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Atlantico Green fonte des glaces Groenland
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Et l'herbe devint plus verte : les surprenants effets du dérèglement climatique en Arctique

Publié le 11 mai 2017
Le réchauffement climatique produit des effets sur l'Arctique que les chercheurs n'attendaient pas. Une nouvelle végétation apparaît de plus en plus à cause des rayonnements du soleil. Cette flore ne correspond pas à l'alimentation de la faune locale.
Nicolas Imbert
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Nicolas Inbert est directeur exécutif de Green Cross France et Territoires.Co-auteur de l'ouvrage "OCEAN: des clés pour agir " www.desclespouragir.com 
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Le réchauffement climatique produit des effets sur l'Arctique que les chercheurs n'attendaient pas. Une nouvelle végétation apparaît de plus en plus à cause des rayonnements du soleil. Cette flore ne correspond pas à l'alimentation de la faune locale.

Atlantico : Alors que l'Arctique est particulièrement touchée par le réchauffement climatique, ce qui a pour effet de favoriser une expansion de la végétation. Pourtant, selon une étude menée une équipe de chercheurs Américains et Norvégiens, il apparaitrait que la faune, et notamment les caribous, seraient négativement touchés par cette expansion de la végétation, celle ci ayant été transformée. Comment expliquer une tel phénomène, quelles en sont les conséquences ? 

Nicolas Imbert : Malheureusement, plus que jamais, le Groenland mérite son nom de continent vert, et ce n’est pas du tout une bonne nouvelle. Rappelons de quoi nous parlons : L’Arctique, au pôle Nord, se compose, d’une part, de l’Océan Arctique, dont une grande partie, la banquise, est gelée en permanence, et d’autre part des terres qui bordent cet océan : le nord de la Russie et de la Sibérie, le nord de l’Alaska, du Canada, le Groenland, la péninsule scandinave…

La frontière terrestre de l’Arctique est difficile à déterminer. En 2005, la surface de l’Arctique oscillait entre 15 millions de km2, en hiver, et 8 millions de km2, en été. Cette surface rétrécit d’année en année, à une vitesse alarmante : sur les premiers mois de l’année 2016, la banquise a d’ailleurs enregistré des fontes parmi les plus fortes de tous les temps géologiques récents. Dans ce contexte, vous imaginez bien que la biodiversité marine et terrestre a été gravement affectée, et s’est transformée. Effectivement, les effets sont très visibles sur les caribous, la forêts, des terres autrefois infertiles qui deviennent cultivables, mais on ne doit pas oublier pour autant les modifications essentielles sur l’activité planctoniques, les régimes alimentaires et les migrations des ours, loups, tigres de Sibérie et autres gravement affectées…c’est un immense territoire maritime et terrestre qui œuvre pour sa survie, avec des effets du dérèglement climatique irréversible et en plus des avidités humaines qui sont à l’œuvre, que ce soit pour développer de nouvelles terres cultivables et déforester, notamment en Russie ou au Canada, ou bien ouvrir sans aucune précaution le passage maritime du Nord-Ouest.

Quels sont les autres effets du réchauffement sur cette région du globe ? En quoi les effets du réchauffement, notamment cette expansion de la végétation, conduisent ils à une accélération même du réchauffement climatique ? 

Tout d’abord, il faut savoir que le verdissement de l’Arctique génère aujourd’hui de grandes avidités, et contribue lourdement à rendre le contexte géopolitique dans la région plus instable que jamais.

C’est en particulier l’une des raisons du comportement actuellement climato-sceptique et climato-dangereux de la Russie sur la scène internationale : le pays parie sur le fait que le dérèglement climatique rendra fertiles demain de grandes surfaces agricoles qui pourront être destinées à la production céréalière où à l’élevage, permettra une exploitation encore plus forte de la forêt et des ressources minières, et permettra l’émergence d’un nouveau trafic maritime autour de la route du Nord. Ce qui est oublier un peu vite d’une part que la fonte du permafrost génère non seulement des émissions considérables de méthane (à peu près 20 à 25 fois plus contributeur au dérèglement climatique que le dioxyde de carbone (CO2),  mais il provoque également des effondrements et des glissements de terrain, mais aussi que la biodiversité et les parcours migratoires du Grand Nord sont irrémédiablement perturbés, et enfin que les conditions de mer très difficiles dans les mers arctiques nécessiteraient des navires et des bases arrières écologiquement novateurs, d’une sécurité et d’une sureté irréprochables, ce qui est très loin d’être le cas. Autrefois climato-sceptique et climato-dangereux pour les mêmes raisons, le Canada fait désormais machine arrière et, heureusement inspiré, promeut une approche de l’Arctique beaucoup plus respectueuse des milieux, là où les Etats-Unis, indépendamment des prises de position du récent exécutif quant aux conférences climat, ont mis en place autour de l’Alaska l’une des législations sur la pêche et le transport maritime les plus drastiques au monde, tout en développant une exploitation des ressources minières et de la forêt incompatibles avec le respect de l’environnement et la lutte contre le dérèglement climatique.

La situation de l’océan Arctique est également une source de préoccupation : qu’il s’agisse de pêche profonde ou de surpêche, en particulier dans l’Arctique, de pollutions aux métaux lourds, ou même aux plastiques visibles ou micro-plastiques, les origines des dommages causés aux pôles sont variées et dangereuses. De même, les volontés de forage en grande profondeur, notamment pour l'exploitation pétrolière, reviennent à l’avant-garde des revendications des Etats, mais aussi de certaines entreprises d’exploration ou d’exploitation pétrolière. Nous reviendrons sur ces éléments le 8 juin 2017, journée Mondiale de l’Océan, pour la sortie de l’édition 2017 de notre ouvrage « Océan : des clés pour AGIR ».

Si l’Arctique subit fortement les effets du réchauffement, quelles sont les conséquences directes des transformations subies par l’Arctique sur le reste de la planète ?

Ce qui se passe en Arctique, comme ce qui se passe en Antarctique, influe directement dans la régulation mondiale du climat, et donc dans notre vie quotidienne. Beaucoup ont par exemple observé une instabilité climatique, probablement liés aux difficultés qu’a désormais l’anticyclone des Açores pour se stabiliser ainsi qu’aux évolutions encore mal connues du Gulf Stream qui modère le climat européen.

La Terre est comparable à une immense machine thermique avec, d’une part, les zones tropicales comme source de chaleur, et d’autre part, les pôles comme réfrigérants. Ces écarts de température, alliés aux différences de salinité des masses d’eau, engendrent la circulation océanique permanente à grande échelle, aussi connue sous le nom de circulation thermohaline. Les pôles jouent ainsi un rôle fondamental dans l’équilibre du climat global, et il s’avère primordial de les étudier pour mesurer l’ampleur des bouleversements climatiques à l’œuvre.

C’est pourquoi, à la suite de la CoP 21 il a été demandé au groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), de réaliser un rapport spécial dédié aux océans et à la cryosphère. Nous anticipons de ce rapport, qui sortira sous la forme d’un brief pour dirigeants mi-2017, qu’il insistera sur le fait que la fonte de la cryosphère est beaucoup plus rapide que prévue, s’accompagne d’impacts alarmants sur la biodiversité, et aura des effets sur l’ensemble du climat mondial. Je retiens un seul fait, dans ce contexte. « Larsen C » est la quatrième plus grande barrière de glace de l'Antarctique : depuis quelques années, un immense glacier est en train de s’en séparer pour former un iceberg impressionnant d’une épaisseur de 350 mètres pour une surface supérieure à 5000 km2. Un tel événement, témoignage évident de la fonte des glaces, pourrait complètement déstabiliser toute la plateforme antarctique.

Pourtant, des solutions existent : il faut d’une part pour protéger les pôles que nous accélérions encore plus la transition écologique de nos économies, notamment via l’efficacité énergétique et en accélérant le développement des énergies renouvelables, mais aussi que nous stoppions le plastique dans l’océan, et que nous fassions évoluer notre alimentation pour moins solliciter les ressources halieutiques de l’Arctique et du Grand Nord. C’est non seulement atteignable, mais ça nous permettra aussi une économie apaisée, et des relations géopolitiques d’autant plus faciles avec la Russie, le Canada, le Groenland et les Etats-Unis que nous aurons accompli notre part du chemin. Préserver les mers arctiques, limiter le recul des glaciers et du permafrost autant que possible, diminuer la pression foncière sur le Grand Nord, endiguer la perte de biodiversité et les disparitions ou impacts sur les espèces tous préoccupants (Ours, Tigre de Sibérie, Caribous…) sont autant de défis collectifs pour le monde et de raison de faire évoluer notre consommation et nos investissements.​

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (6)
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jipebe29
- 08/05/2017 - 10:30
Dynamique vs statistique
L’anticyclone des Açores n’existe pas dans le monde réel : c’est un objet statistique.

Le modèle AMP (anticyclones mobiles polaires) du climatologue Marcel Leroux, qui explicite les échanges dynamiques d’air et d’énergie, est toujours ignoré par l’establishment climatique-météorologique, car il permet d’expliquer les variations locales sans qu’il soit besoin de recourir au dogme du RCA.

Et, comme les modèles numériques utilisent le modèle tricellulaire obsolète pour leurs prévisions à court et long terme, sans intégrer le modèle AMP, il ne faut pas s’étonner qu’ils ne cessent de se planter....
jipebe29
- 08/05/2017 - 10:21
observations vs idéologie
Encore de l’alarmisme climatique outrancier. Tout d’abord, il faut remettre les données en perspective : le terrrrrible réchauffement claironné par la propagande est n’est en fait de 0,7 °C depuis 150 ans environ. Ensuite, à part l’année 2016, plus chaude à cause d’un intense El Nino, il n’y a plus de réchauffement global depuis 2001 :
http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut4gl/from:2001/to:2015/trend/plot/rss/from:2001/to:2015/trend/plot/uah6/from:2001/to:2015/trend
El Nino 2016 a causé un transfert de chaleur vers les pôles, ce qui a contribué à des fontes estivales importantes.
Mais les températures arctiques sont restées dans les normales en 2016 et 2017 : http://ocean.dmi.dk/arctic/meant80n.uk.php
Les fluctuations importantes des températures négatives hivernales ne sont pas une nouveauté : voir pour les années 60 par exemple (années plus froides que de nos jours).
jipebe29
- 08/05/2017 - 09:58
@Joly Maurice
Vous avez raison de vous poser des questions. L’histoire nous apprend que, chaque fois qu’une science est officielle, il s’avère par la suite qu’il s’agit de pseudo-science. La science du GIEC est officielle, donc c’est de la pseudo-science.