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Comment marche l'appli santé de votre smartphone (qui sait beaucoup de ce que vous faites même si vous ne lui avez rien demandé)
Publié le 01 décembre 2014
Les applications santé servant à nous accompagner dans la quête d’une vie plus saine et équilibrée sont devenues monnaie courante dans nos smartphones. Mais elles permettent aussi la collecte de données personnelles. S'il ne faut certes pas nier les bénéfices du « Data For Good », rien n'empêche de s'assurer que ces dernières seront stockées chez un hébergeur agréé de données de santé et utilement interprétées.
Alexandre Plé est diplômé de l’ISG et titulaire d’un CESA HEC de Gestion de la Santé. Il est le Président-fondateur de Umanlife.com. Ancien du groupe Générale de Santé, il y a développé des solutions de gestion de flux d’informations, pour optimiser la...
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Alexandre Plé est diplômé de l’ISG et titulaire d’un CESA HEC de Gestion de la Santé. Il est le Président-fondateur de Umanlife.com. Ancien du groupe Générale de Santé, il y a développé des solutions de gestion de flux d’informations, pour optimiser la...
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Les applications santé servant à nous accompagner dans la quête d’une vie plus saine et équilibrée sont devenues monnaie courante dans nos smartphones. Mais elles permettent aussi la collecte de données personnelles. S'il ne faut certes pas nier les bénéfices du « Data For Good », rien n'empêche de s'assurer que ces dernières seront stockées chez un hébergeur agréé de données de santé et utilement interprétées.

Atlantico : Quelles informations ces applications emmagasinent-elles sur nous ? Cela se fait-il parfois à notre insu ?

Alexandre Plé : Aujourd'hui il est important de distinguer deux catégories : les applications santé et bien-être. La frontière entre ces deux catégories est mince mais essentielle. Les applications de santé stockent des informations de soins souvent en lien avec des professionnels de santé. 

Les applications de bien-être correspondent à tout le reste : le sport, la nutrition, le sommeil ou encore l'hygiène de vie. On parle aussi de données relatives à la santé comme par exemple le poids ou le nombre de pas effectués. Certains acteurs comme Apple, captent ce genre de données souvent à notre insu. L'application santé installée en natif dans les nouveaux iPhones en est la meilleure illustration.

Nous essayons de travailler constamment en collaboration avec la CNIL, afin d’offrir à une information claire à l’utilisateur et de garantir que son consentement est toujours respecté.

La fidélisation des utilisateurs doit passer par une interaction directe !

La plupart des applications santé utilisent des objets connectés. Ces derniers intègrent des capteurs qui permettent de mesurer et de générer des données. Les informations les plus souvent relevées par ces capteurs santé sont le poids, la tension, le nombre de pas, ou la durée du sommeil. Étant donné le nombre vertigineux d'applications mobiles (plus de 100 000 disponibles dans les stores) et d'objets connectés santé (près de 20 milliards annoncés pour 2020), il va falloir des plateformes qui permettent de centraliser en un seul lieu toutes ces informations, mais aussi de leur donner du sens et de la valeur.

Et c'est là que Umanlife intervient, de manière 100% sécurisée, grâce à l'hébergement de la plateforme chez un Hébergeur Agréé De Données de Santé (IDS).

Concrètement, de quelle manière nous aident-elles à prendre soin de notre santé ?

Le simple fait de suivre sa nutrition, son activité physique, ou son sommeil, permet de prendre conscience de l’importance d’une bonne hygiène de vie, sur la réduction des risques d'accidents et de maladies. Il s’agit d’utiliser les nouvelles possibilités qu’offrent les objets connectés. Rappeler à une personne qu'elle a intérêt pour sa santé, à réaliser 30 minutes d'activité physique par jour, lui communiquer des rappels de vaccin ou une visite annuelle chez son médecin traitant, contribuent à une meilleure qualité de vie.

Ces petits gestes quotidiens permettraient d’améliorer concrètement l’efficacité de la prévention : La prévention reste la clé et cela passe par une meilleure connaissance des personnes et de leur comportement.

« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux », était-il écrit au seuil du temple de Delphes. Cette citation sur laquelle Socrate a fait travaillé ses étudiants, n'a jamais autant été d'actualité.

Toutes ces applications garantissent-elles la sécurité de nos données ? Comment être sûr qu’elles ne seront pas piratées, et à quelles fins pourraient-elles être utilisées dans ce cas ?

L'enjeu de ces applications santé et bien-être, c’est la protection de la vie privée et des données personnelles. Umanlife fait héberger sa plateforme, et donc toutes les données strictement confidentielles de ses utilisateurs, chez un Hébergeur Agréé de Données de Santé (validé par le Ministère de la Santé en France). Il y a donc l'aspect technique et l'aspect éthique : les données n'appartiennent qu'à l'utilisateur.

Le risque zéro n'existe pas en informatique, cependant les données enregistrées sur la plateforme Umanlife n'appartiennent à personne d'autre qu'aux utilisateurs. Umanlife s'engage par ailleurs, à ne pas utiliser ces données à des fins commerciales ou marketing.

Il est tout a fait possible d’envisager un scénario catastrophe, où les données de santé de millions d’utilisateurs seraient piratées et illégalement utilisées, mais à quelle fin ?

Les données de santé des individus sont susceptibles d'intéresser beaucoup d’acteurs économiques, en revanche des acteurs comme les compagnies d’assurance n’auraient aucun intérêt à être accusés d’anti-sélection, par exemple.

Mais rappelons que l’accès à ces données de santé est fondamental pour accélérer le processus de compréhension de maladie et de développement de solutions. Si le risque doit être mesure et encadre, il ne faut pas oublier les bénéfices du « Data For Good ». Le patient peut ainsi capitaliser sur son historique de données pour se connaitre et échanger avec ses soignants. La masse de données ainsi générée (crowd sourcing) permet aux chercheurs ou institutions de gagner en compréhension et en connaissance de santé. C'est tout l'enjeu de l’Open Data.

Les personnes ayant des problèmes de santé, et dont les données obtenues par ce type d’application seraient consultables par leur médecin traitant voire par un organisme de remboursement, pourraient-elles se voir pénaliser parce qu’elles n’ont pas assez pris soin d’elles ? Avons-nous bien mesuré toutes les implications de ces applications de santé ?

Pour que ces nouvelles solutions se démocratisent, elles doivent être acceptées par les professionnels de santé. Les solutions apportées par les plateformes, applications et objets connectés santé permettent un gain de temps et permettraient des économies considérables, en termes de soins.

L'idée n'étant pas de court-circuiter les médecins, bien au contraire mais d'accompagner la personne en amont et en aval de la relation médicale.

Le principe est de donner l'envie aux personnes de se prendre en main grâce à des techniques simplifiées et ludiques. Les personnes ayant des problèmes de santé et inscrites sur notre plateforme ont le choix de partager ou non leurs informations avec leur médecin traitant. Ceci ne s'inscrit pas dans une logique de répression, mais dans une logique d'accompagnement au mieux être.

La volonté de certains organismes de pénaliser financièrement les "patients non observant" est indiscutable. Ce système est déjà en place outre-Atlantique, cependant en France notre modèle social nous protège, enfin je l'espère, contre ce type de fonctionnement.

Notre modèle se doit cependant d'évoluer dans l'intérêt de tous. Il y a une réelle volonté de mieux vivre et les nouvelles technologies doivent nous aider à aller dans cette direction.

 

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