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Capitalisme et économie de marché : l'exception française

Publié le 23 août 2011
Au regard d'une étude réalisée dans 10 pays différents sur l'impact de la mondialisation et de la crise de 2008, la France est le pays où la méfiance envers le système économique existant est la plus importante.
Guillaume Peltier
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Guillaume Peltier est député de Loir-et-Cher et vice-président délégué des Républicains. Il a été professeur d'histoire-géographie, chef d'entreprise et porte-parole de Nicolas Sarkozy.
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Au regard d'une étude réalisée dans 10 pays différents sur l'impact de la mondialisation et de la crise de 2008, la France est le pays où la méfiance envers le système économique existant est la plus importante.

Avec la crise financière de 2008, la mondialisation a entamé la prospérité des économies occidentales et surtout ébranlé mentalement leur identité et leur confiance en elles. Une étude de l’Ifop, réalisée du 8 au 23 décembre 2010 pour le quotidien La Croix et auprès de 6023 personnes dans 10 pays différents (pays développés et pays émergents), livrait plusieurs enseignements majeurs concernant la perception de la mondialisation à travers la planète.

Quelles sont les différences de perception de la crise selon les pays?

Alors que la crise a été mondiale, on est frappé par les différences de jugements selon les pays. Trois groupes se dessinent qui ne correspondent que partiellement au clivage économies développées versus pays émergents. 

Les Allemands ont accompagné le récent passage au vert des indicateurs économiques par une poussée d’optimisme. Cette amélioration est assez spectaculaire et singulière car elle s’est produite en quelques mois seulement et n’a été observée nulle part ailleurs en Europe. 

Au-delà des différences de perception sur la sortie de crise, une idée force semble s’imposer partout avec l’angoisse d’une nouvelle crise économique et financière puisse se produire dans les prochaines années.

Avec 91% de personnes interrogées craignant une nouvelle crise, la France  fait figure de pays le plus angoissé.

La crainte d’une nouvelle crise va par ailleurs grandissant. C’est particulièrement frappant en Grande-Bretagne où 88% des personnes interrogées en décembre dernier pensaient fortement probable le déclenchement d’une nouvelle crise, contre 71% en janvier 2010 et 81 en septembre 2010. Exception à la règle,  les Pays-Bas s’échappent de la morosité et laisse s’exprimer leur optimisme par une remontée de 13 points (79% des opinions en septembre contre 66% en décembre dernier).

 

L'adhésion au modèle capitaliste et à l'économie de marché a-t-elle été impactée par la crise?

Même avec la crainte d’une nouvelle crise, cela ne se traduit pas, sauf exception, par une critique en règle du système dominant. Ainsi dans les pays émergents, Chine en tête (65%), (officiellement communiste, la conversion est par là même spectaculaire) mais aussi en Australie (63%), aux États-Unis et en Pologne, une majorité absolue de la population estime que le tandem économie de marché/capitalisme fonctionne plutôt bien et qu’il faut le conserver.

 Le jugement sur le système capitaliste et l’économie de marché

La proportion de personne pensant qu’il fonctionne mal et qu’il faut abandonner ce système atteint au plus 13% aux États-Unis et 15% en Pologne (mais 3% seulement en Chine !), environ un tiers de l’opinion publique de ces pays se rangeant dans la catégorie des soutiens résignés en estimant que ce système « fonctionne plutôt mal mais qu’il faut le conserver car il n’y a pas d’autre alternative ».

Ces soutiens « résignés » sont davantage présents en Grande-Bretagne, en Allemagne et aux Pays-Bas où ils représentent entre 38% et 45% de l’opinion, soit une masse s’équilibrant avec les soutiens acquis au système (42% à 46%) ; tandis que les adeptes de la rupture avec le capitalisme englobent 20% de la population hollandaise mais seulement 10% et 12% de celle de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne. A noter pour cette dernière, des différences significatives entre l’Est et l’Ouest : 48% des habitants des anciens Länder estiment ainsi que le système capitaliste fonctionne bien contre 36% seulement dans les nouveaux Länder de l’Est.

Changement de décor complet dans l’Europe latine où les soubassements idéologiques du modèle capitaliste sont beaucoup moins solides et beaucoup plus étroits. Seuls 26% des Italiens et 15% des Français estiment en effet que l’économie de marché et le capitalisme fonctionnent plutôt bien et qu’il faut donc les conserver. La grande majorité (52% des deux côtés des Alpes) se classe dans la catégorie des résignés quand une forte minorité, 22% en Italie et 33% en France (soit là encore un « record » parmi les dix pays testés) penchent pour l’abandon de ce modèle. Comme le montre le graphique ci-après, l’analyse des réponses selon la sympathie partisane des interviewés fait ressortir les spécificités françaises et dans une moindre mesure, italiennes. 

Notre pays est ainsi le seul où d’une part, la majorité des électeurs socio-démocrates est pour l’abandon du modèle libéral et d’autre part, les sympathisants de droite ne sont pas majoritairement des soutiens convaincus de ce modèle.


Comment la crise a-t-elle impacté la perception du phénomène de la mondialisation?

Sur cette question également, une hiérarchie se dessine semblable à celle évoquée précédemment. Toutefois, le rapport « au grand large » fait l’objet de clivages spécifiques.

Récapitulatif « plutôt une bonne chose » en %


Sans surprise, les deux pays émergents, Chine en tête (90% des Chinois estiment que « c’est une bonne chose pour leur pays »), sont les plus réceptifs au principe de la mondialisation, on voit toutefois se glisser dans ce peloton de tête, la Pologne (76% contre 8%) mais également l’Italie (68% contre 16%) et les Pays-Bas (66% contre 15%) deux pays à forte tradition marchande et exportatrice.

La puissance exportatrice n’est pas pour autant le critère déterminant lorsqu’on s’attache au cas de l’Allemagne dont la réussite commerciale se donne à voir sur les marchés mondiaux mais dont la population observe avec une certaine crainte l’intensification des échanges : une partie de l’opinion publique allemande (27%, soit la plus forte proportion dans les dix pays testés) estime ainsi que le développement des échanges internationaux est plutôt une mauvaise chose pour leur pays.

On retrouve quasiment la même proportion aux Etats-Unis, pays où l’écart entre les réponses « plutôt une bonne chose » et « plutôt une mauvaise chose » est le plus faible (13 points contre 23 points en Allemagne, 37 points en France ou 53 points d’écart en Grande-Bretagne par exemple). Cela signe une forte aspiration protectionniste dans une Amérique qui se perçoit encore en pleine crise.

Par-delà les variations, le rapport à l’ouverture est aussi dicté par la position dans l’échelle sociale. Comme on peut le voir ci-après, dans un certain nombre de pays de la vieille Europe ainsi qu’en Australie, les catégories populaires sont plus critiques que les catégories professionnelles supérieures sur les bienfaits du développement des échanges internationaux. 

Si l’adhésion au système mondial est très variable, la peur de la compétition pousse certains pays à la crainte, tout du moins à une certaine défiance envers celui-ci. 

Coincés entre leur impuissance à imaginer une stratégie à long terme et leur obsession à préserver des intérêts à court terme, les politiciens européens se montrent incapables d’établir une conception claire d’un nouveau système mondialisé et laissent courir une vision selon laquelle la Chine et l’Inde seraient de vastes marchés d’exportations et d’immenses réservoirs de main-d’œuvre nourrissant la crainte auprès des communautés nationales de se voir écraser par ces géants.

A partir de ce constat, deux postures se dessinent : une vision positive, portée par les pays très exportateurs qui misent sur l’ouverture progressive de nouveaux marchés à leurs produits, et une vision négative, protectionniste, portées par les pays encore fortement fragilisés par la crise de l’automne 2008, qui tendent à protéger coûte que coûte leurs entreprises et leurs économies de changements inéluctables. 

Quoi qu’il en soit, apparaissant de manière constante dans les catégories les plus frileuses concernant l’économie mondialisée, les Français se posent en ce panel comme les grands fâchés avec la mondialisation… et le capitalisme.


Guillaume Peltier pour la Lettre de l'opinion

Jérôme Fourquet pour l'IFOP

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Commentaires (7)
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bob
- 24/03/2011 - 17:31
caricatural, l'auteur de ce sondage a t il fait de l'économie?
j'aime bien l'expression" vision négative, protectionniste". Monsieur Peltier sait-il que les plus grands pays capitalistes, tels que les Etats-Unis sont aussi des pays protectionnistes?
Au passage, l'Inde et la Chine, "immenses réservoirs de main-d’œuvre", ne sont qu'une" vision", une vue de l'esprit sans doute...
On peut très bien pratiquer le capitalisme et récuser l'ultra-libéralisme...
JoffreyP
- 24/03/2011 - 11:36
espoir ou désespoir
J'ai entendu qu'ils allaient renforcer et modifier en conséquence l'apprentissage de l'économie au lycée, si cela pouvait éviter de croire au communisme et à l’inefficacité du capitalisme... De plus en lisant Karl Marx ils verraient que celui-ci n'est pas contre le capitalisme car il le décrit comme un état de fait, il apporte juste un point de vue différent de celui de Ricardo...
quesako
- 23/03/2011 - 23:49
Mais qui enseigne l'économie en France ?
En France être ""capitaliste" est une honte, le plus grand des "péchés" (pays laïque de culture catholique). Les quelques notions d'économie sont enseignées par un corps qui souvent "vomit" le capitalisme. Comment nous pouvons ne pas éprouver dans ces conditions un sentiment d'abomination du capitalisme.
Ainsi même les convaincus du capitalisme à l'étranger inventent en France les 35 H !