles plus grandes coûtent moins cher par élève, mais la France a une géographie différente de l'Allemagne. Si vous voulez des villes de 500 000 habitants entourées d'un no man's land de 100km de diamètre, supprimez les écoles de village. Oui, l'école française coûte cher et il y a des efforts à faire (supprimer les académies et les inspecteurs ?), mais atteindre le niveau allemand ne me parait pas réaliste si nous voulons garder une politique familliale correcte

  • Par Nanard10 - 10/02/2012 - 15:00 - Signaler un abus En FRance tout ce qui touche à

    la fonction publique est plus cher qu'ailleurs http://ecofrance.free.fr/SIVECA

  • Par le Gône - 10/02/2012 - 15:09 - Signaler un abus et en plus en Allemagne ...

    les Profs bossent..ne font jamais grève..et les élèves ont de bon resultats...cherchez les erreurs..(celles de tous ces ministres "couilles molles" comme Beyroud qui se gargarise en ce moment de ces "etincelles" ministreielles..pauvre type)

  • Par Claude D - 10/02/2012 - 17:36 - Signaler un abus 50000 suppressions d'emplois, ça vous dit ?

    Régulièrement, est évoqué le nombre des salariés, tous grades confondus, rémunérés par l'EN et qui travaillent pour tout autre chose. Certains estiment à 50000 dont beaucoup de syndicalistes et d'animateurs de mutuelles, le nombre de ces personnes. Voilà une première source d'économie très importante et définitive.

  • Par JP34 - 10/02/2012 - 19:24 - Signaler un abus A L'image de toute l'administration française

    Le malheur de la FRANCE est qu'aucun politique ne prend en compte de tels chiffres pour proposer une réforme. En FRANCE toute les réformes sont essentiellement politiques, avec une base idéologique, mais jamais envisagées sur le plan efficacité coût.

  • Par vangog - 11/02/2012 - 00:18 - Signaler un abus et les profs sont moins efficaces que dans les autres pays

    Depuis qu'ils ont été noyautés par les "forces de Gauche", les enseignant ont fait la guerre, dans les esprits malléables de jeunes, à tout ce qui fait la force et l'esprit des entreprises; Création, émulation, cohésion, compétitivité, travail... Il ne faut pas s'étonner que les élèves qui sortent de l'enseignement soient artificiellement dirigés vers des filières inutiles (psychologie...) ou sur saturées (Droit...). Et que ces mêmes adolescents refusent, ensuite, tout travail étranger à leur formation. La conséquence: La valeur humaine qui est véritablement nécessaire à l'économie lui manque cruellement. Ceci s'ajoute au handicap de la socialisation de l’Économie.

  • Par Harmaggedon - 11/02/2012 - 05:41 - Signaler un abus Sans parler de l'enseignement supérieur...

    En amenant 80% d'une classe d'âge au bac, Jospin a aussi ouvert tout grand les portes de l'université, pour faire plaisir au SneSup, à tous ces bacheliers qui peuvent y entrer, rappelons-le, sans véritable orientation, sans aucune sélection. Combien d'entre eux, pour ces raisons, vont perdre une ou plusieurs années et finir soit sans diplome, soit sans qualification pour un emploi, ultérieur ? 60% d'échecs en première année (dus aussi partiellement, il faut le reconnaitre à une mauvaise préparation au travail personnel, au lycée), est-ce acceptable, surtout compte tenu du coût d'au moins 15.000 euros/an/étudiant ? En n'ayant pas construit concomitamment, suffisamment de logements universitaires, il leur a imposé, à eux et à leurs familles, d'énormes dépenses, et de manière collatérale ajouté à la tension sur le logement (combien d'appartements occupés par des étudiants, manquent au marché locatif pour les moins favorisés ?)... De plus, en dévalorisant les formations en alternance, il a déconnecté la formation des besoins des employeurs, un des facteurs les plus importants, pour diminuer le chômage des jeunes ! Massification n'est et ne sera jamais synonyme de démocratisation !

  • Par La_souris - 11/02/2012 - 09:34 - Signaler un abus Des éléments de comparaisons

    Des éléments de comparaisons très intéressants, non pour forcément vouloir "faire pareil" mais simplement pour mieux nous comprendre "nous-même". Comme l'a indiqué un intervenant - Incassable - il existe de chaque côté du Rhin des spécificités bien particulières et on ne peut transférer d'un simple claquement doigt un modèle à l'autre. Positif donc si on poursuit la réflexion sereinement, négatif si on s'y arrête pour y coller ses fantasmes sur la fonction publique et autres pseudos-complots syndicalo-communistes.

  • Par HR - 11/02/2012 - 09:55 - Signaler un abus pseudos-complots syndicalo-communistes

    @ La_souris. "négatif si on s'y arrête pour y coller ses fantasmes sur la fonction publique et autres pseudos-complots syndicalo-communistes." Le problème central de l'Education Nationale, c'est le Statut de la Fonction Publique. Ce statut date de 1946. Il fut promulgué par Maurice Thorez, Ministre de la Fonction Publique et Secrétaire Général du Parti Communiste Français. Maurice Thorez était de retour de Moscou où il avait passé la guerre sous la protection de Joseph Staline. En même temps qu'il créait le Statut de la Fonction Publique, Maurice Thorez créait l'ENA. Depuis 30 ans, il est impossible que le parti de la gauche de gouvernement, le Parti Socialiste, ne soit pas dirigé par un énarque. Depuis 15 ans, il est impossible que la gauche de gouvernement ne présente pas un énarque à la présidentielle: Jospin, Royal, Hollande. Le Ministère de l'Education nationale est évidemment dirigé principalement par des énarques. Les Ministres ne font qu'y passer, sans pouvoir y changer grand chose, même si Sarkozy a réussi l'autonomie des Universités, première réforme réussie de l'Education Nationale depuis des dizaines d'années.

  • Par La_souris - 11/02/2012 - 10:25 - Signaler un abus @HR. Malheureusement, vous

    @HR. Malheureusement, vous tombez dans le panneau que vous dénoncez. Je suis prof et de gauche, un collègue syndicaliste - un vrai de vrai - est au mieux apolitique, "au pire" ;-) de droite. Mon proviseur, que je croyais de droite, est proche du PS quand les IEN au-dessus de sa tête sont de droite. La grande majorité, dans mon établissement, n'est pas syndiquée (moi le premier). Je me fiche de savoir si untel vient de l'ENA ou si un autre est avocat de métier, je souhaite avant tout une réflexion globale et intelligente. Qu'on commence par demander (puisque le référendum semble être apprécié par le pouvoir...) aux professionnels qui pratiquent tous les jours et non à tous ceux qui croient pouvoir donner leur avis parce qu'ils ont eux-mêmes été un jour sur les bancs de l'école (reste à savoir jusqu'à quel niveau...). Utilisons les comparaisons comme celles de l'article pour comprendre, trouver des solutions. Le fait est que le problème est extrêmement complexe, qu'il a des ramifications sociétales, économiques, politiques et que ce n'est pas invoquer Thorez qui changera la donne.

  • Par protagoras - 11/02/2012 - 10:48 - Signaler un abus ENA créée par Thorez

    @HR Ce n'est pas Thorez qui créa l'ENA, mais Michel Debré à la demande de De Gaulle. Il aurait d'ailleurs mieux fait de s'abstenir quand on voit ce que l'ENA a produit d 'administrateurs prétentieux et incompétents au service exclusif de la décadence de la France.

  • Par Giovanni - 11/02/2012 - 11:06 - Signaler un abus Pistes d'économie

    Réduire le personnel EN ok mais lesquels ? En essayant de m'informer dans le collège de la fille d'un ami (banlieue mixte voire très "classe moyenne") Classes de 25 à 31 élèves, groupes de langues non dédoublés, groupes de sciences et techniques avec manipulation dédoublés sur certains niveaux seulement. Collège de plus de 400 élèves et une seule CPE, conseillère d'orientation partagée sur 3 collèges et un Lycée, et pour l'équipement 5 salles équipées de matériel audiovisuel disponible pour chaque cours seulement (aucune en langue vivante ! Craie et tableau seulement !)... Interrogé à ce sujet l'ami en question qui est lui même enseignant m'a raconté les délais d'attente surréalistes dès qu'il doit s'adresser au Rectorat pour la moindre demande. Alors économiser, oui... mais où ?

  • Par HR - 11/02/2012 - 11:53 - Signaler un abus @ La_souris

    "Je me fiche de savoir si untel vient de l'ENA ou si un autre est avocat de métier, je souhaite avant tout une réflexion globale et intelligente." Traduction en vocabulaire estampillée "Education Nationale": "Je me fiche des faits concrets, je souhaite en rester à brasser des idées abstraites complètement déconnectées de la réalité."

  • Par HR - 11/02/2012 - 11:56 - Signaler un abus @ protagoras -

    "Ce n'est pas Thorez qui créa l'ENA, mais Michel Debré à la demande de De Gaulle." Le Général de Gaulle avait en effet décrété la création de l'ENA avec Michel Debré. Mais ils avaient démissionné du gouvernement, et leurs décrets de valaient plus que le prix du papier sur lesquels ils étaient imprimés. C'est bien Maurice Thorez qui a fait le choix d'accompagner SA réforme du Statut de la Fonction Publique par la création de l'ENE, parce que ces deux mesures étaient p

  • Par HR - 11/02/2012 - 12:01 - Signaler un abus @ protagoras - suite

    C'est bien Maurice Thorez qui a fait le choix d'accompagner SA réforme du Statut de la Fonction Publique par la création de l'ENE, parce que ces deux mesures étaient parfaitement complémentaires. Evidemment, il n'y a jamais eu de promotion Maurice Thorez à l'ENA. Ce qui est anormal, puisqu'il a été le véritable fondateur de l'école. Evidemment, il faut aussi préciser qu'il fut une des pires dirigeants staliniens en Europe de l'Ouest. Ca permet de situer les fées qui se sont penchées sur le berceau de cette école.

  • Par HR - 11/02/2012 - 12:04 - Signaler un abus @ Giovanni

    "Alors économiser, oui... mais où ?" La bureaucratie de l'Education nationale, celle qui n'a jamais ou plus été en face du moindre élève depuis longtemps, gaspille environ 20 milliards d'euros par an. L'administration française gaspille 100 milliards d'euros par an. Celle de l'Education nationale est championne dans cette catégorie.

  • Par La_souris - 11/02/2012 - 12:16 - Signaler un abus @HR. Curieuse mais

    @HR. Curieuse mais révélatrice interprétation de mes propos. Nous ne partageons certainement pas la même vision des choses mais je pensais benoîtement que nous serions d'accord sur le besoin de mettre de côté les clivages habituels pour faire avancer les choses... Visiblement, vous vous disqualifiez vous-même en vous accrochant à votre immobilisme intellectuel, une intransigeance parfaitement symétrique de celle que vous dénoncez à "gauche". Je hais les théoriciens, j'en ai même fait une théorie...

  • Par vangog - 11/02/2012 - 14:23 - Signaler un abus @La_souris Vous semblez avoir beaucoup de disponibilité

    pour argumenter contre un tel ou un tel, ou pour évoquer les belles années d'avant la 1ère guerre où les illusions n'avaient pas encore rencontré la réalité, peut-être pourriez vous nous éclairer sur des questions plus constructives que les Français se posent au sujet de leur enseignement: Pourquoi un prof Français coute plus cher au contribuable Français que partout en Europe, et pourquoi un tel manque de cohérence entre les étudiants qui sortent de l'enseignement et les besoins en travailleurs?...

  • Par Rosine - 11/02/2012 - 23:34 - Signaler un abus vous me tannez avec cette germanolâtrie

    à voir le niveau des jeunes allemands (je vais souvent à Munich), y a de quoi pavoiser! des sortes de zombies sportifs et électrotrucs, jamais un livre à la main, et tous avec l'accent américain. Bref le rêve de Châtel. Et je ne crois pas que Hollande a compris.

  • Par GBCKT - 12/02/2012 - 10:33 - Signaler un abus Le benchmarking a ses vertues.

    Combien coûte l'enseignement allemand qui hors de toute polémique ne semble pas plus mauvais que l'enseignement français. Il conviendrait de considérer le budget global de la formation des jeunes jusqu'au premier emploi. Pour ce qui concerne les enseignants, leur conditions synthèse de confort/médiocrité/sentiment de dévalorisation/sécurité/dévouement/lassitude de l'ex bon élève/ solidarité délinquante entretenu par un syndicalisme pervers; elle est connue voire entretenue par des politiques impuissants face à l'inertie du mamouth empétré. Quant à espérer quelque chose d'une décentralisation pourquoi pas. D'abord aller au bout de la décentralisation des régions et de leurs responsabilités en matière fiscale et budgétaire. Se souvenir du combat des élus pour un hôpital dans chaque circonscription et de leur propension au clientélisme (dit piston) à l'embauche

  • Par Rosine - 12/02/2012 - 11:19 - Signaler un abus @GBCKT

    eh bien avec "benchmarking" et "vertues" orthographié à la va comme je te pousse, on voit effectivement que l'éducation nationale ne t'a pas trop "marké".

  • Par réfléchir - 12/02/2012 - 13:37 - Signaler un abus Comme souvent, il s'agit ici

    Comme souvent, il s'agit ici d'un travail incomplet où les auteurs croient être justes car ils s'appuient sur des chiffres, illusion commune chez les journalistes et les technocrates . Les éléments apportés par Incassable (le 10/02) permettent de comprendre que ce n'est pas une analyse de 3 pages qui peut rendre compte d'une réalité complexe et surtout pas conduire à des propositions manifestement inappropriées. A titre d'exemple, j'ai des amies allemandes qui ont fait de longues années d'études (une richesse pour la société) et qui sont obligées de choisir maintenant entre avoir un enfant et leur travail. L'une d'entre elles qui a fait le choix de concilier les deux m'a avoué que sa vie était si compliquée qu'elle avait renoncé à en avoir un second. Pour elle, c'est sans aucun doute dans ces difficultés que se trouve une des origines de la faible natalité de l'Allemagne. Toutes nous envient notre système scolaire. Pour mieux comprendre ce qui a derrière l'analyse proposée dans cet article, je vous renvoie à la composition du conseil d'administration de l'Institut Montaigne (http://www.institut-thomas-more.org/fr/qui-sommes-nous.html) pour le compte de qui a été faite cette étude

  • Par réfléchir - 12/02/2012 - 13:39 - Signaler un abus désolée de mon erreur, il

    désolée de mon erreur, il s'agit bien évidemment de l'institut Thomas More

  • Par iznogoud - 13/02/2012 - 15:29 - Signaler un abus Allemagne, Corée..... et nombrilisme !

    Cet écart n'existe pas qu'avec l'Allemagne. Par exemple la Corée (du sud, évidemment) a aussi des professeurs bien mieux payés, et pourtant l'éducation coûte beaucoup moins cher par élève.... qui a de bien meilleurs résultats qu'en France. MAIS.... Comme toujours, les critiques de populisme, partialité, erreurs, mensonges, (etc.) fusent. Le refus de comparer avec d'autres pays est caractéristique des idéologies les plus conservatrices.... comme l'idéologie de gauche !

  • Par Nanard10 - 13/02/2012 - 17:22 - Signaler un abus arrêtez de ^ârler de la FRance

    ce pays n'existe plus déjà le sur est une extension du magreb.

  • Par arbat - 15/02/2012 - 15:03 - Signaler un abus profs apprenez a enseigner !!!!!!!!!!!!

    .beaucoup de commentaires de profs ,et toujours les mêmes arguments .moi je vous conseille de faire moins de politique et un peu plus d enseignement et surtout je vous en supplie apprenez a enseigner.le vrai problème de l éducation en France c est l incompétence criante des profs avec des méthodes pédagogiques qui tiennent du délire ,au point que c est un miracle que nos enfants arrivent encore a quelque chose .revoyez vos méthodes cela devient vital pour nos enfants

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Jakob Höber et Caroline Popovici

Cette note a été réalisée pour l'Institut Thomas More par Jakob HÖBER, rapporteur Comparaison France-Allemagne au sein du
programme 2012 : changeons de modèle, et Caroline POPOVICI, chargée de mission Finances publiques.

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