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Attention débat piégé : pourquoi la France flirte dangereusement avec le déclenchement d’une nouvelle guerre généralisée sur la laïcité

Alors que la polémique enfle entre le Premier ministre et Jean-Louis Bianco à propos de la "nature" de la laïcité, sa stricte application pourrait bien servir à lutter également contre la résurgence du discours chrétien dans l'espace public.

Effet incontrôlable

Publié le - Mis à jour le 22 Janvier 2016
Attention débat piégé : pourquoi la France flirte dangereusement avec le déclenchement d’une nouvelle guerre généralisée sur la laïcité

Atlantico : Depuis plusieurs jours, le torchon brûle entre Manuel Valls et Jean-Louis Bianco, président de l'Observatoire de la laïcité à propos de la "nature" de la laïcité. Si le premier la souhaite "intransigeante", dirigée contre le communautarisme, l'autre se voit apaisante et ouverte. Comment décririez-vous ces deux interprétations de la laïcité ? Ce clivage est-il vraiment circonscrit à la gauche, comme l'a rappelé Jean-Louis Bianco ?

Yohann Rimokh : Vous me permettrez de commencer par un détail, fort révélateur de ce qu’est cette interminable polémique, détail qui figure au quatrième point du "communiqué de presse" publié par "le Président de l’Observatoire de la laïcité" : ce dernier indique que "sur le plan humain", il aurait souhaité un entretien préalable avec le Premier ministre.

Je m’y suis repris à plusieurs fois : voir une institution tenter de ramener une autre institution "sur un plan humain" est tout de même digne d’une fable de La Fontaine. Que vient faire ici les desiderata du président ? N’y a-t-il plus aucune séparation entre l’expression des sentiments d’une personne et celle des tâches de sa fonction ?

Pour en revenir à votre question, cette polémique dépasse largement le clivage droite-gauche. Puisqu’il faut observer les choses du point de vue politique, il paraît assez clair qu’il y a d’un côté ceux qui prennent acte du poids de l’électorat musulman en France et qui forcent et violent la loi de 1905 et ses travaux parlementaires depuis des dizaines d’années ; ceux-là sont majoritaires, ils ont raflé la mise à tous les niveaux. Ils avancent masqués, aux cris de "neutralité ! égalité !" ; ils ont un génie incontestable, c’est celui de la formule, mêlée d’antiracisme, mâtinée de droit de l’hommisme : Bianco et ses "accommodements", Tuot et sa "société inclusive" ; Cambadélis et sa "fraternité laïque". Ils sont les "progressistes", ceux qui veulent que la société "progresse", qu’elle se coupe définitivement de ses racines chrétiennes, c’est-à-dire qu’elle vogue vers d’autres cieux. La laïcité doit, selon eux, s’adapter à la présence de l’Islam : elle doit tolérer que des subventions publiques financent des mosquées, que des pays étrangers interviennent dans ce débat, que des horaires séparés soient imposés aux piscines municipales ou que des repas confessionnels soient servis dans les cantines publiques.

De l’autre côté, il reste quelques personnalités, extrêmement minoritaires, particulièrement isolées qui, bravant les interdits rhétoriques, osent critiquer les positions de l’autre camp. Malika Sorel, Elisabeth Badinter en sont des courageuses représentantes.

La chose la plus étonnante de ce débat reste l’état d’indifférence totale dans lequel la loi de 1905 se trouve. Aucun de ces deux camps ne paraît s’inspirer de ses dispositions, pourtant claires, et de ses travaux parlementaires, pourtant dénués de toute ambiguïté. Au sens de la loi, la laïcité n’est pas une neutralité. Elle n’est pas une égalité de tous les cultes. Cette loi n’est rien d’autre qu’un échange de bons procédés entre l’Eglise et l’Etat, déjà séparés (de facto) depuis le Concordat : l’Eglise reste en dehors des sphères étatiques en contrepartie de quoi l’Etat lui garantit sa place dans la société civile en la finançant. Aux termes de la loi de 1905, il n’y a que le culte catholique qui puisse être financé par l’Etat.

Par ailleurs, un groupe de sénateurs radicaux a déposé mi-décembre une proposition de loi destinée à inscrire les "principes" de la loi de 1905 dans la Constitution. Ils défendent l’intérêt de leur proposition par les problèmes suscités par la présence de l’islam dans l’espace public. Pourquoi la loi de 1905 a-t-elle été élaborée, était-elle prévue pour s'appliquer à toutes les religions ou s'agissait-il plutôt de "sur-mesure" pour le catholicisme ?

Philippe Levillain : La loi de 1905 est avant tout une loi établissant la rupture su Concordat de 1801 qui accordait aux deux parties contractantes - l'Eglise, catholique au demeurant, et l'Etat,  des avantages en matière d'exercice et et de police des cultes.Le principe en avait été posé dans le Programme de Belleville par le Parti radical dès 1869. En arrière de cette rupture, il s'agissait d'en venir à une République raisonnable, fille des Lumières et de la Révolution, qui dégage l'esprit républicain de toute attache à une religion , quelle qu'elle soit.La religion catholique, dans le Concordat, était reconnue comme celle de la majorité des Français. La Séparation fut maj vécue par les catholiques qui refusèrent de constituer des Associations cultuelles, à la différence des Protestants et des  Français de confession judaïque. Mais certains Républicains, tel Briand, n'y étaient guère favorables, préférant l''application stricte du Concordat à sa rupture. Un étonnant apaisement religieux fut suscité par la Première Guerre mondiale, même si l'anticléricalisme continuait à prospérer. Aujourd'hui, la présence très prégnante  de l'Islam, religion de stricte observance dans une nation où la religion catholique concerne moins de 14% des Français, pose un problème voisin de celui de 1905, sauf que l'Islam n'offre guère prise à l'autorité de l'Etat. L'inscription du principe de la laicité dans la Constitution, sous la formule du respect  et de la frontère, aurait pour but d'éviter des accomodements locaux au cas par cas.Et de pouvoir déclarer certaines pratiques comme anti constitutionnelles. Le texte est délicat à produire.

Christophe Bellon : La loi de 1905 est une loi de pacification. Elle règle donc le conflit entre les Eglises et l'Etat, plus qu'elle ne l'attise. Ceci car elle revêt un caractère libéral, établissant le nouveau régime des Cultes post-concordataire. Ce caractère libéral est fondé sur un équilibre juridique subtil: la République assure la liberté de conscience (liberté de croire ou de ne pas croire); elle garantit le libre exercice du culte (l'Etat est garant du bon fonctionnement des cultes), le tout dans le respect de l'ordre public. Ces principes, qui forment l'article 1er de la loi, sont complétés par la suppression du budget des cultes, ce qui témoigne d'une séparation libérale certes, mais aussi d'une séparation complète (contrairement aux radicaux de l'époque, proches d'Emile Combes, qui voulaient une fausse séparation, voire la conservation du Concordat pour mieux contrôler l'Eglise). Ces principes-là (titre 1er de la loi) ne peuvent être discutés, sinon au risque de la mise en place d'un nouveau régime des cultes qui ne serait plus la Séparation. 

La loi de 1905, qui permet le passage d'un régime des cultes reconnus à un régime des "religions connues", ne mentionne pas explicitement les religions auxquelles elle s'adresse. Si bien qu'elle est applicable à l'islam comme elle l'est aux anciens cultes reconnus que sont l'Eglise catholique, les deux protestantismes et la religion juive. Il est vrai que trois autres lois (2 janvier 1907; 28 mars 1907 et 13 avril 1908) ont été nécessaires pour appliquer complètement la loi aux catholiques qui, un temps, s'étaient opposés au régime de Séparation lors des Inventaires, au début de 1906. En soi, l'Etat a fait plus d'effort d'adaptation et de libéralisme vis-à-vis de l'Eglise catholique (il existe donc bien une forme de "sur-mesure laïque" vis-à-vis de l'Eglise catholique). Les autres religions étant largement séparatistes. Mais ce "sur-mesure laïque", grâce à la souplesse de la loi de 1905, permet quand même, d'appliquer la loi aussi à l'islam (malgré une application très difficile en Algérie, dès 1907). 

La loi devait donc répondre aux combats menés depuis la Révolution française entre les Eglises et l'Etat et accompagner la politique laïque mise en place par les républicains dès 1879. L'escalade vers la Séparation commence avec les lois Ferry sur l'école, se poursuivent avec la législation très opposée aux congrégations religieuses. Cette tension culmine au moment de l'Affaire Dreyfus. Les élections de 1902 renforcent encore cette politique qui conduit à la rupture des relations avec le Saint-Siège en juillet 1904, puis à la Séparation. Cette dernière sera cependant libérale, comme indiqué plus haut, grâce notamment à une alliance politique et sur le fond entre le centre gauche, les socialistes réformistes de Jean Jaurès et le centre droit modéré. Le tout conduit par le talent politique et oratoire d'Aristide Briand, rapporteur de la loi. 

Dans les débats, les oppositions portaient essentiellement sur l'intensité du caractère de séparation: l'extrême gauche souhaitait presque la suppression des Eglises et de l'Etat; la droite royaliste, bonapartiste et légitimiste, espérait conserver, via le Concordat, l'influence de l'Eglise dans la société. L'alliance majoritaire évoquée, qui finalement l'emporte, souhaite avant tout une Eglise libre dans un Etat libre et une Séparation modérée. Les discussions sont passionnées sur l'article 4 qui organise la dévolution des biens d'Eglises aux associations cultuelles. Grâce à Jaurès et à Briand, mais aussi à un centre droit qui accepte cette philosophie, la hiérarchie des Eglises est officieusement reconnue. D'autres débats, plus marginaux, passionnent l'hémicycle comme la proposition d'interdiction du port du costume ecclésiastique, proposition qui sera rejetée. 

Grâce à ce libéralisme, la loi pourra être appliquée. 

La constitution de notre Cinquième République mentionne aujourd'hui le caractère laïque de la République. Constitutionnaliser la loi de 1905, outre la difficulté politique (quelle majorité sur cette question?), aurait pour conséquence majeure de figer le caractère principal de la loi, si nécessaire depuis un siècle: sa souplesse. Si la loi de 1905 est appliquée convenablement, quitte à la réformer à la marge (hors titre 1er) comme on l'a fait depuis à plusieurs reprises, rien ne sert donc de lui donner un caractère constitutionnel.

 
Commentaires

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  • Par cloette - 21/01/2016 - 09:13 - Signaler un abus Le seul probleme

    c'est celui des voiles burkas et autres niqabs , qui sont symboliques d'autre chose , la laïcité est un faux probleme, c'est le nombre de ces voiles qui gêne , ne pas le dire est hypocrite . Les kippas , les bures oranges des bouddhistes et les cornettes des bonnes sœurs n'ont jamais fait débat .

  • Par pale rider - 21/01/2016 - 09:40 - Signaler un abus " Pour que cela change, il faudrait que l’islam soit mis dans

    une autre boîte conceptuelle" : point tout à fait pertinent . L'islam majoritaire a vocation politique et c'est bien pour cela qu'il entre en lutte frontale avec nos valeurs

  • Par Lafayette 68 - 21/01/2016 - 09:42 - Signaler un abus @cloette

    lu et approuvé . Où sont les républicains socialistes et rad-socs type 1905 qui ne s'embarrassaient pas avec les catholiques . Mais il y a des voix à prendre dans le contexte que vous connaissez avec une certaine religion...

  • Par Gordion - 21/01/2016 - 09:59 - Signaler un abus Bonnes analyses de MM. Rimokh et d'Iribarne

    ..classe politique sous anesthésie du politiquement correct ...l'slam est un mode de pensée civilisationnel qui ne distingue pas le politique du spirituel. La question concomitante sur la primauté de la loi sur la foi a sa réponse ici.....l'islam n'est pas compatible avec la démocratie. Très très inquiétant pour l'avenir!

  • Par pierre de robion - 21/01/2016 - 10:21 - Signaler un abus Voeu pieux?

    Le jour où al-Azhar publiera le hadith prescrivant "il faut rendre à Sissi ce qui appartient à l'Egypte, et à Allah ce qui appartient à Dieu", et ordonnera à tous les Croyants de l'Oumma de faire pareil avec le régime politique du pays où ils résident, un grand pas sera accompli dans la solution de l'Islam dans la Démocratie au sens où nous l'entendons! Mais on risque d'attendre longtemps!

  • Par REVERJOVIAL - 21/01/2016 - 10:28 - Signaler un abus Islam et politique

    L'islam est par principe une religion politique, le Calife détient le pouvoir spirituel et politique comme successeur de Mahomet il n'y pas de séparation entre les 2 puisque le Prophète les cumule dés l'origine. Ce qui amène à une constatation fondamentale, elle est une religion totale qui gère tout les aspect de la vie du croyant, en contradiction permanente avec nos valeurs occidentales qui ont permis l'éclosion de la démocratie et du progrès par la séparation des 2 pouvoirs à l'origine de notre civilisation, même si la lutte pour ces idéaux a été long et difficile en Europe. Il suffit de voir l'état du monde musulman qui ne fait plus de progrès depuis plus de 4 siècles pour voir les dégâts de cette religion.

  • Par Anguerrand - 21/01/2016 - 10:40 - Signaler un abus Suppression de tout signe religieux dans la totalité

    de l'espace publique. Kipa, burqa, niqab, voiles, etc, c'est cela la vraie laïcité. Je suis totalement d'accord avec Lafayette 68 09:42. la gauche, déjà à l'époque n'a pas eu les memes scrupules avec l'Eglise. Elle a meme annexée en 1905, les églises qu'elle se fait un plaisir de ne pas entretenir avant de les raser. Pour les mosqueés l'état fait le contraire il aide les associations culturelles musulmane qui par miracle deviennent des mosqueés. Je ne veut pas de cette France ou l'on arbore des signes religieux qui sont facteurs de violence qui peut affirmer le contraire? et ou l'on efface de plus en plus les racines chrétiennes de notre pays ( même si l'on est pas croyant ces racines ont façonné ce que nous sommes)

  • Par zouk - 21/01/2016 - 10:41 - Signaler un abus Laïcité

    La loi de 1905 réalisait un équilibre entre les christianismes (+ judaïsme) et l'Etat. L'idéologie anti-raciste, multipliée par la franc maçonnerie, se transforme clairement en anti-christianisme,(pourtant l'histoire et la construction de la France) matiné d'anti-sionisme, faux nez de l'anti-sémitisme. Cherchons nous à détruire la personnalité de notre pays? Les idéologies à la mode vont nous y conduire sans retour. Alors que la loi de 1905 pourrait, mieux comprise, accommoder l'Islam à côté des christianismes et du judaïsme, et apaiser toutes les tensions. Mais une fois de plus les idéologies XIX° siècle du PS s'imposent et refusent le débat.

  • Par Frédéric Bastiat - 21/01/2016 - 10:46 - Signaler un abus L'islam n'est pas une religion comme les autres

    Quelques principes fondamentaux supportent notre vivre ensemble dans la république française : L’égalité en droits de l’homme et de la femme La liberté de conscience, c’est-à-dire le droit de croire, de ne pas croire, de choisir sa religion et d’en changer La liberté d’expression qui supprime le délit de blasphème parce que ce sont les religieux eux-mêmes qui définissent le blasphème et sa peine : la mort pour une caricature. La primauté de la loi civile sur la loi religieuse, ce que réfute la Charia. Alors que les autres religions le font Je doute que les Islamistes acceptent de respecter ces principes, ce qu’ils ne font nulle part là où ils sont au pouvoir.

  • Par Jean-Benoist - 21/01/2016 - 11:15 - Signaler un abus Oui l'islam

    qui impose aux femmes de porter le voile en signe de soumission, de séparer les hommes et les femmes pour les horaires piscine; l'accouchement par des femmes est une religion rétrograde qui n'a pas sa place dans notre pays libre démocratique et la¨ci. Si l'Islam ne se réforme pas, que cette religion soit déclarée anti laïque et anti-démocartique

  • Par pasdesp - 21/01/2016 - 11:56 - Signaler un abus Retour en arriere;

    L'Islam générateur de débats d'un autre age: La laicité, l'égalité hommes/femmes. Mais quand les politiques pourront ils faire fi de leurs interets (leurs réelections) et dire fermement non à toutes les demandes rétrogrades pour le bien commun.

  • Par rescapi - 21/01/2016 - 12:35 - Signaler un abus Hum!

    La "grande majoré des musulmans" de France sont très gentils. Ils ne font pas de bruit, ne nous demande pas de nous intégrer et sont très pieux. Leur religion est Amour. Nous les stigmatisons sans cesse. Nous embêtent-ils, eux si discrets? Leur État islamique politique en France, entre eux, n'est pas encore tout à fait achevé mais fonctionne déjà très bien. A méditer!

  • Par Leucate - 21/01/2016 - 13:03 - Signaler un abus La grande différence

    Comme le dit Philippe d'Irisante, "La foi chrétienne vise à transformer les âmes, elle donne une place centrale à l’esprit par rapport à la lettre." Et pour cause, Le Christ n'a jamais été un "Législateur", toutes nos lois sont romaines et barbares, atténuées par la morale chrétienne gommant au fil des siècles ce qu'elles avaient de cruel. C'est la différence fondamentale avec l'Islam qui est une religion, une morale mais aussi et surtout un code civil et pénal et qui, politiquement, ne connaît pas la séparation entre le spirituel et le profane (en langage moderne, entre le politique et le religieux). D'où la tendance du musulman à ne pas reconnaître et prêter allégeance à toute autorité qui ne serait pas islamique et à ne reconnaître comme droits de l'Homme que ce qui figure dans le Coran et la tradition, selon le principe énoncé par la Conférence Islamique: ""..ces droits se présentent comme des droits éternels qui ne sauraient supporter suppression ou rectification, abrogation ou invalidation. Ce sont des droits qui ont été définis par le Créateur -à lui la louange!- et aucune créature humaine, quelle qu'elle soit, n'a le droit de les invalider ou de s'y attaquer.""

  • Par vangog - 21/01/2016 - 13:15 - Signaler un abus Les racines chrétiennes de la France doivent être mises

    en avant par rapport à toute autre religion, qui ne peut pas être à égalité avec elle. La religion musulmane est semi-politique, ce qui lui confère un handicap, car elle ne peut être financée dans le cadre de la loi de 1905. Les autres religions n'ont pas demandé à être financées, d'ailleurs! Les baux emphytéotiques offerts abusivment par les mairies sont des atteintes aux lois de la République, comme le non-respect des lois sur le voile et les discriminations exigées par les musulmans. Tout cela cessera lorsque le front National aura rendu son pouvoir au peuple de France!

  • Par lasenorita - 21/01/2016 - 13:39 - Signaler un abus Intégration et laïcité.

    ''L'intégration de la communauté musulmane est pratiquement impossible'' a dit le président tchèque Milos Zeman...nous avons, d'un côté, des citoyens non-musulmans qui ont un code laïc et, d'un autre côté, les musulmans ayant un code religieux (le Coran) qui refusent de se soumettre aux lois laïques: piscine pour les femmes, pas de docteur homme pour les musulmanes, etc...etc...

  • Par lasenorita - 21/01/2016 - 13:45 - Signaler un abus Les musulmans doivent RESTER dans ''leur'' pays.

    Les Syriens doivent RESTER dans leur pays pour le défendre!...Les fellaghas ont chassé d'Algérie TOUS les non-musulmans et leur ont volé leurs biens...maintenant, les membres du F.L.N. (les anciens fellaghas)viennent chez nous et achètent des appartements dans nos villes françaises, voir le livre ''Paris-Alger une histoire passionnelle'' de Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet... ...

  • Par tubixray - 21/01/2016 - 14:22 - Signaler un abus Pour ces gens là ....

    .... laïcité = opposition à toute tradition chrétienne ou judaïque et compromission à outrance avec l'islam .... pire avec les islamistes......

  • Par Leucate - 21/01/2016 - 15:06 - Signaler un abus Le RP Brucberger

    Ce dominicain d'origine autrichienne, également auteur (le Dialogue des Carmélites) servit en 39/40 dans le Corps Franc Agnely-Darnand et fut l'ami de ce dernier qu'il accompagna en 1945 devant le peloton d'exécution. Après 1940, devenu résistant, il fut d'ailleurs surnommé "l'aumônier de la résistance". 0 la libération, il fut aumônier des prisons où s'entassaient les collaborateurs, puis aumônier à la Légion Etrangère au Maroc où il fit connaissance de l'Islam. D'où sa réflexion en tant que prêtre et donc connaisseur en théologie sur cette religion que chacun devrait méditer. ""“L'Islam est absence de contestation intérieure, c'est sa force et sa faiblesse. La possibilité même d'une contestation est blasphématoire. C'est un système sphérique parfait, hermétiquement clos sur lui-même. Il ne laisse au contestataire d'autre choix que d'être conquis et assimilé ou de se battre. Charles Martel est la seule réponse adéquate à l'Islam""

  • Par Mike Desmots - 21/01/2016 - 16:16 - Signaler un abus Faut abroger la loi de 1905 crée pour lutter contre l' Eglise

    110 ans après ...l'on constate ...que la laïcité est une 2ème religion ,instrumentalisée par les marxo/socialistes ...au profit d'une 3ème religion ...Il serait vital , que l'état ne se mêle plus des religions ...! et quelles soient soumises, au droit civil commun ,qui régit les sociétés anonymes , avec une fiscalité nulle ,pour les actifs immobilier et mobilier existant depuis plus de 100 ans...afin de préserver notre patrimoine judéo/chrétien ....

  • Par Mike Desmots - 21/01/2016 - 16:25 - Signaler un abus En ce jour de souvenir de l'assassinat de Louis XVI..

    Par la guillotine aux mains d'irresponsables incultes , place Louis XV , maintenant appeler place de la Concorde ....Concorde ..? les méfaits, de cet " accident idéologique de la populace " est encore perceptible de nos jours...

  • Par Deudeuche - 21/01/2016 - 16:59 - Signaler un abus La France a besoin de plus de chretiens et

    De moins de musulmans ou d'athee. Mais cela ne se decrete pas. Solution; Aller au cours Alpha le plus proche.

  • Par J'accuse - 21/01/2016 - 17:57 - Signaler un abus Il n'y a pas de problème de laïcité

    Les laïcistes ne sont que des anti-religieux qui prennent prétexte de la loi de 1905 pour régler leurs comptes avec le christianisme; les islamistes veulent imposer des pratiques contraires à l'égalité et à la liberté, en pratiquant la soumission et la ségrégation des femmes, et en exigeant que les écoles se plient à la stricte observance de leur religion. Cela fait un siècle que la loi de 1905 est bien comprise et acceptée, et entrer dans ce débat, c'est faire le jeu de ceux qui veulent saper notre culture et notre histoire. Les premiers doivent se taire parce qu'ils n'ont rien de légitime à dire; les seconds doivent respecter l'égalité homme-femme et cesser d'exiger que la République se mette à genoux devant eux.

  • Par jurgio - 21/01/2016 - 23:22 - Signaler un abus La laïcité est une lubie ingouvernable

    Elle avait pour but de faire la part de l'autorité étatique et celle de l'Église. Puis on a admis de facto aujourd'hui qu'il faut la refouler, la « compresser » dans la sphère privée. La laïcité est ainsi devenue une sorte de persécution qui ne dit pas son nom. On peut même dire qu'elle figure pour ainsi dire le credo des athées. Mais le prosélytisme islamique vient d'apporter ses perturbations. La convention de 1905 et toutes les lois y afférant n'ont pas posé de problème tant qu'il y avait une religion sereine et dominante, la chrétienne, celle donc qui se rapprochait le plus de l'idéal « républicain » avec, entre autres, la fraternité, ciment indispensable d'une nation moderne. Le catholicisme s'était trouvé jadis imbriqué dans le pouvoir par des hasards historiques, sans l'avoir ciblé puisque l'idée n'appartenait pas à ses principes essentiels (« mon royaume n'est pas de ce monde...») mais peut-on en dire autant de toutes les autres ?

  • Par Gordion - 22/01/2016 - 04:07 - Signaler un abus @J'accuse

    ..vous rendez-vous compte des énormités que vous écrivez à propos des laïcs? "ils doivent se taire parce qu'ils n'ont rien de légitime à dire"?? Vous avez une conception de la liberté d'expression digne de Trotsky. Que faites-vous des agnostiques par ailleurs?

  • Par francis altier - 22/01/2016 - 05:33 - Signaler un abus LA VRAIE RELIGION

    La vérité est lumineuse dans le livre de Vincent Peillon " La révolution est pas terminée" le seuil 2008 "c'est une nouvelle renaissance, une transsubtantiation qui opère dans l'école et par l'école, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi" Au moins c'est clair, cet ancien ministre de l'éducation nationale veut une religion RELIGION d'ETAT le rêve des tous les francs maçons. Ne nous voilons pas la face. Il est loin Miterrand qui avait dit "le sacré est premier et décisif" Par ailleurs il prônait la transcendance.Enfin il rencontrait chaque année le Frère Roger de la communauté de Tézé De plus le retour du religieux toutes religions confondues et notamment celui du retour la religion catholique chez les jeunes et les managers . la violence du propos n'est pas seulement celui de Vincent Peillon , mias encore pire celle de l'ancienne ministre Filippeti " on ne bouffe pas assez de curés" La messe est dite ... ou presque. Najat Vallaud Belkacem actuelle ministre de l'éducation nationale a été membre du CCME Conseil de la Communauté Marocaine à l'Etranger qui a pour vocation le prosélytisme en faveur du Maroc et de l'islam

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Yohann Rimokh

Yohann Rimokh est avocat. Il est membre de l’Institut Famille & République et de l’Institut Vergennes.

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Christophe Bellon

Christophe Bellon est Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université catholique de Lille. Membre correspondant du Centre d’histoire de Sciences Po Paris, il est l'auteur de nombreux travaux sur l’histoire politique et parlementaire du religieux. Son dernier ouvrage paru : La République apaisée. Aristide Briand et les leçons politiques de la laïcité (1902-1919) aux Editions du Cerf, mars 2015, 2 volumes.

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Philippe Levillain

Philippe Levillain est professeur d'histoire contemporaine à l'université de Paris X-Nanterre, membre du Comité pontifical des Sciences.

 

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Philippe d'Iribarne

Diplômé de l'école X-Mines, Philippe d'Iribarne est directeur de recherche au CNRS spécialisé dans la diversité des cultures politiques. Auteur de quatorze ouvrages, dont L'islam devant la démocratie (Gallimard 2013), il a notamment travaillé pour le Secrétariat général de la Présidence de la République.

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