Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Samedi 03 Décembre 2016 | Créer un compte | Connexion
Extra

86% des sympathisants Modem se disent au centre mais seulement 58% des sympathisants UDI

EXCLUSIF - Alors que les militants de l'UDI votent jusqu'à ce jeudi 16 octobre pour élire leur président, le centre apparaît divisé en deux, selon un sondage Ifop pour Atlantico. D'un côté l'UDI, dont les sympathisants entendent rester au centre-droit et participer à une primaire avec l'UMP pour désigner le candidat à la prochaine présidentielle, et de l'autre le MoDem, partisan d'une indépendance totale.

Quand le centre penche à droite

Publié le - Mis à jour le 17 Octobre 2014
Info Atlantico
86% des sympathisants Modem se disent au centre mais seulement 58% des sympathisants UDI

François Bayrou, leader du MoDem. Crédit Reuters

Atlantico : Alors que 15 % des Français estimaient se situer au centre en septembre 2010, ils ne sont plus que 12 % quatre ans après. Comment analyser cette tendance à la baisse ? Pourquoi les Français se détournent progressivement du centre ?

Jérôme Fourquet : On est aux alentours de 15 % sur la période comprise entre septembre 2006 et septembre 2010, c’est-à-dire de la pré-présidentielle avec la dynamique de François Bayrou et le début quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le premier décrochage intervient en octobre 2012. Si on est actuellement à 12 % il y a encore toutefois un espace politique. Pour l’expliquer il y a d’une part les vicissitudes, les difficultés et les différentes évolutions concernant la trajectoire de François Bayrou qui est moins audible, mais aussi le fait que Jean-Louis Borloo soit pour l’instant hors course.

Le centre n’apparaît plus comme étant un courant incarné par une personnalité. On voit que la bataille pour la présidence de l’UDI ne passionne pas les foules et les leaders sont assez peu visibles. Autrement dit, c’est donc à la fois lié à la question du leadership mais aussi aux discours portés par les dirigeants. En 2007 François Bayrou est le premier à parler de la dette puis en 2012 il parle en premier du made in France. Le centre se fait alors entendre et porte des différences. Aujourd’hui on a le sentiment que le centre est atone. O l’a vu aux dernières européennes : alors que ce scrutin est traditionnellement plutôt faste pour les centristes, ces derniers ont eu cette fois du mal à organiser le débat et faire des propositions.

A LIRE AUSSI-4 candidats pour l’UDI : les idées qui pourraient permettre la reconstruction d’un centre fort

 

Cliquez sur les images pour les agrandir

Si 36 % des sympathisants UDI s’estiment à droite, seulement 8 % des sympathisants MoDem disent la même chose. En quoi peut-on dire qu’il y a des différences notables entre les deux partis centristes qui ont pourtant présenté des listes communes lors des dernières européennes ? Alors que 86 % des sympathisants du MoDem se disent au centre mais seulement 58 % des sympathisants UDI en quoi peut-on aussi dire qu’ils ont une conception différente de ce qu’est le centre ?

Le centre est en mal de leader identifié mais aussi d’une structure qui permettrait de rassembler les centristes. Depuis l’explosion de l’UDF et la création de l’UMP mais aussi en raison du parcours de François Bayrou il est difficile de se repérer. Il existe donc deux formations et deux familles politiques qui ont des électorats différents.  Même s’ils font liste commune lors des européennes et que les deux électorats partagent le même avis sur l’Europe il y a pourtant des différences claires. A l’UDI il y a autant de centristes qu’au MoDem mais le centre de gravité de l’UDI est clairement le centre-droit.

Comment expliquer que le centre compte globalement moins d’actifs que les personnes votant à gauche et à droite ?

Il faut bien faire la distinction entre l’électorat du MoDem et celui de l’UDI. Sociologiquement parlement les gens qui se placent au centre sont assez peu typés car cela agrège des gens du MoDem plus actifs et ceux de l’UDI plus inactifs et plus retraités. Au final cela donne un profil dans la moyenne. La ligne de frontière est donc nette en termes générationnel et en termes de positionnement sur l’échelle gauche-droite : l’électorat MoDem est plus jeune et plus au centre tandis que celui de l’UDI est plus âgé et plus à droite. Ce sont les deux visages du centre.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par ISABLEUE - 15/10/2014 - 10:55 - Signaler un abus La bestiole sur la photo

    traitre traitre traitre !! Il n'avait pas dit qu'il allait s'occuper de sa ville, entre deux sanglots ??

  • Par ISABLEUE - 15/10/2014 - 10:55 - Signaler un abus La bestiole sur la photo

    traitre traitre traitre !! Il n'avait pas dit qu'il allait s'occuper de sa ville, entre deux sanglots ??

  • Par toupoilu - 15/10/2014 - 20:33 - Signaler un abus Autonomisez vous avec Fromentin,

    ou restez le parti croupion gérant vos places territoriales en échange de votre soutien. Vous avez été le parti de VGE et de Raymond Barre, vous êtes les libéraux, vous valez mieux que le statut de roue de secours. Et participez aux primaires. En exigeant d'en être co-organisateurs. Elles vous donnent une réelle possibilité de défendre vos couleurs.

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Jérôme Fourquet

Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€