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Les défis imposés par le boom de la natalité des musulmans

Une étude démographique menée en Grande-Bretagne montre que les musulmans représentent près de 5% de la population, mais 8% des élèves dans les écoles élémentaires. Le signe d'un baby boom qui, comme ailleurs en Europe, posera bientôt la question de la place de l'électorat musulman dans le paysage politique.

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Les défis imposés par le boom de la natalité des musulmans

Atlantico : Une étude démographique publiée en Grande-Bretagne montre que la population musulmane y représente près de 5 % de la population, alors qu’elle représente 8 % des élèves dans les écoles élémentaires. À mesure que leur nombre augmente, la question de la place des musulmans dans la société britannique se pose-t-elle d’autant plus ?

Gérard-François Dumont : L’augmentation du pourcentage de musulmans[1] en Grande-Bretagne s'explique pour trois raisons : d’abord, ce pays continue d’attirer une immigration dont une partie est de religion musulmane. La Grande-Bretagne a, par exemple, vu arriver ces dernières années un nombre accru de migrants ou de réfugiés originaires de Somalie, d’Irak ou d’Afghanistan, pays à majorité musulmane. Ces apports se sont ajoutés à d’autres vagues migratoires plus traditionnelles issues de pays à majorité musulmane, comme le Pakistan, dont le développement est en échec[2], et le Bangladesh, ou comptant une forte minorité musulmane, comme l’Inde.

En deuxième lieu, la population de confession musulmane habitant en Grande-Bretagne s’accroît en raison d’un taux de natalité nettement supérieur au taux de mortalité. Ceci s’explique pour deux raisons. D’une part, la fécondité des femmes de confession musulmane est supérieure à la fécondité moyenne en Grande-Bretagne. Les derniers chiffres disponibles indiquent ainsi une fécondité de 2,24 enfants par femme dans l’ethnie[3] pakistanaise (Asian or Asian British : Pakistani) en Angleterre, suivi des Noirs africains (Black or Black British : African), venant notamment du Nigeria, et des Bangladais, contre 1,73 pour ce que le recensement anglais classe comme « Blancs britanniques » (White British). D’autre part, la composition par âge de la population de confession musulmane est très jeune, avec un pourcentage élevé de femmes en âge de procréer et un bas taux de mortalité puisque la proportion des personnes âgées chez les musulmans est très faible : 4 % de 65 ans ou plus contre 16 % en moyenne pour l’ensemble de la population britannique. La combinaison d'une haute fécondité et d’un nombre élevé de femmes en âge de procréer se traduit par un nombre de naissances élevé et un nombre de décès faible, d’où une augmentation du nombre et de la part des musulmans dans la population de Grande-Bretagne. L’importance du rôle de la natalité dans l’augmentation du nombre de musulmans peut aussi être considérée en constatant que 47,2 % des Britanniques musulmans sont nés en Grande-Bretagne et, donc, seulement l’autre moitié à l’étranger.

Enfin, selon « The Muslim Council of Britain » [4], des conversions, qui ne sont pas chiffrées, contribueraient à l’augmentation du nombre de musulmans. 

Combien de futurs électeurs cela représente-t-il ? Quels nouveaux enjeux se présentent à la classe politique britannique ?

Il faut d’abord rappeler que la citoyenneté et la nationalité ne sont pas liées au Royaume-Uni, comme en France et dans la grande majorité des autres pays. Les immigrants pakistanais, bangladais ou somaliens ont le droit de vote lors des scrutins locaux ou nationaux, dès lors qu’ils sont inscrits sur les listes électorales. En conséquence, les musulmans britanniques jouissent d’un statut unique en Europe, inhérent à leurs droits de citoyenneté, et sont donc très majoritairement citoyens britanniques, bien que non nécessairement naturalisés. En effet, en vertu du British Nationality Act  de 1948, les citoyens du Commonwealth, anciens sujets britanniques du temps de l’empire colonial, ne sont pas juridiquement considérés comme étrangers. Ils bénéficient donc du droit de vote, y compris aux élections européennes, et d'éligibilité, ainsi que du droit d'occuper des emplois publics, y compris dans l'armée ou la police.

Dans le corps électoral britannique, la part de personnes de confession musulmane augmente donc et devrait continuer à s’accroître dans les prochaines années. Toutefois, certains pensent que le poids électoral des musulmans se trouve minoré en raison de taux d'abstention plus élevé des jeunes, alors que ce taux est plus faible chez les plus âgés, qui comptent peu de musulmans en Angleterre pour le moment.

Mais il faut tenir compte de la répartition géographique des musulmans sur le territoire britannique. En moyenne, ils représentent, selon le recensement de 2011, 4,8% de la population au plan national mais, au niveau local, ces proportions peuvent être plus importantes, comme dans la région du Grand Londres où il y a 12,4% d'habitants de confession musulmane, à Manchester (15,8%), à Birmingham (21,8%) ou à Bradford (24,7%). Leur poids électoral peut être localement très significatif : le Grand Londres compte 1 million de musulmans pour une population totale de 8,2 millions au recensement de 2011. Comme la Grande-Bretagne totalise 2,7 millions de musulmans, plus du tiers (37%) vivent donc dans la région du Grand Londres.

La montée de l’islam en Grande-Bretagne modifie donc profondément la géographie religieuse de ce pays[5]. Elle est devenue un enjeu politique, comme dans d’autres pays d'Europe. Au sein de la population musulmane britannique, il y a, pour simplifier, deux tendances. D'un côté, les partisans d'une certaine sécularisation veulent un islam peu ou non revendicatif au plan politique, ne demandant pas de changements dans les lois britanniques et acceptant de les appliquer dans un contexte de liberté religieuse. Ces musulmans « cultuels », de sensibilité laïque, s’opposent au sectarisme.

De l’autre, des musulmans de Grande-Bretagne veulent peser, voire changer l’ordre politique. Cette tendance est clairement apparue à compter de 1988 avec l’« affaire Rushdie », après la publication de Versets sataniques. Des musulmans britanniques dénoncèrent publiquement le refus du gouvernement Thatcher d’interdire Les Versets sataniques, puis acceptèrent, en 1989, la fatwa lancée par Khomeiny contre Rushdie. La première réaction à la sortie du livre de Rushdie fut un autodafé, dans les rues de Bradford, en janvier 1989, un mois avant que Khomeiny exigeât l’exécution de Rushdie. Les images de cet événement, qui firent le tour du monde, marquèrent profondément les esprits. Parallèlement, en 1989, des manifestations, plus ou moins violentes, se déroulèrent, affichant une mobilisation et une visibilité politiques inédites chez les musulmans britanniques. Certains firent des déclarations au sein des grandes formations politiques, le Parti travailliste pour l’essentiel, dont les leaders restèrent très discrets. Il s’ensuivit la décision des musulmans britanniques de s’organiser en associations, dont les premières se fondèrent donc essentiellement sur le refus de la liberté d’expression[6].

Au sein des associations musulmanes, certaines considèrent que l’essentiel est la communauté des croyants, l’oumma, qui doit primer sur toute autre considération, notamment nationale, donc sur les valeurs politiques britanniques traditionnelles.

Mais la classe politique britannique, pendant très longtemps, ne s’en inquiéta guère. Le principe de sa politique est communautariste, laissant à chaque communauté le droit de vivre comme elle l'entend, y compris en ne respectant pas les principes de la démocratie britannique. Puis les attentats du 7 juillet 2005 furent un coup de tonnerre car ils furent commis par des jeunes nés et ayant toujours vécu en Angleterre. Le changement d’attitude fut illustré par la fermeture de plusieurs mosquées extrémistes, comme celle de Finsbury Park. En 2006, son imam égyptien, Abu Hamza, fut condamné à sept ans de prison pour incitation au meurtre et à la haine raciale.

Dans ce contexte, le débat lié au poids politique des musulmans se poursuit. En 2006, aucun journal ne reproduit les caricatures de Mahomet, face à des musulmans désormais beaucoup mieux organisés. Le responsable d’un journal étudiant de l’université de Cardiff les ayant publiées est aussitôt démis de ses fonctions et les quelques exemplaires imprimés ont été détruits.

En 2008, Rowan Williams, l’archevêque de Canterbury, leader spirituel de l’Église anglicane, reprend avec force l’antienne communautariste, en partie mise en cause suite aux attentats de 2005. Il considère qu’une partie de la communauté musulmane britannique ne s’intégrera jamais. Partant de cette analyse, il déclare que la pratique de la loi islamique, la charia, parallèlement à la loi britannique, lui semble à terme inévitable. Il juge donc possible l’existence de tribunaux propres aux musulmans leur appliquant la charia, par exemple en matière familiale.

La population musulmane doit-elle être considérée comme une force politique en soi ?

Certains résultats électoraux dénotent une certaine unité des musulmans britanniques. Comme c’est un électorat plutôt favorable au Parti travailliste, longtemps très motivé en faveur de l’idéologie multiculturaliste, ce parti évite souvent de prendre position sur le fond.

En France, les fidèles musulmans ont largement influencé les derniers résultats électoraux. Toutes les enquêtes montrent que la très grande majorité des Français de confession musulmane ont voté pour François Hollande en 2012, lui permettant d'être élu avec une avance de 1 140 000 voix. En revanche, en 2014, les Français de confession musulmane, notamment mécontents du vote de la loi autorisant le mariage homosexuel, ont contribué, souvent par leur abstention, à la déroute socialiste aux élections municipales. Le poids électoral des musulmans peut jouer en faveur d'une majorité ou d'une autre car, dans nos démocraties, les élections se jouent toujours dans une fourchette étroite. La victoire d'un parti se fait le plus généralement à quelques points de pourcentage. Donc une portion minoritaire de la population, selon qu'elle bascule d'un côté ou d'un autre, peut emporter la décision.

Qu’en est-il en France et dans les autres pays européens ? Le phénomène est-il le même, et soulève-t-il les mêmes questions ?

En France, où le recensement ne comporte pas de question sur la religion, les estimations indiquent environ cinq millions de personnes de confession musulmane, un chiffre en augmentation par le mouvement naturel et le mouvement migratoire. La fécondité par religion n’est pas connue, mais elle l’est par origine géographique. Donc, par exemple, en connaissant la fécondité des immigrants algériens, qui sont, en très grande majorité, musulmans, cela donne une indication. Selon les dernières données disponibles, la fécondité des femmes résidents en France et nées en Algérie est de 3,5 enfants par femme ; celles du Maroc ou de Tunisie de 3,3 et celles de Turquie de 2,9, contre 1,9 pour la moyenne nationale[7].

L’ensemble des données met en évidence que la population immigrante de confession musulmane a une fécondité nettement supérieure à la population totale. En revanche, la fécondité des personnes de nationalité française de confession musulmane n’est pas connue, même si des données existent pour Mayotte, dont la population est très majoritairement musulmane, avec une fécondité très élevée.

Au milieu des années 2010, la proportion de musulmans est sensiblement la même en France et en Allemagne : aux environ de 5 %. Mais il y a une différence considérable d’origine : en France, ils viennent officiellement du Maghreb et d'Afrique sub-saharienne mais, en Allemagne, principalement de Turquie. Dans ces deux pays, l’installation de la religion musulmane comme deuxième religion en nombre de fidèles pose toutefois des questions semblables. Au plan quantitatif, même si, contrairement au système juridique britannique, seules les personnes naturalisées peuvent voter en France et en Allemagne[8], la proportion du corps électoral de confession musulmane augmente avec des conséquences sur les résultats électoraux[9].

Au plan qualitatif, la distinction entre les musulmans partisans d’une avancée de la charia dans les pays européens où ils résident et les musulmans « cultuels » est également présente.

Comme je l’ai proposé depuis plus d’un quart se siècle, la mise en œuvre d'un régime concordataire, à l’instar de la façon dont il s’est mis en place en 1808 pour les Français de confession juive, semble la solution à envisager. Elle suppose une reconnaissance officielle de la présence de la religion musulmane en France, dont les représentants reconnaîtraient tout aussi officiellement que les lois de la République prévalent et qu'ils choisissent une interprétation sécularisée du Coran, texte dont l’interprétation doit prendre en compte le contexte du moment où il a été écrit, et réfuter donc toute application littérale. 

[1] La connaissance du nombre de musulmans tient au fait que le recensement britannique comporte depuis 2001 une question portant sur la religion.

[2] Dumont, Gérard-François, « Pakistan : un échec étatique attesté par la démographie », Outre-Terre, n° 24, 2010.

[3] Depuis le recensement de 1991, une question sur l’ethnicité est posée, d’où des réponses sur la base de l’autodéclaration. Par exemple, des enfants de familles d’origine pakistanaise nés en Grande-Bretagne de parents eux-mêmes britanniques, déclarés par leurs parents d’ethnie pakistanaise au recensement, sont considérés comme « pakistanais », avec tous les risques d’assignation identitaire induits.

[4] British Muslims in Numbers, janvier 2015.

[5] Une logique qui s’inscrit dans la mondialisation de l’islam. Cf. Dumont, Gérard-François, « Les religions dans le monde : géographie actuelle et perspectives pour 2050 », dans : L’avenir démographique des grandes religions, Paris, François-Xavier de Guibert, 2005.

[6] McROY A. (2006), From Rushdie to 7/7. The Radicalisation of Islam in Britain, Social Affairs Unit, Londres ; cité par Latour, Vincent, « La communauté musulmane : une émergence tardive mais une installation durable dans le paysage politique et institutionnel britannique », Hérodote, n° 137, 2e trimestre 2010.

[7] Insee, Immigrés et descendants d’immigrés en France, édition 2012.

[8] Sauf ce qui relève de l’application des traités européens. Cf. Dumont, Gérard-François, Verluise, Pierre, Géopolitique de l’Europe, Paris, Armand Colin - Sedes, 2014.

[9] Concernant l’Allemagne, cf. Dumont, Gérard-François, Démographie politique. Les lois de la géopolitique des populations, Paris, Ellipses, 2007.

 

 
Commentaires

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  • Par Monteynard - 22/02/2015 - 12:18 - Signaler un abus Un petit coup de nazisme

    @ELLENEUQ, Vous paye-t-on ou jouez vous ,de vous-mêmes, les idiot(e)s utiles de la provocation victimaire...?

  • Par vangog - 22/02/2015 - 12:41 - Signaler un abus Moi, ce qui m'épate...

    c'est de voir ces musulmans quitter des contrées immenses, plus de 22 pays, 13,3 millions de km2, dont ils pourraient valoriser les immenses matières premieres, par leurs connaissances et leur énergie, et leur préférer des pays occidentaux, certes fragilisés par la lâcheté gauchiste, mais où il leur sera très difficile de conquérir la dualité etat-religion qu'ils espèrent imposer confusément? Alors,vous me direz: dictatures moyen-ageuses, certes...Mais le courage de toute résistance à une dictature est de s'éloigner faiblement de sa patrie d'origine, dans l'espoir futur d'y conquérir la Liberté pour tous, non? Pourquoi leur préférer des pays occidentaux, très éloignés de leur patrie d'origine, qu'ils méprisent pour leur spiritualité décadente, mais qu'ils vénèrent pour leur matérialisme flamboyant? Si c'est le matérialisme qui les attire...

  • Par Anouman - 22/02/2015 - 13:17 - Signaler un abus Natalité

    En France la natalité étant largement encouragée par tout un tas d'aides cela n'a rien d'étonnant. C'est d'ailleurs pour ça qu'ils viennent parce qu'on peut avoir plus pour moins d'efforts que dans leur pays.

  • Par vangog - 22/02/2015 - 13:49 - Signaler un abus @Anouman vous avez raison! ce miroir aux alouettes gauchiste

    cet usage irraisonné des pompes aspirantes de l'immigration et ces discriminations inégalitaires, sont le vrai problème. Car ils attirent abusivement des populations qui n'auraient, en d'autres circonstances, aucun intérêt à vivre dans des pays de culture et de religion si éloignées de la leur. De là vient leur mépris et leur haine grandissants! Le bonheur de vivre en accord avec leurs traditions, ils le réclament aux pays qui les sont attiré dans le piège visqueux de leur décadence démocratique...avec d'autant plus de convictions qu'ils ne s'estiment pas responsables de cet exode forcé!

  • Par henir33 - 22/02/2015 - 14:39 - Signaler un abus hollande candidat des musulmans

    en tous cas le soir de son élection on ne voyait pas de drpaeaux français place de la Bastille mais des auntités de drapeaux lagériens, marocains etc

  • Par jurgio - 22/02/2015 - 15:12 - Signaler un abus La nation est une entreprise

    Allégorie : cela me rappelle une société qui avait racheté trois autres en faillite mais, syndicalisme oblige, les nouveaux employés conservaient leurs avantages, leurs anciennetés et leur grades ! Les employés de « souche » qui suivaient un cursus naturel se sont vus rapidement bridés et mis à l'écart sans espoir d'avancement. Cette société malheureusement n'existe plus aujourd'hui, ayant dû déposer le bilan, quelques années plus tard.

  • Par jurgio - 22/02/2015 - 15:20 - Signaler un abus La Gauche française

    est cette vermine qui se nourrit sur le cadavre du pays. S'il me fallait trouver le président apte à gouverner un pays en décomposition : je ne vois que Hollande. S'il n'a pas encore été élu, allez voter sans tarder.

  • Par jurgio - 22/02/2015 - 15:34 - Signaler un abus En parlant de nazisme (point Gowin mérité)

    Cela me fait penser que le Grand Mufti avait offert son aide effective à Hitler. Refugié après la fin des hostilités en France (quel pays pouvait mieux l'accueillir ?) il fut dignement et royalement traité à Saint-Maur, toutefois en résidence surveillée (La France est bonne mais elle a ses limites !). Ce personnage réussit pourtant à sortir du territoire en avion et retourné dans son pays ! Les historiens se demandent encore comment, vu que Taubira n'était pas encore née !

  • Par jurgio - 22/02/2015 - 15:42 - Signaler un abus Navré des fautes de frappe

    et de n'avoir pas lu le post ELLENEUQ,

  • Par Outre-Vosges - 22/02/2015 - 16:26 - Signaler un abus La solution de Bertolt Brecht

    Bertolt Brecht avait dit que, puisque le peuple avait perdu la confiance du Parti, le plus simple était de le dissoudre et d’en élire un autre. C’est ce que fait la Gauche, avec la complicité de la Droite.

  • Par Anguerrand - 22/02/2015 - 19:02 - Signaler un abus En clair, en France pour 10 naissances

    6 sont d'origine musulmanes et 4 d'origine françaises d'origine. Alors vive la natalité en France. Les banlieues seront donc à l'origine de la France nouvelle, de sa prospérité et comme elles sont réputées laborieuses, on peut compter sur cette nouvelle population pour financer le" social" et les retraites. Humour.

  • Par Henrik Jah - 23/02/2015 - 00:50 - Signaler un abus Les faits

    Avec l'immigration massive, on donne par le droit de vote la parole à des gens qui ne connaissent que très peu notre Pays et qui viennent non pas par amour de la France mais pour la générosité de notre système social. Imaginez que vous habitiez dans une ville avec 55% de musulmans et qu'il y ait un vote POUR ou CONTRE la construction d'une mosquée, et bien la mosquée sera construite même si 45% de la population est non-musulmane. Donc en France, le jour ou il y aura une majorité de musulmans attendez des vous à des surprises (ça va pas tarder si on stoppe pas l'immigration et le système des allocs qui poussent les familles d'immigrés à faire au moins 5 gosses).

  • Par Henrik Jah - 23/02/2015 - 00:56 - Signaler un abus Au passage

    Je tiens à rappeler vu que personne le fait dans les media que le PIB par habitant en France baisse tous les ans depuis 10 ans et que cela constitue une première depuis l'Après-Guerre. Donc ceux qui disent que c'est bien l'immigration, et bien ils ont pas compris qu'on se partage qui n'augmente plus alors que le nombre de gens à qui on donne une part augmente. Vous voyez bien qu'il y a un problème. Je rappelle aussi que les Mayas (ou les Aztecs pardon pour ce doute) sont tous morts car leur démographie avait trop augmenté et ils ont épuisé toutes leurs ressources, menant à la famine et à la fin de leur civilisation.

  • Par winnie - 23/02/2015 - 07:56 - Signaler un abus c'est marrant ca !

    J'ai bientôt 60 ans et j'entends depuis 20 ou 30 ans qu'il y aurait 5 millions de musulmans en France,depuis le temps l devrait y en avoir plus ? Dailleurs en ouvrant les yeux dans la rue et voir qui pousse des poussettes habillées en Belphegore on peut sans statistique hetnique multiplier ce chiffre par deux. Mais silence ,tout va bien dans notre pays !

  • Par assougoudrel - 23/02/2015 - 11:42 - Signaler un abus On a supprimé mon

    commentaire qui disait qu'il vaut mieux avoir moins, mais de la qualité, ce que pense la majorité des français. Quand à mon ordinateur je l'appelle Nordine (abréviation de mon-ordin -ateur).

  • Par ISABLEUE - 23/02/2015 - 11:42 - Signaler un abus il a dit quoi, déjà, François...

    "ne vous reproduisez pas comme des lapins...."...

  • Par Benino - 23/02/2015 - 12:45 - Signaler un abus Demain : l'Europe musulmane ?

    Faisons comme nos politiques et cachons la tête dans le sable pour ne rien voir...Nos médias se gargarisent souvent du merveilleux taux de natalité francais. En réalité ce sont les populations issues de l'immigration qui font les enfants. Pire, a Mariotte, des dizaines de milliers de femmes enceintes arrivent de toute la région pour faire des petits francais a la république bonasse... Et ...coupable de fermer les yeux.

  • Par Anguerrand - 23/02/2015 - 15:40 - Signaler un abus À Benino

    Oui Mayotte est la première maternité de France!... Toutes les îles autour comme Anjouan voulait à l'occasion d'un référendum se débarrasser des horribles colonisateurs français. Ils sont maintenant si pauvre qu'ils ne pensent plus qu'à venir " en France" à Mayotte pour y faire des petits français ( droit du sol) . Il faut aussi rajouter que dans les autres DOM ( Guyanne, Martinique, Gouadeloupe) il en est de même, ça fait beaucoup de nouveau petits français qui sont censés assurer notre avenir, il n'est pas interdit de rêver!

  • Par Bretondesouche - 24/02/2015 - 07:11 - Signaler un abus Le pape

    Qui a demande aux chrétiens de ne plus se reproduire comme des lapins participé à ce mouvement. L Europe sera musulmane dans un siecle

  • Par Ganesha - 24/02/2015 - 16:27 - Signaler un abus Sarko ou Hollande ?

    Il y a actuellement sur Atlantico, un autre article très intéressant sur l'Arabie-Saoudite. Il est clair qu'une des caractéristiques de l'Islam actuel, c'est qu'il refuse d'admettre les constatations de bon sens qu'a fait l'anglais Malthus il y a deux siècles. Les pays musulmans qui n'ont pas de ressources pétrolières étouffent littéralement par leur surpopulation : Tunisie, Sénégal, Egypte ! Et je ne suis pas sûr que leur vendre quelques avions Rafale soit la solution ! C'est à eux de prendre leurs responsabilités, la nôtre à nous français, c'est de limiter l'immigration. Et pour cela, que fait-on ? On vote Sarko ou Hollande ?

  • Par chrisbord - 24/02/2015 - 17:13 - Signaler un abus Rien de nouveau

    Boumédienne avait en son temps fait ce calcul sur la fécondité des ventres des femmes musulmanes ! Il ne s'était pas trompé. Avec la complicité des socialistes, ils sont sur le point de gagner. Ensuite, et bien les gaulois iront mendier a la mosquée locale. Toute fois je ne suis pas sur que la générosité de celle-ci voisinerait avec la générosité des socialos au préjudice du contribuable ! @Ganesha.....Vous me faites une peur "verte" ! Sarko ou Hollande ! NON TOUT MAIS PAS CELA !

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Gérard-François Dumont

Gérard-François Dumont est géographe, économiste et démographe, professeur à l'université à Paris IV-Sorbonne, président de la revue Population & Avenir, auteur notamment de Populations et Territoires de France en 2030 (L’Harmattan), et de Géopolitique de l’Europe (Armand Colin).

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