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Genève en fête

Publié le 18 juillet 2015
Déjà nostalgique du 14 juillet ? Heureusement, la Fête nationale suisse approche à grandes enjambées. L'occasion de découvrir Genève sous un autre jour.
Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des...
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Déjà nostalgique du 14 juillet ? Heureusement, la Fête nationale suisse approche à grandes enjambées. L'occasion de découvrir Genève sous un autre jour.

On perçoit souvent la Suisse comme un pays froid et austère. Y règne pourtant une bonne humeur indéniable. Surtout en été, à l'approche de la Fête nationale, Genève (la deuxième ville la plus peuplée du pays) se transforme en un théâtre d'activités diverses et variées. Feux de joie, d'artifice, courses à pied, à cloche-pied, concerts de tous genres musicaux confondus... Dire qu'il suffit de traverser le Lac Léman, limitrophe de la France, pour y participer. Pourquoi s'en priver ? 

Décollage immédiat, si l'on est pressé. Arriver en avion permet également d'apprécier le paysage dans son ensemble. La virgule qui ondule en contrebas, c'est le Lac Léman, rebaptisé Lac de Genève dans le périmètre cantonal du même nom. Bois, vignes et châteaux entourent cette ponctuation lacustre. La piste d'atterrissage se trouve à cinq minutes de la rive la plus proche. On se dirige vers la pointe sud, au cœur de la ville. C'est là que se déploient, un mois durant, les festivités estivales. Au milieu des rues, des banderoles indiquent « Fêtes de Genève, du 16 au 9 août ». Nous voilà prévenus.

Le début du mois d'août marque la signature du Pacte de 1291, acte fondateur de la Suisse. Quel jour exactement ? Impossible de savoir. C'est pourquoi l'événement fut daté du 1er. Après le déjeuner, les quais se voient traversés d'un défilé, la « Parade du terroir ». On suit tambours et trompettes des yeux avant d'emboîter le pas à quelques costumes folkloriques. Tabliers blancs, manches trompettes, et bonnets assortis. Une brochette de femmes avancent en sautillant bras dessus, bras dessous. Un large sourire s'affiche sur chacune d'elles. Cette bonne humeur se maintient depuis le Monument Brunswick jusqu'au Parc La Grange. La Fanfare du Chablais talonne les festivaliers. Tout au bout du cortège, on remarque la présence d’anciennes machines roulantes. D'ordinaire conservées au Musée agricole genevois, elles ont été spécialement prêtées et sorties pour l'occasion.

La cérémonie officielle ne s'ouvre que le soir, avec l'allocution d'Esther Alder, le maire (la maire, elle préfère). S'ensuit la lecture du Pacte de 1291 par deux enfants, et le discours de l'invité d’honneur de la Ville de Genève. Parce que parler et écouter mettent en appétit, on cherche un coin de table pour manger. Les terrasses sont combles. Peu importe, les premières notes du concert de 20h30 tempèrent la faim. Au programme, cette année, Aliose, un duo de chanteurs-compositeurs genevois de renommée internationale. Un claquement tonitruant ponctue les applaudissements de la foule enthousiaste. On lève les yeux pour découvrir une première étincelle dans le ciel. La commémoration de la Fête nationale peut enfin commencer. Le feu d'artifice – puisque c'est de cela qu'il s'agit – dure environ vingt minutes. Au bouquet final succède un énorme feu de joie. Quelle flamboyance ! Quelle chaleur humaine ! Bien entendu, la température est agréable, mais ce sont surtout les réjouissances qui électrisent l'atmosphère. Une lueur inénarrable se lit dans le regard de chaque spectateur, plus tard transporté par la performance des Tambours du Bronx. Les membres de ce groupe sont connus pour leur incroyable dextérité.

Les « Fêtes » de cette année sont placées sous le thème du terroir, avec pour titre « Un air de campagne ». Une brochette d'expositions traitant d'agriculture expose bétail, plateaux de nourriture, notamment de fromages, et prospectus en tous genres. On se croirait presque dans une ferme. Quoi de plus urbain, pourtant, qu'une course entre serveurs ? Dès la deuxième semaine, les garçons de café du centre-ville se réunissent au pied Monument Brunswick. Le départ est sonné à 15h30 tapantes. L'accès au quai du Mont-Blanc est bloqué pour l'heure. Le but : parcourir 1 600 mètres chargé d'un plateau, de deux bouteilles, et de deux verres, le tout dans un uniforme étriqué. Interdiction de courir ! La métaphore du pingouin prend alors tout son sens. 

On a soif rien que de les regarder. Raison de plus pour se rendre, comme prévu, au Domaine des Molards. Situé à trente minutes à peine, à l'ouest de Genève, cette exploitation viticole est l'une des plus réputées de la région. On y est accueilli par Michel, père, et Fabien, fils. Dans la famille Desbaillet, on produit du vin depuis 650 ans ! Autant dire qu'ils les connaissent leur affaire. Tous deux ont élargi l'affaire familiale à l'agriculture car les produits de la terre favorisent, selon eux, l'appréciation de certains cépages. C'est pourquoi les dégustations organisées dans leur cave associent une bouchée solide à un fond de verre particulier. Par exemple, le feuilleté au fromage va avec le Chasselas ; la truite fumée, avec le Chardonnay ; le rouleau de printemps, avec le Rosé de Pinot Noir. Quand à la tartelette aux framboises, elle se marie parfaitement avec le Péché... Mignon, c'est le moins qu'on puisse dire. Le lendemain, on décide d'être raisonnable. Une journée à Morges s'impose. Morges ? Juste en face d'Évian. Un peu d'eau, après le vin... Rien de plus sain !

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