En direct
Best of
Best of du 27 juin au 3 juillet
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Consommation de drogue : ces effets secondaires jamais vus auparavant provoqués par la crise du Coronavirus

02.

Comment les Émirats arabes unis sont devenus curieusement le partenaire économique et commercial incontournable de Damas

03.

Sauver la planète ? Le faux-nez de ces "écologistes" qui détestent l'Homme. Et la liberté

04.

Non, Mélenchon n'en veut pas qu'aux Juifs : il ne supporte pas non plus les "blonds aux yeux bleus" !

05.

Nouvel espoir dans le traitement du cancer : un nouveau traitement stoppe le développement des tumeurs

06.

Une nouvelle étude montre que si, l'argent fait bien le bonheur...(et de plus en plus)

07.

Villes vertes : mais que se passe-t-il dans la tête de ces cadres qui votent contre leurs propres modes de vie ?

01.

Les Vikings nous ont envahis et colonisés au IXe siècle ! Nous exigeons donc que le Danemark, la Norvège, la Suède et l’Islande se repentent

02.

Sauver la planète ? Le faux-nez de ces "écologistes" qui détestent l'Homme. Et la liberté

03.

"Tuez Sarkozy !". On ignore encore qui a donné l’ordre mais le Parquet National Financier s’est chargé de son exécution

04.

Pas de démocratie sans droit à offenser : ce capitalisme qui prend le risque de précipiter la guerre civile à trop vouloir montrer patte progressiste

05.

L'éolien peut-il être une alternative verte crédible au nucléaire ?

06.

Cet espoir dans la lutte contre la Covid-19 qui se cache dans des études soviétiques vieilles de plusieurs décennies

01.

Municipales : mais que cache donc l’étonnante schizophrénie des Français entre élections locales et nationales ?

02.

"Tuez Sarkozy !". On ignore encore qui a donné l’ordre mais le Parquet National Financier s’est chargé de son exécution

03.

Arsène Lupin était noir ! La preuve : il va être joué par Omar Sy

04.

Désordres publics : la lourde facture des dérives de la lutte contre le racisme et les violences dans la police

05.

Le parti EELV va alerter le CSA après les propos d'Eric Zemmour sur CNEWS dans "Face à l'Info" sur la vague verte et l'islam

06.

Affaire Fillon : François Fillon est condamné à 5 ans de prison, dont 3 avec sursis, et Penelope Fillon à 3 ans de prison avec sursis

ça vient d'être publié
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Les records de l'histoire" de Stéphane Bern : récréation idéale pour l'été, pour parcourir l'histoire en s'amusant

il y a 5 heures 22 min
pépite vidéo > Politique
Emotion à Matignon
Retrouvez l'intégralité de la passation de pouvoir entre Edouard Philippe et Jean Castex
il y a 8 heures 32 min
pépites > Justice
Plaintes
Covid-19 : une enquête judiciaire va être ouverte contre Edouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran
il y a 9 heures 34 min
décryptage > Politique
Nouveau chemin cherche destination

Jean Castex Premier ministre : une nomination très habile... Mais l’habileté peut-elle suffire ?

il y a 11 heures 48 min
décryptage > Environnement
"Vague verte"

Tous écolos… ou soumis à lavage de cerveau intensif ?

il y a 14 heures 20 min
pépites > Politique
"Monsieur déconfinement"
Remaniement : Jean Castex est le nouveau Premier ministre et remplace Edouard Philippe à Matignon
il y a 15 heures 22 min
décryptage > Société
Addicts

Consommation de drogue : ces effets secondaires jamais vus auparavant provoqués par la crise du Coronavirus

il y a 16 heures 38 min
décryptage > Santé
Berzosertib

Nouvel espoir dans le traitement du cancer : un nouveau traitement stoppe le développement des tumeurs

il y a 17 heures 52 min
pépites > Politique
Nouvelle étape
Remaniement : le gouvernement d'Edouard Philippe démissionne
il y a 18 heures 34 min
décryptage > International
Président à vie ?

Ce que s'est vraiment offert Vladimir Poutine avec son référendum et ses 16 années de pouvoir supplémentaires

il y a 19 heures 9 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"La sentence" de John Grisham : un thriller qui maintient sous pression

il y a 5 heures 37 min
pépites > Politique
Equipe renforcée
Mairie de Paris : Anne Hidalgo décide de s’entourer d’une équipe de 37 adjoints
il y a 8 heures 59 min
pépites > Politique
Premier ministre
Jean Castex "mesure l'immensité de la tâche" qui l'attend à Matignon
il y a 10 heures 56 min
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand la lumière anime les heures et quand le bleu se veut marine : c’est l’actualité estivale des montres
il y a 13 heures 7 min
décryptage > Science
Sondage

93% des Français gardent leur confiance pour les scientifiques après le Coronavirus

il y a 15 heures 8 sec
décryptage > Environnement
Macron veut un référendum sur le climat

La question sera sans doute : "Voulez-vous qu’on mette les villes à la campagne car l’air y est plus pur ?"

il y a 16 heures 18 min
décryptage > Société
épanouissement

Une nouvelle étude montre que si, l'argent fait bien le bonheur...(et de plus en plus)

il y a 16 heures 59 min
décryptage > Société
Névrose de la culpabilité

Villes vertes : mais que se passe-t-il dans la tête de ces cadres qui votent contre leurs propres modes de vie ?

il y a 18 heures 11 min
décryptage > Politique
Remaniement

Emmanuel Macron : il faut que tout change pour que rien ne change (sauf le Premier ministre ?)

il y a 19 heures 10 sec
décryptage > Environnement
Misanthropes et libertophobes

Sauver la planète ? Le faux-nez de ces "écologistes" qui détestent l'Homme. Et la liberté

il y a 19 heures 17 min
© Pixabay
© Pixabay
Politico Scanner

La gauche a-t-elle perdu les profs ?

Publié le 04 mai 2016
Alors que François Hollande et le Gouvernement multiplient les gestes envers le monde enseignant cette semaine (augmentation de 800 euros de la prime des enseignants du primaire), une telle attention n'est pas sans rappeler les liens historiques entre le PS et cette corporation. Mais ces derniers sont de plus en plus ténus.
Jérôme Fourquet
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alors que François Hollande et le Gouvernement multiplient les gestes envers le monde enseignant cette semaine (augmentation de 800 euros de la prime des enseignants du primaire), une telle attention n'est pas sans rappeler les liens historiques entre le PS et cette corporation. Mais ces derniers sont de plus en plus ténus.

Atlantico : Ce lundi, François Hollande a défendu son bilan en matière d'éducation dans le cadre des "Journées de refondation de l'école". Manuel Valls a annoncé par ailleurs ce mardi une revalorisation de la prime des enseignants du primaire. En quoi une telle mesure s'inscrit-elle dans une vieille proximité entre le Parti socialiste et ce segment précis de la population qu'est le corps enseignant ?

Jérôme Fourquet : L'histoire a montré de longue date un lien ancien et très fort entre la gauche et le monde enseignant, qui remonte aux origines de la IIIe République. Cela s'est fait sur la base d'un attachement aux valeurs de la République, mais aussi au principe de laïcité contre l'école catholique et l'influence du catholicisme dans la société française, qui était davantage corrélé avec la droite. Ce schéma a eu un certain nombre de traductions marquantes. Je pense notamment à 1984, quand François Mitterrand essayait de mettre en place un service unifié de l'Education nationale, engendrant ainsi la grande manifestation de Versailles pour défendre l'école libre. Défense de la laïcité, rapport à la République, politique d'émancipation et d'ascension sociale : autant d'éléments qui raccrochent historiquement les enseignants à la gauche.

Plus près de nous, notamment lors des élections de 2012, on a vu une écrasante majorité des enseignants accorder leurs suffrages à la gauche. Ces enseignants constituent aujourd'hui l'un des principaux segments de l'électorat socialiste, mais aussi de son ensemble de militants/adhérents, avec des liens anciens entre une partie des syndicats enseignants et le PS.

Nous avons constaté au regard des enquêtes de l'IFOP qu'à plusieurs reprises, lors des élections présidentielles, ce lien ancien et puissant s'est distendu. Ce fut le cas en 2002 et en 2007, où une part conséquente des enseignants ont opté pour d'autres candidats (Chevènement, Taubira, Mamère ou Besancenot en 2002, Bayrou en 2007). Dans ces deux scrutins, le principe de dispersion de l'électorat de gauche observé au niveau national a été encore plus visible dans le monde enseignant. Il y avait des raisons catégorielles au sein du monde enseignant qui avaient contribué à alimenter ce mécontentement vis-à-vis du PS. En 2002, c'est la présence de Claude Allègre à la tête du Ministère, avec sa volonté de "dégraisser le mammouth". En 2007, Ségolène Royal a aussi eu des propos assez durs vis-à-vis des enseignants, qui devraient passer plus d'heures dans les établissements, qui pour certains arrondissent leurs fins de mois en allant donner des cours dans le privé...

Nous avons donc dans ces deux élections un phénomène de fuite ou de dispersion de l'électorat enseignant, qui boude en partie le PS. Cela coûte cher électoralement. De mémoire, François Bayrou fait près de 30% chez les profs en 2007. Il avait certes la spécificité de venir lui-même de cette maison, mais ce score n'était pas uniquement de son fait.

En 2012, François Hollande a pleinement intégré tout cela et a donc réalisé un sans-faute pendant la campagne. Il n'est pas dans un programme particulièrement dispendieux, contrairement à d'autres candidats PS par le passé. Néanmoins, il avance une promesse coûteuse : recruter 60000 postes d'enseignants. Aucune autre catégorie ne bénéficie d'un tel effort, en tout cas pour ce qui est du programme à ce moment-là. Cela se traduit d'une part par un vote à gauche très élevé aux deux tours de la présidentielle ; d'autre part, au sein de ce vote de gauche et en dépit de la bonne performance de Jean-Luc Mélenchon chez les professeurs, par un score massif pour Hollande.

Cela s'explique par les gestes et signaux envoyés en direction de cet électorat, mais également par le fait que ce dernier était très remonté contre Nicolas Sarkozy.

Un certain nombre de "cadeaux" ont été accordés par l'exécutif aux enseignants, mais le Parti socialiste pourra-t-il encore compter sur leur vote massif en sa faveur aux prochaines élections ? Le quinquennat de François Hollande n'a-t-il pas au contraire contribué à éloigner cet électorat du PS ? Si oui, vers où se sont reportées ces voix (la gauche de Mélenchon ? la droite ? l'abstention ?) ?

En dépit du fait que les professeurs aient été relativement choyés en terme de programme, on constate aujourd'hui une désaffection importante de cet électorat. On retombe sur ce même schéma de 2002 et 2007, à savoir une insatisfaction profonde du peuple de gauche (absence de résultats, promesses non tenues, entorses aux valeurs centrales de la gauche…), à laquelle s'ajoute une insatisfaction salariale (d'où les annonces qui ont été faites), mais également à propos de la réforme du collège, qui a fait défiler les enseignants contre la gauche. De nouveau, cette clientèle électorale décisive pour le PS était entrée en dissidence.

Comme on peut le voir depuis quelques semaines maintenant, l'objectif ici du Gouvernement est de remettre en perspective le bilan des quatre années, en lui donnant un éclairage de gauche (retraite à 60 ans pour ceux qui ont travaillé tôt, tiers-payant généralisé...). Nous avons cette semaine un nouvel étage de la fusée avec ce colloque, censé montrer que le Gouvernement a mené une politique de gauche (recrutement de 60000 postes, priorité à l'éducation, etc.). Les nouvelles annonces qui ont été faites s'inscrivent dans ce sens. Tout cela pour essayer de retisser les liens et ainsi éviter qu'un scénario type 2002 ou 2007 ne se reproduise et qu'une part significative des enseignants se réfugie dans l'abstention ou dans une candidature non socialiste.

En dépit des 60000 postes, il y a aujourd'hui une vraie colère dans le monde enseignant, en partie commune au reste de la gauche, notamment sur la question des valeurs (déchéance de nationalité, affaire Leonarda, politique vis-à-vis des migrants, etc.). C'est un électorat majoritairement socialiste, mais qui a comme spécificité d'être assez souvent attaché à la gauche des "valeurs", pas à la gauche "populaire". Or, ces valeurs ont été mises à mal aux yeux de ces électeurs par la politique gouvernementale et par certaines déclarations.

A cela s'ajoute une insatisfaction catégorielle sur un certain nombre de dispositifs et de mesures qui ont froissé, notamment la réforme du collège au secondaire et la question des rythmes scolaires au primaire.

Si vous regardez les chiffres de l'enquête IFOP réalisée à l'été 2015, vous avez sous les yeux les éléments pour penser que le scénario type 2002 ou 2007 peut se reproduire : des enseignants qui se détournent du PS au profit de l'abstention, de Jean-Luc Mélenchon, et éventuellement de François Bayrou s'il est candidat. Ce dernier ne représente pas vraiment une droite très dure, donc un enseignant pourrait ne pas se mettre en porte-à-faux avec ses valeurs profondes en votant pour lui.

Compte tenu de la structure de l'électorat français, le vote des enseignants est-il aujourd'hui indispensable au Parti socialiste, notamment dans le cadre de la nouvelle stratégie prônée par Terra Nova en 2011 ?

Je ne sais pas s'il y a un lien direct avec Terra Nova. Si l'on s'attache aux chiffres, on constate un corps électoral d'environ 43-45 millions de personnes. Les effectifs enseignants (élargis avec tout le personnel de l'Education nationale) tournent autour d'un million de personnes. A ces actifs s'ajoutent par ailleurs les professeurs à la retraite, surreprésentés dans les sections socialistes. Il serait tentant de penser que 2% n'est pas un chiffre énorme, mais comme ces 2% votent très majoritairement à gauche… Avec l'hypothèse d'un second tour avec une gauche à 52%, nous sommes sur un maximum de voix de gauche qui tournera autour de 18-20 millions, avec les enseignants pesant environ un million là-dedans. Ce n'est pas central et décisif, mais ça pèse.

Si le vote enseignant pèse à peu près 5-6% du vote global à gauche, on peut penser qu'aucune autre catégorie ne pèse autant. Le PS peut avoir d'autres clientèles électorales, notamment dans la fonction publique, mais pas qui pèsent autant.

Enfin, il faut savoir que dans des élections très serrées, ne pas faire le plein dans cet électorat naturel peut conduire à de graves déconvenues. En 2002, 200000 voix d'écarts seulement séparaient Lionel Jospin et Jean-Marie Le Pen. Une bonne partie de ces voix venaient sans doute des salles de classe.

On voit bien ici que l'objectif majeur de François Hollande est d'essayer d'arrimer autour de lui et de sa candidature toutes les clientèles classiques du PS (voire au-delà) pour avoir un niveau au premier tour qui lui permette de se qualifier.

Propos recueillis par Benjamin Jeanjean

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (7)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
DESVESSIESPOURDESLANTERNES
- 07/05/2016 - 16:34
...gros efforts a conditions qu'ils ne soient pas vains"
....ni gratuits ! Auriez vous du rajouter.
Désolé quand on est fonctionnaire on doit rendre des comptes et pas des feuilles blanches en se dédouanant a bon compte sur les problèmes de société sur lequel votre monde ENSEIGNANT n'aurait aucune prise - sauf a être augmenté peut-être ?-.
Faible niveau des élèves , vous en êtes coupables & responsables !
thymthym711
- 05/05/2016 - 09:23
A vau-l'eau !
Y a-t-il une profession plus critiquée, plus dénigrée que celle de professeur (dans le primaire ou le secondaire) ? L'enseignement n'est-il pas le seul domaine sur lequel les Français se croient tous compétents pour donner un avis éclairé ? L'enseignement n'est-il pas le domaine où l'avis des usagers est plus important que celui des professionnels ? L'avis de l'enfant n'est-il pas plus important que celui du professeur ? On attend du monde enseignant qu'il résolve tous les problèmes de société (les citoyens et les parents ne sont responsables de rien) et on lui tire dessus à boulets rouges chaque jour que Dieu fait.
Celui qui entre dans l'enseignement aujourd'hui est une fou ou un désespéré... ou un dieu !
Ce n'est pas une réforme qui vise à "adapter l'école" au faible niveau de beaucoup d'élèves qui donnera envie de voter pour des irresponsables qui prennent de telles mesures. Le monde enseignant est certainement près à faire de gros efforts à condition qu'ils ne soient pas vains.
vauban
- 05/05/2016 - 08:27
Le désastre
C est les valeurs ne Gooooooche!