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Rentrée littéraire : les ventes de livres des hommes politiques augurent-elles toujours d’un succès électoral ensuite ?

Publié le 26 août 2015
Comme toutes les rentrées politiques, celle-ci marque la sortie de plusieurs ouvrages de candidats à droite comme à gauche. Alain Juppé, François Fillon, Jean-Christophe Cambadélis... Et si leur nombre de vente est un indicateur du potentiel d'intérêt que leur portent les électeurs, il n'est pas certain qu'il prédestine leur intention de vote.
Bruno Cautrès
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Bruno Cautrès est chercheur CNRS et a rejoint le CEVIPOF en janvier 2006. Ses recherches portent sur l’analyse des comportements et des attitudes politiques. Au cours des années récentes, il a participé à différentes recherches françaises ou européennes...
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Comme toutes les rentrées politiques, celle-ci marque la sortie de plusieurs ouvrages de candidats à droite comme à gauche. Alain Juppé, François Fillon, Jean-Christophe Cambadélis... Et si leur nombre de vente est un indicateur du potentiel d'intérêt que leur portent les électeurs, il n'est pas certain qu'il prédestine leur intention de vote.

Atlantico : Au vu de la comparaison entre le nombre d'ouvrages vendus au cours de la campagne présidentielle de 2012, quel lien peut-on établir entre le succès en librairie et les résultats aux élections ?

Bruno Cautrès : Le lien n’est pas évident à établir. Comme toute relation entre deux phénomènes politiques, il faut tout d’abord prendre soin de ne pas transformer cette relation entre une relation directe de cause à effet. Certes, Jean-Luc Mélenchon a vendu de l’ordre de 20.000 exemplaires de Qu'ils s'en aillent tous au moment de la présidentielle de 2012 et a su réunir un peu plus de 11% des exprimés (en 4ème position à l’issue du premier tour) ; ou encore Changer de destin de François Hollande s’est vendu à près de 30.000 exemplaires lors de la même présidentielle qu’il a gagnée. Mais ces chiffres sont à la fois loin des chiffres de vente des "livres à succès" et loi des chiffres de ventes des ouvrages sortis avant et après la présidentielle de 2007 par deux candidats dont la personnalité avait fortement intéressée les français alors : Nicolas Sarkozy qui avait vendu 263.000 exemplaires de son Témoignage et Ségolène Royal qui, après la présidentielle, avait vendu 90.000 exemplaires de son livre Ma plus belle histoire, c'est vous. Par ailleurs certains livres d’hommes politiques se vendent mieux que les livres de candidats à l’élection présidentielle (ainsi Votez pour la démondialisation d’Arnaud Montebourg a atteint les 52 700 exemplaires en 2011).

En fait, la sortie d’un livre, qu’il s’agisse d’un livre de réflexion politique ou d’une biographie (car beaucoup d’hommes politiques ont sorti des livres biographiques sur des personnages politiques ou historiques auxquelles ils cherchent à s’identifier), s’inscrit avant tout dans une stratégie de communication. Il s’agit pour les candidats d’essayer de montrer leur différence, de capter l’attention et de prendre date. Ce rapport au texte écrit est intéressant : un peu comme si les candidats voulaient échapper (ou montrer qu’ils cherchent à échapper), dans une France très attachée à la culture littéraire, au temps court de la parole médiatique immédiate. Cette opération de communication consacre la forme écrite du livre comme symbolisant le temps de la réflexion : à l’issue d’un été, forcément studieux, le livre sort en librairie pour indiquer aux français que le temps de la rentrée des classes politiques est arrivé.

Le livre symbolise aussi l’effort et le sérieux de la réflexion : il en a coûté à l’auteur (ou aux auteurs car beaucoup d’hommes politiques vont nourrir leur livre de fiches que leurs équipes préparent pour eux) pour se hisser, par sa réflexion écrite, au niveau des problèmes du pays. Si l’on prend le cas des ouvrages à paraître d’Alain Juppé par exemple, il est évident qu’avec quatre livres il entend accentuer sa différence avec Nicolas Sarkozy : d’un côté l’homme de lettres et de réflexion, auteur d’un précédent ouvrage sur Montesquieu, qui a pris le temps d’écrire (comme une métaphore du temps qui a passé pour transformer le jeune loup de la droite des années 1980/1990 en homme mature et sage) ; de l’autre côté l’homme d’action et de communication, supposé être plus dans l’immédiat et le coup d’éclat. Cette stratégie de communication est habile, mais un peu visible aussi….Et elle peut aussi se révéler contre-productive si Alain Juppé donne le sentiment aux électeurs de la droite qu’il ne cherche pas à leur parler en priorité. Le résumé qu’il a donné il y a quelques semaines de sa différence avec Nicolas Sarkozy est à cet égard tout à fait intéressant : "il a le parti, j’ai l’opinion".

Jean-Luc Mélenchon a vendu 20 273 exemplaires de "Qu'ils s'en aillent tous" et a obtenu 11% au premier tour des élections présidentielles. Avec 4.768 exemplaires, François Bayrou a tout de même réussi à atteindre 9% des suffrages. Certains types de personnalités ont-ils plus de chance de bien vendre leur ouvrage à popularité égale (ou similaire) ?

Ces deux chiffres montrent bien que la relation entre chiffres de ventes des livres politiques et résultats électoraux n’est pas établie et évidente. La personnalité des candidats est beaucoup mieux liée aux succès de leurs ouvrages que leurs résultats électoraux : une personnalité qui apparait comme nouvelle ou comme répondant bien à une situation, dont le style apparait différent des autres ou mieux en phase avec les attentes du moment aura davantage tendance à intéresser un lectorat plus nombreux.  Dans le cas de l’élection présidentielle, élection fortement marquée par la personnalisation des propositions des candidats, cette dimension joue un rôle important. L’image des candidats, variable qui joue à présent un rôle important dans le choix électoral, va également jouer un rôle dans l’envie des électeurs de découvrir leurs propositions. D’autres paramètres entrent en ligne de compte : le prix du livre, son format, son titre, sa disponibilité dans des points de vente diversifiés (kiosques à journaux, librairies, grandes surfaces) par exemple.

Qui sont ceux qui se procurent un livre écrit par un candidat politique ? Un ouvrage à caractère programmatique peut-il vraiment constituer un outil de prospection chez les électeurs ?

Les publics les plus intéressés par la politique, ceux qui sont le plus habitués à l’achat de biens culturels ou de livres vont bien sûr avoir davantage tendance à acheter des ouvrages de réflexion politique ou sociale, qu’ils soient écrits par des hommes politiques, journalistes, universitaires ou essayistes. Mais certains phénomènes d’édition vont dépasser ce cadre-là et trouver un écho parmi un public plus diversifié, notamment en période électorale ou lors d’un évènement de caractère exceptionnel.

Ainsi, la crise que nous vivons depuis 2007/2008 a incité beaucoup de lecteurs à vouloir découvrir le travail de Thomas Piketty qui est un travail académique. Le caractère programmatique stricto sensu (par exemple un manifeste électoral) d’un livre politique va sans doute moins bien se vendre et moins intéresser les publics ainsi susceptibles de vouloir trouver des réponses à une situation qui les touchent. D’une part parce que l’image des partis politique n’est pas très bonne ; d’autre part, parce que le texte à caractère vraiment programmatique s’adresse davantage aux premiers cercles des militants, des sympathisants ou des électeurs potentiels.

Ecrire un livre qui peut rencontrer non pas un seul public mais des publics diversifiés, ce qui est bien l’objectif recherché par les hommes politiques lorsqu’ils sortent un livre, n’est donc pas un tâche aisée. Le succès plus ou moins fort d’un ouvrage de ce type peut constituer un indicateur intéressant d’une dynamique d’opinion et traduire que quelque chose se passe ou est en train de se passer. Ainsi, les chiffres de vente et les commentaires que vont recevoir les ouvrages que nos hommes politiques vont sortir en cette rentrée politique de l’automne 2015 (par exemple le premier des quatre livres d’Alain Juppé, celui sur l’éducation) vont commencer à nous dire des choses sur la dynamique ou la non-dynamique d’opinion vis à vis de leurs auteurs. 

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