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Rapprochement Borloo-Bayrou : une renaissance du centre est-elle possible ?

Publié le 11 septembre 2013
Ces dernières semaines, Francois Bayrou et Jean-Louis Borloo se sont lancés des séries de mains tendues, laissant ainsi imaginer une réunion de "la famille centriste".
Thomas Guénolé
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Thomas Guénolé est politologue et maître de conférence à Sciences Po. Son dernier livre, Islamopsychose, est paru aux éditions Fayard. Pour en savoir plus, visitez son site Internet : thomas-guenole.fr
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Ces dernières semaines, Francois Bayrou et Jean-Louis Borloo se sont lancés des séries de mains tendues, laissant ainsi imaginer une réunion de "la famille centriste".

Atlantico : On assiste ces derniers jours à rapprochement entre François Bayrou et Jean-Louis Borloo. L'Union des démocrates et indépendants (UDI) et le MoDem pourrait ainsi passer des alliances en vue des élections européennes et municipales de 2014. Peut-on envisager une renaissance du centre ?

Thomas Guénolé : Le mode de scrutin des élections reines – la présidentielle, les législatives, les municipales – est étudié pour pousser les forces politiques du pays à se regrouper en deux blocs. Si ça ne se fait pas au premier tour, ça se fait au second. Cela posé, le centre est un espace politique avec son propre électorat et sa propre pensée politique, faite de compromis et de juste milieu. Au maximum de l’unification de son électorat, il peut atteindre 20 voire 25% des voix. Cependant, dans tous les cas où il a des chances raisonnables de ne pas se qualifier au second tour, la question "à quel bloc nous rallions-nous ?" se pose. C’est là que le bloc du "grand centre" éclate, au moins en trois grands morceaux.
 
Le centre-gauche choisit d’être hégémonique à l’intérieur du PS – deux tiers de l’électorat et la moitié des adhérents –, ce qui donne les jospino-rocardiens dont François Hollande est le profil-type. Le centre-droit choisit d’être allié à la droite, comme l’UDI de Jean-Louis Borloo, voire imbriqué à la droite, comme des transfuges de feue l’UDF à l’instar de Pierre Méhaignerie. L’extrême centre choisit d’être non-alignée et de choisir ses alliances de second tour au cas par cas, comme le MoDem de François Bayrou. Ces grands blocs du centre, auxquels on pourrait ajouter un centre écologiste incarné par Daniel Cohn-Bendit et la branche "Europe Ecologie" d’Europe Ecologie Les Verts, sont d’accord sur le fond. Leur seule vraie divergence porte  sur les choix d’alliances. De fait, si les règles des élections reines de la Ve République prévoyaient la proportionnelle intégrale, ils seraient tous dans le même grand parti central.
 
Par conséquent, les élections européennes étant en pratique une addition d’élections proportionnelles à un seul tour dans des circonscriptions immenses, il est parfaitement logique que le centre-droit, c’est-à-dire l’UDI, et l’extrême centre, c’est-à-dire le MoDem, veuillent s’allier, car la question qui fâche, celle des alliances au second tour, n’y est pas posée. Pour les mêmes raisons, il est tout aussi logique que pour accepter un attelage UDI-MoDem plus durable qui puisse inclure les municipales, élections à deux tours, Jean-Louis Borloo ait tout de suite mis sur la table cette même question qui fâche, toujours celle des alliances au second tour.
 
De fait, puisque la position de l’UDI n’est manifestement pas négociable, François Bayrou a un choix à faire. Première possibilité : il renonce à l’extrême centre et revient, comme avant 2007, au centre-droit, auquel cas l’UDI et le MoDem peuvent se rapprocher, dans ce qui peut aller d’un label commun "Union des centres" pour toutes les élections à une fusion pure et simple des appareils. La principale difficulté sera alors pour lui d’imposer cette ligne aux cadres et aux adhérents du MoDem, qui sont restés avec lui jusqu’à aujourd’hui précisément parce qu’ils adhèrent au principe d’un extrême centre non-aligné. Seconde possibilité : il accepte les candidatures communes aux élections européennes, il accepte quelques candidatures communes aux élections municipales où le MoDem local prévoit déjà de s’allier avec l’UMP – comme en Aquitaine –, et il dit non à tout le reste.
 
À ces considérations s’ajoute la question de l’élection présidentielle. Du point de vue de Jean-Louis Borloo, si l’UDI et le MoDem font durablement attelage commun, alors il faudra une primaire pour choisir le candidat du centre à l’élection présidentielle. Il a cependant ajouté qu’il faudrait probablement, ensuite, que ce candidat du centre participe à une primaire commune de la droite et du centre : autrement dit, qu’il participe à la future primaire de l’UMP. Si François Bayrou accepte d’enfermer sa propre candidature présidentielle, systématique depuis 2002, dans une primaire de la droite et du centre, ce sera de sa part un changement majeur d’ambition politique.
 

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir )

 

Source : Yougov

Selon un baromètre Yougov pour iTélé et le Huffington Post publié au mois de juin 2013, le MoDem de François Bayrou est crédité de 8% des suffrages contre 5% pour l'UDI pour les élections européennes. Quel intérêt pour le MoDem de s'allier à l'UDI pour les européennes ?

Sincèrement, ces sondages ne sont absolument pas concluants, à double titre. D’abord, à neuf mois de l’échéance, les intentions de vote des uns et des autres peuvent encore énormément bouger. Ensuite et surtout, les échantillons exploités par les instituts de sondages sont si faibles que les marges d’erreur sont le plus souvent supérieures à 3 points. En l’occurrence, le MoDem serait entre 5 et 11 et l’UDI entre 3 et 8. Pareilles fourchettes tiennent plutôt du râteau, de sorte que la prédiction de score n’est objectivement pas possible à ce stade.
 

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir )

Source : OpinionWay

Selon le baromètre Metro News – Clai- LCI du 8 septembre, le rapprochement entre François Bayrou et Jean-Louis Borloo ne semble pas laisser l'opinion insensible. Jean-Louis Borloo gagne en effet cinq points de popularité en septembre et François Bayrou six. Les deux hommes enregistrent désormais respectivement 43% et 41% de bonnes opinions. Un duo Bayrou-Borloo pourrait-il peser dans les urnes ? Y a-t-il réellement de la place pour les deux hommes dans un centre unifié ?

Chacun incarne une famille spécifique du centre, donc la réponse est oui. Jean-Louis Borloo incarne le centre-droit, que caractérise le choix clair de l’alliance systématique avec la droite pour gouverner. François Bayrou incarne l’extrême centre, que caractérise le choix tout aussi clair du non-alignement, donc des alliances négociées au cas par cas. En revanche, bien évidemment, deux candidatures du centre d’envergure comparable à la présidentielle l’éliminent comme force politique par dispersion des voix : il n’en faut qu’une seul si le centre veut peser.
 
Cela étant, pour aller plus loin, si Marine Le Pen se stabilise au delà de 20% des intentions de vote, alors, on peut se demander s’il y a toujours de la place pour avoir à la fois un candidat de la droite et un candidat du centre à la présidentielle. Dans cette approche, Jean-Louis Borloo a raison de proposer que le candidat du centre, éventuellement désigné par une primaire, participe ensuite à une primaire de la droite et du centre. Cela permettrait d’exprimer la diversité des idées dans le débat électoral sans pour autant faciliter au FN la qualification au second tour.
 

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir )

 Source : Ifop

Les sympathisants de l'UDI se disent à 79% favorables à une alliance de l'UMP (sondage Ifop de décembre 2012). Quelle place pour un parti comme le MoDem dont la stratégie est celle du non-alignement ?

Comme je l’indiquais précédemment, François Bayrou a un choix à faire. Première possibilité : il renonce à l’extrême centre et revient, comme avant 2007, au centre-droit, auquel cas l’UDI et le MoDem peuvent se rapprocher, dans ce qui peut aller d’un label commun "Union des centres" pour toutes les élections à une fusion pure et simple des appareils. La principale difficulté sera alors pour lui d’imposer cette ligne aux cadres et aux adhérents du MoDem, qui sont restés avec lui jusqu’à aujourd’hui précisément parce qu’ils adhèrent au principe d’un extrême centre non-aligné. Seconde possibilité : il accepte les candidatures communes aux élections européennes, il accepte quelques candidatures communes aux élections municipales où le MoDem local prévoit déjà de s’allier avec l’UMP – comme en Aquitaine –, et il dit non à tout le reste. 

 

A lire également, de l'auteur de cet article : "Nicolas Sarkozy, chronique d'un retour impossible ?", Thomas Guénolé, (First éditions), 2013, 16,90 euros. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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Commentaires (5)
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lsga
- 11/09/2013 - 16:28
@Vincennes : Bayrou est plus légitime que Borloo
Borloo a participé au gouvernement Sarkozy, et au plus haut niveau. Il est co-resonsable des 650 Milliards de dette laissée au pays.
 
François Bayrou, lui, en vrai centriste, dénonce l'accumulation de cette même dette depuis des décennies...
 
Enfin, Borloo a déjà largement démontré que si l'UMP sifflait pour qu'il rentre à la niche, il s'exécutait. Résultat : pas de centristes au premier tour, pas de réserve de voix pour le second tour....
 
Il faut dire ce qui est : le PS à une longueur d'avance.
Vincennes
- 11/09/2013 - 14:34
@Isga "il est temps que les centristes se réveillent" écrivez
j'ajoute et qu'ils s'entendent.....ce qui n'est pas gagné car leur égo est identique!!
lsga
- 11/09/2013 - 13:05
Objectivement : ce sont les seuls à pouvoir contrer le PS
En France, une élection se gagne au centre, depuis toujours.
  
Pendant que Coppé le tricheur force l'UMP à se suicider en s'alignant sur le FN et en refusant de faire alliance avec ce dernier, François Hollande fait précisément la politique que la majorité de la Droite attendait depuis 15 ans ( baisse des dépenses de l'Etat, réduction du déficit, réforme des retraites, etc. )
  
L'UMP s'apprêt à perdre les élections municipales et européennes... Il est temps que les centristes se réveillent !