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Enquête

Une série d’erreurs serait à l'origine de l’incendie de Notre-Dame de Paris

Publié le 24 avril 2019
Le Canard enchaîné révèle ce mercredi 24 avril plusieurs éléments qui pourraient expliquer la cause et l’ampleur du sinistre.
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Le Canard enchaîné révèle ce mercredi 24 avril plusieurs éléments qui pourraient expliquer la cause et l’ampleur du sinistre.

Selon Le Canard enchaîné, qui publie ce 24 avril un article sur les différentes bévues survenues lors de l'incendie de Notre-Dame de Paris, les pompiers auraient pu arriver plus tôt sur place. D'après les policiers de la brigade criminelle, ils auraient été appelés 35 minutes après la première alerte. Pour cause, le régisseur et un agent de sécurité de la cathédrale, envoyés sur le toit pour vérifier la réalité de l'alerte, se sont trompés d'endroit et n'ont pas détecté de feu. L'incident a donc été qualifié de "fausse alerte" et les fidèles qui avaient commencé à être évacués de la cathédrale sont retournés à leur place… Jusqu’à ce que des sirènes résonnent de nouveau à 18h30. Les deux personnes qui étaient chargées de vérifier l'alerte accusent aujourd'hui l'employé du PC sécurité, géré par la société Elitys, de leur avoir fourni des instructions erronées, affirme Le Canard enchaîné.

La police a également découvert, pendant l'audition des ouvriers, que ces derniers fumaient – malgré l'interdiction stricte – sur les échafaudages. Les enquêteurs auraient en effet retrouvé sept mégots sur place, précise l'hebdomadaire qui évoque d'autres failles de sécurité. En effet, le journal pointe également du doigt la présence d’un seul surveillant au PC sécurité au lieu de deux, comme prévu par le plan anti-incendie établi entre 2013 et 2015, ainsi que l’absence d’agent la nuit.

Des cloches électrifiées

Autre révélation du palmipède : le diamètre des colonnes sèches chargées d'alimenter les lances ne permettait pas de délivrer plus de 200 à 500 litres par minute – le débit pour éteindre un départ d'incendie mais pas un brasier de grande ampleur. Les pompiers ont donc perdu du temps en changeant les lances.

En outre, Le Canard enchaîné affirme que les combles de la cathédrale étaient parcourus de fils électriques, à la demande du clergé malgré les consignes et les interdictions. Trois cloches avaient aussi été électrifiées en 2007. Celles qui abritaient la flèche étaient également électrifiées au début des travaux de rénovation des grandes cloches des beffrois. "Il était clair que c’était du provisoire : tout devait être retiré à la fin des travaux", a confié au Canard enchaîné Benjamin Mouton, architecte en chef des monuments historiques. Cependant, l’électricité n’a jamais été coupée. Selon les responsables de la cathédrale, les cloches auraient même tinté à 18 h 04, douze minutes avant l’incendie, soit 12 minutes avant la première alerte incendie. Si rien ne permet d’affirmer que c’est le court-circuit de ces cloches qui est à l’origine de l’incendie, l’hypothèse est prise très au sérieux par les enquêteurs.

 

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cloette
- 28/04/2019 - 15:17
il n'empêche
qu'il y avait eu peu de temps auparavant , la porte de St sulpice en feu, et des dégradations non naturelles dans la basilique de st Denis, Les coïncidences sont toujours suspectes, ça peut aussi être un attentat, que ça puisse être accidentel n'est pas une preuve , c'est pourquoi il faut faire une enquête minutieuse .
Ullman
- 27/04/2019 - 23:33
THÈSE DE L’ACCIDENT
Il m’a été donné d’assister à 2 incendies de même type, dont 1 vraiment de très près ! Accidentels tous les deux.
La façon dont l’incendie de Notre-Dame s’est déroulé paraît complètement compatible avec un accident.
Le très vieux bois est en effet extraordinairement compact, une fois enflammé il brûle néanmoins très bien. Dans le cas de Notre-Dame, ce n’est pas le bois qui s’est enflammé en premier mais la poussière séculaire accumulée sur les poutres et qui présente un ratio surface/volume extrêmement élevé. La chaleur ainsi dégagée permet l’inflammation du bois proprement dit.
Par contre, la présence de mégots (si elle est confirmée) indique que les ouvriers fumaient contre toute prudence et en opposition avec les règles de sécurité : ce n’est pas une erreur mais UNE FAUTE. De même pour l’électricité qui n’était pas coupée alors qu’elle n’aurait pas dû être installée.
C’est couillon de perdre une cathédrale pour ça.
cloette
- 26/04/2019 - 16:39
La fumée jaune
est due à un liquide inflammable qui se nomme la "thermite", sa particularité est de donner une fumée jaune .