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Hollande et Sarkozy s’effondrent dans les sondages ; les Hollandais se recasent ; Macron symbole d’une génération de jeunes loups du libéralisme ? Les Nuit Debout : Varoufakis acclamé et insulté ; Filnkielkraut, un crachat qui lui vaut la défense d'Onfray

Publié le 21 avril 2016
« L’Obs » propose en Une le Royaume-Uni face à un « tournant historique ». Le 23 juin, 64 millions de Britanniques votent sur la sortie de l'union européenne. « Goodbye England ? » formule le magazine qui paraphrase Shakespeare et Hamlet : « Brexit or not Brexit ? »
Sandra Freeman est journaliste et productrice. 
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« L’Obs » propose en Une le Royaume-Uni face à un « tournant historique ». Le 23 juin, 64 millions de Britanniques votent sur la sortie de l'union européenne. « Goodbye England ? » formule le magazine qui paraphrase Shakespeare et Hamlet : « Brexit or not Brexit ? »

Emmanuel Macron et les autres quadras "jeunes loups du libéralisme" 

La nouvelle pensée libérale ? Selon la Une de "Challenges", elle est portée par certains individus très différents, qui ont en commun la jeunesse, l’énergie, et la conviction (chacun la sienne). Le magazine les réunit ici : "Ils détestent l'État obèse, les normes, les impôts et chérissent les entrepreneurs. Certains sont libertaires, d'autres conservateurs. Tous ont l'oreille des politiques". Le magazine met ici en avant la figure d’Agnès Verdier-Molinié (38 ans, directrice de l'Ifrap, ce think tank libéral "réformateur"), Olivier Babeau (40 ans, professeur à l'université de Bordeaux), Robin Rivaton (28 ans, conseiller "libéraliste" de Valérie Pécresse à la Région Île-de-France), Gaspard Koenig (34 ans, fondateur du think tank "Génération Libre"), Augustin Landier (41 ans, professeur d'économie et chercheur – "vrai libéral-libertaire") ou Mathieu Laine (40 ans, fondateur de la société de conseil "Altermind"). Car tous incarnent ce "changement générationnel", cette volonté de penser la politique autrement. Mais s’ils font aujourd’hui la couverture du magazine, c’est surtout que selon "Challenges", cette génération de quadragénaires, "jeunes loups du libéralisme", résonne avec le phénomène Macron : "pourfendeur de travail, favorable à la révision du statut des fonctionnaires, chantre des entrepreneurs", qui répète "qu’il croit en "l’initiative individuelle »" ; il "veut libérer les énergies » en s’attaquant "aux rentes et aux statuts » et il affirme que "l'État a sa place mais en a trop pris".

Et bien, de cette posture Macron, "Challenges" tire le fil d’une posture générationnelle trans-partis. Se reconnaîtront-ils tous dans ce portrait de famille ?

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte "en laisse"

"En Marche", Emmanuel Macron ! Il trace aussi sur la couverture de "Charlie Hebdo" et sous le trait de crayon de Juin, qui le dessine  d’un pas décidé, avançant. Un Macron qui aurait emprunté le sourire de Joker dans Batman, qui tient en laisse sa femme Brigitte, souriante. "Bobonne en laisse ! ». Une façon d’ironiser sur les déclarations de son épouse dans "Paris Match" qui leur ont values un flot de moqueries la semaine passée. Ici, revient donc un petit ressac.

Nuit Debout : "Que tous ceux qui ont subi se lèvent Place de la République !"

"Charlie Hebdo", qui, en page 2, lève le poing grâce à Coco. "Debout, les Nuit Debout" engage-t-elle, dessinant ici la Place de la République et tous les membres du mouvement, en tentant de les mettre par groupe cohérent de doléances : "Que tous ceux qui ont subi se lèvent Place de la République !". Pas mal, et assez fédérateur pour tenter de remplir la Place malgré les messages creux qu’elle épingle ici (gentiment) comme de (jolis) papillons. On trouve une pancarte : "Révolution ! Encore plus debout grâce à nos échasses !". Et là, d’autres "Debout les minijupes libérées", "Debout les Jacqueline Sauvage !", "Debout les Maya l'abeille intoxiquées", "Debout les gras du bide stigmatisés", "Debout les scouts pilonnés" (NDLR : avec les anus en choux fleur)… bref, ici ou là, Coco, flèche le sens de "Nuit Debout" au lecteur et le résume assez bien sur cette affiche : "Debout les victimes et les traumatisés".

2 phénomènes : "Nuit Debout" et "Macron" -  1 diagnostic qui "révèle un désir virtuel de changement de l'action politique" 

Ce dessin humoristique de Coco illustre bien ce que chacun cherche à faire : donner (ou chercher) un sens à Nuit Debout.

Dans sa page "Perspectives" de "l’Express", Jacques Attali avoue qu’ "il était temps" d’avoir un mouvement de protestation en France. Il rappelle qu’ici ou là, ailleurs dans le monde, on a pu "se réunir pour protester contre un projet de réforme, ou contre un incident politique, pour élargir ensuite leurs ambitions à un débat sur le modèle social, avant de s'essouffler, comme le mouvement américain" ; il y a donc eu "Occupy Wall Street" aux Etats-Unis, qui n’a pas bien fonctionné. D’autres qui ont un peu plus "tenté une révolution, comme les mouvements espagnol, portugais, italien, grec, tunisien, Égyptien ou ukrainien".

Satisfait de ce soubresaut français, Jacques Attali déchante assez vite. En cause, la nuit, "et seulement la nuit". C’est selon lui "révélateur de son impuissance originelle" car "la nuit est un mouvement vide de l'action, suspendu". Ainsi, "aucune vraie révolution", "aucun vrai changement" ne pourra naître de la nuit.

Et à Attali de conclure en faisant un parallèle entre le phénomène Nuit Debout et le phénomène Macron : Tout cela "révèle un désir un peu illusoire de changement de personnel politique (…) Car dans les deux cas, on est dans l'abstraction, l’illusion (…) qui révèle un désir virtuel de changement de l'action politique".

Yanis Varoufakis : "Syriza" et "Nuit Debout", même combat… a priori

"Les inrockuptibles" livrent (forcément) une autre analyse de ce qui unit les Hommes Place de la République. "Nuit Debout rend possible une Europe des peuples » ! Le magazine rock s’est ainsi entretenu avec la star Yanis Varoufakis, présent à Répu le 16 avril. Lui voit dans "Nuit Debout" de "nombreuses similitudes avec la situation grecque qui a porté Syriza au pouvoir", en 2011. Il raconte : "Les premiers jours, il y avait entre 1000 et 3000 personnes, en l’espace de trois mois, nous étions des centaines de milliers à l'occuper. Ce mouvement, qui était un peu le précurseur de "Nuit Debout", a changé la société grecque et la façon de faire de la politique en Grèce", déclare-t-il. 

Ainsi, le mouvement naissant à Paris pourrait prendre sens. Sauf, qu’on le comprend, rien n’est jamais gagné. D’ailleurs, Place de la République, certaines personnes ont sifflé sa présence. Il raconte : "Ce soir-là, on m’a glissé un papier sur lequel était écrit : "Pour Yannis". Je l'ouvre et le message me qualifiait de "traître" et de "branleur". (…) Qu’ai-je trahi au juste ? Je suis arrivé au gouvernement dans l'espoir de faire bouger les choses, de mettre fin aux accords toxiques entre la Grèce et ses créanciers, j'ai fait de mon mieux (…) et quand j'ai constaté que mon Premier Ministre était au bord de la reddition, j'ai démissionné. Je ne vois pas en quoi j’ai trahi que ce soit".

Alain Finkielkraut maltraité par certains à "Nuit Debout" : Michel Onfray le défend !

Si Yannis s’est fait insulté, ce n’est évidemment rien à côté de l’accueil qu’a subi Alain Finkielkraut lors de son passage sur cette même place il y a quelques jours. "Le Point" publie cette semaine une tribune du philosophe Michel Onfray pour le défendre. S’il "défend" Finkie, il rappelle tout de même que ce n’est a priori pas son "copain" : "La vision du monde d'Alain Finkielkraut n'est pas la mienne. Et alors ? Il montre une fréquentation assidue des pensées d'autrui, sans les travestir pour mieux les salir, il sait ce qu'est le débat sans mépris."

Cela posé, le texte de Michel Onfray analyse surtout ce qui compose "le crachat".

"Je crois que je me souviendrai toute ma vie de ce crachat qui maculait le visage d’Alain Finkielkraut quand il a quitté la place de la république, contraint par les insultes qui fusaient non pas non pas d’un individu isolé, mais d'une meute en furie que rien ne retenait plus", introduit-il. Et plus loin il explique : "Les anonymes de la république ont craché tout haut sur le visage du philosophe ce que nombre de medias crachent tout bas depuis des années". Onfray analyse en effet une sorte d’effet boomerang. Tout cela viendrait donc des medias : "D'où vient cette haine Alain Finkielkraut a fait l'objet place de la république ? D’une malveillance beaucoup plus ancienne qui, depuis des années, coule à flot continu dans certains journaux, certaines émissions de télévision, certains sites Internet où la chasse à ceux qui pensent librement est ouverte jour et nuit". Ainsi, les individus de la Place sont un peu disculpés par Onfray : "On ne peut pas appeler à faire couler symboliquement le sang et regretter un jour qu'il coule réellement. Les mots tuent en invitant à tuer", écrit-il. Donc ni la faute aux furies, ni celle de Finkie… celle des medias !

Les "nouvelles règles du jeux" du capitalisme aujourd’hui

"Le Point" par ailleurs, propose en couverture cette semaine de causer d’ "économie mondiale" et de leurs "nouvelles règles du jeu » qui vont à l’encontre de ce que pourrait croire tout quidam.  Après qu’on ait tant dit qu’il fallait trouver un nouveau visage au capitalisme en 2008… aujourd’hui, on ne peut que constater que le "capitalisme traverse une mutation profonde". Ce qu'il faut savoir sur ce monde qui change ? "Le Point" propose différentes représentations de ce changement. C’est un monde "où la croissance a disparu". Un monde "où les pays émergeants ne sont plus des locomotives". Un monde "où l'inflation a disparu". Un monde "où emprunter rapporte de l'argent". Un monde où la croissance diminue quand la part des revenus détenus par les 20 % des plus riches augmente (selon le FMI) et "où les inégalités bloquent la croissance". Un monde où tous "les économistes recommandent une relance budgétaire", à condition que ce soit pour investir. Un monde "où il est devenu aussi cher de produire en Chine que chez nous" ! Ce monde qui ne tourne plus rond dans le même sens qu’il y a encore 10 ans, trouve aujourd’hui de nouveaux codes, qu’ici point par point, le magazine décode.

Message à Hollande et à Sarkozy : "Renoncez ! Il faut un nouveau Président !"

"L’Express" le clame en Une : "Renoncez ! ». L’injonction est posée là entre un bout de visage de chacun des deux Présidents, Hollande et Sarkozy. "Il faut un nouveau Président". Ce message ici, sans ambiguïté, est cohérent avec ce qu’écrit Christophe Barbier dans ses éditos depuis quelques semaines. Selon lui, la politique peut retrouver son sens en 2017 si on ne refait pas un tour à vide avec les mêmes. 

Côté Hollande ? "Ni Crédibilité. Ni crédit", écrit-il encore cette semaine, "François Hollande ne doit pas se représenter en 2017" expliquant qu’aujourd'hui François Hollande est rejeté par la jeunesse, contourné par les partenaires sociaux, et critiqué par sa propre majorité. "L'Élysée ne peut plus débloquer de réforme audacieuses, ni réunir le congrès pour modifier la constitution, ni dissoudre l'assemblée ou organiser un referendum sans espérer autre chose qu'un désastre dans les urnes. (…). En décembre, s’il annonce sa candidature, il se dirigera vers une défaite humiliante pour sa personne, et fatale pour la gauche".

Côté Sarkozy ? Même combat : "Clanique et clivant, Nicolas Sarkozy ne doit pas se représenter en 2017".

Sarko 22 points derrière Juppé (Baromètre Ipsos / Le Point) : "Rien ne va plus pour l'ex chef de l'Etat" !

D’ailleurs, selon le Baromètre Ipsos / Le Point publié cette semaine, "Rien ne va plus pour l'ex chef de l'Etat". Au classement général, il perd un point, soit 29 % d'opinions, et se retrouve 22 points derrière Juppé. "Il est ainsi à son plus mauvais score depuis avril 2011" commente "Le Point". Par contre, "la cote du maire de Bordeaux à un an de la présidentielle (…) fait pour l'instant taire les Cassandre qui prédisent son effritement". Au contraire, il progresse et a désormais 51 % de bonnes intentions. "Le favori des sondages dispose d'un atout : l’ancrage chez les retraités, la catégorie qui vote le plus : 63 % de bonnes opinions.

Nicolas Sarkozy lui ne recueille que 23 % de bonnes opinions auprès de cette population (en baisse de neuf points), Là où autrefois il triomphait". 

Et pour les sympathisants des Républicains ? "Ils le relèguent à la sixième place avec 55 % d'opinions favorables"

Côté Hollande ? Même combat : "il plafonne à 16 % de bonnes opinions. Et suscite 46 % de opinion très défavorables". Et au "Point" de commenter : "A un an de la présidentielle, on se demande bien par quel miracle il pourrait renverser la situation. »

A gauche : ceux qui s’organisent pour se battre (les candidatures alternatives) ; et ceux qui quittent le navire (les hollandais se recasent)

D’un côté, "L’Express" liste les "candidature alternatives", "difficiles à organiser". Parmi elles, on retrouve Benoît Hamon, "le manœuvrier" (qui "sera "probablement » candidat en cas de primaire" et qui, "ces temps-ci, refuse toute interview", "travaille, écrit, et voit du monde ») ; Christiane Taubira, "la tourmentée" (qui "continue à se battre, mais sans aller jusqu'à promouvoir une campagne anti–Hollande") ; Arnaud, Montebourg, "le cachottier" (qui fait vœu de silence jusqu'au 16 mai, date de son ascension du Mont Beuvray - "ce sera le starter » ; puis "la prochaine fête de la rose de Frangy, en août ») ; Martine Aubry, "la penseuse" ("On va relancer la machine à réfléchir », mais "Martine n'est pas dans l'état d'esprit d'être elle-même candidate à la présidentielle") ; Nicolas Hulot "l'indécis" (qui s’électrice à l'approche de la présidentielle").

De l’autre, "L’Obs" s’intéresse à ces "hollandais qui se recasent". Déjà. "Merci pour ce mandat !" titre l’article qui sent la "fin de règne". Et pour cause, "des conseillers influents quittent déjà l'Élysée pour aller faire fructifier leurs compétences et leurs carnets d'adresses dans le privé". Concrètement, il est question du départ de deux personnes. Celui du "monsieur économie de l'Élysée, Jean Jacques Barberis, ne passe pas inaperçu" explique "L’Obs" : "Avant l'été, ce trentenaire à l'allure juvénile rejoindra Amundi, la société de gestion d'actifs détenus par le Crédit Agricole et la société générale, après deux années à Bercy et deux autres à Élysée". Le fait est, rappelle magazine, qu’à l’époque, l’explication du  Château était la suivante : "En jouant la carte des trentenaires, le président nous fait comprendre qu'il faut se préparer pour l'échéance de 2017. Elle se rapproche sérieusement ».

Sauf qu'aujourd'hui, le trentenaire semble préparer 2017 autrement.

Autre cas, celui de Laurence Boone : "Après 20 mois (à peine), conseillère spéciale du chef de l'Etat pour les questions économiques et financières, cette quadragénaire venait du secteur privé et y est reparti". Pour devenir l’économiste en chef d'AXA investment managers.

A l’Elysée, selon "l’Obs", on banalise son départ : "Le Président est tout autant attaché à la loyauté de ses conseillers qu’à leur liberté. C'est un travail très exigeant et contraignant. Les gens donnent tout quand ils sont là. Le cabinet est incroyablement stable."

"Brexit or not Brexit ?" That is the question ! (La réponse dans deux mois)

"L’Obs" propose en Une le Royaume-Uni face à un "tournant historique". Le 23 juin, 64 millions de Britanniques votent sur la sortie de l'Union européenne. "Goodbye England ?" formule le magazine qui paraphrase Shakespeare et Hamlet : "Brexit or not Brexit ?"

Telle est la question centrale qui redistribue totalement les cartes politiciennes aujourd’hui, selon "l’Obs" : "Tous les camps politiques se fissurent et se recomposent autour de deux associations de campagnes désignées pour défendre chaque option du référendum". Ainsi, cela provoque quelques hics. "Cet étrange ballet sur la scène politique ne va pas de soi. Jérémy Corbyn, le leader du parti travailliste, une formation à 90 % pro européenne, se retrouve contraint de défendre la même ligne que David Cameron, son ennemi juré". Les politiques se déchirent. Les historiens aussi. Le magazine décrit les deux familles : "Créateurs de mythe" d’un côté. "Propagandistes" de l’autre. Le camp de Andrew Roberts, d'un côté, "Historien pour la Grande-Bretagne" qui a réuni un bataillon de 22 universitaires de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. De l'autre le groupe de Édouard Madigan, qui a réuni une quinzaine de chercheurs. Semblent-ils, ils s’écharpent à coups de "lettres ouvertes dans les médias, échanges houleux sur Twitter, études argumentées publiées sur leur sites respectifs".

Que pense le peuple ? La balance pencherait-elle plus à gauche ou à droite ? "Les sondages ne parviennent pas non plus à départager les deux camps : semaine après semaine, ils donnent le in et le out au coude à coude"

Enfin, "L’Obs" qui propose là un dossier complet, s’interroge bien sûr sur ce que pense la reine. "Elle a traversé le siècle poursuit le régler le plus long. Omniprésent et ultra populaire, Élisabeth II ne dit jamais rien. Même quand son royaume se déchire au sujet du Brexit. Un secret de longévité ?" Il lui est visiblement "interdit d'en faire état".

Loin du tumulte de Piccadilly là-bas, ou du vacarme de Répu, ici. La Reine, bientôt 90 printemps, toujours debout, mais en silence.

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emem
- 21/04/2016 - 19:09
D'où vient ?...
D'où vient cette haine (dont) Alain Finkielkraut a fait l'objet place de la république ?
Il n'y a pas eu que le crachat On a également entendu "Sale Juif". Mais mais omerta totale sur cette injure