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La Bulgarie a un stock de Bitcoins qui lui permettrait de rembourser 1/5 de sa dette nationale mais comment s’y prendre ?

Le média Coindesk a annoncé que le gouvernement bulgare a effectué une saisie auprès de traficants au mois de mai qui a été des plus lucratives. La Bulgarie a privé les trafiquants de 213 519 bitcoins, soit près de 3,4 milliards de dollars actuels, ce qui permettrait à l'Etat d'éponger près d'un quart de sa dette s'il décidait de revendre aujourd'hui.

Belle opportunité

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La Bulgarie a un stock de Bitcoins qui lui permettrait de rembourser 1/5 de sa dette nationale mais comment s’y prendre ?

Atlantico :  Entre la valeur comptable actuelle du Bitcoin, soit 3 milliards pour l'Etat Bulgare, et la valeur de marché, c'est à dire la capacité à un tel prix, et pour un tel volume cet actif, quelle différence ? Le volume d'échange est-il suffisante pour absorber une telle vente équivalente à 3.3 milliards d'euros ? Peut-on considérer que L'Etat Bulgare a intérêt à solder sa position pour rembourser ses dettes ?

Christopher Dembik : Le gros problème inhérent au bitcoin c'est sa volatilité. La valeur que donne le marché aujourd'hui au bitcoin n'est pas assurée même sur le très court terme. D'ici a demain on peut envisager, si on considère que c'est une bulle, une forte baisse à très brève échéance.

C'est une richesse complètement virtuelle car finalement vous avez des difficultés à vendre vos Bitcoins et en plus du jour au lendemain le cours peut s'effondrer.

Ce que l'on a constaté selon un très bon article publié sur Bloomberg, c'est que l'on est sur un marché où finalement il n'y a que quelques acteurs aujourd'hui en mesure de contrôler les prix sur le marché. On est dans une situation d'oligopole qui traduit automatiquement des prix biaisés.

Aujourd'hui vous arriverez certainement à trouver des acheteurs car il y a un fort engouement de la part des investisseurs et même du quidam pour le bitcoin mais en même temps on est sur un marché qui n'est pas très liquide. Nous ne sommes pas sur des marchés avec une grande profondeur donc quand vous avez une telle quantité de Bitcoins cela pose des problèmes à la fois pour trouver des acheteurs mais aussi pour avoir des prix intéressants. La vente des Bitcoins bulgare pourrait aussi faire un déclic et faire plonger le cours du Bitcoin.

Je reste très dubitatif sur le fait qu'un Etat du jour au lendemain décide de vendre du Bitcoin. C'est compliqué en termes de régulation financière. Après la vision purement rationnelle pour la Bulgarie serait de profiter de ce magot qui est tombé de manière inopinée sachant que la Bulgarie n('est pas l'Etat avec la meilleure dynamique économique, c'est une occasion qui ne se représentera pas deux fois.

Qu'est-ce que cette problématique liée au volume peut révéler de la force ou de la faiblesse du Bitcoin ? En quoi la reprise du Bitcoin au sein de la bourse de Chicago (CBOE) peut-elle permettre à la cryptomonnaie de gagner en crédibilité auprès des investisseurs ? 

Il y a un problème en termes de volume échangé avec cette situation d'oligopole. Si vous êtes un de ces teneurs du marché comme pourrait l'être la Bulgarie avec son magot, vous pouvez être en position d'orienter le cours dans la direction souhaitée.

 Le problème dans tous les cas c'est que, comme pour n'importe quel actif financier vous devez fluidifier le marché ce qui implique de créer de nouveaux produits. Dans l'immédiat le premier effet que l'on constate avec l'intronisation à la bourse de Chicago c'est que cela va permettre de prendre moins de risques, que cela offre une visibilité et plus de liquidité. Estc-e que cela va infleuncer à plus ou moins long terme le marché c'est difficile à dire. Aujourd'hui on voit que les futurs sont nettement en hausse mais il faudra attendre le premier trimestre 2018 pour avoir une vision moins biaisée.

 
Commentaires

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  • Par Tande - 12/12/2017 - 09:14 - Signaler un abus un monde fou, fou, fou

    Bah, la monnaie bulgare ne faisant pas partie des devises fortes, le pays a le choix entre deux monnaies de singe...l'article n'est pas précis sur un point qui laisse perplexe: on mentionne une "saisie" de bitcoins. S"agissant d'une monnaie très peu matérialisée, ne s'agirait-il pas de la saisie du compte (et de ses codes) servant de support?

  • Par philippe de commynes - 12/12/2017 - 16:24 - Signaler un abus Vu

    la hausse démentiel du cours depuis l'origine, beaucoup d'autres mafieux ont vraisemblablement beaucoup de bitcoins, quel intérêt d'acheter des bitcoins à des cours déments (multipliés par plusieurs milliers de fois depuis l'origine) si ce n'est pour rendre indécelables le produits d'activités illicites ? (à moins bien sur d'être un spéculateur naïfs qui croie lea arbres montent au ciel, et même le bitcoin jusqu'à la lune ).

  • Par philippe de commynes - 12/12/2017 - 17:58 - Signaler un abus De quoi Bitcoin est-il le nom ?

    C'est un pays, un métal précieux ,un algorithme du genre de celui grâce auquel Google a fait fortune, une marque ?Non c'est une garantie pour les gens qui en ont acheté que personne ne fera jamais tourner la planche à billets Bitcoin, si la hausse actuelle serait raisonnable cela voudrait dire que les autres monnaies dollar en tête mais pas seulement sont promises à une inflation genre Allemagne 1923. Est-ce une anticipation raisonnable ?. Si non ca ceut dire que bitcoin finira par perdre l'essentiel de sa valeur...

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Christopher Dembik

Avec une double formation française et polonaise, Christopher Dembik est diplômé de Sciences-Po Paris et de l’Institut d’Economie de l’Académie des Sciences polonaise. Il a vécu cinq ans à l’étranger, en Pologne et en Israël, où il a travaillé pour la Mission Economique de l’Ambassade de France et pour une start-up financière. Il est responsable de la recherche économique pour le Groupe Saxo Bank. 

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