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Revue de blogs

Mexique : mourir pour un tweet

Publié le 27 septembre 2011
L'extrême de la violence? On pense Syrie, mais c'est aussi Mexique. La guerre militaire menée par l'État contre les cartels, ajoutée aux guerres internes des gangs, ravagent le pays et ont réduit les médias au silence. Les internautes utilisent les médias sociaux comme alternative pour s'informer mutuellement des fusillades, des enlèvements, des quartiers dangereux. Mais eux aussi sont maintenant assassinés, pour un blog, pour un tweet.
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L'extrême de la violence? On pense Syrie, mais c'est aussi Mexique. La guerre militaire menée par l'État contre les cartels, ajoutée aux guerres internes des gangs, ravagent le pays et ont réduit les médias au silence. Les internautes utilisent les médias sociaux comme alternative pour s'informer mutuellement des fusillades, des enlèvements, des quartiers dangereux. Mais eux aussi sont maintenant assassinés, pour un blog, pour un tweet.

Peu de sites ont osé reproduire la photo des deux corps éviscérés et pendus à un pont, à Nuevo Laredo, au Mexique, le 13 septembre. Peu de journaux locaux en ont même parlé. Les meurtres ont pourtant été revendiqués. A côté des corps, un avertissement sur papier jaune :"Voilà ce qui arrive aux putains d'Internet. On vous a à l'œil. Signé : Z". On suppose que Z est la signature du cartel Los Zetas. Les deux jeunes auraient écrit ce qu'il ne fallait pas sur le forum en ligne Frontera al Rojo vivo.

Le 24 septembre, on trouvait un nouveau corps décapité (avertissement : photo très choquante), toujours à Nuevo Laredo. Celui de LaNenadeLaredo, qui contribuait au site de "vigilance" anti-narcos de la ville, Nuevo Laredo en vivo, où les membres échangent les dernières nouvelles, les quartiers à éviter, qui était sorti de prison, les arrestations. A côté du corps, un nouvel avertissement :

"Le site Nuevo Laredo en Vivo et les médias sociaux, je suis la Nena de Laredo, et je suis ici à cause de mes signalements, et des vôtres. Pour ceux qui n'y croient pas, ceci m'est arrivé à cause de mes actions, pour avoir cru dans l'armée et la marine. Merci de votre attention, respectueusement votre, La Fille de Laredo..ZZZZ."

Maria Elisabetta Macias Castro, 39 ans,était aussi à la ville une rédactrice du journal Primera Hora. Le site Nuevo Laredo en vivo, porte un brassard de deuil en bannière pour LaNena martyrisée. Le meurtre est assez horrible pour que l'on s'aperçoive que la guerre, sur la frontière Mexique-USA, a atteint un niveau inouï, et pour que, cette fois-ci, les médias américains en parlent.

Les membres du tchat de Laredo Nuevo apprennent la nouvelle de l'assassinat de LaNena."Nous recommandons aux membres de rester dans l'anonymat le plus complet, ne donnez pas votre fréquence de radio, votre hotmail, aucune donnée personnelle, pour notre propre sécurité".

La militarisation de la guerre de l’État mexicain contre les narcos, appuyée par les États-Unis, a causé une trentaine de milliers de morts en 5 ans, selon le peu d'estimations dont on dispose. Cette boucherie folle est chroniquée au jour le jour par le très sanglant blog Narcotraficoenmexico, qui affirme recevoir photos et vidéos des internautes présents sur les lieux, mais bénéficie avant tout d'un appui certain de la police.

"Tu es nos yeux dans la rue." Appel à témoin du site Narcotrafico

Dans un pays ou plus de 80 journalistes ont été assassinés ces dix dernières années, et où ceux qui tiennent bon sont menacés (voir carte des meurtres et menaces) ou rendus muets par la censure imposée par le gouvernement, les initiatives des internautes pour s'informer mutuellement et s'entraider ont d'abord semblé une nouvelle forme de journalisme de l'urgence, et une solution.

A Monterrey, les premiers blogs et comptes Twitter dédiés à la surveillance de la ville et à l'information des citoyens sont nés au printemps 2010. Au fil du temps, des codes d'alerte universels, sur Twitter et Facebook, se sont installés, tels que Narcobloqueos (barrages routiers ou aux carrefours par des bandes armées),#balacera (fusillades). Le blog del Narco, qui égrène morts, décapitations, enlèvements, chaque jour, compte aujourd'hui presque 100 000 abonnés. Mais désormais, participer à une initiative citoyenne sur les médias sociaux pour résister, dénoncer, ou survivre au quotidien est devenu très dangereux. Qui informera rapidement les simples Mexicains des routes à éviter, donnera l'alerte lors d'enlèvements ou de prises d'otages ? On ne le sait plus.

Vignettes de la campagne 'Assez de sang" (site Reporter sans frontières)

Dans ce déferlement de violence, ni les journalistes ni les blogueurs n'ont plus la possibilité de témoigner ce que vivent les familles des victimes, des personnes enlevées ou menacées. Le blog de la journaliste espagnole Judith Correa, qui couvre depuis plusieurs années sur En la sombra del narcotrafico les horreurs de la ville-frontière de Cuidad Juarez, et en particulier les disparitions de femmes, donne la mesure de l'épouvantable vie quotidienne que subissent actuellement les Mexicains pris entre deux feux, et dont ni les médias classiques, ni peut-être maintenant les médias sociaux, ne peuvent rendre compte.

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fms
- 27/09/2011 - 21:08
et Florence Cassez ?
des nouvelles ?