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Fractures

La France en morceaux : ces fractures sociales et territoriales qui percutent le projet d'émancipation politique

Publié le 20 février 2019
L'institut de sondage Elabe et l'institut Montaigne ont publié le baromètre des territoires 2019 intitulé "La France en morceaux" qui montre l'importance des fractures territoriales.
Bruno Cautrès
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Bruno Cautrès est chercheur CNRS et a rejoint le CEVIPOF en janvier 2006. Ses recherches portent sur l’analyse des comportements et des attitudes politiques. Au cours des années récentes, il a participé à différentes recherches françaises ou européennes...
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L'institut de sondage Elabe et l'institut Montaigne ont publié le baromètre des territoires 2019 intitulé "La France en morceaux" qui montre l'importance des fractures territoriales.

Atlantico : Dans leur baromètre des territoires, l'Institut Montaigne et  Elabe dégagent quatre rapports différents des Français à leurs territoires. Quelle est l'étendue des fractures que recouvre cette typologie ?

Bruno Cautrès et Thomas Vitiello :  La typologie que nous avons élaborée est une typologie du rapport au territoire et à la mobilité, à la fois géographique et sociale.  Elle a été construite en croisant statistiquement de très nombreux indicateurs de la base de données développée par Elabe et l’institut Montaigne. Nous avons ainsi pu dégager quatre grands types de rapport des Français à la mobilité et au territoire, en fonction de deux grandes dimensions qui structurent toutes ces données : la mobilité est-elle un choix ou une contrainte ? A-t-elle pu être réalisée ou pas ? Les quatre types que nous avons identifiés sont respectivement :

-        les « Affranchis » (21%) pour qui la mobilité est positive et s’inscrit dans un détachement vis-à-vis du territoire. Il s’agit de personnes affranchies des contraintes territoriales et sociales, avec un important capital social et culturel qui leur permet de saisir les opportunités de mobilité.

-        les «Enracinés » (22%) qui ont font le choix d’un enracinement dans leur territoire. Ils sont heureux de « vivre au pays », dans un cocon local avec beaucoup de lien social, une sorte de bulle protectrice même s’ils sont concernés par les inégalités.

-        les « Assignés » (25%) qui sont l’exact opposé des « affranchis » : souvent dépourvus de capital économique, social ou culturel, ce sont des « assignés à résidence » qui endurent des souffrances sociales et sont coincés dans un lieu de vie ou une situation sociale difficile dont ils ne peuvent s’extraire

-        les « Sur le fil » (32%) qui vivent une forte tension entre leur aspiration à la mobilité sociale et territoriale et une difficulté à s’affranchir de leur situation socio-économique et des inégalités territoriales.

Ces quatre types sont comme quatre « morceaux de France » et montrent à quel point notre pays est encore très marqué par la « fracture sociale » : le sentiment d’une France injuste et inégale est d’ailleurs très présent dans nos données, et bien sûr particulièrement dans un groupe comme les « assignés ».

La question de la mobilité et de la capacité à prendre sa vie en main a été au cœur de la crise des Gilets jaunes. La catégorie où l'on retrouve le plus de Gilets jaunes est celle des Assignés – enracinement subi. Comment expliquer cette surreprésentation par rapport aux autres catégories ?

Cette catégorie est celle qui est le plus objectivement en situation de souffrance sociale. On en rencontre beaucoup en Seine et Marne par exemple, l’un des foyers de départ des Gilets jaunes. Notre enquête et ses résultats permettent de voir que la crise des Gilets jaunes et son explosion trouve ses origines dans la profondeur et l’enracinement de la fracture sociale française. D’ailleurs on retrouve des Français qui se disent Gilets jaunes dans les quatre catégories de Français que nous avons identifié, certes dans des proportions moindres que parmi les Assignés mais cela montre bien le caractère diffus du sentiment d’injustice sociale et/ou fiscale. Une contradiction sidérante et une série d’incompréhensions entre le message de départ d’Emmanuel Macron, portant justement sur la question de la mobilité et de l’émancipation, et la réalité brutale du pays. Il n’est pas anodin que la crise ait trouvé son point de départ dans la question de la taxation du diesel et que sa première expression publique se soit manifestée dans des ronds-points. Les Gilets jaunes ont, en tout cas au départ, rappelé à Emmanuel Macron que sa promesse d’émancipation territoriale et sociale devait passer par la réduction de la fracture sociale. C’est l’un des résultats majeurs de notre étude que de montrer que sans nier la réalité des fractures territoriales, les fractures sociales sont encore plus fortes et durement ressenties. Par ailleurs, nos données montrent un autre paradoxe : l'injonction à être mobile (le « traverse la rue pour trouver un job ») n'est pas nécessairement vécu comme un objectif positif par de nombreux français qui vivent bien dans leurs racines locales. Etre enraciné localement ne veut pas nécessairement dire être « assigné à résidence », les deux notions ne se recoupent pas nécessairement. 

Politiquement, comment s'expriment ces fractures ?

On trouve bien sûr un très gros contingent d’électeurs d’Emmanuel Macron parmi les « Affranchis », c’est près de la moitié de cette catégorie. De même, parmi les « Assignés », on compte un très forte surreprésentation d’électeurs de Marine Le Pen (pas loin de 40%) et dans une moindre mesure de Jean-Luc Mélenchon. Parmi les « Enracinés », on trouve une distribution des votes de 2017 qui ressemble beaucoup à celle de l’ensemble des Français mais avec une surreprésentation des électeurs de François Fillon (de l’ordre du quart de cette catégorie). Enfin, les français « Sur le fil » se distribuent assez largement comme l’ensemble du corps électoral. On voit donc que les fractures sociales que notre typologie met en exergue trouvent un écho assez important, voire très important pour certains cas, dans la sphère des choix politiques. La crise des Gilets jaunes l’a montré, les conflits sociologiques, certains disent « de classe » (comme l’a dit notre collègue du CEVIPOF Luc Rouban dans l’analyse qu’il a récemment faite du soutien aux Gilets jaunes), ont encore de beaux jours devant eux…

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hoche38
- 20/02/2019 - 16:09
Paradoxe!
Comment ne pas voir dans ce retour au conflit de classes, le résultat de cinquante ans de politique inspirée paradoxalement par une gauche qui se disait égalitariste?