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BCE-FMI-UE : la troïka censée sauver l’Europe de la crise a-t-elle en fait surtout organisé un énorme hold-up des contribuables européens ?

La BCE, le FMI et l'Union européenne, que l'on appelle la troïka, ont refusé une restructuration immédiate de la dette grecque dès le début de la crise. Résultat de cette décision : ce sont les contribuables européens qui ont payé la facture.

La facture s'il vous plaît

Publié le 13 juin 2013 - Mis à jour le 14 juin 2013
 
Après l'adoption de plusieurs plans de sauvetage pour les pays en difficulté, la Troïka (FMI, Commission, BCE) est sous le feu des critiques.

Après l'adoption de plusieurs plans de sauvetage pour les pays en difficulté, la Troïka (FMI, Commission, BCE) est sous le feu des critiques.  Crédit DR

Atlantico : Après l'adoption de plusieurs plans de sauvetage pour les pays en difficulté, notamment la Grèce, la Troïka (le FMI, la Commission européenne et la BCE) est sous le feu de nombreuses critiques. Parmi celles-ci : ne pas avoir accepté une restructuration immédiate de la dette grecque afin que les détenteurs de dettes grecques puissent transférer ces "actifs", et donc le risque, vers les Etats européens, et donc les contribuables. L’action de la Troïka dans la crise a-t-elle consisté à faire peser le coût des mécanismes de sauvetage sur les contribuables européens ?

François Lenglet : Il y a eu effectivement un transfert du risque des banques vers les contribuables de façon spectaculaire. Les banques ont fait plus ou moins faillite et se sont retrouvées dans des situations d'illiquidité. Par conséquent, le coût fut transféré sur le bilan des Etats, et donc sur celui des contribuables, avant de le déplacer de nouveau dans le bilan des banques centrales (au pouvoir financier en théorie illimité puisqu'elles sont à l'origine de l'émission de monnaie, NDLR) comme ce fut davantage le cas dans les pays anglo-saxons. Avec toutes les techniques de monétisation de la dette, nous allons dorénavant vers une diminution de la charge pesant sur les contribuables pour la reporter sur les épargnants. Les banques ont certes effacé pour 107 milliards de dette grecque début 2012, mais elles les avaient déjà transférés vers des détenteurs publics ou parapublics, même si ces opérations furent réalisées à perte pour elles.

De manière générale, tout l'effort de redressement de l'Europe a été essentiellement concentré sur les contribuables. La Troïka, qui comprend le Fonds monétaire international, dirigé à l'époque par Dominique Strauss-Kahn, avait dès le début conçu un plan absurde en soi : la charge à la solde du contribuable était tout simplement trop élevée. Il y a eu dans un premier temps un véritable déni du problème. Nous nous sommes alors rapidement rendus compte que ce n'était pas tenable.

La morale de l’Histoire est que les dettes excessives ne sont jamais remboursées. Résultat, petit à petit, nous avons commencé à alléger la dette grecque non plus en ne faisant payer que les contribuables, mais également les détenteurs de capital en imposant un "haircut", une restructuration de la dette, comme ce fut le cas dans les pays d'Amérique du Sud dans les années 1980. Ce qui a été fait pour la Grèce, et en partie pour l'Irlande où la durée de remboursement a été allongée, sera de nouveau décidé pour l'Italie, l'Espagne ou le Portugal. Ces pays se trouveront bientôt dans l'impossibilité complète de faire face à leurs engagements, ces derniers étant beaucoup trop lourds au regard de leur compétitivité et autres perspectives de croissance. Les calendriers de retour à 3% de déficit ont été détendus, ce qui est une façon de reconnaître que les contribuables ne peuvent en supporter davantage.

Olivier Demeulenaere : Oui, ce fut un hold-up par lâcheté. L’Europe n’a pas eu le courage de trancher immédiatement. Il aurait fallu restructurer dès le début de la “crise grecque”, en 2010 et non en 2012 où il était déjà trop tard. Un défaut de paiement de la Grèce, accompagné d’une sortie de l’euro et d’une dévaluation, aurait certes été dommageable pour les banques allemandes et françaises, mais une action concertée de la BCE et des Etats à ce moment-là aurait pu leur sauver la mise et éviter un krach du système financier. Au lieu de cela, on a socialisé la dette en refilant le mistigri aux Etats, c’est-à-dire aux contribuables. C’était reculer pour mieux sauter : ces prêts des Etats furent en réalité des dons, puisque la Grèce était incapable de rembourser. Pire encore, on lui a enfoncé la tête sous l’eau en exigeant d’elle, en contrepartie de l’aide européenne, des mesures drastiques qui ont eu pour effet de plomber son activité économique et d’accentuer la casse sociale. Le bilan est catastrophique : tout le monde a plongé.

Cette succession d’erreurs s’explique plus profondément par une raison politique, pour ne pas dire idéologique : Il fallait à tout prix sauver l’euro, ce dogme absurde, cette religion imposée aux peuples par les élites fédéralistes.

Cependant, laisser la Grèce faire faillite, et mettre les banques qui en détenaient des actifs en difficulté, aurait-il davantage touché les citoyens européens par l'aggravation de la crise que cela aurait causé - surtout au regard des conséquences de la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008 ?

François Lenglet : Pour faire simple, nous acceptons aujourd'hui les solutions que nous avons refusé hier. Il n'est pas certain que le coût en termes de "déstabilisation de l'Europe" et d’"aggravation de la crise" aurait été plus fort s'il y avait eu une restructuration de la dette grecque dès le début de la crise. La bonne solution aurait même été de sortir la Grèce de l'euro. Soyons honnêtes : ce qui est inévitable finira de toute façon par se produire. Avec son niveau de compétitivité, il n'y a aucun avenir pour la péninsule hellénique en zone euro. Elle ne pourra jamais rétablir sa situation sans retrouver la liberté de son taux de change, sans quoi nous tuerons ce pays auquel cas il faudra lui envoyer des milliards d'euros d'aide annuels tout comme Paris aide la Lozère ou la Corrèze.

Maintenir une situation économique intenable uniquement pour le symbole est aberrant : il est aberrant que la Grèce soit encore dans la zone euro au même titre qu'il est aberrant qu'elle y soit tout simplement entrée. D'autres pays d'Europe du Sud auraient d'ailleurs eux aussi tout intérêt à sortir sans quoi nous alourdissons sans cesse le coût de la crise. Un coût à la charge des contribuables.

Ainsi, pour éviter le risque de panique généralisée suite à la sortie d'un pays, il faudrait parallèlement renforcer les liens entre les autres économies restantes. Il faut donc à la fois redéfinir la zone euro et intégrer de façon plus profonde, durable et solide les autres pays membres.

 


Commentaires

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  • Par kiki08 - 14/06/2013 - 17:52 - Signaler un abus acharnement

    c'est cuit.
    .arrêtons de nous acharner au travail
    ils ne méritent pas notre sueur
    ni les banques ni le gouvernement
    consommons moins ,reposons nous
    l' écroulement final est pour bientôt
    arrêtons de ramer pour rien . on attaque la falaise
    quant le désastre sera passe on verra ce qu'il est possible de faire

  • Par xoriteia - 14/06/2013 - 11:46 - Signaler un abus bien....

    ...Mais à dire , Mme trewieler n est pas "" la première DAME de FRANCE ""........LOIN S EN FAUT !!

  • Par nervall - 14/06/2013 - 02:28 - Signaler un abus tous des fous

    sur le volet economique cet euro est indevaluable pour s'ajuster face aux concurrents qui ne se privent pas , donc recessions sur recessions , sur le volet financier l'euro ne sert que les interets des banquiers européens et mondiaux , alors il faut continuer avec ce poison euro permanent ? tous des fous à lier les européens europeistes

  • Par jerem - 14/06/2013 - 00:42 - Signaler un abus ca tombe bien .... les banques assurances arrivent

    ca tombe vraiment bien .... pour soulager les dépenses publiques qui donc nous epuise de spots pubs pour nous expliquer que ce serait nettement mieux si on leur confiant la gestion la plus large possible d'un ou deux petit secteur .... les banques assurances qui attendent le bec ouvert , la SANTE et LES RETRAITES.
    d'ailleurs cette semaine FIORENTINO est tres optimiste car il nous annonce une belle reforme des retraites avec un maintien dela retraite par répartition avec une nouvelle retraite par capitalisaion a cote ..... OBLIGATOIRE ..... oui c'est le mot a bien noté .....
    OBLIGATOIRE
    Apres la grosse arnaque pour les patrons de PME qui vont bientot avoir l'assurance mutuelle OBLIGATOIRE pour leurs salaries voici venu le temps de la retraite par capitalisation OBLIGATOIRE ....

  • Par Grwfsywash - 13/06/2013 - 22:28 - Signaler un abus @ Ganesha - 13/06/2013 - 10:10

    En fait, Ganesha, les deux sont des problèmes.
    Le premier ne peut être résolu que par des accords internationaux auxquels travaillent déjà beaucoup de gouvernements.
    Patience et obstination nous ferons sans doute plus progresser que des exclamations incantatoires et inflammatoires.
    Quant au deuxième, il est du seul ressort de nos politiques.
    Loin de moi de vouloir réduire le salaire des personnels de cuisine de nos cantines scolaires, cependant, il y a une nécessité de réflexion sur le rôle de l’État dans la provision de services et d'aides aux citoyens.
    Cela doit nous permettre de dégager des priorités pour dégraisser aussi consensuellement que possible la bête.

  • Par Gast 1 - 13/06/2013 - 22:25 - Signaler un abus usa ?

    n'oublions pas que les usa ont une dette record à + de 16000 milliards de dollards (vous avez bien lu).
    va falloir aussi qu'ils le financent d'une manière ou d'une autre...

  • Par Lna - 13/06/2013 - 21:05 - Signaler un abus Bon sens et intelligence : non sens ?

    Comment avoir pensé possible de faire fonctionner dans l'UE autant de pays si différents en terme d'économie, de cultures, etc... C'est pourtant à la portée de n'importe quelle personne de bon sens qu'il fallait d'abord consolider et harmoniser les premiers pays membres puis ensuite faire entrer peu à peu les autres pays.
    J'interroge les contributeurs de l'article : Pourquoi proposer une telle analyse à posteriori ?

  • Par jean fume - 13/06/2013 - 19:22 - Signaler un abus in-fine c'est toujours le con-tribuable,

    qui met la main à la poche !
    Normal (comme Normal 1er), puisque ce sont ceux qui tiennent les manettes, politiques et fonctionnaires, ceux qui vivent sur la dette et sur l'argent des con-tribuables, qui produisent ces abérations. Et n'étant pas eux-mêmes impactés, de part leur position, il n'ont aucun scrupules à les produire.
    Effectivement, la Grèce n'aurait jamais due entrer dans la zone euro avant de s'être mise à niveau pour y entrer (Comme pour d'autres). Le mal est déjà fait. Et ce n'est pas mette de casseroles sous les fuites, qui vont réparer le toit.
    A ce stade, c'est à ceux qui ne veulent pas servir de gogos, pour colmater les fuites, de prendre leurs dispositions pour ne pas être impactés.

  • Par sbgf43 - 13/06/2013 - 18:33 - Signaler un abus Et a l'origine de tout

    Et a l'origine de tout cela...Goldman Sachs....cherchez l'erreur

  • Par Verges - 13/06/2013 - 17:19 - Signaler un abus J'ai dit stupide

    Effectivement très stupide : que représentent les dettes des uns et des autres à part quelques écritures comptables. Elle s'appuie sur quoi la dette (et la monnaie) ? Et qui empêche les uns et les autres de modifier leurs écritures comptables ? Assez virtuel, tout ça, non ? Une grande manipulation capitaliste, ce système peut-être ? Et qui souffre, à part le petit peuple ?

  • Par DavidDomTom - 13/06/2013 - 16:28 - Signaler un abus il n’y a plus de vraie solution aujourd’hui ???

    Dire que si DSK ne s'était pas retrouvé hors-course pour des affaires judiciaires scandaleuses, les français auraient voté pour qu'il soit président. Pourtant en tant que Directeur du FMI, et professeur d'économie, il nous a conduit dans l'impasse, poursuivant l'déologie socialiste de Mitterand et de Delors. L'euro est une erreur, continuer à la maintenir à ce niveau est une faute, quand on sait que chaque pays de la zone euro se distingue par un niveau social, économique et financier différend. L'euro ne nous permettra pas de concurrencer les USA avec son dollard d'une part, mais le plus grand danger pour les européens vient des pays émergents, notamment la Chine. Chacun des pays ressortissants en europe a ses propres atouts qui ont du mal à s'exprimer dans toute cette cacophonie politique.

  • Par Sophile - 13/06/2013 - 15:40 - Signaler un abus Il est prouvé depuis 200 ans

    Que les régimes socialistes n'on jamais rien fait de bien, à part les faillites des pays,comment se fait-il que personne ne l'ait jamais dénoncé haut et fort ??
    Je pose la question à M. Lenglet.

  • Par Bullblood - 13/06/2013 - 15:38 - Signaler un abus Le Probleme,

    est que l'argent est vole et que nous somme toujours en crise, et puis pourquoi paye pour les Grecques, they don't even speak French! ah! ah! ah! implose l’Europe et ses cohortes de clowns! retour au camembert et gros rouge qui tache!

  • Par vangog - 13/06/2013 - 12:38 - Signaler un abus Déjà, il y a deux ans, nous savions que la Grèce

    ne pourrait pas réduire sa dette, avec les mesures autoritaires de réduction du budget de l'état, sans faire payer ceux qui se sont enrichis avec la social-démagogie, les popes, les fonctionnaires et les armateurs ( au sens large, ceux qui vont camoufler leurs bénéfices en Suisse...), et nous préconisions sa sortie en douceur de l'Euro!
    Comme les soutes non cloisonnées du Titanic, la Grèce est en train de faire chavirer l'Europe toute entière, alors qu'il eut été si facile de cloisonner la Grèce, dès le début!
    Les responsables de ce scénario catastrophe sont les socio-démagogues Européens, qui imposent des mesures impopulaires, sans fixer d'objectifs, ni les conséquences, en cas de non respect de ces objectifs...
    Il est encore temps de le faire!
    Demander à la Grèce de réduire son déficit de 20% du PIB par an et la menacer d'une sortie de l'Euro si cet objectif n'est pas atteint!
    Vous verriez alors avec quel entrain les fonctionnaires grecs abandonneraient le travail au noir qui leur permet de se construire une maison aux frais du con-tribuable Européen, comment les popes trouveraient des revenus à leur immense capital foncier, et comment les armateurs rapatrieraient leur argent...

  • Par Darkmaninof - 13/06/2013 - 12:34 - Signaler un abus Hold Ups répétés et

    perpétrés avec l'aval et le consentement des différents gouvernements concernés .Ces élus qui œuvrent ouvertement à l'encontre des intérêt de ceux là mêmes qui les ont élus,sont-ils encore légitimes ?

  • Par ANOUSHKA35 - 13/06/2013 - 12:33 - Signaler un abus Les bons payeurs vont-ils déclarer forfait???

    Saints contribuables, priez pour votre pouvoir d'achat!!!
    Virenque disait "on m'a menti à mon insu" sans rire vous l'aviez vu venir vous que c'était aux contribuables de payer pour toutes les Co... des politiques. Pour moi une banque doit assumer comme n'importe qui ses dettes. Aujourd'hui je me débat pour obtenir un tout petit prêt, et elles font tout un patacaisse pour le soit disant paiement du prêt. En plus question sovabilité je possède un bien qui vaut 1fois et demi ce que je désire acheter, alors où est le problème???
    Eh bien le problème c'est que je suis déclarée invalide. Oh pas au point d'être grabataire, ce qui en soit et contradictoirement est un empêcheur de tourner en rond. Si j'étais sous assistance 24/24 H avec besoin d'une infirmière pour exister, si je devais vivre sous la responsabilité d'une personne qui me prendrait en charge pour les actes les plus simples de la vie, alors j'aurais droit à une aide.
    C'est la même chose pour la Grêce, sans doute les politiques n'ont pas trouvé la Grèce suffisamment handicapée pour lui donner le bon remède.
    Saint euro merci d'avoir emputer tous les européens de leur pouvoir d'achat............. Je suis désespérée

  • Par shaï - 13/06/2013 - 11:55 - Signaler un abus La fausse monnaie ?

    (Ou la planche à billets et autres combines) Elle date de plusieurs siècles, fabriquée par des états ou des particuliers. Les chèques sans provisions que tirent les états ou les particuliers ? Ca date plutôt, aussi. Ca passe, plutôt bien, depuis presque un siècle. Ca cassera, un jour et une majorité de petits, moyens et gros plongeront, raides lessivés.
    Les politiques et leurs satellites, eux, continueront de vivre, bien à l'aise. On parie ?
    A-t-on la mémoire si courte pour avoir oublié quels ont été les responsables de LA grande crise ? A-t-on oublié quelle a été LA solution ?
    1929 - 1945, entretemps, quelques dizaines de millions de morts plus ou moins violentes. Qui s'en souvient, qui s'en soucie ? La Bourse, elle, continue de prospérer, l'Europe de se pavaner au bras des MEDEF, FMI et autres nantis.
    Pour l'instant, le "peuple" surnage. A coups de RSA, de petites ou grosses combines, à coups de courages aussi - se lever tôt et bosser dur - grâce aux élections et aux présidents qui promettent sans pudeur ni risques, de rêver. Mais le jour où le "peuple" se réveillera en vomissant sa télé, les mensonges de ses élus ? Le peuple, des prolo aux honnêtes bourgeois... Un rêve ?.

  • Par slavkov - 13/06/2013 - 11:31 - Signaler un abus déjà vu

    ... ils n’ont aucunement l’intention de rendre aux peuples leur souveraineté - chacun qui propose et qui pense différemment que les marchés financiers jouent contre les peuples est systématiquement diffamé, lynché médiatiquement et politiquement, tant qu'on se laisse faire .....

  • Par Equilibre - 13/06/2013 - 11:08 - Signaler un abus Le neuro, cette religion à créer des problèmes que l'on

    n'aurait pas eu à résoudre, s'il n'avait pas existé.
    Nos zelites mondialistes ont posé la croix finale de notre fin.
    Morts et enterrés.
    .
    Olivier Demeulenaere est juste.
    François Lenglet démontre qu'il est bipolaire, écrit et dit des choses différentes suivant le support et la personne en face de lui.
    Rappelons que les QE , pour une bonne partie, sont une planche à billet en monnaie centrale contre échange de titres.

  • Par BA - 13/06/2013 - 11:06 - Signaler un abus Il n'y a pas que la Grèce qui est en faillite.

    Un Etat qui fait faillite, c'est possible.
    On s'est habitué à l'idée que les Etats remboursent toujours leurs dettes. Mais l'Histoire regorge de cas où cela n'a pas été le cas. Même la rigueur allemande a parfois été prise en défaut.
    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/un-etat-qui-fait-faillite--c-est-possible--123131635.html
    Au total, l'Allemagne s'est déclarée en défaut de paiement 8 fois (et non pas 7 fois comme il est écrit dans l'article ci-dessus).
    Dans les années qui viennent, quels sont les six premiers Etats européens qui vont se déclarer en défaut de paiement ?
    1- Médaille d'or : la Grèce. Dette publique de 303,918 milliards d'euros, soit 156,9 % du PIB.
    2- Médaille d'argent : l'Italie. Dette publique de 1988,658 milliards d'euros, soit 127 % du PIB.
    3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 204,485 milliards d'euros, soit 123,6 % du PIB.
    4- Irlande : dette publique de 192,461 milliards d'euros, soit 117,6 % du PIB.
    5- Belgique : dette publique de 375,389 milliards d'euros, soit 99,6 % du PIB.
    6- France : dette publique de 1833,810 milliards d'euros, soit 90,2 % du PIB.

  • Par Gérard Couvert - 13/06/2013 - 11:04 - Signaler un abus au rancart

    tous les politiques, tous les banquiers, tous les commentateurs qui depuis des lustres nous bassinent avec l'Europe, l'Euro, le libéralisme financier, la mondialisation sont co-responsables du désastre, social, économique et civilisationel. Il faut les virer coute que coute.
    Ne pas oublier que Nicolas Dupont-Aignan dit depuis 2002 que le chemin suivi est suicidaire.

  • Par Thomas Bishop-Garnier - 13/06/2013 - 11:00 - Signaler un abus Après l'arnaque, le hold-up du siècle !

    Pour commencer, l'un des intervenants de cet article fait parti de ceux qui défendent les actions de cette "troika" à l'encontre de la Grèce et donc de ce hold-up scandaleux vis à vis des Européens, de tous les Européens.
    Et il ne se rend certainement pas compte que les mesures d’économies budgétaires de France Télévision pourraient ... le concerner, avec la suppression de ses interventions télévisuelles.
    Mais pour en revenir au sujet, force est de constater que cette fameuse "bande des trois" a réalisé un véritable "braquage du siècle" en rançonnant les contribuables européens, l'ensemble des contribuables et même ceux des etat-membres de l'UE, mais qui sont en dehors de la zone-euro, via un ensemble de nouvelles taxes et de nouveaux impôts.
    Le pire étant que cette situation d'hyper-endettement ne date pas de cette année mais depuis plus de 30 ans, d'abord dans le cadre du "système monétaire européen" et maintenant de la zone-euro.

  • Par Benvoyons - 13/06/2013 - 10:38 - Signaler un abus Voila un belle article fait avec une Game boy Miracle.

    Refaire l'histoire avec des données nouvelles n'existant pas au moment des décisions, ne prouve pas que les élucubrations des deux Journalistes, aussi bon qu'ils puissent être, auraient été une réussites.
    En plus Faire croire que ceux qui était aux manettes n'ont pas utilisé d'autres hypothèses et non pas fait travailler les gros calculateurs pour valider les différentes hypothèses, est de la désinformation.
    Il est toujours plus facile de refaire le monde que de le faire.

  • Par vangog - 13/06/2013 - 10:28 - Signaler un abus Les responsables? La triplette Mitterrand-Delors-Lamy

    qui a créé un monstre sans tête Européen, un Euro sans socle fiscal ni social, sans exiger des entrants l'harmonisation fiscale et sociale nécessaire, sans frontières ni embryon d'armée européenne, pour satisfaire aux écolo-pacifistes de l'ultra gauche réactionnaire, mais avec des transferts monstrueux du budget Européen vers les socio-démagogues irresponsables et corrompus des pays sudistes (pour que la TV publique Grecque puisse payer sa pléthore journalistique inutile...).
    Le résultat? On préfère sauver les banques, qui se sont habilement rendues "too big to fail", pour transférer tout risque sur le con-tribuable Européen, qui a toujours été "too fool to fail", sans jamais sanctionner ni les mauvais prêteurs, ni les socio-démagogues Européens.
    Quand l'Europe sera morte, les con-tribuables seront-ils à même de juger ces irresponsables?

  • Par Ganesha - 13/06/2013 - 10:10 - Signaler un abus François Lenglet

    Surprenant et rafraîchissant : pour une fois François Lenglet nous présente des idées relativement raisonnables... Evidemment, il ne va pas jusqu'à nous expliquer que tout le système actuel est bâti pour permettre aux "grands investisseurs" d'obtenir 15% d'intérêt par an de leurs placements dans les paradis fiscaux...
    Quant aux commentateurs habituels, j'attends avec impatience celui qui viendra nous expliquer que le problème réel, c'est le nombre excessif et les salaires astronomiques accordés aux dames qui servent les repas à nos enfants dans nos écoles publiques...

  • Par laïcité - 13/06/2013 - 10:10 - Signaler un abus entre les deux commentateurs, il n'y a pas photo !

    J'apprécie beaucoup Olivier Demeulenaere par contre je n'ai que mépris pour Lenglet depuis que ce type a osé mentir de façon éhonté, droit dans les yeux à la façon d'un Cahuzac, face à Marine Le Pen, en affirmant que les Etats-Unis ne faisaient pas marcher la "planche à billets"!!!!...Alors que la FED ne faisait que cela !...Ben Bernanke, surnommé Hélicopter-Ben, crée aujourd'hui 85 milliards de nouveaux dollars par mois....et tout ça à partir de rien!...C'est merveilleux, Bernanke a trouvé la recette miracle qui va éponger toutes les dettes et rendre tout le monde riche!....Se transformer en faux-monnayeur, il fallait y penser!....Et l'Angleterre, le Japon (depuis de nombreuses années déjà ) et maintenant la BCE ont trouvé le procédé tellement génial qu'ils se sont mis eux-aussi à fabriquer de la fausse-monnaie!...Tout ça bien sûr, n'est qu'une immense fuite en avant. Ce jour-là, sur le plateau de Pujadas, Mme Le Pen a raté une occasion historique de ridiculiser le "spécialiste en économie" de France 2 !!!!!!

  • Par 34groutcho - 13/06/2013 - 09:56 - Signaler un abus une décision (2)

    Je continue de penser que l'Euro aurait du avoir, au change, le tiers voire le quart de la valeur qui lui a été attribuée face aux monnaies des pays qui l'ont constitué. La consommation aurait continuée sur ces bases de même que les échanges import-export. Sortir maintenant un pays, quel qu'il soit, reviendrait à le sacrifier encore plus à cet autel de la dette dont les banques sont si friandes. Je crois plutôt à un profond réajustement des monnaies Euro, dollar et surtout Yuan chinois.

  • Par utopie - 13/06/2013 - 09:55 - Signaler un abus troika européenne

    J'espère que c'est de l'humour lorsque vous dites "comme Paris aide la Lozère ou la Corrèze . Les subventions ou dotations, financées par les français vont surtout vers les banlieues(plus de rentrées fiscales, car ceux qui payaient ont fui) sous le nom de" politique de la ville" afin d'aider les pauvres défavorisés roulant en BNW . La Lozère, la Creuse etc,etc pourtant très pauvres mais silencieuses reçoivent très peu d'aides, mieux l'état s'en moque .

  • Par 34groutcho - 13/06/2013 - 09:46 - Signaler un abus une décision

    On pourrait dire que les contribuables que nous sommes et qui payons grassement ce système établi par les politiques sont les actionnaires de la société "Europe". La décision que doivent prendre ces actionnaires serait -non pas de sortir- mais de remettre à niveau cette monnaie qui, à sa création, a été sur-évaluée de manière considérable. Au point que la valeur marchande des produits de consommation a prise, elle aussi une ascension technique qui a spoliés chaque foyer qui avaient des salaires, pensions et autres au même niveau qu'antérieurement à la constitution de la zone Euro. Celle-ci, par ailleurs n'aurait jamais dû comprendre tant de membres (27) alors que seuls 6 avaient une économie d'une certaine fiabilité. Tous les autres n'étant que des dévoreurs de subventions.

  • Par sianabog - 13/06/2013 - 09:40 - Signaler un abus La réalité

    La troïka est au service des "plouto-dominationistes" , version modernisée des impérialistes qui contrôlent les gouvernement dits démocratiques.
    Une démocratie qui permet d'être député quand seulement 7 % des inscrits ont participé au vote n'est pas une démocratie

  • Par Atlante13 - 13/06/2013 - 09:08 - Signaler un abus Vous oubliez les vrais responsables

    les hommes politiques qui nous gouvernent, tous ces ripoux qui s'engraissent allègrement sur notre dos, qui dépensent sans compter et sans scrupules l'argent des contribuables, et qui s'offusquent qu'on ose leur demander des comptes.
    Tant qu'on votera pour ça, on aura ce qu'on mérite.

  • Par Gégé Foufou - 13/06/2013 - 08:54 - Signaler un abus Tiens ils sont où

    ceux qui disaient que le F.N. était fou de prôner la sortie de l'Euro dans le calme et la concertation ????

  • Par Guff - 13/06/2013 - 08:35 - Signaler un abus Le Rien-Etat.

    Il faut souligner que la crise est d'origine privée. Que les états ne sont pour que pour peu dans cette pharaonique plongée...Responsable, la non solvabilité d' emprunteurs privés, en masse . Il est amusant de faire constater cela à tous ces partisans du Rien-Etat. C'est après coup que le contribuable se vit solliciter! Et c'est pas fini; Tout "argent" est public...

  • Par Laulau - 13/06/2013 - 07:57 - Signaler un abus Hold up ?

    Dans un hold up, l'état par sa police intervient ou bien tente d'intervenir pour arrêter les coupables. Non ici il ne s'agit pas de hold up mais d'escroquerie, les politiques qui "braquent" les contribuables ne sont que sont les complices des banquiers.

François Lenglet et Olivier Demeulenaere

François Lenglet officie depuis 2012 sur la chaîne France 2 où il dirige le service France. Il est également éditorialiste dans l'hebdomadaire Le Point.

Olivier Demeulenaere est journaliste économique et financier. Il a étudié à l’Ecole normale supérieure et est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris.

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