En direct
Best of
Best of du 4 au 10 juillet
En direct
ça vient d'être publié
pépites > Economie
EMPLOI
Macron annonce une exonération de cotisations et 300.000 contrats d'insertion pour les jeunes
il y a 9 heures 21 min
pépites > Santé
SANTÉ
Macron souhaite le masque obligatoire dans tous les lieux publics clos
il y a 10 heures 39 min
light > France
FÊTE PERCHÉE
Un DJ va mixer en haut de la grande échelle des pompiers
il y a 11 heures 12 min
pépites > France
CORONAVIRUS
Le nombre de cas de Covid-19 double tous les deux jours à Marseille
il y a 11 heures 54 min
pépite vidéo > France
DÉFILÉ
14 juillet : Trois miraculés d’une intervention au Mali vont défiler
il y a 12 heures 41 min
décryptage > Société
Des mots pour mentir

Le chauffeur de Bayonne a été lynché à mort : le ministre des transports a osé parler « d’incivilités » !

il y a 14 heures 17 min
décryptage > France
BACCALAURÉAT 2020

Baccalauréat 2020 : la cuvée coronavirus a été livrée

il y a 14 heures 42 min
décryptage > Economie
WIKI AGRI

Quand le budget européen prévu pour gérer les crises agricoles est affecté au maintien des migrants syriens en Turquie

il y a 15 heures 8 min
décryptage > Europe
UNION EUROPÉENNE

Union européenne : la réglementation sur les travailleurs routiers déchirent les Européens

il y a 15 heures 55 min
décryptage > Politique
POLITIQUE

L’Europe paralysée face au péril turc : cette question brûlante à poser à Emmanuel Macron

il y a 16 heures 59 min
pépite vidéo > Santé
FÊTE NATIONALE
Emmanuel Macron souhaite rendre le masque obligatoire dans les lieux publics clos
il y a 9 heures 32 min
light > Insolite
BON APPÉTIT
Une cliente trouve une tête de lézard dans sa bolognaise, l'enseigne s'excuse
il y a 10 heures 47 min
pépites > France
COMMÉMORATION
Nice commémore les quatre ans de l'attentat de Nice
il y a 11 heures 25 min
pépites > France
FRANCE
"MACRON ASPHYXIE L'HÔPITAL" une banderole déployée durant la cérémonie
il y a 12 heures 24 min
décryptage > Media
L'ART DE LA PUNCHLINE

Un 14 juillet en tweets : Jean-Sébastien Ferjou en 280 caractères

il y a 13 heures 45 min
décryptage > Société
Inclusivement vôtre

Monsieur, madame, le, la maire de Lyon…

il y a 14 heures 33 min
décryptage > International
INTERNATIONAL

Que fait la France - trop souvent et encore seule - au Sahel ?

il y a 14 heures 52 min
décryptage > Politique
POLITIQUE

Le Ségur de la Santé, ou la victoire de la bureaucratie sur l'intérêt général

il y a 15 heures 31 min
décryptage > Science
SCIENCE

Coronavirus, 2eme vague et crise économique : 2020, l’été de la grande dissonance cognitive

il y a 16 heures 35 min
pépite vidéo > Loisirs
Ouverture du Royaume
Après 4 mois de fermeture, Disneyland Paris réouvre ses portes ce mercredi
il y a 1 jour 7 heures
© OZAN KOSE / AFP
© OZAN KOSE / AFP
La minute tech

"Jurisprudence Khashoggi" ? Comment les objets tech portables permettent de plus en plus à la police de résoudre les crimes

Publié le 15 octobre 2018
Dans l'affaire Jamal Khashoggi, des journaux turcs ont affirmé, sans que cela soit prouvé pour l'instant, que la montre du journaliste, une Apple Watch, aurait pu être utilisée pour enregistrer ses agresseurs. Le site spécialisé Tech Crunch dément de son côté la fiabilité de l'information. Il n'en reste pas moins que les enquêteurs cherchent tout particulièrement cette montre afin de comprendre ce qui est arrivé à Jamal Khashoggi.
François-Bernard Huyghe
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
François-Bernard Huyghe est directeur de recherches à l’Iris. ...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Dans l'affaire Jamal Khashoggi, des journaux turcs ont affirmé, sans que cela soit prouvé pour l'instant, que la montre du journaliste, une Apple Watch, aurait pu être utilisée pour enregistrer ses agresseurs. Le site spécialisé Tech Crunch dément de son côté la fiabilité de l'information. Il n'en reste pas moins que les enquêteurs cherchent tout particulièrement cette montre afin de comprendre ce qui est arrivé à Jamal Khashoggi.

Atlantico : Aujourd'hui, nos objets connectés sont-ils devenus l'équivalent des boîtes noires pour les enquêteurs ?

 
François-Bernard Huyghe : Oui ! Je ne peux pas vous répondre sur ce dossier précisément, n'étant pas un expert de l'Apple Watch. Le fait que le journaliste ait pu communiquer par sa montre vers son téléphone me parait envisageable. En tout cas, ce n'est pas technologiquement impossible. Après tout, une Apple Watch est un mini ordinateur. Que cet objet soit capable d'une part d'être géolocalisé, et d'autre part d'enregistrer des choses et de les transmettre à une technologie tierce (dans notre cas, à son iPhone que gardait sa femme en dehors du bâtiment), semble vraiment possible. Il me semble que ce genre de capacités technologiques sont de plus en plus intégrées et démocratisée et participent d'une tendance lourde. Cela ne m'étonnerait donc pas.
 
Ce que cela révèle sur le fond, c'est que nous sommes de plus en plus traçables. Les événements de notre vie, en particulier nos déplacements physiques vont de plus en plus laisser de trace. Ainsi pour notre téléphone, notre carte Navigo, notre GPS etc. On laisse de plus en plus de traces de nos communications quelles qu'elles soient, et ce même si on n'est pas écouté par un policier en bonne et due forme après autorisation d'un juge. Il me semble que la NSA n'a eu aucun problème a écouter Mme Merkel ou M. Hollande.
 
En fait à partir du moment où n'importe quelle information est numérisée, elle laisse des traces quelque part, que ce soit sur les ordinateurs de la NSA ou sur notre téléphone. Même si ce que nous faisons et qui est enregistré par nos téléphones n'intéresse pas directement les services de police ou autres enquêteurs, il existe une forte quantité de méta-données qui sont très utiles, et qu'on peut utiliser pour remonter à des informations plus cruciales. C'est le stade un, qui est déjà assez inquiétant du point de vue des libertés individuelles.
 
Le second stade, qui n'est pas encore celui que nous connaissons, est qu'en continuant à s'équiper d'objets connectés (par exemple une "chemise connectée), on donnera encore plus d'informations sur nos activités quotidiennes. Ces objets vont parler à d'autres objets… et entre ce que dira votre montre, votre pacemaker, votre téléphone, votre t-shirt, vos chaussures, votre voiture ou votre maison, on saura beaucoup de choses sur vous. On pourra reconstituer aisément toute votre journée. Idéal pour dresser un alibi, me direz-vous, mais il restera la possibilité qu'on l'utilise contre vous – sans même partir dans une hypothèse "Big Brother" comme elle se met en place en Chine, avec les lunettes de reconnaissance faciale, ou de casquettes pour contrôler la "concentration" d'un travailleur. C'est différent de la situation actuelle où on peut savoir que nos engins de communication sont potentiellement sujets à une écoute. C'est autre chose, et autrement plus renseignant quand s'y rajoute votre T-Shirt, votre parapluie… ou votre montre.

 

Quelle fiabilité peut-on accorder à des informations retrouvées sur un objet connecté ? Existe-t-il une possibilité de "détourner" ou "déformer" un objet connecté ?

 
Oui, c'est un enjeu très important. Cela existe dans de nombreux domaines. Il y a comme possibilité le trucage des contenus. On est capable de coller votre visage sur le corps d'une personne prononçant un discours, en synchronisant le mouvement des lèvres, ou encore de vous mettre dans une vidéo pornographique. On peut aussi mettre des "false flags", des faux drapeaux, c’est-à-dire qu'on fait croire qu'il y a eu une action provenant d'un endroit alors qu'elle vient d'un autre. On peut inventer des actions imaginaires et créer ou effacer des preuves. Tout le monde, avec le bon logiciel, peut supprimer une ligne de 1 et de 0. C'est inhérent au système numérique.
 
Par ailleurs, en dehors même de ces scénarios un peu rocambolesques, même s'ils sont envisageables, il faut savoir que dès qu'on rentre dans le domaine de la prédiction, il y aura le problème du faux positif. En dépit de la puissance monstrueuse des intelligences artificielles, et surtout si on rentre dans la prédiction criminelle, par exemple terroriste, il est statistiquement normal qu'on assiste à des erreurs. Une voiture avec un système de détection sophistiqué peut confondre un sac plastique ou enfant par exemple. Il y aura des erreurs – où on soupçonnera un individu de crime ou de terrorisme à tort. Il faudra toujours un contrôle humain indépendant.
 

En quelques sortes, ce genre d'outils apportent aux enquêteurs autant de solutions que de problème…

 
Oui, mais cela dépend de qui les utilise. Si la technologie de l'Apple Watch permettait de démontrer la culpabilité de l'Arabie Saoudite, cela serait une bonne chose autant pour les Droits de l'homme par exemple. La technologie a deux tranchants. Les mêmes technologies qui permettent à Assange de dénoncer des scandales peuvent servir à commettre ou couvrir des crimes, ou faire de l'espionnage industriel. 
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires