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Historique
Espagne : l'extrême droite fait une percée au Parlement régional d'Andalousie
Publié le 03 décembre 2018
Depuis 1975 et la mort de Franco, aucun parti d'extrême droite n'était parvenu à rentrer dans un Parlement régional d'Espagne.
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Depuis 1975 et la mort de Franco, aucun parti d'extrême droite n'était parvenu à rentrer dans un Parlement régional d'Espagne.

L'extrême droite gagne des points en Espagne. Comme le rapporte Le Figaro ce lundi 3 décembre, un petit parti d'extrême droite, Vox, a remporté 12 sièges au Parlement régional andalou lors des dernières élections régionales qui se conclues dimanche. Une première depuis le rétablissement de la démocratie en Espagne après la mort du dictateur Franco en 1975. Pour la gauche, ce scrutin sonne le glas de la fin de leur domination dans la région la plus peuplée du pays.

La gauche prend une claque

Né en 2013, le parti Vox a fait de la lutte contre l'immigration illégale son cheval de bataille. Farouchement opposé à l'indépendantisme catalan, il s'est joint à l'accusation dans le procès des indépendantistes accusés de "rébellion" pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne l'année dernière. Très conservatrice, cette formation politique veut également supprimer l'autonomie des régions pour réaliser des économies et préserver l'unité de l'Espagne. Vox demande également la suppression de la loi contre la violence machiste, estimant qu'elle va trop loin dans le "politiquement correct".

Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), qui dirigeait l'Andalousie, seul ou en coalition, depuis 1982, s'est pris une véritable gifle électorale en enregistrant le pire score de son histoire en Andalousie. Le parti est tombé de 47 à 33 sièges (sur 109), et aucun de ses alliés de la gauche radicale n'a réussi à en obtenir suffisamment pour parvenir à la majorité absolue de 55 sièges sur 109 et ainsi de former un gouvernement. Depuis plusieurs années, le PSOE n'était pas parvenu à faire reculer le chômage et avait été éclaboussé par un scandale visant deux anciens présidents de région, dont l'issue judiciaire devrait être révélée dans les prochaines semaines. Le leader de Podemos, Pablo Iglesias, a quant à lui crié à l'"alerte antifasciste", appelant les forces de gauche à se mobiliser "pour défendre les libertés, la justice sociale, la fraternité et en fin de compte la démocratie".

Marine Le Pen félicite ses "amis de Vox"

"Les Andalous ont fait l'histoire (...) et se sont débarrassés de 36 ans de régime socialiste", s'est de son côté félicité Santiago Abascal, président du parti d'extrême droite, célébrant son "triomphe". En France, Marine Le Pen a adressé ses "vives et chaleureuses félicitations" à ses "amis de Vox".  C'est une sévère déconvenue pour le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez, à la tête du gouvernement espagnol depuis six mois à peine, avec une minorité de 84 sièges sur 350 à la chambre des députés. Il devrait convoquer des élections législatives dans l'année qui vient.

À droite, le Parti populaire (PP) a remporté 26 sièges, soit sept de moins qu'aux dernières élections de 2015. En revanche, le parti de centre droit Ciudadanos a bondi de 9 à 21 sièges, sans toutefois parvenir à dépasser le PP. En s'alliant, ces deux partis pourraient mathématiquement s'imposer dans une majorité au gouvernement avec 59 sièges. 

Vu sur : Le Figaro
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lima59
- 04/12/2018 - 09:19
Nimporte quoi
Alors maintenant être contre l'immigration illégale c'est être d’extrême droite. Du grand n'importe quoi Atlantico.
Atlantico pensée unique extrême
HOBBES17
- 03/12/2018 - 18:26
12 sièges seulement alors que l'Espagne
ouvre ses portes aux crève la faim, fainéants, incivilisés, islamistes, grosses bites et poules pondeuses
12 sièges c'est vraiment pas beaucoup